À propos

Cela hurle, siffle et vente. Le fils et la fille complotent contre la mère; le gendre dérobe à son beau-père sa femme bien-aimée ; la mère affame ses enfants. Et partout dans ce monde à la fois hermétique et ouvert à la bise glacée se fait sentir la présence spectrale du père mort. Assassiné d'un assassinat que la justice ne reconnaît pas comme un délit.
Strindberg avait 58 ans lorsqu'enfin se réalisa pour lui le rêve de tout un auteur dramatique : à Stockholm, le 26 novembre 1907, le Théâtre Intime est inauguré. Dans d'autres pays, l'oeuvre de Strindberg fut déjà bien connue. En Suède l'ouverture du Théâtre Intime lui permit d'accéder à une gloire tardive. Le prix fut élevé car le théâtre, financé par Strindberg et son compagnon, l'acteur August Falck, coûtait beaucoup plus qu'il ne le rapportait.
Les pièces qu'il écrivit pour cette scène sont les fameuses pièces de chambres dont fait partie Le Pélican. La production est un désastre et Strindberg écrit à son frère : « J'ai écrit cette pièce contre ma volonté; j'ai voulu la brûler en l'écrivant, je l'ai rejetée, mais elle est revenue, elle m'a poursuivi. J'ai aussi souffert de savoir qu'elle était jouée, je souffre tous les soirs, mais je ne puis pour autant la regretter ou désirer que cela n'ait pas eu lieu. » De fait, Strindberg retrace ici l'histoire de sa soeur qui par son égoïsme cause la mort de son mari et néglige ses enfants tout en jouant le pélican, ce symbole de l'amour parental.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences politiques & Politique > Vie politique française > Hommes / Femmes politiques

  • EAN

    9782853761352

  • Disponibilité

    Disponible

  • Longueur

    19.5 cm

  • Largeur

    11.5 cm

  • Épaisseur

    0.7 cm

Infos supplémentaires : Broché  

August Strindberg

Dramaturge, romancier, nouvelliste, essayiste, peintre à l'occasion, et ardent polémiste - August Strindberg - né en 1849 et mort en 1912 à Stockholm - est assurément le génie phare de la Suède en pleine révolution industrielle et sociale. Diversement proche des Tolstoï, Ibsen, Zola, ou Nietzsche, l'auteur de Mademoiselle Julie semble rassembler, en une seule et folle entreprise de démolition des préjugés et des vanités, l'énergie créatrice de ses grands contemporains pour accomplir une ?uvre nourrie de critique sociale radicale, d'investigation des abîmes de l'inconscient et de mise en activité volcanique d'un imaginaire réaliste toujours aux limites de l'expressionnisme visionnaire et torturé qui magnétise l'époque.

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