Armand Colin

  • Il y a un siècle, naissait ce qui allait devenir le Parti communiste français. Ce parti fut longtemps l'un des plus populaires du champ politique français. Pendant plus de trois décennies, il fut aussi le premier parti de gauche, avant de connaître un recul continu qui l'a porté vers les rivages de la marginalité.
    Cet ouvrage, qui insère les approches thématiques dans une trame chronologique rigoureuse, cherche à comprendre ce qui fit la force du PCF et ce qui a nourri son déclin. Il s'emploie à décrire la manière dont le communisme du xxe siècle s'est enraciné, à la charnière d'un communisme mondial dominé par le PC soviétique, dans un mouvement social structuré autour du monde ouvrier et urbain et une gauche politique traversée par les souvenirs des révolutions du passé, comme par les événements traumatisants des guerres mondiales et coloniales.
    Avec la fin de la guerre froide, l'ouverture des archives et la multiplication des angles de recherche, il est aujourd'hui possible d'observer le PCF de façon plus sereine et plus sûrement documentée. On prend désormais la mesure de ce que le communisme politique ne fut pas seulement un parti, voire un appareil très centralisé, mais aussi une galaxie associant du politique, du syndical, de l'associatif et du symbolique. C'est cet objet « total » qui est ici présenté, analysé et interrogé.

  • Guerres, attentats, radicalisation, mouvements de révolte sociale... l'actualité nationale et internationale est fortement marquée par des manifestations de violences politiques extrêmes dans un contexte de chamboulement de l'ordre mondial et d'incertitudes sur l'avenir. Pour comprendre ces phénomènes et les mettre à distance, cet ouvrage propose une grille de lecture complète des violences politiques, en convoquant les apports de la sociologie politique et de celle de l'action collective. Après une présentation des grands modèles théoriques d'explication de la violence (théories fonctionnalistes, marxistes, identitaires, émotionnelles, de la frustration...), il propose une typologie précise des violences extrêmes (terrorisation, conflictualités, etc.) et vient interroger l'activation de la violence en démocratie à des fins d'interpellation politique.

  • Plus de la moitié des habitants de la planète vit désormais dans les villes.
    L'urbain est devenu le cadre dominant des pratiques et des relations sociales, mais aussi l'écosystème où s'épanouit le capitalisme globalisé. La ville s'est ainsi imposée comme une échelle clé pour comprendre et agir sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps. Les acteurs urbains, qu'ils soient élus, bureaucrates, acteurs économiques, professionnels de la ville ou chercheurs, s'efforcent de donner sens aux transformations qui travaillent les villes et d'y répondre à coup d'innovations politiques, économiques et sociales.
    Espace d'innovation, l'urbain est aussi devenu objet de controverses tout à la fois scientifiques et politiques.
    Cet ouvrage dresse un bilan critique de ces débats en s'attardant sur cinq controverses : l'urbanisation généralisée, les rapports entre milieux urbains et capitalisme, les relations entre les villes et les États, la distribution du pouvoir dans la ville et la démocratie urbaine, la gouvernance des espaces métropolitains.

  • Ce manuel d'introduction à la science politique présente l'ensemble des grands sujets qui constituent les fondamentaux de la discipline : Quel est le rôle de l'État et du pouvoir politique ? Quels sont les différents régimes politiques ? Qui sont les principaux acteurs politiques d'une démocratie ? Comment analyser l'action publique ? Comment a évolué l'action collective ?

    Illustrés d'exemples, de portraits d'auteurs, ce nouveau manuel pratique propose en fin de chapitres des QCM, questions de cours ou sujets de dissertation.

  • La nouvelle édition de cet ouvrage intègre les connaissances les plus récentes issues d'une littérature académique particulièrement foisonnante.
    Toutes deux disruptives, les campagnes présidentielles américaine de 2016 et française de 2017 font l'objet de développements particuliers. Une nouvelle partie est consacrée spécifiquement à la digitalisation de la communication politique et fait le point sur ses conséquences réelles, assez éloignées des mythes souvent véhiculés par les acteurs et les commentateurs du jeu politique.

