Denoel

  • Au-delà de la guerre en Irak, quels sont les motifs secrets de l'administration Bush ? Cette formidable présence militaire au Moyen-Orient est-elle destinée à servir de tremplin à l'hégémonie des Etats-Unis sur le reste du monde ? Quelles sont les racines profondes du conservatisme américain ? Ses moyens, ses buts, sa morale ? Norman Mailer livre ici un texte percutant et sans concession - dans la lignée de son fameux livre publié il y a plus de trente ans, Pourquoi sommes-nous au Viet-Nam ? Mailer pense l'Amérique, pense le monde, au-delà des carcans religieux et de l'émotion qui modèlent les pensées et les actions des uns et des autres.Ces réflexions ont suscité de très vifs débats aux Etats-Unis.

  • " Ceci est mon journal.
    140 jours vécus n'importe comment et à n'importe quel prix sur une île perdue au sud des Philippines. Otage. Monnaie d'échange pour des pirates arriérés, qui sous couvert e religion et de lutte pour l'indépendance font régner la terreur dans cette partie du monde, et survivent grâce à leurs armes et à la corruption.
    J'ai écrit ces pages au fur et à mesure, sur tous les supports disponibles. Certains passages ont été enregistrés sur des cassettes audio (mi-août jusqu'à ma libération le 9 septembre 2000).
    Je n'ai jamais voulu mettre les pieds aux Philippines. Je ne remettrai jamais les pieds aux Philippines.
    Je ne suis qu'un plongeur qui avait imaginé pouvoir admirer l'une des cinq merveilles sous-marines du monde, sur Sipadan en Malaisie.
    D'aucuns trouveront dans ces pages une vulgarité et une agressivité inutiles. Ils peuvent prendre l'avion jusqu'aux Philippines, puis le ferry depuis Zamboanga sur l'île de Mindanao, jusqu'à l'île de Jolo, et marcher sur les plages sublimes que je n'ai pas pu voir.
    En quelques minutes, ils se verront offrir la pension complète par les pirates qui infestent toujours cette île, malgré l'opération militaire d'envergure qui s'y déroule depuis des mois, depuis notre libération. Rentré à la maison en France, j'écoute ces enregistrements pleins de hurlements et de détonations d'armes à feu et je me sens mal. " Stéphane Loisy Ecrit à Jolo sur le vif, ce journal d'un otage est un document d'une intensité exceptionnelle.

  • Un an après le coup de tonnerre du 21 avril 2002, la vie politique française semble avoir retrouvé sa sérénité.
    Et si les apparences étaient trompeuses ? Certes, la cohabitation a cédé la place à une parfaite synergie entre l'exécutif et le législatif ; la droite paraît enfin se structurer autour de l'Union pour un mouvement populaire. Mais, à l'inverse, le Parti socialiste est encore sous le choc. Quant à l'extrême droite, est-elle vraiment en reflux ? La présence de son leader au second tour de l'élection présidentielle n'était-elle que le résultat d'un accident ? L'abstentionnisme, acteur à part entière de la secousse électorale, est-il durablement jugulé ? Diversifiant les regards, ce livre établit une radioscopie complète de la France d'aujourd'hui.
    Les auteurs ont cherché à analyser les facteurs propres aux scrutins de 2002. Au-delà, ils s'interrogent sur les réponses apportées depuis par les acteurs de la vie politique et sur leurs limites. Le 21 avril n'a peut-être été que le symptôme d'une pathologie profonde et susceptible de se révéler à nouveau. A l'aide d'enquêtes inédites, La France blessée dresse un tableau précis de l'état de l'opinion et fournit un éclairage contemporain sur les dynamiques à l'oeuvre entre la politique et la société.

  • L'utopie perdue

    Göran Rosenberg

    Partant de sa propre histoire, celle d'un adolescent arrivé au début des années 60 en Israël, éduqué dans l'univers spartiate d'un sionisme pionnier, Göran Rosenberg dresse un bilan politique et idéologique à la fois amer et plein d'espoir des cinquante années d'existence de l'État hébreu.
    Un bilan nécessaire à l'heure où la question du rôle et du caractère d'Israël divise le pays et en menace la cohésion sociale. De l'Holocauste aux conflits avec les Palestiniens, des racines religieuses et idéologiques du sionisme au mouvement de solidarité palestinienne, Göran Rosenberg remonte aux événements fondateurs de l'État d'Israël et révèle leur impact sur l'histoire contemporaine du pays.
    Il ouvre ainsi la voie de la réconciliation en refusant aussi bien la banalisation spirituelle que les formes excessives d'un messianisme national sectaire. Traduite dans de nombreux pays, cette autobiographie politique d'un intellectuel juif européen, fils de survivants de l'Holocauste, est un véritable appel à l'ouverture, une odyssée intellectuelle fascinante offrant des perspectives nouvelles sur une des questions brûlantes de l'histoire contemporaine.

