La Decouverte

  • C'est à une réflexion de fond qu'invite ce livre, pour comprendre les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient depuis la fin de la guerre froide. Des conflits le plus souvent justifiés par la thèse débilitante du « choc des civilisations » et de la lutte contre le terrorisme « transnational » islamiste. Cette thèse a imposé une vision binaire du monde qui n'en finit plus d'enfler, au point de fabriquer toujours plus de violence.
    Georges Corm donne ici les clés pour comprendre les mécanismes ayant permis depuis les années 1990 de paralyser les oppositions aux guerres injustes et d'étouffer la pensée objective du réel et de ses complexités : la puissance des représentations médiatiques (et académiques) portées par la manipulation de la mémoire et de l'histoire, l'instrumentalisation de prétendues valeurs politico-religieuses pour susciter des conflits, la relation perverse entre les intérêts géopolitiques de certains États et leur prétention à défendre dans l'ordre international des idéaux religieux, l'application sélective du droit international aux situations conflictuelles. D'où l'accent mis ici sur la nécessité d'une lecture profane des conflits face aux « fanatismes civilisationnels » et sur la problématique de la laïcité et de la liberté, dans sa version républicaine « à la française ».

  • Cette nouvelle édition propose une présentation, entièrement revue et augmentée, des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l'expertise de plus de 80 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés.
    La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l'attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie, l'historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
    Il s'adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants de droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des instituts d'études politiques, en France et dans les pays francophones. Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de tous niveaux, de la L1 au M2 (incluant la préparation aux concours).

  • Depuis les années 1980, l'idée républicaine occupe une position centrale dans le débat public. Ce livre propose une analyse historique et conceptuelle qui devrait permettre d'en clari er le sens. Le républicanisme est aujourd'hui au centre de nouvelles interrogations. Quelles réponses peut-il apporter aux problèmes qu'a rontent les sociétés actuelles au plan civique et social ? Doit-il se transformer dans le contexte de la globalisation et de la montée du multiculturalisme ? Peutil ouvrir des pistes pour démocratiser les démocraties libérales ? À partir d'un examen des principales théories politiques contemporaines, l'ouvrage confronte les positions en présence sur le sens et l'avenir de l'idée républiine.

  • Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viré à droite, voire à l'extrême droite ? La question se pose depuis le « débat sur la laïcité » de l'UMP, les effets de manche de la droite populaire et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l'État. De nombreuses personnalités dénoncent cette dérive sans véritablement réussir à la réfuter. Protester contre la « stigmatisation » des musulmans - souvent le vrai motif de cette nouvelle posture « laïque » - est bien sûr nécessaire. Mais en rester là se révèle totalement insuffisant, car cette nouvelle laïcité de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l'égalité des sexes et la liberté d'expression. Il est donc urgent d'analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on fait dire aussi facilement à la loi de séparation de 1905 le contraire de ce qu'elle a réellement dit.
    C'est ce que fait Jean Baubérot dans cet essai, où il démonte les mécanismes de la nouvelle laïcité et montre que, pour la promouvoir, il faut oser mettre en cause les structures dominantes de la société ellemême. Dans deux chapitres conclusifs passionnants, il propose un « programme républicain pour refonder la laïcité » et une libération des cléricalismes d'aujourd'hui, grâce à la recherche d'un art de vivre : la « laïcité intérieure ».

  • Cet essai explore cette relation particulière qui s'étend sans cesse et se reconfigure à l'échelle planétaire : la relation d'inimitié. S'appuyant en partie sur l'oeuvre psychiatrique et politique de Frantz Fanon, l'auteur montre comment, dans le sillage des conflits de la décolonisation du XXe siècle, la guerre - sous la figure de la conquête et de l'occupation, de la terreur et de la contre-insurrection - est devenue le sacrement de notre époque.
    Cette transformation a, en retour, libéré des mouvements passionnels qui, petit à petit, poussent les démocraties libérales à endosser les habits de l'exception, à entreprendre au loin des actions inconditionnées, et à vouloir exercer la dictature contre elles-mêmes et contre leurs ennemis.
    Dans cet essai brillant et brûlant d'actualité, Achille Mbembe s'interroge, entre autres, sur les conséquences de cette inversion, et sur les termes nouveaux dans lesquels se pose désormais la question des rapports entre la violence et la loi, la norme et l'exception, l'état de guerre, l'état de sécurité et l'état de liberté.
    Dans le contexte de rétrécissement du monde et de son repeuplement à la faveur des nouveaux mouvements migratoires, l'essai n'ouvre pas seulement des pistes neuves pour une critique des nationalismes ataviques. Il pose également, par-delà l'humanisme, les fondements d'une politique de l'humanité.