  • Entendu comme réseau interconnecté transmettant des informations numériques, le cyberespace (ou « domaine numérique ») a connu une expansion majeure dans les trente dernières années. Une expansion géographique d'une part, étant donné le caractère global et transnational du réseau, et une expansion fonctionnelle d'autre part, par l'adjonction de segments dans le domaine industriel. Une expansion sociale enfin du fait de l'imprégnation croissante du domaine numérique dans les activités économiques, sociales, politiques et culturelles.
    Parallèlement à ces développements, le cyberespace s'est vu attribuer une signification nouvelle dans le champ de la sécurité. Enjeux de sécurité nationale et internationale, le contrôle, la protection et la mobilisation des ressources numériques ont progressivement intégré les politiques, les stratégies, les structures et les moyens des États comme des organisations. En d'autres termes, le cyberespace est également un objet politique.
    Il est donc devenu un champ de recherche légitime pour les sciences sociales. Définition du champ, principales caractéristiques, impacts sociaux de la numérisation et enfin enjeux politiques sous-jacents du cyberespace sont couverts dans cet ouvrage, illustré de nombreux cas pratiques.

  • Comment les hommes comprennent-ils leur époque ? Comment envisagent-ils leur avenir ? Quelle influence leurs idées exercent-elles sur la société ? Quel lien existe-t-il entre la philosophie, le droit, la religion et les grandes luttes politiques qui divisent le corps social ?  Cette deuxieme édition offre un vaste panorama des idées politiques de l'Antiquité gréco-romaine à nos jours. Elle revient sur les grandes questions qui se sont posées à la réflexion politique : les conceptions antiques de la citoyenneté et de la loi, les désaccords entre la théologie et les « sciences nouvelles », les incertitudes de la pensée monarchique, la progression de l'idée démocratique, la confrontation entre socialisme et libéralisme, jusqu'aux débats actuels sur le communautarisme et le multiculturalisme. Elle intègre un nouveau chapitre sur les critiques du totalitarisme et la question des libertés.  Dans une perspective ouverte sur l'histoire sociale et politique, l'auteur procède à une analyse rigoureuse des grands débats philosophiques et juridiques qui ont contribué à la formation de la pensée occidentale. 

  • Qu'est-ce que le renseignement ? En quoi diffère-t-il de l'espionnage ? Qui prend les décisions dans les services secrets ? Comment sont menées les opérations spéciales ? L'étude du renseignement permet d'aborder ces questions et de s'interroger sur les modalités de son contrôle et de son influence sur la politique étrangère des États.
    Cette nouvelle édition est enrichie d'un chapitre dédié aux transformations de l'information et au cyber, et d'études de cas portant sur des thématiques actuelles : renseignement des entités non étatiques, services secrets américains sous la présidence Trump, droit du renseignement en France, etc.
    Une introduction sans équivalent à un sujet désormais central des études de sécurité.

  • Cette nouvelle édition considérablement augmentée et mise à jour du Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques couvre deux domaines distincts, la théorie politique (ses concepts, ses méthodes), et la pratique, inscrite dans les institutions politiques et dans l´exercice du pouvoir.  Ce dictionnaire traite en priorité de la France et des pays francophones, tout en s´efforçant d´élargir le champ de la comparaison à la dimension européenne et même mondiale.  Cette 8e édition s'enrichit de nouvelles entrées : Kleptocratie, Théorie Queer, Gentry, Organisations internationales, Empowerment...

  • Depuis son surgissement au coeur de l'actualité internationale à l'aube de l'été 2014 lors de la prise de Mossoul, puis l'annonce du rétablissement d'un « califat » des origines et les revendications des attentats sur le sol européen, le groupe État islamique occupe le coeur de l'actualité.
    Myriam Benraad replace l'État islamique au coeur de sa complexité en s'intéressant plus particulièrement au discours du groupe, marqué par ses dualités saisissantes. Mot par mot, elle déconstruit une rhétorique qui, d'emblée, s'est placée dans la négation de la notion de « zone grise », récurrente dans la propagande de l'État islamique. Elle démontre que le phénomène État islamique se veut bien moins l'expression d'un « choc des civilisations » qu'un « symptôme » plus profond d'une crise « radicale » de la modernité, précisément située au coeur de ces binarités grossières.
      Dans le contexte de la globalisation issue des ruines de la Guerre froide, et à travers son évolution, l'État islamique interroge notamment des dualismes tels qu'Orient/Occident, civilisation/barbarie, Islam/mécréance, tradition/modernité, sacré/profane, bien/mal, unité/division, moralité/immoralité, justice/corruption, jihad/croisade, colonial/décolonial, libération/oppression, califat/démocratie, humiliation/dignité, vie/mort. Cette déconstruction d'un discours en réalité profondément ancré dans son temps, offre une approche inédite, rompant avec nombre des analyses produites.
       

