Albin Michel

  • La France est meurtrie par le terrorisme. Mais il y a plus grave : elle est en train de perdre son identité. Si l'on ne fait rien, selon Philippe de Villiers, la voix du muezzin couvrira le son des cloches de nos terroirs.
    L'auteur a eu accès à de nombreuses informations qu'il divulgue ici pour que les Français sachent et prennent conscience de l'extrême gravité de la situation.
    À travers une mise en perspective vertigineuse, il rappelle comment, depuis les années 1980, notre pays a été lentement mais sûrement « islamisé ». Rien n'a été fait pour répondre aux vagues migratoires et au plan secret de l'Europe. Pire, ce projet d'un « Eurislam », révélé ici au grand jour, a été encouragé par les élites françaises.
    Il faut renouer avec notre pays. Philippe de Villiers propose d'inventer un nouveau roman national qui soit un roman d'amour. Pour que chaque Français puisse partir dans la vie avec un bagage imaginaire qui porte ses rêves.

  • « Ma voix va s'efforcer d'être celle des quarante ou cinquante millions de victimes dont la voix, en Europe centrale, est étouffée, étranglée. [...] Vous savez tous comment la tragédie a commencé. Ce fut quand surgit en Allemagne le national-socialisme, dont la devise fut dès le premier jour : étouffer. »Voyageur infatigable, passionné de littératures et de cultures étrangères, Stefan Zweig partageait avec les grands intellectuels de son temps un pacifisme actif et des rêves humanistes. Face à la montée du nazisme et à l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, qui le contraignirent à l'exil et à l'errance, il n'eut de cesse de lutter contre l'effondrement de l'Europe.
     Articles, chroniques et essais inédits écrits par Stefan Zweig entre 1911 et 1942, autant de précieux fragments disparus ou encore oubliés qui reflètent l'actualité mouvante de toute une époque et nous font découvrir, à saut et à gambades, les ressorts intimes d'une écriture engagée.

  • Au moment où les partis populistes remportent des succès déconcertants dans les sociétés libérales occidentales, en Autriche, en Italie, aux États-Unis..., nul ne saurait douter que nous traversons aujourd'hui ce que Chantal Mouffe appelle un « moment populiste », qui s'explique par la désaffection croissante envers les partis de gouvernement traditionnels et la défiance envers la chose politique dans son ensemble.
    Après L'illusion du consensus, la gauche progressiste que défendait l'auteure, capable de revitaliser la démocratie et de rétablir un espace où s'expriment les conflits, doit désormais se reconstruire ; et il semble bien qu'elle n'ait d'autre choix que d'adopter, elle aussi, une « stratégie populiste ». Mais attention, par « populisme de gauche », il faut entendre la stratégie qui vise à construire une frontière entre « le peuple » et l'« oligarchie », la seule frontière politique qui vaille, comme l'avance Chantal Mouffe dans ce texte aux allures de véritable manifeste.

  • Qu'est-ce que le Conseil d'État ?
    Le plus influent des réseaux de pouvoir ?
    L'endroit où se fabrique un droit ésotérique pour initiés ?
    Un refuge doré pour les amis du Président en place ?
    Le juge suprême de l'Administration ?
    Un lieu de connivences et... de décisions ?
    Le dernier protecteur des libertés publiques ?
    À travers son enquête, la première du genre, Yvan Stefanovitch nous fait découvrir la réalité de cette puissance invisible qui ne dit pas son nom.

  • Louis Massignon (1883-1962) fut un des plus grands islamologues français et un des principaux acteurs de l'établissement d'un dialogue entre islam et Église catholique. Ami de Charles de Foucauld, de Lawrence d'Arabie et de Gandhi, ce professeur au Collège de France, spécialiste du monde arabe, était aussi un homme de terrain. Il participa à de très nombreuses missions commanditées par le ministère des Affaires étrangères.Le tour de force de Gérard D. Khoury est d'avoir réussi à rassembler la plupart des rapports - jusque-là inédits - des missions de Massignon au Levant (de 1907 à 1955), et de mettre en valeur ses analyses politiques et culturelles, souvent en avance sur son époque, et en particulier ses considérations sur le monde et l'islam arabes. La foi fervente de Massignon le conduit à souligner de façon prémonitoire, dès les années 1920, la question des Chrétiens d'Orient, mais également celle des autres minorités, notamment les Alaouites de Syrie. Il comprit aussi très tôt que les Arabes et les musulmans, humiliés, seraient acculés à se radicaliser, et il ne dissimula pas ses craintes à cet égard.Réunis pour la première fois, ces rapports de mission éclairent, à côté du parcours spirituel de Louis Massignon, la facette politique, méconnue, de l'oeuvre de cette grande figure du XXe siècle.

