Syllepse

  • Démondialisation ? points de vue du Sud Nouv.

    La crise sanitaire a achevé de dédiaboliser la démondialisation, soit l'idée d'un recul de l'interdépendance des économies, longtemps accaparée par la droite populiste.
    La nécessité de récupérer des formes de souveraineté politique sur la production et l'échange de biens met désormais tout le monde d'accord, ou presque.
    Si, derrière la rhétorique, la plupart des dirigeants envisagent des ajustements pragmatiques, soit le rapatriement des secteurs industriels jugés stratégiques, une défiance plus forte vis-à-vis du libre-échange s'est installée dans l'opinion occidentale.
    Elle est alimentée par les délocalisations, la paupérisation des classes populaires et la conversion au « local » d'une classe moyenne « ouverte sur le monde », mais tourmentée par la crise environnementale.
    Le rôle de champions du libre-échange a-t-il dès lors été récupéré par les pays émergents, que d'aucuns présentent comme les gagnants de la mondialisation ?
    En partie seulement, comme le montre la décision de l'Inde de tourner le dos à l'immense zone de libreéchange asiatique.
    Plus largement, l'intégration aux chaînes de valeur internationales coexiste avec la volonté de se recentrer sur les marchés intérieurs et de protéger des importations certains secteurs productifs.
    Dans le même temps, la prétention des États au monopole du contrôle sur les territoires, au nom du développement national, est contestée par des acteurs paysans et indigènes, qui défendent une conception plus populaire et locale de la souveraineté.

  • De Haïti au Soudan, en passant par les rues d'Alger et de Hong Kong, une vague contestataire mondiale vue du Sud.
    La simultanéité, l'ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l'automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d'autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours - en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hong Kong... -, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde.
    Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l'espace marquent-elles un nouveau «printemps des peuples»?
    Si les revendications et les modes d'action convergent jusqu'à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l'héritage est revendiqué.
    Le visage des révoltes - celui d'une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important -, ainsi que l'évidence médiatique de ressorts communs - l'utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l'horizontalité des modes d'organisation... - méritent d'être interrogés.
    Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale??

  • - Le Black Panther Party par ceux et celles qui l'ont fait - Des documents d'époque qui éclairent un des épisodes les plus marquants de la lutte de libération noire américaine À l'heure où les révoltes de Ferguson ont mis en lumière la persistance du racisme structurel et des crimes policiers en Amérique, la question de l'organisation des communautés opprimées, qui est au centre de l'expérience des Panthères noires, est plus que jamais d'actualité en Amérique et en France.

  • L'année 2013 a vu se multiplier les commémorations de la marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, initiée en réaction à la multiplication des crimes racistes et sécuritaires.
    Pourtant, trente ans après, les morts dans les commissariats, entre les mains de la police ou sous les balles des forces de l'ordre n'ont pas cessé.
    Enfin, l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes continue de leur être assurée par la justice.
    Ce livre propose une série d'enquêtes, d'analyses et d'entretiens sur des affaires récentes et sur le combat menée par les proches et les familles des victimes pour obtenir la vérité et la justice sur ces morts.
    L'ouvrage donne la parole à ces familles et livre une série d'analyses sur le racisme d'État, l'impunité judiciaire dont bénéficient les violences et les crimes policiers.
    Il tente également d'offrir des pistes pour s'organiser contre la « présomption de légitime défense » accordée à la police, contre la propagande médiatique, contre l'oubli qui permet à ces crimes de se reproduire depuis des dizaines d'années contre les habitants des quartiers populaires désignés comme l'ennemi intérieur.
    En pleine offensive islamophobe, dans un contexte de montée de l'extrême droite et de radicalisation à droite de l'ensemble du champ politique, ce livre vient apporter un éclairage sur le fonctionnement de la police et de la justice française du point de vue de ceux qui les subissent.
    On pourra notamment lire un entretien avec Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, mort le 1l janvier 2012, à la suite de son interpellation violente par une dizaine de policiers.
    Un autre avec Amal Bentounsi, la soeur d'Amine Bentounsi, abattu d'une balle dans le dos le 21 avril 2012, à Noisy-le- Sec. Amal Bentounsi fait par ailleurs l'objet d'une plainte du ministère de l'intérieur pour diffamation.
    Le Parti des Indigènes de la République et la Brigade Anti-Négrophobie livrent pour leur part une analyse du racisme d'État et de la persistance des crimes policiers et des agressions islamophobes dans le contexte actuel.