  • Après avoir montré l'inscription des ONG dans une histoire déjà longue, ce livre permet de répondre aux principales questions que l'on peut se poser puis il s'interroge sur la place et le rôle de ces acteurs, au sein des processus de décomposition/recomposition d'un monde globalisé.


  • la violence qui a ravagé l'algérie à partir de 1992 nous a été présentée comme une guerre d'intégristes islamistes contre des militaires se battant pour sauver la démocratie.
    quant à la france, elle se serait contentée d'une bienveillante " neutralité ". comme le montrent, preuves à l'appui, les auteurs de ce livre explosif, ce scénario est en fait une vaste construction médiatique. en s'appuyant sur six ans d'enquête, en europe et algérie, des dizaines de témoignages et des centaines de sources, ils expliquent comment, dès 1980, un petit groupe de généraux algériens a conquis progressivement le pouvoir, tout en développant les réseaux de corruption de la " françalgérie ".
    ces hommes ont ensuite instrumentalisé l'islamisme radical, avant de lancer une terrible " troisième guerre d'algérie ", en multipliant les opérations " attribuées aux islamistes " : assassinat du président boudiaf, meurtres d'intellectuels, massacres de civils et de militaires. pour faire pression sur la france, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires et meurtrières actions de " guerre psychologique " contre des citoyens français, en algérie comme dans l'hexagone.
    pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l'extraordinaire machine de mort et de désinformation conçue par les généraux algériens ainsi que les complicités dont ils ont bénéficié en france.

  • L'histoire des idées politiques s'est longtemps résumée au commentaire savant de grands penseurs ou de grandes questions éternelles. Partout dans le monde, les entreprises de refondation se sont pourtant multipliées depuis les années 1970, portées par des approches parfois divergentes, mais s'accordant sur la nécessité de ne pas traiter les idées comme des objets désincarnés. Étrangement, ces développements n'ont eu, encore récemment, que peu de retentissement en France.
    C'est à cette situation que remédie cet ouvrage. Disséquant les apports d'écoles consacrées (école de Cambridge, sémantique historique allemande, généalogie foucaldienne, histoire sociale des idées politiques bourdieusienne, etc.) et mettant en perspective des thématiques particulières (idées et milieux populaires, idées et décision publique, etc.), il offre des réponses à des questions essentielles : qu'est-ce qu'une idée politique ? Les idées politiques sont-elles le fruit du seul génie créateur de leurs auteurs ? Gouvernentelles le monde ?

  • Depuis les 1980, le mouvement syndical français traverse une crise profonde. Une crise que ce livre permet d'éclairer et de mettre en perspective, par l'analyse historique, depuis la Libération, des interactions entre les processus économiques, les règles juridiques, les idéologies, les stratégies. Une synthèse de référence dont la quatrième édition paraît après l'élection de François Hollande, à l'heure de nouveaux défis pour le mouvement syndical.

