Presses De Sciences Po

  • « Chercheur embarqué », Frédéric Mérand a pu faire une immersion au sein du cabinet du commissaire européen Moscovici entre l'été 2015 et l'automne 2019. Passant deux mois par an au Berlaymont , il a suivi l'évolution de chaque dossier (crise du Grexit, surveillance budgétaire, taxe sur les GAFA, etc.) presque en temps réel. De la cantine aux rencontres internationales, il a observé le commissaire et son cabinet. Il a recueilli au quotidien, leurs stratégies et leurs espoirs mais aussi leurs étonnements, leurs craintes et leurs déceptions. L'objectif, scientifique, n'était pas de savoir si la politique menée fut bonne ou mauvaise, mais de comprendre et de raconter comment elle s'est faite dans les pratiques.
    Un voyage unique dans les arcanes de la politique européenne.

  • Si la violence conjugale est aujourd'hui reconnue comme une question de société légitime, il n'en a pas toujours été ainsi. C'est grâce aux mobilisations féministes des années 1970, qui définissent alors la violence dans le couple comme une violence faite aux femmes, produit des rapports de domination entre les hommes et les femmes, que ce phénomène sort de la dénégation sociale dans laquelle il était tenu. Comment une cause féministe devient-elle un problème public dont s'emparent les associations, les institutions internationales et l'État ?

    En apparence, le problème de la violence conjugale paraît semblable partout : il s'agit de développer des lieux d'accueil pour les victimes de violence, de créer des lois pour rendre la violence illégitime et d'appeler à sanctionner ceux qui transgressent ces nouvelles normes sociales et juridiques. Cependant, les conditions institutionnelles, politiques et idéologiques diffèrent dans chacun des pays et le problème public y est traité selon des modalités distinctes. À travers la question des violences conjugales et en comparant le cas français et américain, Pauline Delage analyse avec acuité quelles sont, de part et d'autre de l'Atlantique, les formes légitimes de l'intervention publique dans le domaine de l'intime et des inégalités sexuées.

  • Alors que la mobilité est reconnue comme un facteur essentiel de développement humain, les deux tiers des habitants de la planète ne peuvent circuler librement. Quant aux pays traditionnels d'immigration, ils ont fermé leurs portes, si ce n'est bâti des murs ou installé des camps de rétention.

    Les effets pervers de la fermeture des frontières sont pourtant légion. Aux victimes innombrables, aux sans-papiers et aux sans-droits, s'ajoutent les camps de réfugiés, l'économie maffieuse du passage, les déficits économiques et démographiques liés à l'absence de mobilité, sans parler des coûts exorbitants des politiques de fermeture et d'expulsion.

    Face à ces paradoxes, ne vaudrait-il pas mieux inverser la logique ? Considérer que la liberté de circulation des personnes est un droit universel, tout en laissant aux États la possibilité de restreindre l'entrée sur leur territoire ?

    Un plaidoyer pour un droit à la mobilité et pour l'avènement d'une diplomatie internationale des migrations, plus urgente que jamais.

  • Durant l'hiver 2012-2013, des centaines de milliers de personnes manifestent dans les rues de Paris contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.
    L'ampleur de cette mobilisation ne manque pas de surprendre : alors que le Pacs ne pose plus question, d'où vient une telle résistance aux droits des homosexuels ? Les manifestants ne se contentent pas de dénoncer les méfaits de la loi sur le mariage ; ils soutiennent que sa cause est à trouver dans la « théorie du genre », une idéologie qui viendrait tout droit des États-Unis. Par « théorie du genre », ils entendent pour l'essentiel la « théorie queer », théorie qui critique les normes en matière de genre et d'orientation sexuelle.
    />
    Bruno Perreau analyse les multiples réceptions en France de la théorie queer, du travail militant aux séminaires de recherche et aux traductions, en passant par l'émergence de médias queer, ou, plus récemment, de mobilisations comme la marche des Tordu.e.s ou la Queer Week d'étudiants de Sciences Po. En enquêtant sur ses origines, il montre que cette théorie qui, pour certains, menacerait l'identité nationale, s'appuie très largement sur des auteurs français. Il propose ainsi une lecture décalée de sa critique virulente : et si la réaction à un questionnement de la sexualité et de ses normes mettait d'abord au jour un anticommunautarisme à la française ?