  • Les conditions générales dans lesquelles se déploie l'action politique ont été profondément bouleversées au cours des deux dernières décennies, la chute du Mur de Berlin et le 11 septembre 2001 marquant, à douze ans d'intervalle, la rupture.
    Alors que depuis le XVIIe siècle, le modèle classique de la politique articulait un cadre géographique (les frontières de l'Etat), un principe de légitimité du pouvoir (souveraineté nationale, monarchie héréditaire) et un système de régulation des conflits internationaux (fondé sur l'équilibre des forces), le monde contemporain, sous l'effet de la globalisation et de la privatisation du monde, est en passe de réduire à néant ce modèle au profit de la transnationalité du marché, de l'argent-roi, de la guerre totale et permanente.
    Aux idéologies d'autrefois a ainsi logiquement succédé l'administration des choses, à l'idéal politique le repli sur la " vie privée ", à l'hégémonie des partis sur la scène publique le règne des experts, à la régulation multilatérale l'arbitraire des puissances.
    Cette évolution est-elle inéluctable ? Comment refonder l'action politique à l'ère des multitudes (autrement dit, des masses indiférenciées et nomades, tant réelles que virtuelles, normalisées par le marché et l'expertise) ?
    Un essai riche et exigeant.

  • Matoub Lounès, chanteur de légende autant que figure de proue de la revendication identitaire berbère. L'enfant terrible de Kabylie assassiné le 25 juin 1998 près de son village, Taourirt Moussa, est à l'image de son destin, tumultueux, tragique et passionné. Haï par le système, ennemi public des islamistes, adulé par la jeunesse kabyle, frondeur et iconoclaste, Matoub Lounès a toute sa vie défendu sa langue, sa liberté, sa tradition, l'échange entre les cultures et la démocratie. Sa mort, attribuée aux islamistes, laisse des zones d'ombre que sa soeur Malika, qui l'a toujours suivi dans ses combats et qui reprend le flambeau de la lutte, éclaire d'un jour nouveau. Elle témoigne ici d'une vie engagée dans tous les sens du terme, au coeur d'une Algérie encore enfermée dans un système militaire et mafieux et des valeurs arabo-islamiques imposées. Elle montre comment Matoub Lounès incarnait la liberté de dire et d'agir en dehors de toute institution.

  • Ce document retrace l'histoire du docteur Shuntaro Hida, témoin essentiel de la bombe de Hiroshima : s'étant trouvé à quelques kilomètres de la ville, il a été tout de suite sur place et fut le médecin des irradiés pendant plus de 60 ans.
    Aujourd'hui, à 97 ans, indigné par l'attitude des pouvoirs publics à l'égard des victimes de Fukushima, il parcourt le pays pour informer les gens sur le danger des radiations et les encourager à réclamer leurs droits à la santé et à la justice. Au Japon, comme en Europe et aux USA, depuis l'explosion de la bombe de Hiroshima, les pouvoirs publics n'ont jamais admis officiellement le danger d'une contamination interne par les poussières radioactives. Avec Fukushima l'attitude du gouvernement n'a pas changé. Les mêmes mécanismes de déni sont à l'oeuvre. Il s'agit de limiter le nombre de personnes à indemniser et de relancer l'économie de la région de Fukushima en renvoyant les réfugiés chez eux, malgré une contamination importante.
    Le docteur Hida développe un point de vue personnel sur le rapport entre santé et droits de l'homme. Il est inspiré par une philosophie proche du communisme de sa jeunesse, et aujourd'hui imprégnée d'humanisme bouddhique.

