Plon

  • " A partir de 1965, j'eus très vite l'occasion d'assister à nombre de scènes politiques mémorables, publiques ou privées. La presse écrite, les livres, puis la télévision et enfin la radio m'ont permis de le faire sans désemparer depuis un demi-siècle, en assez bonne place pour avoir une vue directe sur les évènements et les hommes qui y contribuent. Sous les sept Présidents successifs de la Ve République j'ai ainsi, comme toute ma génération, vu défiler sous mes yeux Mai 1968, le départ fracassant du Général, les héritiers puis les alternances, l'Europe s'édifiant puis chancelant, les victoires de la gauche et le retour du libéralisme, les grands conflits sociaux, les fortes querelles sociétales, l'effondrement du communisme, la crise du capitalisme, trois vagues successives de dirigeants de la majorité comme de l'opposition. Des centaines de scènes politiques, parmi lesquelles j'ai trié celles qui me semblaient les plus frappantes, les plus significatives, les plus pittoresques, parfois les plus cocasses, quelquefois les plus sombres. Comme toute sélection, celle-ci comporte une part assumée de subjectivité et une part nécessaire de hasard, selon que j'avais, ce jour-ci ou ce jour-là une vue plus ou moins plongeante sur les personnages de notre histoire. Ma mémoire n'est pas non plus impartiale, personne ne peut revendiquer d'être objectif. J'espère qu'elle est honnête et sans détour. Vider le sac de ses souvenirs est peut-être l'exercice d'écriture le plus plaisant pour un auteur, mais le seul bon juge en reste le lecteur. " Alain Duhamel

  • Un conflit de cette ampleur, dans une zone aussi sensible, pourrait avoir des conséquences incalculables. Depuis plusieurs mois, Eric Laurent enquête sur cet affrontement qui se profile. Il a rencontré les principaux protagonistes américains, iraniens, européens, russes, israéliens, restitué le détail des négociations engagées et aussi obtenu des révélations sur une guerre qui semble déjà programmée du côté américain. Il révèle pour la première fois que dès la fin de l année 2003, George W. Bush a adopté une directive top secret, dont le nom de code est CONPLAN 8022 qui prévoit l utilisation d armes nucléaires tactiques contre l Iran. Une première depuis Hiroshima. Il apporte des informations stupéfiantes sur les hommes de l ombre qui, autour du Vice Président Cheney ont poussé le président américain à l épreuve de force. Malgré l échec irakien. Avec son nouveau livre, Eric Laurent nous fait pénétrer dans les coulisses du pouvoir, à Washington, mais aussi à Téhéran où le chef spirituel du Président iranien Ahmadinejad, l Ayatollah Yazdi déclare que l Iran doit se préparer à une guerre imminente avec Washington qui conduira au retour immédiat du 12e Imam révéré par la religion Chiite. Nous découvrons aussi que malgré l affrontement américano-iranien, les affaires continuent, notamment pour la firme du Vice Président Chenney, Halliburton. Malgré l interdiction officielle, la firme pétrolière possède un bureau à Téhéran et exploite un gisement gazien iranien. Parmi les nombreuses révélations qui composent l ouvrage, Eric Laurent lève le premier, le voile sur l opération Merlin : la CIA s est trompée en voulant transmettre de fausses informations à Téhéran sur la fabrication d armes nucléaires et lui a en réalité permis de réaliser des avancées considérables. Un livre qui déchiffre une des crises les plus graves que nous ayons jamais vécu, et l énigme George W. Bush : désormais le Président américain pense qu il sera jugé par l Histoire et la postérité et s identifie à Truman, considéré aujourd hui comme un des grands présidents après avoir connu des sommets d impopularité.

  • Abus de pouvoir

    François Bayrou

    • Plon
    • 23 Avril 2009

    « Le président de la République a un plan. Il conduit la France là où elle a toujours refusé d'aller. L'abandon du modèle républicain, le culte de l'argent, le choix d'une société d'inégalités, le renoncement à ce qui faisait la force et l'originalité de la France dans le monde. Partout, la France se range du côté des puissants. En même temps, tous les centres de décision, politiques, économiques, médiatiques sont convoités et mis en réseau. L'arbitraire règne en maître. Jamais démocratie ne porta plus mal son nom. Jamais République ne fut moins publique. » Avec une rare force d'écriture, avec des portraits tendres ou cruels, avec colère ou ironie, François Bayrou a choisi de dénoncer la vraie nature de l'abus de pouvoir que l'on veut imposer à la France.