  • Qui décide du logement des Français ?
    Bouygues, Vinci, BNP Paribas, Société générale... Les noms de grands groupes sont familiers. Mais connaît-on les sociétés de promotion immobilière qui en font partie ? Comptant parmi les dix plus grands promoteurs français, Bouygues Immobilier, Vinci Immobilier, Meunier Promotion (devenu BNP Paribas Real-Estate), Sogeprom, etc., sont pourtant devenus au fil d'évolutions récentes des acteurs centraux des politiques du logement en France.
    Limiter l'intervention et l'investissement publics dans le secteur du logement et organiser des relais privés pour le développement de l'offre de logements : cette double injonction qui, depuis les années 1970, imprègne les discours dominants sur les politiques du logement, s'est en effet traduite par l'essor des niches fiscales et par une forme de régulation du secteur via la délégation aux acteurs privés de la construction des logements y compris, de plus en plus souvent, des logements sociaux.
    Alors que l'effort financier consenti pour se loger augmente régulièrement depuis 20 ans, que les atermoiements et limites de la mise en oeuvre du droit au logement exaspèrent, que les bidonvilles et autres campements de fortune sont de retour aux portes des grandes agglomérations, cet ouvrage interroge le sens à donner à ce choix politique.

  • Cet ouvrage salue Pascal Perrineau, un éminent professeur, un chercheur et un expert électoral particulièrement reconnu. Les textes réunis ici sont représentatifs de ses grandes préoccupations scientifiques, autour des transformations de la démocratie et de la montée en puissance du phénomène populiste. Lire la suite Cet ouvrage salue un éminent professeur, un chercheur et un expert électoral particulièrement reconnu. Les textes réunis ici sont représentatifs des grandes préoccupations scientifiques de Pascal Perrineau, autour des transformations de la démocratie et de la montée en puissance du phénomène populiste. Tout au long de sa carrière, il a défendu une science politique ouverte aux différents savoirs, disciplines et méthodes, et tenant à distance les dogmatismes ; il a enseigné la vie politique à des cohortes de jeunes citoyens et les a sensibilisés à l'importance d'en comprendre les principes et les rouages.

    Par leurs contributions, les auteurs expriment leur gratitude et leur amitié à Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po, le Cevipof, jusqu'en 2013, professeur à Sciences Po jusqu'en 2018 et désormais président de Sciences Po Alumni.

  • La démocratie est un livre ouvert dont toutes les pages ne sont pas écrites. Les démocraties se sont inventées, modifiées, adaptées et on est loin d'avoir épuisé les ressources de l'imagination et de l'expérimentation. S'il y a une révolution à faire, c'est bien là.
    Imparfaite par essence, la démocratie suscite critiques et désillusions. Cet état de crise, de remise en cause, permanente est son talon d'Achille, et aussi sa grandeur. Aujourd'hui, rien ne semble pouvoir endiguer la vague populiste qui déferle sur le monde. Partout, l'idéal de liberté, d'égalité et de fraternité recule, tandis que les peuples cèdent à la tentation de l'homme fort.
    Sommes-nous pour autant à la veille d'un effondrement démocratique ? Au regard des changements économiques et politiques en cours dans des pays comme l'Italie, les États-Unis, le Royaume Uni et la France, l'auteur fait plutôt le pari que les démocraties sauront se réinventer. Comme elles ont toujours su le faire depuis deux siècles, en incorporant des éléments exogènes tels que l'État de droit, le libéralisme politique ou l'État providence.