  • Info, intox ? Complot, rumeur ? La désinformation serait partout, et la vérité nulle part. Ces questions obsèdent nos sociétés où il semble qu'en ligne tous puissent s'exprimer et que rien ne doive rester caché. Pourtant, la désinformation a une histoire. Elle s'exprime pendant la guerre froide et accompagne la mondialisation, avant que le web et les réseaux sociaux ne lui ouvrent de nouveaux horizons.
    En explorant les mécanismes de ce qui nous abuse et que nous refusons parfois de croire, des systèmes de pouvoir apparaissent et de nouvelles formes d'idéologies se manifestent. Quand la vérité des faits devient l'objet central de nos luttes, la désinformation n'est plus qu'une question morale : elle est un enjeu stratégique.

  • Juan José Linz est l'une des figures les plus marquantes de la sociologie politique à l'échelle mondiale. Après avoir vécu au confluent des trois cultures espagnole, allemande et nord-américaine, il est aujourd'hui professeur émérite à l'université de Yale. Il a consacré l'essentiel de ses travaux à l'enracinement aussi bien qu'à l'échec des nouveaux gouvernements démocratiques depuis la Première Guerre mondiale, et cela tant en Europe qu'en Amérique latine, en Afrique ou en Asie orientale. Pourtant, contrairement à ce que l'on observe aux Etats-Unis, en Italie ou en Espagne, ses travaux restent méconnus du public français. Ce livre, le plus important que Linz ait publié, vient combler cette lacune. Pour envisager la démocratie, il traite de façon à première vue paradoxale de la " non-démocratie ", c'est-à-dire des régimes autoritaires de toutes espèces ainsi que des deux types de systèmes totalitaires nazis et communistes, perçus les uns et les autres moins dans la perspective idéologique ou philosophique la plus courante que dans les mécanismes mêmes de leur pouvoir. L'auteur nous livre ainsi une réflexion solide sur la nature des régimes non démocratiques et développe la distinction fondamentale entre les régimes totalitaires et autoritaires. Alors que l'autoritarisme populiste renaît en Amérique latine et que le cycle des coups d'État militaires semble reprendre, en particulier en Asie du Sud-Est, cet ouvrage de référence retrouve une pleine actualité.

  • Entité abstraite, phénomène historique, mode d'organisation des rapports humains, forme institutionnalisée du pouvoir politique, l'Etat est une figure à la fois multiple et centrale dans les sciences juridiques, politiques et sociales. Une centralité attestée par les fondements et les manifestations de l'Etat : sa puissance souveraine (interne et internationale), ses éléments constitutifs (territoire, population, autorité gouvernementale), son organisation verticale (forme unitaire, régionale ou fédérale) et horizontale (exécutif, législatif, judiciaire), ses modèles de gouvernement (République, Monarchie, etc.) et socio-économiques (Etat-providence, gendarme, libéral, stratège), ses fonctions socio-économiques (missions régaliennes, services publics, ordre public) et juridiques (actes législatifs, budgétaires, réglementaires, judiciaires).
    Pédagogique, ce manuel inédit présente un thème fondamental de nombreux enseignements.

  • Le maintien de la paix, inventé par l'ONU des Nations unies pour répondre à la crise de Suez en 1956, est né dans l'improvisation et n'a cessé de se développer jusqu'à devenir un outil incontournable de gestion des conflits.
    Pendant la Guerre froide, l'ONU a été sollicitée à plusieurs reprises pour tenter de résoudre des conflits qui auraient pu conduire les deux superpuissances à s'affronter directement. À partir de 1989, les casques bleus ont été déployés dans un grand nombre de pays pour accomplir des tâches toujours plus ambitieuses. L'ONU reste pourtant soumise à la volonté de ses États membres qui financent ses activités et fournissent le personnel civil et militaire nécessaire à la conduite des opérations.
    Cet ouvrage contribue à une meilleure connaissance du maintien de la paix. L'analyse proposée, retrace ses origines après 1945 et vise à démontrer son utilité comme mécanisme de gestion des conflits armés, malgré les nombreuses limitations que lui impose la politique internationale.

  • À quoi correspond le « monde arabe » ? Que savons-nous de cette aire géographique et culturelle, de son histoire ? Quelle place occupe-t-il dans le jeu complexe des relations internationales et de la géopolitique du XXIe siècle ? Véritable outil pédagogique indispensable pour comprendre les défis du monde contemporain et dépasse les clichés ancrés dans nos imaginaires collectifs à l'heure où le monde arabe semble s'engager dans un processus de transition, voire de mutation.

