Robert Laffont

  • Elle fut la première femme noire et la première femme d'origine indienne à concourir pour le poste de vice-présidente. Et à peine élue aux côtés de Joe Biden en novembre dernier, Kamala Harris est déjà pressentie pour prendre la tête des Etats-Unis en 2024. Face au machisme et à l'entre-soi des campagnes présidentielles menées par des hommes blancs de la génération du baby-boom, Kamala HarrisÂÂ («ÂÂ fleur de lotusÂÂ » en indien) incarne une nouvelle génération de femmes politiques. Son charisme, son naturel, sa franchise et sa volonté implacable sont les qualités qui l'ont faite élire.
    Fille d'un économiste jamaïcain et d'une chercheuse en oncologie indienne activistes au sein du mouvement pour les droits civiques durant leurs études à Berkeley, Kamala Harris a de qui tenir sa forte inclination pour la justice sociale. Elle a toujours voulu changer la société, défendre la vérité et l'égalité. A 13 ans, elle manifestait déjà contre l'interdiction de jouer sur la pelouse de son immeuble... Cette passion pour la justice, elle la développe durant ses études en science politique et en droit. Entre 2011 et 2017, elle est une procureure générale de Californie intraitable, qui apprend à se faire respecter. En 2017, elle prête serment en tant que sénatrice des Etats-Unis, et apparaît comme l'une des opposantes démocrates les plus déterminées contre Trump et son administration.
    Dans ce livre, Nos Vérités, à paraître dans plus de 25 pays, Kamala Harris raconte sa famille, son éducation, son parcours, ses engagements, son mariage, et son besoin de vérités. Elle parle ouvertement de tous ces thèmes qui divisent son paysÂÂ : le racisme, l'antisémitisme, le sexisme et l'homophobie toujours présentsÂÂ ; les inégalités économiques qui ôtent dignité et décence à des millions de travailleursÂÂ ; elle s'insurge contre le coût de la santé, contre les brutalités policières et judiciaires... Et clame son désir, puissant, de refaire de son pays une grande nation, unie, une famille.

  • Ce livre réunit trois discours prononcés par Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le lundi 29 mars 2021. Il s'agissait de rejeter le projet de loi prétendument issu de la convention citoyenne pour le climat. Ce moment de débat parlementaire a été l'occasion pour Jean-Luc Mélenchon de ramasser la pensée écologique insoumise dans une prise de parole. Il avance le concept nouveau de « peuple humain » uni par l'écosystème unique dont il dépend pour sa survie. À partir de cette prémisse, il affirme la nécessité d'une écologie de rupture. Le système économique actuel doit s'effacer avant d'effacer la biosphère. Il propose un horizon pour le nouvel humanisme : l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature.
    Les discours sont reproduits avec les interruptions de l'auditoire tels qu'elles sont rapportées au Journal Officiel. Ils sont accompagnés d'extraits de notes de blog ou d'autres discours de Jean-Luc Mélenchon.
    Ainsi, ce livre offre une expérience de lecture augmentée en donnant la possibilité de se référer à de nombreuses autres sources par QR code pour approfondir ses sujets.

  • En quelques années seulement, François Ruffin, député de la Somme, électron libre de l'extrême gauche, a imposé son style et ses idées. Sa posture d'élu «proche du peuple» qui se paie au Smic et s'exprime sans filtre détonne. Mais est-il aussi transparent qu'il l'affirme ? Imagine-t-on l'infatigable défenseur des salariés précaires jouer finalement les patrons dictatoriaux ? Gérer seul la majeure partie des bénéfices de son documentaire à succès Merci Patron! ? Être mal à l'aise sur le thème de l'islam dans les banlieues ?

    François Ruffin est un personnage plus ambigu qu'il n'y paraît. Il se revendique par exemple du populisme, prône la fermeture des frontières, et répond opportunément à côté sur les questions liées à l'écologie ou au féminisme. Cette enquête de terrain, entre Amiens et Paris, révèle quelques vérités sur cet homme pressé de parvenir au pouvoir et de mener à bien ce qu'il considère comme une «mission».

  • Au terme de cinq années d'enquête entre Paris, Washington, Moscou et Tel-Aviv, la journaliste Chloé Aeberhardt a retrouvé la trace des espionnes des principaux services de renseignement engagés dans la guerre froide. Ces retraités de la CIA, du KGB, du MI5, de la DST ou du Mossad l'ont reçue chez elles et lui ont raconté le rôle décisif qu'elles ont joué dans le conflit Est-Ouest, de la pénétration des cercles du pouvoir occidental par les agents soviétiques à la traque des anciens nazis en Amérique du Sud en passant par l'exfiltration des juifs falachas d'Éthiopie vers Israël dans les années 1980.
    Loin du mythe de Mata Hari et du cliché de la séductrice qui prévaut aujourd'hui encore lorsqu'on évoque le renseignement au féminin, la réalité dévoilée au fil de ces rencontres n'en finit pas de dépasser la fiction.

  • Vingt ans, déjà, que les tours du World Trade Center se sont effondrées. Qui aurait cru alors que, deux décennies plus tard, la guerre globale contre le terrorisme se poursuivrait sans issue en vue ? Des sables du Sahara aux jungles d'Asie du Sud-Est, des plaines irakiennes aux montagnes afghanes, les pays occidentaux et leurs alliés continuent de pourchasser des djihadistes à la détermination sans faille. La menace n'est pas cantonnée à ces contrées lointaines : l'Europe - et singulièrement la France - a payé un lourd tribut à ce long conflit.