  • Avocate et militante des droits de l'homme, Shirin Ebadi incarne aujourd'hui la résistance des femmes iraniennes au pouvoir autocratique du régime islamique de Téhéran. Elle a reçu à ce titre le prix Nobel de la paix en 2003, attribué pour la première fois à une femme musulmane. Ce livre raconte une vie tout entière consacrée à la justice. Au début des années 1970, elle est la première femme à être nommée présidente du tribunal de grande instance de Téhéran, à l'âge de vingt-trois ans. Quelques mois après la révolution islamique de 1979, elle est contrainte de renoncer à ses fonctions. Avocate, elle engage alors un combat quotidien contre le régime, ce qui lui vaut d'être plusieurs fois emprisonnée et même menacée de mort : " Toute personne oeuvrant pour les droits de l'homme en Iran doit vivre avec la peur de sa naissance à sa mort, mais j'ai appris à surmonter ma peur. " Aujourd'hui, Shirin Ebadi se consacre surtout à la défense des femmes et des enfants, qui subissent de plein fouet, et jusque dans leur chair, la violence de la culture patriarcale iranienne. Mère de deux filles, elle a fondé par ailleurs une Association de défense des enfants dont les droits sont inexistants dans son pays. Ce livre est le récit des combats d'une femme exceptionnelle contre l'obscurantisme religieux et l'oppression des femmes.

  • Cet ouvrage expose les multiples facettes de la pensée politique arabe depuis le XIXe siècle, inscrite dans la richesse d'une culture trop méconnue. Avec ce vaste panorama, vivant et érudit, Georges Corm atteste la vitalité de cette pensée et des grandes controverses qui l'ont traversée. Il montre que ses acteurs, loin d'être figés dans le carcan théologicopolitique décrit par certains récits canoniques sur les Arabes et l'islam, ont souvent exprimé une pensée critique forte, sur les plans religieux et philosophique, anthropologique et politique.
    Inscrivant l'oeuvre de ces penseurs dans le maelström des bouleversements géopolitiques et socioéconomiques ayant marqué le monde arabe depuis deux siècles, il explique comment les puissantes hégémonies externes, militaires, académiques et médiatiques ont contribué à marginaliser la pensée critique arabe. Cela a facilité l'installation hégémonique de la pensée islamiste, instrumentalisée par certains régimes arabes comme par leurs protecteurs occidentaux. En retraçant finement les avatars successifs du nationalisme arabe moderniste, confronté à partir des années 1950 au double défi de la création de l'État d'Israël et de la manne pétrolière, Georges Corm donne les clés pour comprendre les révoltes libertaires arabes de 2011, ainsi que les contre-révolutions et interventions externes qui les ont suivies.
    Un guide précieux pour se familiariser avec la complexité de la pensée arabe, exposée ici de façon claire et exhaustive. Un guide d'autant plus utile que le retour à la paix dans la région dépend largement de la reconnaissance de la puissante dynamique de cette pensée à la fois critique et profane, loin de l'image politico-religieuse sclérosée qui en est souvent donnée.

  • Portant sur les différents mécanismes qui régissent l'insertion des économies nationales dans l'espace international, cet ouvrage aborde les principales théories de cette insertion. L'auteur suggère ensuite une nouvelle forme de gouvernance économique mondiale, dépassant le modèle hérité de l'ère de la toute-puissance des États-nations.

  • l'avènement en 1979 de la république islamique d'iran a suscité une grande inquiétude dans le monde occidental : la volonté proclamée du nouveau régime d'exporter la révolution dans la région n'allait-elle pas déstabiliser une zone essentielle pour les besoins en pétrole de l'économie mondiale ? et après les attentats du 11 septembre 2001, la tournure prise par la politique étrangère américaine a encore renforcé l'importance stratégique de l'iran, désigné par george w.
    bush comme appartenant à l'" axe du mal ", en particulier depuis la reprise par téhéran de son programme de développement nucléaire. cependant, l'importance stratégique de l'iran n'a d'égale que la méconnaissance de ce pays. quelles furent les retombées politiques, religieuses, sociales réelles de la révolution ? jusqu'où le régime peut-il être qualifié d'islamique ? comment la société s'est-elle transformée ? quelles sont les voies d'évolution politique possibles ? en répondant à ces questions, ce livre fort documenté propose une compréhension fine de l'iran d'aujourd'hui.
    thierry coville montre en particulier que le pays est traversé par des contradictions fortes : soumise à une intense pression du régime, la société s'est engagée dans un processus de modernisation sans doute inéluctable ; la poussée des revendications démocratiques se conjugue à l'affirmation croissante des femmes et de la jeunesse. l'iran connaît ainsi une forme de " révolution invisible " dont il est difficile d'entrevoir l'issue.