  • 21 avril 2002 : le président du Front national accède au second tour de l'élection présidentielle en recueillant près de 17 ~ des suffrages.
    Quelles sont les décisions, petites ou grandes, publiques ou secrètes, sur lesquelles les auteurs ont enquêté pendant plusieurs mois, qui ont contribué à ce «coup de tonnerre» ?
    Comment les sondeurs ont-ils averti les états-majors politiques et la presse du risque Le Pen ? Pourquoi les médias ont-ils placé toutes les insécurités au coeur du débat politique ? Comment ont-ils ainsi servi Jean-Marie Le Pen ? Les électeurs ont-ils voté en fonction de la réalité de la délinquance ou de sa crainte ?
    Les chiraquiens ont-ils réellement tenté d'empêcher la candidature de Jean-Marie Le Pen pour favoriser celle de Bruno Mégret ? Le leader du Front national a-t-il vraiment failli ne pas avoir les cinq cents signatures nécessaires pour se présenter ? Charles Pasqua a-t-il feint d'être candidat pour faciliter la victoire de Jacques Chirac ? Jean-Pierre Chevènement a-t-il démissionné du gouvernement uniquement pour se porter candidat contre Lionel Jospin ? Pourquoi le Premier ministre a-t-il encouragé autant de candidatures à gauche ?
    21 avril 2002 : contre-enquête sur le choc Le Pen est le récit de ce gigantesque racambolage.

  • Il s'est passé quelque chose le soir du 21 avril 2002, lorsque la présence d'un candidat d'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle a constitué un risque majeur pour la France démocratique.
    Sa sévère défaite quinze jours plus tard, dans un scrutin qui avait pris la forme d'un référendum pour ou contre la démocratie, a permis d'écarter temporairement le danger extrémiste. Mais le retour à la pratique normale des institutions et de la politique ne peut solder aussi facilement cet entre-deux-tours où un peuple, un régime, une nation ont semblé perdre la maîtrise de leur propre destin. Au-delà des sentiments d'indignation devant la perspective de voir l'extrême droite arriver au pouvoir par le jeu normal des institutions, et de la peur comme de la honte que cela suscita chez de nombreuses personnes en France et à l'étranger, il faut revenir sur l'événement du 21 avril et en faire un objet d'étude.
    Les auteurs de ce livre choisissent, ici, d'affirmer que le savoir nous éclaire sur ce qui corrompt et épuise la démocratie et sur les conditions qui lui permettront d'avoir un avenir. A ce titre, les sciences sociales ne peuvent se désengager du débat public.

  • Après des siècles de patriarcat, les femmes ont obtenu de haute lutte indépendance et égalité de droit avec les hommes.
    Elles sont à présent de plus en plus nombreuses à occuper des fonctions et des responsabilités qui leur étaient jusque-là inaccessibles. Mais d'une certaine façon, les femmes, pour gagner ce combat, ont dû adopter dans leur comportement des valeurs masculines. Aujourd'hui, une évolution s'annonce et ce sont les valeurs dites féminines qui offrent à nos sociétés une nouvelle alternative.

    Quelles sont ces valeurs féminines ?
    Impliquent-elles une dévaluation des valeurs masculines ou, au contraire, l'avènement d'un nouveau système de valeurs partagées ?
    Ce nouveau système de valeurs va-t-il modifier en profondeur les comportements politiques ?
    Et dans l'entreprise, fortement imprégnée des valeurs masculines, va-t-on connaître une révolution culturelle ?.

  • Qui sera l'Homme interactif ? Quels seront ses comportements ? Comment penser la démocratie quand chaque citoyen pourra intervenir à tout moment dans le débat et participer à l'élaboration des décisions ? Comment le management devra-t-il évoluer quand le réseau se substituera au bureau ? Quelles mutations devons-nous alors prévoir pour les produits, le marketing et la communication quand les mass-médias d'aujourd'hui sont appelés à devenir des médias individuels ? Une révolution de civilisation est en marche.
    L'Observatoire Foreseen, créé par Havas Advertising, analyse ce qui sera un séisme socioculturel et éclaire de son regard prospectif les décideurs sur les adaptations essentielles à réaliser.

