Points

  • Le système politique mis au point par l'Allemagne hitlérienne et la Russie stalinienne ne consiste pas en une simple radicalisation des méthodes dictatoriales. C'est un système entièrement original qui repose sur la transformation des classes en masses, fait de la police le centre du pouvoir et met en oeuvre une politique étrangère visant ouvertement à la domination du monde. Animé par une logique de la déraison, il tend à la destruction complète de la société - comme de l'individu. Un classique de la théorie politique.

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  • " Ce livre constitue une tentative de compréhension de faits qui, au premier coup d'oeil, et même au second, semblaient simplement révoltants. Comprendre, toutefois, ne signifie pas nier ce qui est révoltant et ne consiste pas à déduire à partir de précédents ce qui est sans précédent ; ce n'est pas expliquer des phénomènes par des analogies et des généralités telles que le choc de la réalité s'en trouve supprimé. Cela veut plutôt dire examiner et porter en toute conscience le fardeau que les événements nous ont imposé, sans nier leur existence ni accepter passivement leur poids, comme si tout ce qui est arrivé en fait devait fatalement arriver. Comprendre, en un mot, consiste à regarder la réalité en face avec attention, sans idée préconçue, et à lui résister au besoin, quelle que soit ou qu'ait pu
    être cette réalité. " (Hannah Arendt)
    Sur l'antisémitisme est la première partie de l'oeuvre magistrale d'Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme (New York, 1951), qui inclut aussi L'Impérialisme (" Points Essais ", n° 356) et Le Système totalitaire (" Points Essais ", n° 307).

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  • La dictature

    Carl Schmitt

    À l'origine, la dictature est une institution de la République romaine. Le dictateur reçoit la mission de rétablir l'ordre républicain dans un temps limité à six mois. La dictature « souveraine », spécifiquement moderne est quant à elle illimitée et vise à créer un nouvel ordre.
    Mais l'ouvrage de Schmitt n'est pas seulement une remarquable analyse historique des usages de cette institution destinée, quel qu'en soit le type, à faire face à l'état d'exception. Si l'expérience ultérieure du XXe siècle a disqualifié la notion de dictature, l'interrogation sur les situations où l'État de droit est confronté à ses limites n'a rien perdu de son actualité : les mesures « antiterroristes » aussi bien que les difficiles « transitions » consécutives au renversement d'autocraties militaires en attestent aujourd'hui.

    Traduit de l'allemand par Mira Köller et Dominique Séglard.
    Présentation inédite par Jean-Claude Monod.

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  • L'État-providence est toujours en crise. Mais celle-ci a changé de nature. Au-delà des lancinants problèmes de financement et de gestion, au-delà des questions posées sur l'efficacité du système de redistribution, ce sont les principes organisateurs de la solidarité et la conception même des droits sociaux qui se trouvent remis en cause.
    C'est à une refondation intellectuelle et morale de l'État-providence qu'il faut aujourd'hui procéder. Pierre Rosanvallon explore, dans ce livre, les formes que pourrait prendre un État actif-providence lié au développement de la citoyenneté sociale. Il invite notamment à enrichir la notion de droit social, à reformuler la définition du juste et de l'équitable, à réinventer les formes de la solidarité. Cette recherche est indissociable d'une pratique plus active de la démocratie et d'une idée renouvelée de la nation.
    Ce livre propose une rediscussion d'ensemble de la question sociale. Il prolonge et renouvelle profondément les analyses désormais classiques que l'auteur avait menées dans La Crise de l'État-providence.

  • Ce recueil se propose de restituer le profil d'un débat politique, philosophique et historique qui a profondément marqué la culture du XXe siècle, selon le critère suivant : proposer une vision globale d'un débat intellectuel trop souvent perçu de façon partielle et fragmentaire, sous l'impact d'un événement et dans un contexte spécifique (national, culturel, politique). Un grand nombre de textes de ce recueil sont inédits en français - ce qui témoigne de la réception limitée et spécifique de ce débat dans le monde francophone. Chacun d'eux est précédé d'une courte présentation de l'auteur sur les circonstances dans lesquelles il a été conçu et publié et, éventuellement, des réactions qu'il a pu susciter. Un essai introductif vise à esquisser les lignes générales de ce débat et à offrir quelques éléments d'une interprétation historique.

  • Les sociétés contemporaines sont pluralistes, elles doivent réussir à faire vivre ensemble des cultures ou des groupes très divers.
    Comment concevoir un consensus démocratique qui reste respectueux de cette diversité sans être pour autant une simple rencontre d'intérêts divergents ? quelle base morale commune faut-il pour que s'édifie et s'entretienne la confiance dans la justice des institutions ?
    Le célèbre auteur du monumental théorie de la justice (seuil, 1987) considéré comme la charte philosophique de la démocratie libérale, approfondit ici sa réflexion dans le sens d'une conception politique de la société multiculturelle.