  • Les mouvements sociaux occupent aujourd'hui une place décisive dans la vie politique française.
    Ce livre en dresse un panorama, des grèves de décembre 1995 aux manifestations contre la réforme des retraites de 2010, en passant par l'altermondialisme, le Réseau éducation sans frontière ou Jeudi noir. Comment saisir leur rôle et leur poids dans la vie démocratique ? Quelles relations entretiennent-ils avec les partis politiques et les gouvernements ? Qu'est-ce qui fonde leur légitimité ? La protestation publique contre les politiques menées en leur nom est, de fait, le moyen pour les citoyens de se réapproprier la voix qu'ils ont déléguée à leurs gouvernants.
    Les mouvements sociaux ne sont dès lors ni une composante marginale du paysage politique, ni une menace pour la démocratie : ils en ravivent les principes fondateurs.

  • SOMMES-NOUS GOUVERNÉS PAR DES EXPERTS DE L'ÉMOTION ?
    Conseils de quartier, conseils de jeunes, débats publics, dialogues citoyens, budgets participatifs, conférences de consensus, sondages délibératifs, etc. Les dispositifs de participation associant les citoyens à la décision publique se multiplient. Comment cette forme particulière de mobilisation des profanes de la politique, qui s'appuie largement sur le registre de l'affect, est-elle façonnée par les autorités publiques ?
    À partir d'une grande diversité de cas empiriques, l'ouvrage s'intéresse à la façon dont les émotions des citoyens sont accueillies, formalisées et maîtrisées au sein des arènes participatives, à la manière dont elles sont tantôt prescrites tantôt proscrites selon les stratégies et les niveaux d'implication recherchés, la probabilité de se faire entendre, la volonté d'inclure ou de disqualifier les publics les plus démunis, etc. Il montre finalement que les politiques participatives reposent sur des dispositifs de mobilisation qui doivent autant à l'expertise qu'aux émotions

  • Décrié lorsqu'il est utilisé, faute de mieux, dans certaines filières universitaires pour sélectionner les étudiants ou vanté comme le moyen de donner un second souffle à notre vie démocratique, le tirage au sort fait débat. Car son mécanisme est aussi évident que sa mise en oeuvre, délicate et multiple : entre le loto et le tirage au sort athénien, le principe général est le même mais tout le reste diffère.
    Quel serait alors le bon usage du tirage au sort ? Cet ouvrage répond à toutes les questions pratiques qui se posent à qui veut l'utiliser au sein d'un groupe comme à l'échelle d'un pays. Il détaille les choix qui doivent être opérés selon la logique retenue en fonction du type de tirage : faut-il circonscrire la population concernée ? Faut-il sélectionner ou non parmi les élus du sort ? ces élus ont-ils un droit de refus ?, etc.
    Il propose aussi la création d'une troisième chambre, représentant la population civile et désignée selon ce mécanisme, pour expérimenter une vraie démocratie sortive.
    Un mode d'emploi pour une idée qui n'est pas à écarter d'un coup de dé.

  • " la prévention des famines met en jeu des mesures si faciles que la véritable énigme tient à ce qu'elles continuent à sévir ", écrit le prix nobel d'économie amartya sen.
    C'est sur cette " énigme " que ce livre se penche. dans un monde oú la quantité de nourriture disponible, les moyens des agences d'aide et la force des médias sont tels, ce désastre d'un autre âge ne devrait plus exister. et pourtant les famines continuent chaque année de tuer des milliers d'êtres humains. elles persistent lorsque les mécanismes traditionnels de réponse ne peuvent être mobilisés et que le processus d'assistance est empêché.
    Vingt ans d'expérience dans la lutte contre la faim permettent à l'auteur de dresser une typologie des famines contemporaines : à côté de famines " niées ", dont il s'agit de taire l'existence le plus longtemps possible, se sont généralisées les famines " créées " et les famines " exposées ", orchestrées comme outils de propagande dans le contexte de l'humanitarisation de l'aide. face à ces famines, la question n'est pas aujourd'hui de savoir si le monde peut nourrir le monde, mais s'il veut nourrir le monde.

  • Que disent les usages contemporains de la parité et de la diversité, ainsi que les controverses sur la prétendue théorie du genre, du principe d'égalité à la française ? En quoi permettent-ils de comprendre la persistance des inégalités sociales et économiques malgré l'égalité proclamée dans le droit ?