  • Depuis le déclenchement en mars 2011 de la révolte syrienne, sa brutale répression par le régime de Bachar el-Assad et la guerre civile internationalisée qui a suivi ont fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Depuis l'Institut français du Proche-Orient (IFPO), ce livre réunit les contributions de plus d'une vingtaine de spécialistes, fins connaisseurs de la Syrie et de la région. De façon très accessible et en privilégiant les informations recueillies au plus près des acteurs, ils apportent des clés indispensables pour comprendre les racines historiques, les enjeux et les ressorts politiques, économiques et idéologiques de la crise.

  • Après avoir fait de cette ville du Pas-de-Calais le laboratoire de sa reconversion « sociale », le F.N. en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? À la veille des municipales de mars 2014, un remarquable document de terrain au coeur de cette ville ville qui plonge chaque jour un peu plus dans la catastrophe sociale et politique, emblématique de très nombreuses situations similaires dans l'hexagone.

  • Élaboré à l'occasion de la grande exposition du Centre Pompidou-Metz (« 1984-1999, La Décennie », inaugurée le 24 mai), ce livre collectif est une histoire politique et culturelle, première du genre, de la dernière décennie du XXe siècle et qui exigeait donc d'avoir son manuel d'histoire, résolument critique, engagé et transdisciplinaire. Si le cadre reste mondial, avec une perspective internationale, les exemples les plus détaillés seront tirés du cas français, conçu ici comme emblématique.

  • Depuis son exil au Mexique, en 1937, Trotski écrit Leur Morale et la nôtre en réaction aux staliniens, qui ont laissé croire que, pour les marxistes, « tous les moyens sont bons ». Il montre que la fin et les moyens sont liés dialectiquement. Il demandera au grand philosophe américain John Dewey de réagir sur cette question. La réponse de Dewey, dont ce livre propose la première traduction française, montre les convergences entre le pragmatisme et le marxisme.

  • « Le socialisme donc paraît, et l'aube du jour c'est 1830. » Ces mots de Pierre Leroux ont guidé le projet de cet ambitieux ouvrage collectif : cartographier les grandes figures, idées et controverses du premier socialisme français, aujourd'hui largement méconnu et pourtant incroyablement inventif et actuel. Dans les années qui suivent les Trois Glorieuses de Juillet, le mot « socialisme » est forgé et sert graduellement de bannière à toute une génération née aux lendemains de 1789 et qui ne peut se résumer aux seuls noms d'Étienne Cabet, Pierre-Joseph Proudhon ou Louis Blanc. Observant une « société en poussière », tous ces socialistes ambitionnent alors de développer une nouvelle connaissance du lien, de la solidarité et de l'union, et cette connaissance prendra la forme indistincte d'une science, d'une philosophie et d'une religion. Tous revendiquent également un droit à l'action et à l'expérience pour fonder cette nouvelle association des hommes. Tous s'opposent à un présent libéral qui a consacré le règne des « satisfaits » et des grands notables, que résument les mots (apocryphes) de Guizot, « Enrichissez-vous ! ».
    Pour la période allant de la toute fin de la Restauration à l'installation du Second Empire, la littérature concernée est immense - livres, pamphlets, brochures, journaux. Elle couvre tous les champs du savoir et de la culture. Comment redonner un accès à cet océan de textes et à cette foultitude d'expériences, d'échanges et d'événements ? Comment brosser un tableau, certes forcément incomplet, subjectif, sélectif, mais livrant une image et une interprétation d'ensemble ? Quels traits adopter et quel fil directeur suivre ? Cet ouvrage a choisi de privilégier une entrée originale : la presse socialiste. Il montre ainsi, au fil de textes consacrés aux grandes figures et aux journaux qu'ils ont créés, à quel point ceux-ci furent un vecteur bouillonnant et indispensable des idées révolutionnaires de ce temps.