  • Lorsqu'elle est intervenue devant la commission parlementaire sur le « voile intégral », Dounia Bouzar a défendu l'idée que l'État n'a même pas à se demander si la burqa relève de l'islam ou pas, il doit l'interdire pour raisons d'ordre public. Mais, même si elle accepte que cette interdiction se fasse par une loi (qui juridiquement ne serait pas nécessaire), elle entend prévenir du danger qu'il y aurait à croire à son efficacité. Car c'est en fait par beaucoup d'autres biais, que l'islam radical cherche à s'immiscer dans la vie quotidienne, des piscines municipales avec horaires réservés aux femmes jusqu'aux refus de consultations par un médecin homme dans les hôpitaux publics, en passant par l'exigence de viande hallal dans les écoles, etc.
    Comme elles l'ont fait avec l'islam dans les entreprises, les auteurs livrent ici le fruit de leur enquête dans les services publics, et pointent les multiples laxismes qui contreviennent aux principes républicains, partout. ou presque, puisque seule l'attitude à la fois équilibrée et ferme des services hospitaliers respecte à leurs yeux les valeurs de la laïcité.
    Ce constat sans concession est assorti, comme dans le précédent ouvrage, des conseils concernant les critères républicains que devraient suivre les responsables de l'État et des collectivités locales.

  • Malgré le renouvellement de l'histoire des femmes, malgré les critiques adressées par des historien(ne)s à cette lecture de l'universalité monotype qui ne se dit pas, l'histoire de la démocratie continue de s'écrire au masculin. Pensée par des hommes et pour des hommes dans l'événement fondateur, la démocratie revisitée par les historiens ne pourrait-elle inclure les femmes dans son histoire, sachant que certaines d'entre elles sont intervenues, au même moment, dans le même événement, pour obtenir les mêmes droits ? Ou tout simplement, comment écrire l'histoire des hommes qui agissent et parlent avec celle des femmes qui se taisent pour la plupart ? Les femmes, exclues du politique, ne sont-elles pas incluses dans cette idée républicaine, dans cette démocratie qui ne peut devenir réalité qu'en englobant les deux sexes d'une humanité impossible à séparer ? Cette histoire peut-elle s'écrire ? Comment rendre compte du devenir d'une démocratie dont les maîtres d'oeuvre sont quelques-uns qui agissent au nom des autres, hommes et femmes ?

    Écrire cette histoire-là, c'est le défi qu'a choisi de relever Michèle Riot-Sarcey. Pour ce faire, l'auteur a choisi d'emprunter la démarche biographique : soit, suivre le parcours de trois femmes qui vécurent publiquement les moments forts de la première moitié du XIXe siècle en réclamant l'égalité des droits, dans ce temps important de l'élaboration de la pensée démocratique, toujours étroitement associée à la pratique politique.

  • Mitterrand, entre deux dossiers, consacrait beaucoup de temps à son harem. Chirac nommait ses favorites au gouvernement. Ses disparitions nocturnes entraînaient l'inévitable question de Bernadette : « Savez-vous où est mon mari ce soir ? » C'est ainsi : en France, sexe, amour et politique sont indissociables. Au XVIIIe siècle, la Maintenon et la Pompadour ont régné sur le coeur et la politique du roi. Aujourd'hui, presque rien n'a changé : le pouvoir reste obsédé par la conquête des femmes. Épouses, elles font partie des stratégies présidentielles ; maîtresses ou courtisanes, elles font parfois trembler l'État. La séduction est plus que jamais au coeur du système politique et de la course à l'Elysée.
    Pour la première fois, d'anciens Premiers ministres, des ministres passés ou en fonction, des conseillers et des hauts fonctionnaires évoquent ce sujet délicat en toute franchise. Rien n'y manque : ballets roses, espionnage, vendettas, pièges... Quant aux services de l'État, ils enquêtent sur les candidats. La bataille qui mènera à l'élection présidentielle de 2007 sera impitoyable.