    L'analyse croisée de rapports, de discours, de données quantitatives et d'enquêtes qualitatives montre qu'en transformant les facteurs d'exclusion puis de discrimination en facteurs d'inclusion, la promotion de la parité et de la diversité porte une égalité sous conditions de performance de la différence.

    Les politiques d'inclusion au nom de la richesse des différences ne remettent en effet pas en cause le rôle central que joue la complémentarité sexuée et racialisée dans l'ordre politique. Elles l'utilisent au contraire comme une justification et une condition. En se réappropriant les approches critiques, en particulier féministes et postcoloniales, ces politiques contribuent au tournant néolibéral, allant jusqu'à marchandiser le principe d'égalité.

    Afin que l'égalité retrouve une épaisseur politique, n'est-il pas temps de dénoncer cette ruse de la raison néolibérale qui consiste à la paralyser, voire à l'empoisonner, en l'exaltant ?

  • Tentaculaire, opaque, le Parti communiste domine le système politique chinois. Fort de 85 millions de membres et de quelque 10 millions de cadres, il dirige l'État, l'administration, l'Armée, les assemblées populaires ainsi que les entreprises et les établissements publics.
    Beaucoup plus décentralisé et flexible depuis les réformes de 1979, il dispose néanmoins de ressources humaines et économiques considérables qui lui permettent de contrôler la société, de prévenir les conflits sociaux et d'empêcher toute évolution vers la démocratie. Qui lui permettent, en d'autres termes, de mettre en place ce que l'on pourrait appeler un nouvel équilibre autoritaire.
    Ce système que seule une minorité d'activistes conteste ouvertement fournit croissance et stabilité à une population dont la majorité se désintéresse du politique. Toutefois, la corruption de plus en plus visible du pouvoir, la pluralisation de la société, la montée des activités associatives et religieuses sont autant de facteurs d'évolution et d'incertitude.
    L'avenir du système politique chinois n'est pas écrit, et ce livre ne prétend pas le faire. Il cherche plutôt à éclairer le lecteur sur la puissance du système actuel et sur les changements ou les crises qui pourraient survenir.
    La première synthèse sur le système politique chinois et son articulation avec la société depuis vingt ans.

  • Boycott du thé anglais à l'époque de la Révolution américaine, boycott qui a donné son nom à ce mode d'action (celui du capitaine Boycott dans l'Irlande du xIxe siècle), boycott des bus d'Alabama contre la ségrégation raciale dans les années 1960, boycott mondial de l'Afrique du Sud de l'Apartheid ou des produits israéliens aujourd'hui : qu'il soit un moyen de pression idéologique, une arme des pauvres et des exclus ou parfois même un levier utilisé par les puissants, le boycott fait de longue date partie de l'arsenal protestataire.

    Cette forme de contestation connaît aujourd'hui un regain de popularité, y compris dans sa variante consumériste.- Offrant une réponse au sentiment d'impuissance des individus, des ONG, voire des États face à une économie mondialisée, il s'inscrit parfaitement dans les formes contemporaines d'engagement militant : distancié, par projet, mobilisant des individus souvent jeunes, en réseau, à l'échelle locale, nationale, mondiale, etc.

    Quelles sont les conditions de succès d'un boycott ? Comment y réagissent les entreprises ou le législateur ? Certains pays, certaines cultures sont-ils plus ouverts à ce type de militantisme ? Une alliance entre consommateurs, citoyens et travailleurs est-elle possible ?;

    Mode d'action d'une société civile mondialisée et forte de son pouvoir d'achat, le boycott pourrait au XXIe siècle s'avérer aussi déterminant que le fut la grève pour le mouvement ouvrier.