  • A la différence des manuels concurrents, cet ouvrage s'attache principalement à présenter la science politique comme science sociale. Les implications épistémologiques et méthodologiques sont au coeur de la réflexion. Il a également l'ambition de discuter des liens plus ou moins conflictuels que la science politique entretient avec d'autres sciences sociales et sur l'apport, parfois trop souvent négligé, des réflexions qui animent depuis longtemps les travaux anglo-saxons.

  • «Ce que personne ne sait et qui ne laisse pas de trace n´existe pas » expliquait Italo Svevo. Si chez certains le temps suffit pour qu´un événement tombe dans l´oubli et qu´on vienne à penser qu´il n´a jamais existé. Pour d´autres, au contraire, le souvenir est resté vivace, entretenu par un groupe ou une communauté d´individus, souvent organisés en associations, et prêts à tout pour faire connaître et reconnaître un massacre, un attentat, un génocide, une catastrophe naturelle... Confrontés les uns aux autres, ces souvenirs suscitent parfois une compétition malheureuse, parfois volontaire, souvent inconsciente, qui s´alimente d´un univers sur-médiatisé où les images récentes et plus anciennes se multiplient et se télescopent. La concurrence des mémoires défie les imaginaires nationaux et remet en question le droit des États à dicter ce qui leur semble bon pour la Nation. Souvent considérée comme un effet secondaire lié à des problèmes plus fondamentaux, la concurrence mémorielle est en réalité un enjeu structurant et déterminant pour la cohésion sociale de nos sociétés.

  • Le siècle XX a emprunté un mot terrible et vague, apparemment technique et plein de secrets, à son prédecesseur, le XIXe.
    Le terme Idéologie, réservé alors à quelques initiés, devient ensuite le véhicule des grandes ondes d'histoire et de pensée.
    Et, porté par de vastes masses, il devient lui-même une onde matérielle, voire une succession violente de raz-de-marée. Et pourtant il appartient à la philosophie : par ses deux composantes, provenant en droite ligne de la pensée grecque, bien qu'elles se soient rencontrées dans la langue française. Mais de lourds appareils d'Etat lui ont réservé des appartements particuliers, dans l'Histoire. La langue russe, la langue chinoise, et bien d'autres ont donné son nom à des fonctions chargées des plus grandes énergies et du plus grand danger.
    D'autres appareils l'ont retraduite en un équivalent non moins redoutable, emprunté aussi aux philosophes, la Vision-du-monde. Weltanschauung et Idéologie se sont aussi, un moment, partagé l'univers de la violence et de la répression.
    Nous sommes ici aux confins de la sagesse et de ses folies. Nous rencontrerons des figures qui sont des monstres. Mais elles feront aussi référence à d'autres messages, qui sont les animateurs de messages de finesse, de précision, et d'ironie.
    Comment saisir ces paradoxes, et singulièrement ceux du quadrilatère Hitler-Staline et Nietzsche-Marx ? Car ces deux derniers noms sont à la fois impliqués dans la référence par contrainte, ou le culte d'idéologues - et dans le démontage virulent qui s'exerce sur les deux autres.
    Il nous faudra donc passer par tous ces chemins. Qui préparent pour nous la cartographie du siècle à venir. Même dans le cas où nous aurions, par cécité idéologique précisément, refusé de le savoir.
    JEAN-PIERRE FAYE.

  • Nous savons tous, intuitivement, que la peur joue un rôle dans la vie politique d'un pays. Et pas seulement lors d'événements exceptionnels comme les attentats du 11 septembre à New York. Mais, parce qu'il est humiliant d'avoir peur et de se l'avouer, nous en minimisons irrésistiblement l'influence, préférant nous réfugier derrière des explications plus "rationnelles" du comportement des gouvernants comme des citoyens.
    Le maître-livre de Corey Robin déchire ce voile d'ignorance. Dans une analyse à la fois brillante et provocante, très largement saluée lors de sa récente publication aux États-Unis, il montre en quoi la peur constitue un levier fondamental de pouvoir, même dans une démocratie libérale comme la nôtre. L'auteur conjugue ici une analyse historique de l'idée de peur (de Hobbes à Hanna Arendt en passant par Montesquieu et Tocqueville) avec une description concrète, menée sans complaisances, de la vie politique américaine actuelle. Il s'en dégage une démonstration particulièrement efficace qui déborde le cadre strictement américain pour s'appliquer à tout fonctionnement démocratique. Si cette thèse originale trouble certainement notre confort intellectuel, elle peut aussi nous dessiller politiquement les yeux pour des lendemains mieux libérés de la peur.