  • A l'inverse de son grand voisin australien, où les Blancs ont submergé les aborigènes, la Nouvelle-Calédonie vit, depuis l'installation du premier Européen en 1843, dans la contradiction de deux logiques, l'une liée séculairement au droit coutumier kanak, l'autre importée d'Occident par des vagues successives de Français (bagnards, déportés, colons).
    Deux communautés d'égale importance qui coexistent sans véritablement cohabiter, comme en ont témoigné plusieurs révoltes, de 1878 à 1988. Après les espoirs suscités par l'esquisse d'une politique de promotion mélanésienne (une demi-douzaine de statuts en trente ans), nombre de dirigeants kanak se sentent floués et basculent vers l'indépendantisme, tandis que d'autres rejoignent les caldoches. Au lendemain de la réélection de François Mitterrand et du drame d'Ouvéa, Michel Rocard parvient toutefois à renouer le dialogue entre les chefs des deux communautés : Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou signent les accords de 1988 qui ouvrent la voie à l'autodétermination.
    Ni l'assassinat de J. -M. Tjibaou par des indépendantistes extrémistes, ni les nombreux incidents qui ponctuent de laborieuses négociations ne parviennent à entraver le processus qui mène au référendum du 8 novembre 1998. Il marque une étape décisive pour la Nouvelle-Calédonie, appelée à devenir un Etat associé à la France et disposant d'une très large autonomie. L'avenir dira si cette " solution consensuelle " met véritablement fin à un lourd contentieux.
    Elle comporte pour la France une double novation : sur le plan constitutionnel en raison du transfert de souveraineté, sur le plan moral car, pour la première fois, Paris reconnaît dans une déclaration solennelle " les ombres de la période coloniale ". Aujourd'hui directeur du quotidien Le Monde, Jean-Marie Colombani, qui a longtemps vécu en Nouvelle-Calédonie - élève au lycée La Pérouse puis journaliste à Radio-Nouméa -, propose une nouvelle version de son Utopie calédonienne, parue en 1985.
    Augmentée de chapitres qui retracent quinze années riches de péripéties, elle est complétée par les documents essentiels qui ont jalonné l'élaboration des accords entre Kanak et caldoches.

  • Au printemps 1994, un massacre programmé décima, avec une rapidité stupéfiante, la république du rwanda.
    Avec des moyens rudimentaires (à la machette, principalement), près d'un million de personnes furent exécutées en à peine cent jours, sur une population initiale de sept millions et demi d'habitants. envoyé sur place comme reporter par le new yorker, un an après le drame, philip gourevitch s'est fait l'historien-dramaturge de ce génocide perpétré par les hutus contre les tutsis. c'est à travers des centaines de témoignages, comme autant de fables édifiantes, et donc par la voix des rwandais eux-mêmes (le titre est extrait de la lettre envoyée par un pasteur tutsi, la veille de l'extermination de son village, à son confrère hutu), qu'il révèle peu à peu la mécanique fatale, mise en place à l'époque coloniale, dont résultent ces conflits ethniques.
    Pièce par pièce, il démonte cette " fabrique du génocide ".

  • Juin 1999 : la liste " Bouge l'Europe " conduite par Robert Hue obtient le faible score de 6,7 %.
    Devancés par les Verts, écrasés par le PS, les communistes font grise mine. Pourtant, depuis l'accession de Robert Hue à sa tête, le Parti s'essaye au changement.
    Des chapelles orthodoxes aux courants réformateurs, des vieux croyants aux actuels compagnons de route, c'est à un véritable voyage au coeur de ce nouveau PC que nous convie Cécile Amar.
    Son enquête fouillée, menée depuis plus d'un an de cellules en sections, de sections en fédérations et de meetings en banquets, lui a permis de rencontrer la plupart de ces nouveaux communistes et de leurs soutiens.
    De Marie-George Buffet à Robert Hue, en passant par Jean-Claude Gayssot, Pierre Blotin ou Maxime Gremetz, mais aussi Roger Hanin, Ariane Ascaride, Roland Castro ou Fodé Sylla... Dirigeants et militants, apparatchiks et intellectuels, élus et sympathisants se sont confiés à elle en totale liberté, rompant avec les pratiques du secret qui singularisèrent longtemps la vieille maison de la place du Colonel-Fabien.
    A lire d'urgence pour savoir si, et dans quel sens, le Parti communiste bouge...

empty