  • - Le drapeau nazi flottera-t-il à nouveau sur le Parthénon ?
    - Une « Phalange » transformée en parti politique - Prolégomènes à un cauchemar Violences, persécutions raciales, assassinats, complicités policières et étatiques, « interventions » auprès des employeurs pour qu'ils licencient les travailleurs étrangers et embauchent des chômeurs grecs, banques alimentaires réservées aux « Grecs d'abord »...

  • - L'enjeu des manuels scolaires dans la construction d'un récit national en période de conflit - Représentations des figures du «Juif» et du «Palestinien» dans les manuels français, israéliens, palestiniens et suédois - L'idéologie dans les manuels scolaires et les enjeux politiques sous-jacents

  • Madeleine Colin fut, en 1955, la quatrième femme élue au bureau confédéral de la CGT.
    Dans cette autobiographie, elle livre l'expérience d'une féministe dans l'âme qui a oeuvré pour l'émancipation des femmes au sein d'une confédération syndicale à dominante masculine où les militants ne se révèlent pas fondamentalement différents des autres hommes. Cela donne au récit un goût d'authenticité rare. Madeleine Colin, fondatrice et directrice du magazine Antoinette, nous fournit ici une source exceptionnelle pour connaître l'histoire de cette aventure sans équivalent.
    L'auteure donne droit de cité aux militantes syndicales qui conduisent une action féministe trop souvent ignorée. Son itinéraire de dirigeante de la CGT nous fait pénétrer dans la vie interne de l'organisation et dans les grands débats qui ont secoué la centrale syndicale au cours de la seconde moitié du 20, siècle. Une belle écriture glissant parfois vers l'intime nous rend accessible une histoire singulière.
    Cette réédition d'un ouvrage, publié en 1989, intéressera ceux qui ont vécu ces moments comme ceux qui aujourd'hui s'interrogent sur les traces contemporaines du combat féministe dans notre pays.

  • Face à la faillite du système de santé grec, médecins et patients autogèrent leurs dispensaires. Un autre système de santé émerge, une résistance sociale s'organise.
    L'effondrement du système de santé est certainement une des conséquences les plus tragiques de la crise économique et sociale qui secoue la Grèce depuis maintenant plusieurs années. De réductions répétées du budget de la santé en privatisations carnassières, hôpitaux publics et structures sanitaires se sont effondrés sous les coups d'une politique d'austérité impitoyable avec les malades.
    Selon Médecins du Monde, 25 à 30 % des personnes qui se présentent aujourd'hui aux portes d'un hôpital grec sont refusées.
    La mortalité périnatale a augmenté de 40 %. La vaccination des adultes et des enfants est en chute libre. Les médicaments deviennent rares, les traitements, notamment contre le cancer, sont interrompus.
    Devant cette faillite générale du système de santé, médecins, acteurs du secteur et simples citoyen·nes sont entrés en résistance. Les dispensaires sociaux autogérés sont nés de ce mouvement du refus de la faillite sanitaire.
    Conçus à l'origine en 2008 pour venir en aide aux premiers migrants débarqués sur les côtes grecques, ils ont rapidement, devant l'ampleur de la crise économique, ouvert leurs portes à l'ensemble de la population.
    Ces nouvelles structures sont organisées sur trois principes.
    Le premier est que le travail y est totalement bénévole.
    Le second est que les soins sont gratuits. Le troisième est une totale indépendance vis-à-vis de l'État ou d'organismes privés. Ils couvrent l'ensemble du territoire et ce sont des centaines de milliers de patients qui ont recours à leurs services.
    Face au manque de médicaments et de matériels médicaux, un réseau international de solidarité a apporté toute l'aide possible à ces dispensaires autogérés.
    À l'aide de témoignages et de portraits bouleversants de patients et de personnels soignants sur la difficulté d'être malade aujourd'hui en Grèce, ce livre nous raconte le fonctionnement de ces centres où une nouvelle relation médecin-patient émerge.
    Un nouveau mode de fonctionnement de la société se dessine. Une ambition que résume une des animatrices d'un centre : « Nous voulons comme dispensaire devenir un collectif encore plus ouvert à la société. Nous croyons que les dispensaires autogérés sont un exemple d'émancipation des citoyens qui pourrait inspirer toute l'Europe et pas seulement en ce qui concerne la santé. »

