Kaddish pour l'enfant qui ne naitra pas

À propos

C'est pour l'enfant auquel il n'a jamais voulu donner naissance qu'Imre Kertész prononce ici le kaddish , la prière des morts de la religion juive. D'une densité et d'une véhémence qui font songer à Thomas Bernhard, ce monologue intérieur est aussi le récit d'une existence confisquée par le souvenir de la tragédie concentrationnaire. La vie d'Imre Kertész, qui connut la déportation à Auschwitz et Buchenwald, est littéralement lacérée par le sentiment de l'exil intérieur que renforcent les conditions de la vie intellectuelle et quotidienne de la Hongrie d'avant 1989.

Proférée du fond de la plus extrême souffrance, cette magnifique oraison funèbre affirme l'impossibilité d'assumer le don de la vie dans un monde définitivement traumatisé par l'Holocauste. Ce que pleure le narrateur, ce n'est pas seulement "l'enfant qui ne naîtra pas" : c'est l'humanité tout entière.



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782742703128

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    156 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    10 cm

  • Épaisseur

    1.2 cm

  • Poids

    125 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Imre Kertész

Prix Nobel de littérature en 2002, Imre Kertész est né le 9 novembre 1929 dans une famille juive et modeste de Budapest. Déporté à l'âge de quinze ans à Auschwitz, il est ensuite transféré à Buchenwald puis au camp de travail de Zeitz. Son expérience des camps de concentration le marque profondément et imprègne toute son ½uvre. Il déclare lui-même : “Quand je pense à un nouveau roman, je pense toujours à Auschwitz”. Libéré en 1945, il retourne en Hongrie où il découvre que toute sa famille a été exterminée. Il exerce le métier de journaliste pour le quotidien Világossá, mais est licencié en 1951, lorsque le journal devient l'organe du parti communiste. Il se consacre alors à la littérature, après la lecture, marquante, de L'Etranger de Camus, et traduit des auteurs de langue allemande tels que Hofmannsthal, Freud, Canetti, Nietzsche et Wittgenstein.
Etre sans destin (Actes Sud, 1998 ; Babel n° 973) est son premier roman. Paru en 1975 dans l'indifférence générale, cet ouvrage est un “roman de formation à l'envers”, de forme autobiographique, dans lequel un adolescent raconte son existence dans les camps de concentration sur un ton détaché.
Ecrivain de l'ombre pendant quarante ans, Kertész gagne sa vie en écrivant des comédies musicales et des pièces de boulevard et en faisant des traductions. Il reçoit le prix Nobel en 2002.
Refusant tout nationalisme, il se décrit lui-même comme un juif européen et vit avec sa femme entre Berlin et Budapest.
En France, son ½uvre est publiée par Actes Sud.

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