  • A Pékin, Moscou, Ankara ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d'Allah. Cela, c'est l'image que la très grande majorité des médias occidentaux diffuse pour éviter de devoir balayer devant leurs portes. Car le même phénomène est à l'oeuvre en Occident, dans ce que l'on appelle encore les démocraties occidentales.
    George Orwell, imprégné des horreurs du nazisme et des dérives du communisme, avait dépeint, dans 1984, ce que pouvait devenir notre quotidien dans un monde régi par un totalitarisme absolu. A contrario, le seul rempart contre de telles dérives reposait sur l'idéal démocratique et ses quelques libertés fondamentales.
    Or, insensiblement, nos sociétés que l'on croyait démocratiques le sont de moins en moins. Nous basculons dans un totalitarisme mou.
    Quel est ce système ? C'est celui où, grâce à la technologie et au contrôle des flux financiers et commerciaux, quelques dizaines de multinationales, la plupart américaines, entendent organiser, orienter, régenter notre vie quotidienne. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur ? C'est effectivement ce que nous ont apporté ces nouvelles technologies : smartphone, Internet, nano technologies, progrès de la médecine... Le pire ? C'est le nivellement par le bas, la société du tweet, la surveillance, la captation de notre argent, la normalisation de nos goûts, l'uniformisation de nos besoins. Le pire, c'est aussi que cette dérive se fait souvent avec le consentement de ceux qui en sont victimes... sans s'en rendre compte.
    Le champ de nos libertés individuelles se rétrécit sérieusement et un jour, peut-être pas si lointain, nos fiches détaillées nourries des milliers de données récupérées par les multinationales, seront mises au service d'un système totalitaire de moins en moins soft.
     

  • « Mon livre est celui d'un patriote qui croit au destin de son pays. Il y a un mystère français dans notre capacité à commettre toutes les erreurs et prendre tous les retards, mais à être capable de les rattraper. Les conservateurs comme les tenants de l'inéluctable déclin de la France ont toujours eu tort.
    J'ai pour le modèle français, né en 1958 avec le général de Gaulle, une véritable passion. Il a fait passer la France, en quelques décennies, d'une économie encore agricole à une économie doublement moderne, car fondée sur l'ambition d'une croissance forte et du renforcement de la justice sociale.
    Mais l'admiration ne doit pas conduire à l'aveuglement. Chacun le ressent, notre modèle est en voie d'effondrement, car il n'a pas su se réinventer face aux deux phénomènes majeurs de ces dernières années : la fin de la domination économique occidentale et la nouvelle révolution industrielle, née de l'informatique, de la robotique et du numérique.
    Les causes de ce virage raté sont multiples. Elles sont à rechercher dans notre histoire et notre identité profonde. Elles sont dans des erreurs stratégiques commises depuis les années 1980.
    Pourtant la France n'est pas à l'aube de sa disparition en tant que puissance. Elle doit, une fois de plus dans son histoire, se reconstruire au bord du gouffre. L'Allemagne et les Etats-Unis l'ont fait. Notre tour est venu. A défaut, nous devons nous préparer non pas à une mort douce, mais à basculer très vite dans une société de la pauvreté et de la confrontation, dans un pays inégalitaire et où tout serait à vendre. Je n'y crois pas. » F. Salat-Baroux

  • Les prétendants 2007

    Alain Duhamel

    • Plon
    • 5 Janvier 2006

    En 2007 les Français éliront leur président de la République. A cette occasion, la réalité du pouvoir sera confiée à un seul homme. Telle est notre étrange démocratie : le Président élu pour cinq ans est, chez nous, un monarque républicain. Dans ces conditions, les prétendants se pressent et chaque parti, chaque formation politique, chaque sensibilité doit présenter son champion. Ce livre tente de faire l'évaluation des prétendants les plus logiques : le tenant du titre tout d'abord, Jacques Chirac, puis les challengers, les outsiders, les possibles figurants, l'objectif étant de mesurer les chances et les aptitudes des candidats à la candidature. Avec, bien sûr, une part de subjectivité, contrepartie nécessaire à la franchise.

  • En étudiant la politisation progressive de l'Europe, dominée par le clivage traditionnel "gauche-droite", cet ouvrage réfute l'idée d'une démocratie européenne "impolitique" qui serait responsable du déficit démocratique que traduit la forte abstention constatée aux dernières élections européennes de 2009. Depuis 1950, socialistes et démocrates-chrétiens sont au coeur du processus de politisation de l'Europe. S'appuyant sur une démarche comparative, voici une étude des deux familles politiques les plus importantes à l'échelle communautaire.