  • L'idée nationale a pour origine des intérêts politiques et des émotions collectives. Pour vivre ensemble, un peuple doit avoir des rapports de solidarité privilégiés fondés sur la culture et des projets politiques communs. L'histoire montre l'extrême fragilité et les assises équivoques de ces liens. De la défense de la nation, on bascule rapidement dans le nationalisme. Ses défenseurs assouvissent dans leurs croyances et leurs aspirations un besoin de dignité et de grandeur. Leur quête de reconnaissance identitaire comprend l'envie d'appartenir à une communauté de haut lignage historique, chargée d'assumer une destinée exceptionnelle. Cet attachement émotionnel à une nation se construit dans l'hostilité aux autres peuples. Il manifeste aussi le désir d'une communauté harmonieuse, dont seraient exclus ses dissidents.
    En s'inspirant de la psychanalyse, Pierre de Senarclens renouvelle les perspectives et revisite l'imaginaire national, tel qu'il s'est affirmé notamment en France, en Allemagne et en Italie. Il souligne que la défense de la nation est une condition de l'ordre politique moderne, mais qu'elle comporte aussi en elle des ferments de fanatisme collectif et de violence, comme en témoignent les tragédies de l'histoire européenne au XXe siècle.

  • Cet ouvrage offre un panorama synthétique, inédit en français, des démocraties de par le monde. Après avoir présenté l'histoire et les théories de la démocratie, il fournit des connaissances précises sur le fonctionnement institutionnel et politique des régimes démocratiques. Il explore les défis contemporains auxquels sont confrontées les démocraties occidentales tout comme les démocraties du Sud, et met en lumière les similarités et les contrastes entre les continents et les États. La mondialisation peut laisser penser que les démocraties sont en voie d'homogénéisation mais, comme le révèle cet ouvrage, bien que fondées sur des principes communs, elles resteront inévitablement diverses.

  • Daech, djihad, printemps arabes, rivalités sunnites/chiites, les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient semblent en permanence sujets aux fièvres, à la violence et à l'instabilité. Le monde arabe est de plus en plus fragmenté, et en même temps parcouru par des mouvements régionaux, qu'ils soient religieux, sociaux et démographiques. Traditionnellement accusés d'ingérence, les acteurs extérieurs à la zone y disposent de moins en moins de leviers.
    Les puissances régionales telles que l'Arabie Saoudite et l'Iran ont gagné en autonomie et en influence sur le destin de la région. Si les Etats arabes restent dans une crise profonde, et pour certains dans une situation d'effondrement complet, les sociétés continuent à vivre, à bouillonner d'initiatives locales, et dessinent ainsi tant bien que mal leurs futurs. Ce livre présente les évolutions récentes de la zone Afrique du Nord-Moyen Orient en introduisant concepts théoriques et littérature universitaire, et en les associant à des outils opérationnels (démographiques, économiques, institutionnels).

  • Objet majeur de réflexion pour l'analyse politique, la sensible question de la représentation mérite d'être abordée empiriquement, au-delà des essais normatifs qui dominent la littérature sur le sujet. C'est pourquoi, sans négliger l'histoire des idées et les débats contemporains relatifs à la crise de la représentation, le présent ouvrage nous entraîne sur des terrains délibérément concrets. Faisant référence à un large éventail d'études, tant anglophones que francophones, tout en privilégiant une optique comparative, il nous amène à considérer aussi bien le travail de légitimation des représentants au quotidien que les modalités théâtrales de la représentation. Il propose également des développements très novateurs sur la tension entre exigences d'éminence et de proximité. Estimant qu'il est grand temps de cesser de parler de la représentation comme s'il s'agissait d'une réalité univoque, son originalité est de relier constamment la thématique de la prise en charge des intérêts à celle des perceptions et surtout des dimensions symboliques de la relation.

  • Entre chômage "longue durée", pour les uns, profits mirifiques pour les autres, le débat sur les inégalités et la justice sociale s'est durci. La société française serait devenue fondamentalement inégalitaire. C'est cette vision sans nuance que décortique le présent ouvrage. À partir d'une enquête de terrain approfondie et originale, il montre que la position socio-économique ne joue souvent qu'un rôle modéré dans la perception des inégalités.

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