  • La Sorbonne, c'est à la fois l'alma mater, le coeur vibrant de l'ancien régime universitaire et un des nombreux centres des « événements de 1968 ».
    Occupée pendant 33 jours par les étudiant-es, les enseignants-es et les les non-enseignant-es, la Sor- bonne est au coeur de la contestation du système uni- versitaire et de la société tout entière. La vieille Sor- bonne n'y survivra d'ailleurs pas.
    Les 33 jours d'occupation ne viennent pas de nulle part. Au-delà des cliches véhiculés de commémora- tions en commémorations, la Sorbonne, alors prin- cipalement faculté des lettres et sciences humaines de Paris, est une des failles tectoniques d'un système d'enseignement supérieur en crise.
    C'est à la Sorbonne que le syndicalisme étudiant tente des expériences de démocratie directe, reven- dique le « pouvoir étudiant », c'est là que trouvent re- fuge les dissidences de gauche et que les groupes de la gauche révolutionnaire tiennent le haut du pavé.
    C'est vers la Sorbonne occupée par la police le 3 mai que convergent les manifestations. Après la nuit des barricades du 10 mai et alors que la grève géné- rale s'étend à partir du 13 mai, la Sorbonne, libérée le 13, devient un point de ralliement et un symbole.
    Durant 33 jours et 33 nuits d'occupation, étudiant-es et enseignant-es, inventent une autre université, en commissions, en assemblées. Tout ce qui était en ges- tation dans la phase précédente fait irruption. Elle est ouverte à l'extérieur, lycéen-nes, travailleur-euses et la population dans sa diversité viennent faire connais- sance avec ce monde étudiant, discuter politique, re- faire le monde.
    La Sorbonne s'organise, assure sa protection avec un service d'ordre, nourrit ses occupants, soigne ses blessés. La Sorbonne est un territoire libéré qui s'auto-administre.
    Le 16 juin, les étudiants quittent la Sorbonne. Mais rien ne sera plus comme avant. Au terme des trois années d'une « révolution universitaire post-1968 », la vieille Sorbonne se meurt, de nouvelles universités prennent la place.
    Cette invitation au voyage dans l'espace sorbon- nard, dans un temps court qui s'intègre dans les « an- nées 1968 », se mène à partir d'archives, publiques et privées, institutionnelles et militantes.

  • Défaire l'emprise néolibérale sur toute la société appelle la «?convergence des luttes?». L'exploitation, les oppressions, les injustices, les catastrophes écologiques ne sont pas isolables les unes des autres. Chacun·e dans sa vie le ressent. L'exigence d'une vie digne, le féminisme, l'antiracisme, l'écologie, la démocratie, les droits individuels et collectifs sont d'ores et déjà des causes partagées dans de nombreuses organisations syndicales.
    Mais une étape doit être franchie en tirant toutes les implications de cette transformation des pratiques et des représentations. Il en va de l'efficacité de leur action dans la société.
    Pas de convergence des luttes sans intégration des causes. Tel est le message de ce livre-manifeste écrit par des syndicalistes qui ont entamé depuis plusieurs années une réflexion sur le renouvellement de l'action dans le monde professionnel.
    Le temps de la mise en commun est venu pour le syndicalisme comme pour toutes les autres formes de mobilisation engagées dans une lutte globale contre le néolibéralisme mortifère.
    Le syndicalisme en-commun est le nom d'une refondation qui a déjà commencé.