  • Mai 2012 : après une campagne qui a vu la gauche et la droite se perdre dans les divisions, Marine Le Pen est élue présidente de la République, battant sur le fil Nicolas Sarkozy.
    Prenant de court la classe politique, elle modifie les conditions du débat public et pousse les feux d'une réforme économique et sociale. Trouvera-t-elle les concours nécessaires à Paris comme à Bruxelles ? La France sortira-t-elle de l'euro ? Quel rôle jouera son père ? Et comment cela se terminera-t-il ? Le récit informé, implacable et vraisemblable de ce qui pourrait bien se passer demain.

  • Après vingt-cinq ouvrages publiés en quarante années, avec le retentissement mondial que l'on sait, Jean-François Revel a écrit celui qui, sans aucun doute, lui tenait le plus à coeur : des Mémoires où il livre, à sa fantaisie, le sel de sa vie, laquelle n'en a pas manqué.
    De l'écolier marseillais à qui les quatre cents coups ne faisaient pas peur, jusqu'au directeur de l'Express, familier des plus grands, l'invitation au voyage, à travers le monde et à l'intérieur de soi-même, tient toutes ses promesses. Occupation et Résistance à la fois tragiques et burlesques, rencontres et portraits, longs dépaysements en Algérie, au Mexique, en Italie, qui forment un écrivain à la fois cosmopolite et très français, servitudes et grandeurs du journalisme -la plume acide, affectueuse ou inspirée de l'auteur fait merveille, dans le registre de l'émotion comme dans celui de l'humour.
    Elle brille en particulier dans les portraits, tant de personnages obscurs mais prodigieusement pittoresques, que de personnalité célèbres dans la politique, le cinéma, la littérature, la philosophie, l'édition, les affaires ou les arts, que l'auteur a connus, parfois intimement : François Mitterrand, Luis Bunuel, Louis Althusser, Jimmy Goldsmith, Raymond Aron, Cioran, de grands résistants comme Charles Tillon ou le colonel Rémy, prennent un relief inattendu.
    Le titre Le Voleur dans la maison vide s'inspire d'un proverbe bouddhiste : tout homme entre dans la vie comme un voleur qui s'introduit dans une maison pour s'apercevoir en fin de compte, qu'elle est vide. Non pas que Revel soit pessimiste : il a participé aux grandes batailles idéologiques du siècle et peut être tenu pour l'un de ceux qui y ont vu clair le plus tôt. Mais aucune victoire n'est garante de l'avenir.
    Ne pas se prendre au sérieux et se prendre au sérieux : Jean-François Revel applique l'axiome à la lettre dans ce livre de Mémoires hors normes qui, sous ses apparences de simplicité et d'improvisation souvent joyeuse, cache un travail subtil de composition. Le bonheur d'écriture, lui, ne fait jamais défaut.

  • Conversation

    Chirac/Carolis

    • Plon
    • 19 Octobre 2001

    " quand on est la femme de jacques chirac on ne peut pas rester trop effacée ! ou alors on court le risque d'être écrasée.
    Que voulez-vous, je n'aime pas être écrasée. " " je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il fasse de la politique. comme disait mon père : " la politique, vraiment, n'était pas dans le contrat de mariage. " ". " quand on est décidé à bâtir une maison ensemble, je crois que le résultat est inébranlable ". " je me suis battue. j'espère seulement qu'à l'image de ces parents d'enfants blessés le courage ne me quittera pas ".
    " c'est très difficile pour moi de me " blinder ". ". " je suis vulnérable, très sensible au scandale ". " mon mari tous les matins me dit que j'ai une chance formidable de l'avoir épousé ! " " il me manque toujours du temps. comme la tortue, je me hâte avec lenteur ". " aimer, c'est forcément être optimiste ". bernadette chirac.