  • Juger aujourd'hui des capacités de gouvernement d'un État revient le plus souvent à évaluer les actions et politiques publiques qu'ils mettent en oeuvre dans différents domaines (éducation, santé, social, culture, urbanisme, transport, etc.). Ainsi, l'analyse des politiques publiques est devenue depuis plus d'un demi-siècle, au sein de la science politique, une des spécialités les plus reconnues. En son sein, une perspective de socio-histoire de l'action publique s'est fortement développée depuis trois décennies,et apporte des pistes pour améliorer la gouvernance des sociétés contemporaines.

  • Philosophe, économiste et psychanalyste, Cornelius Castoriadis (1922-1997), cofondateur de la revue Socialisme ou Barbarie, fut l'un des auteurs de référence pour la génération 1968. Sa critique interne du marxisme l'a conduit à remettre en cause les conceptions déterministes de l'histoire. Il leur oppose l'idée d'une institution de la société par des configurations imaginaires qui se succèdent sans se déduire de façon prévisible les unes des autres. De l'héritage marxiste, Castoriadis retient toutefois le projet révolutionnaire, celui d'une communauté où le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous. Une utopie que l'échec du socialisme réel semble avoir définitivement condamnée. Mais c'est justement ce qui fait l'actualité de la pensée de Castoriadis : il montre que cet horizon est toujours le nôtre si le projet d'autonomie ne vise pas la perfection rêvée d'un état à venir, ni une société transparente, mais une démocratie radicale, dans laquelle les citoyens ne croient plus que les institutions sont imposées par la nécessité historique, mais savent que leur responsabilité est de les conserver ou de les transformer.

  • Christiane Taubira réaffirme ses convictions en affirmant que la société française ne sortira du climat étouffant qui la paralyse qu'en renouant avec les valeurs fondatrices de la République. Elle insiste sur le fait que la France doit enfin accepter son héritage colonial effacé des mémoires officielles et qu'elle doit retrouver une laïcité synonyme de respect de l'autre et non d'arrogance égoïste.

  • Les politiques publiques sont au centre de la vie démocratique.
    Mais que nous apprennent-elles sur son fonctionnement ? pour le savoir, il faut comprendre comment la fonction essentielle du politique, intégrer des intérêts sociaux contradictoires, opère dans la production même des politiques publiques. cet ouvrage présente donc les éléments d'analyse permettant de les saisir pour ce qu'elles sont, à savoir une pragmatique de la démocratie. cette présentation générale s'écarte volontairement de l'approche managériale visant à décrire les produits des politiques publiques (élaboration de règles juridiques ou administratives, allocations de moyens, décisions de programmes d'équipement).
    Les auteurs montrent en quoi les politiques publiques constituent l'outil privilégié du politique pour défendre la société contre ses courants centrifuges. en montrant pourquoi et comment elles organisent sans cesse les intérêts sociaux, ils expliquent à partir d'un grand nombre d'illustrations de quelles façons le politique garantit l'ordre social en assurant son possible renouvellement. destiné aussi bien aux étudiants en sciences politiques qu'aux acteurs publics, cet ouvrage a pour intention d'affirmer la place incontournable du politique contre les visions désenchantées des politiques publiques.
    Cette prise de position réunit certains des meilleurs spécialistes français et internationaux de ces questions.

  • Le contrôle social est une figure ancienne mais la sophistication des moyens techniques dévolus à la surveillance, l'identification et le suivi des personnes changent quelque peu la donne. Plus qu'à un raffinement de techniques éprouvées, un saut qualitatif a été opéré avec la biométrie, la vidéosurveillance et la généralisation de fichiers informatisés gardant en mémoire des quantités d'information jusqu'ici parcellisées et peu interconnectées. Le spectre de "Big Brother" est clairement derrière nous, son futur est notre actualité. Mais les développements de l'intelligence informatisée ne servent pas qu'au contrôle et concernent également la mise en place des politiques sociales et la réduction des inégalités. Peut-on trouver un compromis entre savoir et fichage ?

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