  • - Porteurs de valise chez Renault - 17 octobre 61, la police jette des Algériens à la Seine - La 4e Internationale choisit de soutenir le FLN « Nous n'en étions pas à un paradoxe près : les tenants les plus fermes de l'Algérie française parmi les éléments les plus racistes, les plus méprisants à l'égard des "Arabes" voulaient absolument les intégrer contre leur gré à la prétendue communauté française. » La Fédération du France du FLN avait choisi six travailleurs de Renault comme témoins de la manifestation du 17 octobre 1961. Clara et Henri Benoits en faisaient partie. C'est à ce titre que trente-sept ans plus tard, ils témoigneront lors du procès que Maurice Papon avait intenté à Jean- Luc Einaudi.
    Entrés dans l'usine en 1949-1950 et membres actifs de la CGT, Clara et Henri Benoits ont travaillé et lutté pendant près de quarante ans à Renault Billancourt.
    Clara, militante du PCF jusqu'en 1969 et se revendiquant du féminisme dès les années 1950, et Henri, trotskiste, ont été des militants critiques, mais jamais isolés.
    Plongés dans cette Babel ouvrière, ils témoignent de l'irruption des guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie au coeur de l'usine, et de l'activité de leurs camarades de travail qui y ont organisé le FLN.
    Investis dans le soutien public et clandestin aux Algériens, ils racontent les conséquences du vote des pouvoirs spéciaux au gouvernement Guy Mollet, entraînant le départ de la quasi-totalité des militants algériens du PCF vers le FLN, et décrivent la solidarité concrète manifestée dans les ateliers entre Français et Algériens lors d'incursions policières dans l'usine.
    Dans cette chronique de plus de cinquante années de luttes se succèdent les premières manifestations syndicales de 1945 où travailleurs algériens et vietnamiens défilent ensemble, le vécu quotidien de militants syndicaux au plus près de leurs collègues de travail, l'indépendance conquise par l'Algérie en 1962, l'occupation de Billancourt pendant la grève générale de 1968, les luttes des femmes et des ouvriers immigrés, et l'agonie du site aujourd'hui partagé entre friches industrielles et immeubles de standing.
    Solidarité ouvrière et internationalisme, c'est leur fil conducteur, « car en fait, dans la France de l'époque, le fascisme était quotidien.
    Pouvait-on rester indifférent devant les difficultés de nos frères de classe algériens ?
    Alors que la chasse au faciès était courante dans le métro, un internationaliste pouvaitil refuser de porter le paquet de tracts clandestins dont un camarade algérien était responsable ? Pouvait-il refuser l'asile à ce même camarade recherché par la police ?
    Pouvait-il fermer les yeux devant les arrestations, les tortures ? »

  • Mehdi Ben Barka aurait eu 80 ans en l'an 2000.
    C'est dire s'il fut marqué par l'histoire du vingtième siècle ; celle de la lutte des peuples du tiers-monde pour leur indépendance politique, mais également pour leur émancipation de la tutelle des anciennes puissances coloniales, dans la perspective d'un réel développement économique, social et culturel. Plus que témoin attentif de cette histoire, il en fut un acteur de premier plan. Ses écrits, conférences, discours et interventions reflètent cette pensée riche qui a largement débordé du cadre marocain, maghrébin et arabe, pour aborder les questions fondamentales de l'époque qui restent à l'ordre du jour : indépendance et libération des peuples, démocratie, droits de l'homme, justice sociale, sous-développement et construction d'une société nouvelle.
    Au moment où le Maroc vit un tournant important de son histoire, ces textes restent d'une brûlante actualité.

  • - Comment la bureaucratie chinoise a épousé le capitalisme - Luttes sociales et écologiques dans le plus grand atelier du monde - Où va la Chine ?
    Au moment même où l'Union soviétique s'écroulait, la Chine se jetait dans les bras du capitalisme. Le régime bureaucratique chinois ouvrait ses frontières aux investissements étrangers, privatisait des pans entiers de l'économie et maintenait son régime coercitif d'une main de fer.
    Licenciements et nouvelle pauvreté sont devenus le lot quotidien de centaines millions de Chinois qui ne sont pas restés pas sans résister. Entre stalinisme et business, quelle est la vraie nature de ce régime chinois ?
    Avant 2020, la Chine sera devenue la première économie mondiale. Ces trente dernières ont vu des bouleversements colossaux transformer ce pays essentiellement paysan. Désormais la majorité de la population chinoise vit dans les villes. Alors que la chute de l'URSS avait vu la disparition du Parti communiste et l'effondrement de sa mainmise sur la société, la classe bureaucratique chinoise au pouvoir a fait le choix risqué d'entamer un « grand bond en avant » vers le capitalisme tout en maintenant le régime d'État-parti unique.
    Ces évolutions ont profondément transformé la société. Au sommet, des fortunes colossales se sont accumulées et la corruption est devenue endémique, en bas l'exploitation que ce soit dans les entreprises privées ou d'État s'est intensifiée, les dégâts sociaux et écologiques sont innombrables.
    La couche dirigeante, âpre au gain, a organisé l'entrée de capitaux étrangers à son plus grand profit. Elle a méthodiquement pillé les biens de l'État et détourné des fonds publics pour accumuler des richesses.
    L'écrasement à Tiananmen en 1989 du mouvement démocratique initié par le mouvement étudiant, vite rejoint par des centaines de milliers de travailleurs dont certains fonderont un syndicat indépendant, a permis à la couche dirigeante bureaucratique chinoise, profitant de la démoralisation de la société civile née de l'écrasement du mouvement pour la démocratie, de procéder à des contre-réformes économiques et sociales qui ont changé les bases mêmes de la République populaire de Chine.
    Cette sombre période se clôt. Grèves et révoltes individuelles se multiplient. Un mouvement social se fait jour. La Chine est la veille de nouveaux bouleversements.
    L'ouvrage revient sur ces transformations et dresse un bilan détaillé de ces années.
    Après avoir étudié les réformes mises en oeuvre par Deng Xiaoping, il se penche sur les contradictions qui agitent la bureaucratie chinoise et le capitalisme bureaucratique auquel elle a donné naissance.
    Il analyse également, à partir de cas concrets, les différentes formes de résistance sociale qui secouent, parfois violemment, les entreprises chinoises d'État ou privées et la campagne face aux spoliations des terres.
    Enfin, il revient sur la politique du Parti communiste chinois à l'égard du Tibet et dénonce sa politique d'assimilation forcée du peuple tibétain.