  • Après des décennies de gouvernement autoritaire, les pays d'Amérique latine ont progressivement rejoint le camp démocratique depuis les années 1990. Mais ces démocraties restaurées ne sont pas tout à fait des régimes représentatifs comme les autres : elles sont les héritières des dictatures, quand elles n'en sont pas les prisonnières. Tantôt le pouvoir élu est tenté de s'affranchir des règles strictes de la démocratie libérale, le principe de majorité ouvrant la voie à la tentation plébiscitaire ; tantôt l'extrême inégalité des conditions, la violence des hiérarchies sociales, les défaillances de la puissance publique et la fragilité des institutions incitent certaines fractions de la population, quand ce n'est pas l'armée elle-même, à souhaiter le retour à la solution autoritaire.
    D'un autre côté, si les régimes représentatifs sont objet de doutes, la demande de citoyenneté est forte et témoigne de la consolidation de la démocratie.
    Cette ambivalence n'est pas propre à l'autre Amérique. Mais l'enjeu de la stabilité là-bas est singulièrement aiguisé par la proximité du grand voisin du Nord et par l'attention permanente que porte l'Europe latine à son extension d'Extrême-Occident.
    Trente ans après avoir ausculté « l'État militaire en Amérique latine », une somme devenue un classique, Alain Rouquié évalue la capacité de résistance de la démocratie en proie à ses démons.

  • " 7 avril 1994 : François de Grossouvre est retrouvé mort, suicidé dans son bureau à l'Elysée.
    Nouvelle affaire d'Etat. Conseiller et vieux compagnon du président de la République dont il est depuis trente-cinq ans l'éminence grise, Grossouvre connaît les moindres secrets de François Mitterrand. Depuis 1982 et mes premières grandes enquêtes sur la corruption socialiste, je le rencontre régulièrement, à l'abri des regards. Durant toutes ces années, il devient un ami et me livre d'inquiétantes confidences sur les coulisses de l'Etat PS, les réseaux de l'affairisme politique et les " 40 voleurs...
    " que le président de la République tolère autour de lui, encourage parfois, protège toujours. Conformément à ses voeux, le révèle dans ces pages pourquoi François de Grossouvre s'est senti trahi par le président. Pourquoi, jusqu'à la fin, il a porté à son encontre les plus graves accusations. A la suite de mon précédent livre, Lettre ouverte d'un " chien " à François Mitterrand au nom la liberté d'aboyer, j'ouvre ici de nouveaux dossiers.
    Ils donnent la clé du système pervers qui, après avoir désespéré le premier ministre Pierre Bérégovoy, a fini par tuer François de Grossouvre. "

  • Alors que les communistes, en constante perte de vitesse dans le pays, s'apprêtent à tenir leur trentième congrès, voici qu'une voix originale se fait entendre au sein de la génération montante.
    Député et maire de Saint-Denis, l'un des bastions historiques du communisme français, Patrick Braouezec a su faire de l'accueil sur sa commune du Stade de France un enjeu de la démocratie locale. Il est décidé à poursuivre dans cette voie. Il ne se raidit pas dans un intégrisme rouge, ni ne se dilue dans une social-démocratie accommodante. Tout au contraire, il appelle le PCF à rester communiste mais en renouant avec une vie démocratique authentique, en sortant enfin du cercle étroit des militants repliés sur eux-mêmes.
    Critique à l'égard d'une politique gouvernementale qu'il juge inadaptée en matière tant de développement urbain et de sécurité que d'éducation, Patrick Braouezec souhaite redynamiser et rééquilibrer une gauche endormie dans les délices et les poisons de la cohabitation.

  • Dans L'Omerta française, Sophie Coignard et Alexandre Wickham brisaient la loi du silence et révélaient les vérités gênantes que l'on cache aux Français.
    Le Rapport Omerta poursuit ce travail de décryptage sous une autre forme. Sophie Coignard, avec une équipe d'enquêteurs et d'experts, s'attaque aux sujets tabous, décode l'information officielle, dévoile les censures et les conformismes qui étouffent la société française, notamment : Les petites amnisties concoctées entre amis ; Le code non écrit qui régit les décisions de la très secrète " chambre de la presse " du tribunal de Paris ; Les secrets des femmes du Président ; Les rapports, extrêmement discrets, qui révèlent l'incroyable mansuétude dont bénéficient les juges pris en faute ; Ce qu'on ne vous dit pas sur le préfet Bonnet et la Corse ; Les manoeuvres des lobbies pour nous " vendre " le Concorde, l'amiante et le reste...
    Le Rapport Omerta, ce sont les sujets à ne pas aborder et tout ce que les Français devraient savoir.