  • Le peuple est la source de tout pouvoir démocratique.
    Mais l'élection ne garantit pas qu'un gouvernement soit au service de l'intérêt général, ni qu'il y reste. C'est pourquoi un pouvoir n'est désormais considéré comme pleinement démocratique que s'il est soumis à des épreuves de contrôle et de validation à la fois concurrentes et complémentaires de l'expression électorale majoritaire. Il doit se plier à un triple impératif de mise à distance des positions partisanes et des intérêts particuliers (légitimité d'impartialité), de prise en compte des expressions plurielles du bien commun (légitimité de réflexivité), et de reconnaissance de toutes les singularités (légitimité de proximité).
    D'où le développement d'institutions comme les autorités indépendantes et les cours constitutionnelles, ainsi que l'émergence d'un art de gouvernement toujours plus attentif aux individus et aux situations particulières. Après avoir publié La Contre-démocratie (" Points Essais", 2008), Pierre Rosanvallon propose, clans ce deuxième volet de son enquête sur les mutations de la démocratie au XXIe siècle, une histoire et une théorie de cette révolution de la légitimité.

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  • Les comportements politiques sont moins déterminés par un système doctrinal que par une « culture » à la fois moins précise et plus vaste qu'une philosophie politique. Quand les journalistes d'aujourd'hui parlent de « sensibilité de gauche, de droite ou écologiste », ils se réfèrent précisément à un système de représentations, mêlant la mémoire, les images, les formules, les mythes et les rites, qui composent au bout du compte une culture spécifique d'identification. Cet ouvrage est à la fois un essai d'élucidation d'une notion encore assez peu répandue et le répertoire des cultures politiques vivantes de la France contemporaine.

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  • Qui mieux qu'Alain Duhamel incarne l'intérêt national pour la politique ? Pour la première fois, ce témoin incontournable de la vie politique française revient sur 50 ans d'histoire de la Ve République. Après le succès de ses Portraits-Souvenirs, le journaliste nous livre ici les scènes politiques les plus frappantes, les plus pittoresques, parfois les plus cocasses et quelquefois les plus sombres auxquelles il a assisté. De Mai 68 au départ fracassant du Général de Gaulle, de l'effondrement du communisme à la crise actuelle, c'est avec la sagacité de l'observateur chevronné -doublée d'un véritable talent de conteur- qu'il nous propose sa lecture inédite des temps forts de notre République.

    Alain Duhamel a publié plus d'une quinzaine d'ouvrages dont Les Peurs françaises, Prix de l'essai de l'Académie Française. Il est éditorialiste à RTL, Libération, Le Point, et plusieurs journaux de province.

  • à l'ouest d'Allah

    Gilles Kepel

    Jusqu'à présent, l'islam, c'était loin, c'était l'autre.
    Désormais, de l'amérique à l'europe, des populations musulmanes se sont installées au gré des migrations, et ont fait souche. des banlieues de los angeles à celles de londres ou de lyon, gilles kepel a observé et écouté les militants qui opposent à un occident privé de ses repères des croyances et un mode de vie censés fournir une alternative radicale.
    Le lecteur découvrira ici comment s'organisent des communautés qui mettent en question nos sociétés impuissantes à maîtriser les exclusions et à penser à l'avenir.

    Un livre informé, lucide et nécessaire.

  • En 1994, dans la revue La Pensée politique, paraissait un article de Vincent Descombes intitulé " Philosophie du jugement politique ". Cet article explore les rapports du politique à la rationalité et à la moralité. Il fit grand bruit chez les philosophes au point que les plus brillants d'entre eux s'attelèrent à lui répondre. Leurs contributions furent publiées dans la même revue en 1995. C'est cet ensemble qui est ici proposé au lecteur.

  • Dans cette lettre ouverte aux humanistes et aux socialistes, Pierre Henry se livre à un plaidoyer pédagogique, efficace et sans concession en faveur d'une vision de l'immigration qui allie respect, solidarité et responsabilité. Déserté depuis de nombreuses années par la gauche, le thème de l'immigration est instrumentalisé par la droite avec pour objectifs d'attirer les voix des électeurs du Front national, de conquérir le pouvoir et de le conserver. Dans une France en crise d'identité et de confiance, l'utilisation des peurs s'avère dramatique pour l'équilibre si fragile de notre cohésion sociale. Le vivre ensemble mérite pourtant mieux que quelques mythes simplificateurs. Mais que dire, que proposer face à un discours dominant tellement simpliste qu'il semble devenu évidence ? Le plus souvent désarmée, la gauche n'a pu opposer à ce populisme que son angélisme ou son adhésion aux discours de sélection et de sécurité qui sont autant de fausses pistes. Cette lettre ouverte déconstruit le discours dominant, explique les termes de l'immigration, relève l'ampleur et la nature des défis qui sont à la source des migrations, indique un chemin. Celui d'un humanisme raisonné, force de proposition, fidèle aux valeurs de respect et de solidarité, sûr de son identité. Tel est le sens du message que Pierre Henry veut transmettre à tous ceux qui partagent ce combat. Pierre Henry est Directeur général de l'organisation France Terre d'Asile, spécialiste des questions de développement, d'immigration et d'asile.