  • Elle incarne à elle seule le rêve américain mais aussi les blessures de ce pays.
    Arrière-arrière-petite-fille d'esclaves, née dans les quartiers pauvres de Chicago, Michelle Obama a fréquenté les meilleures universités du pays, Princeton et Harvard, gravi tous les échelons de la société, jusqu'à devenir la première « First Lady » noire et la seule depuis Jackie Kennedy à incarner aussi fortement la beauté et l'élégance.
    Sophie Coignard a enquêté, sur place, pour comprendre les ressorts et les zones d'ombre de ce conte de fée moderne qui a séduit le monde entier.
    A Chicago, ses proches racontent l'histoire d'une mère de famille active qui accepte, malgré son mépris de la politique, le choix insensé de son époux. De son coiffeur à ses anciens collaborateurs, tous s'accordent à décrire un personnage hors du commun.
    A Washington, ceux qui la connaissent savent à quel point la première dame demeure sous surveillance. Derrière les photos sur papier glacé, apparaît une Amérique qui n'a pas réduit la fracture raciale. Pendant la campagne de 2008, les Républicains tentent de faire de Michelle Obama la caricature de la « femme noire en colère ». Une fois installée à la Maison Blanche, tout le monde ou presque guette son premier faux pas.
    Pour protéger son mari, les conseillers en communication ont bâti une tour d'ivoire autour d'elle. Au terme de plusieurs mois d'investigation, Sophie Coignard a pu forcer les barrières pour découvrir qui est vraiment la première dame la plus attaquée. et la plus adulée de l'histoire des États-Unis.

  • Comment les agents du Mossad ont-ils pourchassé les scientifiques chargés du développement nucléaire en Iran, pisté sans relâche les instigateurs des attentats du 11 Septembre, traqué les responsables nazis de la Solution finale en Amérique latine ?
    Grands reporters et diplomates, les auteurs mettent ici au grand jour les services secrets israéliens à travers une succession de récits captivants à la James Bond - le réalisme et la gravité en plus - dignes des meilleurs romans d'espionnage.
    Succès héroïques ou échecs cuisants, ils ne taisent rien des opérations majeures du Mossad. Ces révélations exclusives donnent un nouvel éclairage sur la géopolitique des dernières décennies et les agents du Mossad, hommes de l'ombre risquant leur vie à chaque instant.

  • Contrairement aux idées reçues, les jeunes des quartiers portent en eux des valeurs « de droite » : loin d´être des supporters de l´égalitarisme et de l´assistanat, ils font preuve d´une inextinguible soif de liberté et de réussite individuelle, d´une volonté de voir leur travail et leur mérite reconnus, d´un besoin de transmission familiale, culturelle, religieuse. Enfin, ils ne sont pas dupes d´un Etat-providence, à leurs yeux inefficace.

    Parce que résoudre les problèmes des quartiers, c´est résoudre une grande partie des problèmes de notre société trop sclérosée, il est temps de signer le renouveau des banlieues comme creuset d´une République de toutes les réussites : en passant de l´assistanat à la foi dans l´individu, la confiance dans la société civile et l´égalité réelle des chances par l´école.

    Un témoignage concret et optimiste sur la jeunesse de notre pays qui propose un regard et un souffle nouveaux.



    Camille Bedin, vingt-six ans, a suivi des études à Sciences-Po et à l´Essec. Cofondatrice de deux associations encourageant l´ambition des jeunes des quartiers pour lutter contre l´autocensure et les inégalités d´accès à l´éducation, l´orientation et l´information, elle est actuellement secrétaire nationale de l´UMP en charge de l´égalité des chances et militante à Nanterre.

  • Déjà, Les prêcheurs de l'Apocalypse soulignaient l'inanité opérationnelle du principe de précaution.
    Depuis, la prétention de cette prétendue « précaution » a reçu d'amples, nombreuses et, parfois, réjouissantes illustrations. La meilleure d'entre elles est sans doute l'épisode de l'épidémie de grippe H1N1. Si elle n'a pas été catastrophique, c'est moins grâce aux mesures prises par le gouvernement, achat de 10% des vaccins mondiaux et d'un tiers des capacités mondiales de production de Tamiflu, que par le caractère certes contagieux mais peu virulent du virus. Les Français se protègent, les Français ont peur. Ils croient que le cancer s'étend, que la vie moderne fait des ravages, que les nanotechnologies sont la menace de demain. La « nature » devient leur ultime recours, alors qu'ils s'en protègent et que, par ailleurs, ils n'ont jamais aussi bien et aussi longtemps vécu. De surcroît, cette déraison précautionneuse détourne le regard des véritables problèmes de l'environnement, comme la biodiversité ou la nécessité de se détacher progressivement des énergies fossiles. Non, définitivement, la peur est au-dessus de nos moyens et, comme le disait Pierre Dac : à force de prendre des vessies pour des lanternes. on se brûle. Cet ouvrage a pour seul objectif d'éviter quelques unes de ces brûlures collectives : investissements inutiles, règlements inopérants et précautions qui ne protègent de rien. Le principe de précaution ne peut pas être « raisonnable». Il demeure une insulte à la raison.

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