  • En 2003, la loi du silence continue de régner, en France, sur des pans entiers de l'information.
    Le Rapport Omertà est là pour s'attaquer aux vérités gênantes et aux zones d'ombre de la société française. Entourée d'une équipe de journalistes et d'experts, Sophie Coignard révèle les vérités cachées, dévoile les faux-semblants et décrypte les opérations d'intoxication qui ont marqué l'année écoulée : Les braqueurs de petits porteurs, toujours en liberté. Les Renseignements généraux et leurs amis journalistes.
    L'insécurité : sept ans de silence. Que vaut la mort d'un magistrat français ? Un révolutionnaire en charentaises : Jean-Pierre Raffarin. Ces hôpitaux qui vous contaminent en secret. Argent des élus : la commission des sourds-muets... Avec les témoignages exclusifs du procureur Eric de Montgolfier, de Pierre Botton, d'Éric Halphen... Le Rapport Omertà, ce sont les sujets à ne pas aborder et tout ce que les Français devraient savoir.

  • La petite pendule soprano vient d'alerter le Président. Jacques Chirac esquisse un rictus en signe d'épilogue. Les jambes se décroisent, les bras se lèvent comme deux soupirs, le geste est d'une politesse régalienne, mais la main s'ouvre et montre la porte. Très intéressant, le mystère Chirac, le mystère de cet homme qu'on décrit comme une feuille morte dans les vents dominants et que j'ai perçu comme un bloc compact d'opinions personnelles. Jacques Chirac change d'idées sur beaucoup de questions. Il y a un sujet sur lequel il ne bouge pas, sur lequel il n'a jamais varié, c'est son tropisme oriental. Pour la première fois dans son histoire, la France est conduite par un Mamamouchi. Il ne s'occupe plus de savoir ce que nous pensons ; il vit sous d'autres cieux, en Eurasie.

  • La transparence devient totale. Nos déplacements, nos achats, nos goûts, nos maladies, nos échanges, nos conversations, rien n'y échappe. Au bureau ? Des entreprises expérimentent des dispositifs transmettant les conversations et la localisation des employés. En voiture ? Des capteurs analysent votre conduite et transmettent en temps réel les résultats à votre assureur. Sous votre douche ou dans votre lit ? Un bracelet connecté enregistre le moindre de vos mouvements pour un rendez-vous médical.
    Un entretien d'embauche ? Une visite approfondie des réseaux sociaux, ah les photos sur Facebook !, est devenu un préalable. Quant à notre ADN, il sera séquencé en sorte que nos maladies sont en train de devenir prévisibles : les assureurs se frottent déjà les mains. Peut-on inverser le cours des choses ou sommes-nous condamnés à l'autodestruction de cette société de libertés que nous avons mis tant de siècles à constituer ? Cet essai analyse la marche forcée et inconsciente vers une société rendue invivable par le culte de la transparence et celui conjoint de la révolution technologique en cours.
    Dire qu'il est totalement optimiste serait mentir ! "La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" a dit René Char.

  • « Unie dans sa diversité, l'Europe offre à ses peuples les meilleures chances de poursuivre, dans le respect des droits de chacun et dans la conscience de leurs responsabilités à l'égard des générations futures et de la planète, la grande aventure qui en fait un espace privilégié de l'espérance humaine... » Le 15 décembre 2001, le Conseil européen réuni à Laeken décide de convoquer une Convention sur l'avenir de l'Europe et d'en confier la présidence à Valéry Giscard d'Estaing.

    Cette Convention a rassemblé 105 représentants des pays membres de l'Union européenne et des pays candidats venant du Parlement européen, des Parlements nationaux, des gouvernements et de la Commission européenne.
    Après 17 mois de travaux pendant lesquels se sont tenues 26 sessions ouvertes au public, durant 52 jours, ont été entendues 1812 interventions, ont été publiés 23 546 documents traduits en 11 langues, c'est par un très large consensus que les conventionnels ont approuvé un texte unique.

    Le projet complet d'un traité instituant une Constitution pour l'Europe est remis à Rome au Président du Conseil européen, le 18 juillet 2003. C'est le texte intégral dont il a rédigé l'introduction pour en faciliter la lecture que présente Valéry Giscard d'Estaing afin que chaque citoyen européen puisse se former un jugement personnel.