  • Samedi 3 décembre 1983, ils arrivent à Paris accueillis par 100 000 personnes dans une ambiance de fête. Ils ? Ce sont lesmarcheurs partis deMarseille le 15 octobre 1983 dans l'indifférence quasi-générale des politiques, desmédias. Ils réclament la condamnation des trop nombreux crimes racistes, l'égalité des droits, la carte de séjour de dix ans et le droit de vote pour les étrangers.
    Au fur et àmesure des kilomètres parcourus, l'intérêtmédiatique s'emballe. Dans l'euphorie générale, la France se prend à se rêver plurielle. Désormais, ces jeunes ne sont plus seulement des enfants d'immigrés. Si leurs parents n'osent pas réclamer leurs droits, eux se veulent des acteurs à part entière de cette société française qui peine à les intégrer.
    Cettemarche pour l'égalité et contre le racisme, rebaptisée par les médias «marche des beurs », est considérée comme un acte fondateur pour un grand nombre demilitants anti-racistes. Si pour certain, c'est la date symbolique d'une prise de conscience politique, elle est pour d'autres, le symbole des promesses trahies.
    Car trente ans plus tard, les revendications sont les mêmes : lutter contre les inégalités, les discriminations et les violences policières. Et malgré d'énième « plansMarshall », les banlieues sont plus que jamais ghettoïsées et régulièrement prises de secousses comme à Vaulx-en- Velin (1990),Mantes-la-Jolie (1991), sans oublier celles de 2005.
    Seront-ils toujours condamnés àmarcher ?

  • Minoritaire

    Gérard Miller

    Certains connaisseurs de l'âme humaine, pour qui l'engourdissement de l'esprit est le début de la sagesse, me voient figé pour l'éternité dans la posture du «furibond professionnel». Il n'est pas désagréable de se voir assigner le rôle du contestataire attitré. Mais cela nécessite quelques précisions.

    La servitude volontaire m'intrigue. Pourquoi mettons-nous un tel empressement à écouter la voix des sirènes, à nous précipiter pieds et poings liés dans les bras de qui nous baratine et abuse de son ascendant ?

    Minoritaire est une fiction autobiographique, qui démarre en CE2, passe par le maoïsme et la psychanalyse, puis arrive à la télévision. En exergue, j'aurais pu écrire : «On a toujours raison de se révolter».

  • Ce volume inaugure une série d'ouvrages destinée à couvrir les principaux domaines de la science politique.
    Outils de travail et de réflexion pour les étudiants, ils concernent aussi tous ceux qui souhaitent découvrir en ce domaine un état de la recherche à la fois accessible et à jour.
    L'ouvrage reprend d'abord la question de l'origine de la démocratie. les raisons qui l'ont fait naître sont-elles encore celles qui la font prospérer ? il interroge ensuite son double fonctionnement. la démocratie est à la fois un idéal de référence, mobilisateur de rhétorique et de projets politiques et un gouvernement effectif, fondé plus modestement sur des procédures d'élections et de négociations.

    L'auteur s'interroge enfin sur les phénomènes actuels qui annoncent de profondes mutations de la démocratie en dépit, ou à cause, de son succès contemporain.

  • ...L'année 1968 est marquée par une série de révoltes un peu partout dans le monde. En France, comme dans la plupart des pays, c'est au mois de mai que le mouvement fut le plus important. Il aboutira à une grève générale de plusieurs semaines qui paralysera le pays (des camions militaires devront assurer des transports de fortune) et dépassera largement le mouvement étudiant démarré à l'université de Nanterre le 22 mars 1968. L'université de Nanterre se fait remarquer comme le théâtre du développement des groupes d'extrême gauche constitués de militants maoïstes, trotskystes et anarchistes. Elle sera le creuset d'une explosion qui au-delà de ses 11 000 étudiants percutera le monde universitaire et le monde du travail...
    ...Durant ce mois de mai, la France est en grève, non pas pour ne plus travailler mais pour travailler autrement. Les français remettent en cause un système bloqué, rigide, sourd et veulent vivre dignement. C'est ainsi que tous les secteurs sont touchés ...
    A cette époque, la jeunesse prône une liberté individuelle absolue en matière politique et sociale et rejette toute forme d'autorité....
    C'était il y a 40 ans ...

  • Rédigée par les meilleurs spécialistes, cette synthèse rassemble tous les éléments indispensables pour mieux comprendre la vie politique française d'aujourd'hui.

    Une première partie analyse les principales caractéristiques du régime politique de la france et les problèmes spécifiques à chacune des grandes institutions (président, premier ministre, parlement, conseil constitutionnel, etc. ), sans oublier la participation de la france aux institutions européennes. l'ouvrage étudie ensuite chacun des grands partis ou groupes politiques (pc, ps, udf, rpr, front national, écologistes, syndicats).
    Une troisième partie aborde enfin le rôle des citoyens et de l'opinion publique dans la vie politique.
    Les textes sont par ailleurs accompagnés de nombreux outils de documentation (résultats électoraux sous la vème république, chronologies, bibliographies).

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