  • « Le glaive et la crosse, la couronne et la mitre, le sabre et le goupillon. Quels que soient les termes employés, ces expressions montrent que le couple politique et religion a traversé l'histoire de l'Occident. On aurait pu croire qu'il disparaîtrait au terme du processus engagé avec les Lumières et couronné par les révolutions du XVIIIe siècle et les séparations des Églises et de l'État. La sécularisation des sociétés occidentales ne devait-elle pas conduire à l'élimination de toute référence religieuse dans la vie politique et sociale ? À observer la vie de nos démocraties aujourd'hui, on constate qu'il n'en est rien. » Face au réveil des intégrismes et de la violence extrême, Jean Picq nous invite à relire notre histoire. À repérer les temps forts qui ont permis de définir de nouveaux rapports entre le spirituel et le temporel et de voir triompher la raison au service de la paix civile.?

  • L'immobilisme serait le mal qui ronge la vie politique, et plus largement, la société française. Pourtant, autour de la question du genre ont émergé de nouvelles façons d'agir collectivement, de penser les problèmes économiques et sociaux, d'articuler institutions locales, nationales et internationales, ou bien encore de définir la citoyenneté et le rapport au droit. C'est le cas de la parité, de l'action positive, des bureaux du temps, de l'inversion de la charge de la preuve en matière de discrimination, etc. Au regard de tous ces nouveaux dispositifs, il est possible d'affirmer que la République est déjà en pleine transformation, non sans rencontrer une forte résistance idéologique.
    Cet ouvrage explore plusieurs facettes de la mise en politique de la question des femmes et des minorités. Il analyse plus particulièrement la façon dont, en France, cette question s'adosse aux concepts d'État, de Nation et de République.

  • Toute une série de biais cognitifs nous empêchent de prendre des décisions rationnelles : conformisme, aversion pour la perte, surestime de soi, préférence pour le court terme, etc. Ce crédo des économistes et des psychologues comportementalistes a été repris à leur compte par les pouvoirs publics de nombreux pays, afin d'orienter les choix de leurs concitoyens. Nous sommes ainsi considérés comme des donneurs d'organes par défaut, nos enfants sont tenus à distance des frites dans les cantines, les détecteurs de vitesse nous font la grimace ou nous sourient, on nous informe que nous recyclons moins que le voisin... Faciles à mettre en oeuvre, peu onéreux, ces nudges (de l'anglais « pousser du coude »), qui nous font modifier nos comportements sans que nous ayons à y réfléchir, sont devenus l'alpha et l'omega de la résolution des problèmes de société. Mais peut-on réduire l'action publique à une affaire de comportements individuels ?
    Une analyse critique des savoirs comportementaux et de leur application s'impose, afin d'en comprendre le succès et d'en montrer les limites. Henri Bergeron, Patrick Castel, Sophie Dubuisson-Quellier, Jeanne Lazarus, Étienne Nouguez et Olivier Pilmis sont chercheurs au Centre de sociologie des organisations (CSO/Sciences Po).

  • Les élites s'en méfient, les populistes le réclament. Les uns y voient un dévoiement de la démocratie, les autres l'outil imparable de la décision populaire. Deux visions caricaturales qui partagent le plus souvent une grande méconnaissance de ce qu'est réellement le référendum.
    Derrière son apparent simplisme (répondre par oui ou par non à une question), cette institution se révèle multiple (référendums d'initiative partagée, d'initiative citoyenne, votations, etc.). Un référendum peut produire des effets très différents, voire contraires, selon le contexte de sa mise en oeuvre, la manière dont la question est posée, la façon dont les politiques et les citoyens s'en saisissent, etc. Reprenant une à une les critiques dont il fait l'objet, l'auteure défend l'idée qu'un référendum rénové pourrait, mieux que tout autre procédé de démocratie participative, restaurer le lien de confiance des citoyens avec le système politique et rendre la démocratie plus consensuelle.