  • - Les écrits de Léon Trotsky sur le fascisme réunis pour la première fois dans le même volume.
    - Retour sur la montée des fascismes dans les années 1930, leur prise du pouvoir et la genèse de la 2e guerre mondiale.
    Le fascisme - ou les fascismes - reste en grande partie une énigme historique. En effet, comment comprendre la folie régressive qui s'est emparée, par exemple, de l'Allemagne au point d'aboutir à l'horreur de l'extermination des Juifs d'Europe. Le phénomène du fascisme défie encore aujourd'hui notre raison et l'on se retrouve souvent en peine pour en saisir les causes. Cependant, et pour prévenir toute répétition, nous nous devons d'en déchiffrer les ressorts et fouiller dans les processus sociaux, culturels, politiques, économiques et même psychologiques, pour en trouver les clés. C'est à cet objectif que contribue ce livre.

  • Une contre-expertise délibérément orientée vers la formulation de propositions pour une politique qui rompe avec le libéralisme.
    L'urgence impose de porter au plus vite des causes communes, d'avancer des réponses. chacun a désormais pu le percevoir, le libéralisme de plus en plus, constitue une violence; et dans tous les domaines de l'existence : pour ceux qui galèrent sur des contrats précaires, ceux qui subissent les réductions de postes et de budgets dans l'éducation nationale, pour les chômeurs plus nombreux mais moins indemnisés, pour les jeunes, à la poste, la sncf, edf, en cours de privatisation, pour ceux qui ne trouvent pas de logement social, ceux qui ne trouvent pas de crèches, pour les femmes sous-payées et sur-exploitées, pour tous les salariés dont le droit du travail est démantelé, etc.
    Les propositions qu'il s'agit ici de porter au débat public dessinent les axes d'une autre politique de formation, les contours d'une nouvelle sécurité économique et sociale, des pistes pour rénover les services publics et pour lutter contre les discriminations de toutes espèces, et bien entendu quelques repères pour fabriquer une autre europe. on aura compris que la démarche suggère une autre façon d'envisager la politique.

  • Front national au travail

    Inf.Synd. Antif

    • Syllepse
    • 16 Décembre 2002

    Le coup de tonnerre du 21 avril 2002 avec la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle et ses scores importants parmi les chômeurs et les ouvriers ne constitue par une surprise pour ceux qui ont suivi, depuis 1984, la progression du parti d'extrême-droite.
    Dès le début des années 1980, le Front national a mené une politique active en direction des salariés qui a culminé avec la création de " syndicats FN ". Informations syndicales antifascistes (ISA) recense et analyse depuis 1996 cette incursion du FN sur le terrain social. Ce livre propose une chronique des événements courants qui éclaire le labourage par le FN de la désespérance sociale. Déclarations, faits et analyses témoignent également des résistances du mouvement syndical à cette progression.

  • Pas plus que la Liberté ou la Fraternité, l'Égalité ne peut être une simple proclamation dont la présence gravée dans la pierre des frontons de nos mairies attesterait de la réalité.

    L'Égalité n'est pas un état mais un processus qu'il faut construire, consolider, défendre, approfondir, pour ne pas dire radicaliser. Il s'agit donc d'éclairer le contenu d'une discrimination positive, discrimination " anti-discriminatoire ", et de proposer des mesures démocratiques et égalitaires qui permettraient de sortir des blocages actuels. La discrimination positive est une proposition politique permettant d'allier divers groupes sociaux autour d'un projet qui cristallise la volonté collective de voir la société faire des " efforts " particuliers pour éliminer les discriminations héritées du passé et pour tenter d'empêcher leur reproduction.
    En parcourant le monde, des États-Unis à l'Inde, les auteurs dressent un état des lieux des politiques de discrimination positive qui apparaissent, vues de l'Hexagone, comme innovantes dans ce domaine. Enfin, cet ouvrage trace les pistes d'une politique radicalement républicaine. Un point de vue exigeant et sans concession ;.