  • Le livre du médecin de Mitterrand interdit, une étude historique sur les Aubrac condamnée, Alain Delon censurant par avance toute biographie le concernant, des journalistes poursuivis, placés en garde à vue. En France, la liberté d'expression est en danger. Tout devient prétexte à intimer le silence : la mort de Lady Di, l'acharnement du Congrès contre Clinton. Au nom du respect de la vie privée, nos nouveaux inquisiteurs tentent de renforcer encore une des législations les plus répressives des démocraties occidentales. A une censure d'Etat qui fut maintenue jusqu'à la fin du gaullisme, au début des années 70, succède un contrôle multiforme. Chaque groupe fait imposer par la justice le respect de ses propres valeurs. Le Front national obtient la condamnation de Charlie-Hebdo pour racisme anti-français et l'Eglise catholique attaque les affichistes qui utilisent la symbolique chrétienne. Au pays de Rabelais, nul n'est autorisé à évoquer la vie sexuelle de nos contemporains. A travers ce refus de l'ironie, de la critique sociale, de la polémique, la démocratie est mise en cause. Combien de temps accepterons-nous d'être traités en mineurs, de nous voir refuser l'accès à des ouvrages, librement publiés aux Etats-Unis et chez nos partenaires européens ? Français, si vous saviez !

  • Pourquoi les terroristes d'Action directe ont-ils été protégés par les socialistes durant les premières années de présidence de François Mitterrand ? Quel type de financement se cachait derrière le fabuleux hold-up de Condé-sur-Escault ? Comment le terrorisme international a-t-il bénéficié de fonds gigantesques grâce à une équipe de faussaires et pourquoi ce dossier a-t-il été enfoui dans les oubliettes de l'histoire ? À quoi servent les réseaux trotskistes qui se sont mis en place dans la presse comme dans les allées du pouvoir ? Quel rôle a joué Lionel Jospin dans cette mouvance et pourquoi a-t-il conservé pendant plus de vingt ans le secret sur cet engagement clandestin ? Pourquoi, lors du procès de Klaus Barbie, Charles Hernu a-t-il soustrait certains documents à la justice ? À toutes ces questions et à nombre d'autres, le capitaine Paul Barril, ancien responsable du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale et membre, un temps, de la cellule anti-terroriste de l'Élysée, apporte des réponses explosives fondées sur une documentation exceptionnelle.

  • J'aime bien Jacques Chirac, mais je préfère quand même la France. J'ai de l'estime pour Lionel Jospin, mais pas au point d'abandonner la République. Je sais qu'ils sont comme moi, en ce moment, les Français, qu'ils se sentent plutôt de droite ou bien plutôt de gauche. Ils ont bien vu que, dans le passage à l'an 2000, le bogue qui menaçait la France était bien plus inquiétant que celui qui risque de détraquer les ordinateurs. II va tout bonnement faire disparaître une construction tout aussi sophistiquée que le dernier logiciel de M. Bill Gates : la République française. Charles Pasqua

  • Douze perquisitions, six mises en examen, quinze jours de prison, quatre mystérieux cambriolages, une interdiction d'exercer sa profession, des filatures permanentes. En un an, Allain Guilloux, avocat fiscaliste de renom, projeté à son corps défendant sous les feux de la rampe, a découvert tout ce que l'on inflige à une personne que l'on veut briser. Au départ, il y a un homme qui défend ses clients, souvent célèbres, face à Bercy. Mais il commence à agacer, puis finit par énerver. Son nom est cité en marge d'une affaire. Un juge se saisit du dossier. Le voilà impliqué malgré lui dans le scandale de l'Angolagate. La cassette Méry est diffusée. On évoque son intervention avant même que l'instruction n'établisse le rôle joué par les uns et les autres. On parle d'une lettre anonyme qui l'accable. Mais le document demeure introuvable. Pour sauver son honneur et préserver son cabinet, cet ancien inspecteur des impôts qui connaît les arcanes du microcosme doit se transformer en enquêteur. L'objet de ses investigations ? Ce qui lui est arrivé. Un livre terrible sur les rouages d'un système qui nous menace tous.

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