  • Promu par les innovations managériales, l'engagement des salariés au travail trouve une issue logique dans leur participation aux décisions de l'entreprise. Cette participation répond en outre à l'aspiration des salariés et de leurs représentants à intervenir sur les conditions de travail, à discuter des questions d'emploi et de rémunération, ainsi que des choix stratégiques de leur entreprise.
    Certains à discrétion des directions, d'autres obligatoires, les dispositifs de participation que recense et analyse cet ouvrage revêtent des formes diverses : droit économique du comité d'entreprise, négociation collective, représentation au conseil d'administration, etc.
    Comment ces canaux s'articulent-ils ? Comment contribuent-ils à l'amélioration des conditions de travail, à la transition écologique, à la responsabilité sociale des entreprises ? Que peut-on en attendre, en termes de compétitivité ?
    Un tour d'horizon synthétique et critique, alors que la loi PACTE du 22 mai 2019 prescrit une plus grande participation des salariés au capital et aux décisions stratégiques des entreprises.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Un processus de destruction créatrice d'une rare intensité s'est emparé du système politique français lors des élections de 2017. Ouvert par une série de déchéances fulgurantes, il s'est poursuivi par une campagne incapable de se fixer sur de véritables enjeux puis par une explosion de la mobilité électorale pour s'achever par un après-élection comparable à un champ de ruines.Après la tempête, voici venu le temps de l'analyse et des premiers résultats issus de la recherche.La vingtaine de contributions inédites réunies ici, complétée d'une chronologie et d'une synthèse des votes sous forme de cartes et de tableaux, signale la fin du cycle politique né après la seconde guerre mondiale. Elle montre la façon dont s'évanouit le système des partis et dont sont remises en question les institutions représentatives pour faire place aux organisations en réseau et à une demande de démocratie horizontale.

  • Se passer de croire est une éventualité peu réaliste, voire impossible. Dans l'ordinaire de la vie humaine comme dans l'ordre extraordinaire du politique, le domaine de la croyance rassemble des activités concrètes mais aussi tout un ensemble d'imaginaires et d'idéologies.

    La confrontation interdisciplinaire menée dans cet ouvrage met en évidence les articulations nouvelles entre les processus d'individualisation de la politique ainsi que les changements affectant les répertoires de sens et d'imaginaire à partir desquels s'orientent, s'expriment et s'engagent les individus. Partant de différents domaines d'investigation et de phénomènes sociétaux caractéristiques des démocraties actuelles, les auteurs révèlent les formes d'idéologies et de croyances qui caractérisent les répertoires socio-politiques contemporains..

  • L'accent mis en 2015 sur la COP 21 et sur la nécessité d'un accord contraignant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre a pu faire oublier une autre grande urgence écologique du siècle : la lutte contre l'érosion de la biodiversité. Pourtant, l'année 2015 a vu d'importantes initiatives en ce domaine, en France comme sur le plan international, qui consacrent l'institutionnalisation de la biodiversité comme objet politique global : création de l'Agence française pour la biodiversité - appelée à devenir le principal opérateur public dans ce domaine ; quatrième réunion plénière de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB/IPBES) et Congrès mondial de la nature de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

    La construction de la biodiversité comme enjeu d'action publique est traversée de rapports de forces et d'intérêts économiques. En faisant un point approfondi sur les principaux aspects de la mise en politique de la biodiversité, cet ouvrage pluridisciplinaire a l'ambition de contribuer à éclairer la façon dont, aux niveaux local, national et international, se gère la préservation de nos écosystèmes.

  • Je vote, tu contestes, elle cherche... La montée de l'abstention, celle des partis d'extrême droite, l'émergence d'une consommation engagée ou de formes de mobilisation des minorités ethniques, la place de l'identité nationale, le rôle des associations dans la vie démocratique... la sociologie politique se trouve au défi d'expliquer le maintien ou les transformations des formes de politisation.

    Ce défi , Nonna Mayer l'a relevé tout au long de sa carrière, en alliant ouverture intellectuelle et rigueur méthodologique.

    Hommage à la sociologie politique plurielle que cette pionnière de la survey research expérimentale à la française a pratiquée et soutenue, l'ouvrage dresse un état des lieux des recherches et des controverses qui animent aujourd'hui ce champ de la science politique. Il compose ainsi une introduction à l'analyse des comportements politiques.

empty