  • Usines autogérées, piqueteros, assemblées populaires, cacerolazos, luttes paysannes, l'Argentine bouillonnante de la fin du 20e siècle et de ce début du 21e siècle cherche à tâtons ses voies de sortie de la catastrophe dévastatrice qui la frappe.
    Guillermo Almeyra nous propose une histoire de ses acteurs, de leur mode d'organisation, de leur créativité sociale et politique, de leurs succès mais aussi de leurs carences. L'autogestion, au coeur de l'activité de ces mouvements, est devenue une réponse concrète, alternative au désastre économique. Les associations de voisins, comme celles des piqueteros, font émerger de nouvelles sociabilités et de nouveaux acteurs, hors des usines en friche.
    Nuancé dans son approche, l'auteur n'oublie cependant pas de souligner les tendances régressives qui accompagnent ces élans : remontée des mysticismes, violence et délinquance... Il revient aussi sur les expériences autogestionnaires passées de l'Algérie de Ben Bella à la Pologne de Solidarnosc et interroge les processus en cours dans l'ensemble de l'Amérique latine. L'édition argentine de ce livre a été produite par une imprimerie autogérée.
    Celle-ci, encerclée par la police, a dû évacuer clandestinement les ouvrages qui ont pu être mis en vente dès le lendemain en librairie.

  • Après le tome 1 de Lumière sur mairies brunes paru en 2015, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA) poursuit, son travail de recensement des faits et méfaits de l'extrême droite dans les quinze villes qu'elle occupe. Parmi celles-ci : Orange, Fréjus, Béziers, les 13e et 14e arrondissements de Marseille, Bollene, Hénin-Beaumont, Le Pontet, Hayange, Le Luc, Cogolin, Villers-Cotterêts. Sous forme de chroniques courant de juin 2015 à juin 2017, cette « boîte à outils » dresse l'inventaire des pratiques municipales de l'extrême droite et des reculs sociaux et démocratiques qu'elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir. Il dresse un tableau des pratiques racistes, xénophobes, anti-pauvres, antidémocratiques des maires frontistes et assimilés.
    Le lecteur y trouvera également des documents qui illustrent la résistance démocratique et sociale des citoyens et du mouvement syndical, ainsi que les analyses sur le programme du Front national.

  • Un grand doute s'abat sur la société?: il ne serait plus possible de renverser le capitalisme. Et d'ailleurs, par quoi le remplacer, avec quelles forces?? Si la course contre la montre a commencé, la tâche n'est-elle pas d'ores et déjà insurmontable?? Ce fatalisme est l'arme de l'adversaire. Il n'y a pour le combattre qu'une seule voie?: édifier des alternatives, construire un autre imaginaire, réunir des forces qui travaillent à l'invention d'un nouvel avenir possible.
    Ce livre a une triple dimension. D'abord une ambition?: offrir un panorama des alternatives qui sont aujourd'hui en discussion partout dans le monde. Ensuite­, un point de vue?: partir toujours du sol concret du travail et de l'expérience de la lutte sociale.
    Enfin une méthode?: entamer une discussion ­commune aussi rigoureuse que possible. Le syndicalisme est l'un des outils essentiels de la résistance à la ­destruction de l'humanité. Pour empêcher sa propre disparition, pour faire face à ses tâches historiques, pour se renforcer, il lui faut se réinventer et dépasser la vieille et mortifère coupure entre syndicalisme et politique. Il lui faut se transformer en un syndicalisme intégral. Un impératif en découle?: qu'il se mêle au travail de l'utopie.

  • - Dans les quartiers, les lycées, les universités, la Cité et derrière leurs claviers, ils militent - Indignés, altermondialistes et solidaires - Des éclairages sur l'engagement de la jeunesse Les jeunes, on les dit « moins engagés » que leurs aînés. Ils seraient devenus « individualistes », « égoïstes », accrochés aux smartphones, aux écrans. Et pourtant, ils n'hésitent pas s'inviter dans le débat, souvent là où on ne les attend pas, quand on ne s'y attend pas.

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