La condition ouvrière

À propos

En 1934, à 25 ans, Simone Weil entre pour un temps indéfini à l'usine afin d'éprouver au plus vif d'elle-même la condition ouvrière. Cette expérience la bouleverse, tant sur le plan intellectuel que sur le plan intime. Après avoir tenu un journal et livré par lettres ses impressions à quelques amies proches, elle n'a de cesse, jusqu'à sa mort en 1943, de témoigner au sujet du travail ouvrier:elle en révèle le caractère inhumain, pense toutes les dimensions de sa nature oppressive et esquisse des formes d'organisation susceptibles de le transformer en un «travail non servile».Ces textes, rassemblés en 1951 par Camus pour former La Condition ouvrière, présentent une unité remarquable. Renvoyant dos à dos les théories du travail capitalistes et celles communistes ou anarchistes, Weil juge possible de dégager une perspective philosophique et politique indiquant comment les travailleurs manuels pourraient «atteindre la joie pure à travers la souffrance».Dossier1. Aux sources de La Condition ouvrière2. Le travail, entre nécessité, oppression et liberté3. Décrire, dénoncer et penser le travail après Simone Weil.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie contemporaine > Philosophie postmoderne (XXe siècle)

  • EAN

    9782080282958

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    368 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

Simone Weil

Née à Paris dans une famille juive agnostique, la philosophe
Simone Weil (1909-1943) fut une ardente militante de la
cause ouvrière. Elle ira jusqu'à abandonner sa chaire de
professeur, au profit d'un travail en usine, avant de s'engager
contre Franco dans la guerre d'Espagne.
1938, tournant décisif : sa rencontre avec la figure du Christ.
D'une santé fragile et éprouvée, elle meurt à 34 ans à Ashford
en Angleterre où elle avait rejoint la France Libre.
Ses ouvrages, La Condition ouvrière (1951), L'Enracinement (1949)
ou La Pesanteur et la Grâce (1947) ont été publiés à titre
posthume.

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