    Al-Qaida a fait preuve d'une résilience remarquable et de nouveaux groupes, comme l'État islamique, sont apparus. La chute du « califat » proclamé par Daech n'a pas signé la fin de cette organisation, et encore moins celle de son idéologie mortifère. Le monde compterait deux à trois fois plus de combattants djihadistes aujourd'hui qu'au début du siècle. Ce constat d'une interminable guerre d'usure interroge : qu'avons-nous fait de ces vingt ans ? En dépit des centaines de milliers de vies perdues et des sommes considérables dépensées, pourquoi la menace est-elle encore si élevée ?

    Fruit de plusieurs années d'enquêtes de terrain, cet ouvrage exceptionnel constitue la première histoire de la guerre contre le terrorisme de 2001 à aujourd'hui. Décryptant les dynamiques stratégiques de cet affrontement, les auteurs expliquent pourquoi il est si difficile de casser la spirale de la violence et tirent de ces deux décennies de lutte des leçons essentielles pour l'avenir.

  • Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.
    Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • Riche de ses voyages dans quelque cent vingt-cinq pays - les deux tiers des États membres des Nations unies -, Michel Foucher explore ici les voies d'une géographie vécue comme active et engagée : en chercheur et cartographe, consultant et diplomate, analyste et témoin impliqué.
    Enquêtes de terrain et entretiens forment, pour ce grand spécialiste des frontières, la matière première de la géographie - une géographie débouchant sur une géopolitique appliquée. Car Michel Foucher en est convaincu : il est souvent possible d'anticiper les tensions si l'on donne aux représentations spatiales leur juste place dans l'imaginaire des peuples et des acteurs publics.
    Après une longue carrière, le temps était venu pour lui de procéder à ce que les officiers de l'armée de terre nomment un « retour d'expérience », ou « retex » - analyse sans concession des succès et des échecs. Confrontant les passés étudiés aux présents observés, ces Mémoires dessinent une carte passionnante des enjeux du monde contemporain.

  • Arrêté en 1962 par le gouvernement d'apartheid d'Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison - du 7 novembre 1962 au 11 février 1990. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant des centaines de lettres aux autorités inflexibles, à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants.
    Les 255 lettres choisies dans ce livre, pour la plupart inédites, offrent le portrait le plus intime qu'on ait lu de Nelson Mandela et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu cet isolement. Elles révèlent l'héroïsme d'un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l'humanité de l'une des plus grandes figures du XXe siècle.
    « Les mots de Madiba sont une boussole dans une mer de changements, une terre ferme au milieu de courants agités. » Barack Obama.

  • Jean-Pierre Chevènement nous fait entrer, pour la première fois, dans sa vie personnelle et familiale pour mieux nous raconter cinquante ans d'histoire française, d'engagements et de combats hors du commun.
    D'une enfance meurtrie dans la France occupée, il tirera l'énergie de paris successifs, mû par l'idée que celui « qui veut risquer sa vie la sauvera » (saint Matthieu). Il rencontre « l'Histoire en train de se faire » durant la guerre d'Algérie. À son retour, il entreprend avec une poignée de camarades de construire une autre offre politique à gauche, qui passe par la création du CERES, la rencontre avec François Mitterrand, le congrès socialiste d'Épinay, d'où s'élance une génération avide de « changer la vie ». Le « Che » nous raconte la conquête du pouvoir de 1971 à 1981 comme un véritable roman, où se mêlent audaces stratégiques et luttes opiniâtres.
    Multipliant savoureuses anecdotes et portraits sans concession, il démythifie la « deuxième gauche » et croque avec une douce ironie son leader, Michel Rocard. Il évoque Mitterrand à différents moments d'une relation de trente ans, où la complicité le dispute à l'affrontement. Il dépeint aussi les figures de Laurent Fabius et de Lionel Jospin, et rappelle le rôle injustement sous-estimé de Pierre Mauroy et de Jacques Delors qui surent dire « non » à Mitterrand.
    Éducation nationale, Défense, Intérieur : pendant près de dix ans, Chevènement donnera une colonne vertébrale à l'État. Quand viennent, en 1989-91, le grand retournement du monde et le triomphe planétaire du capitalisme financier, il ne renonce pas : non à la guerre du Golfe et au clash des civilisations ! non à Maastricht et à une Europe coupée des peuples ! Il éclaire les raisons toujours actuelles qui le conduisirent à mettre en pratique à trois reprises sa célèbre formule « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne », contre la « parenthèse libérale » en 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre le démantèlement de l'État républicain en Corse en 2000. Bref, il nous explique comment nous en sommes arrivés là.
    Ce récit majeur passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défi s d'aujourd'hui et de demain. Il permet aussi de mesurer la dimension exceptionnelle de l'homme d'État, son exigence morale et intellectuelle qui lui valent aujourd'hui respect et considération.

  • L'immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l'extrémisme d'un côté, par le politiquement correct de l'autre.
    Ce livre dresse le tableau de l'immigration en France depuis vingt ans. Il permet d'en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d'occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.
    Préfet de région et Conseiller d'État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu'il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu'il exprime ici sans détour. Il décrit l'impuissance de nos gouvernements à maîtriser l'immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d'accueil se restreindre et a laissé s'abîmer son modèle social. Il constate l'échec de nos efforts d'intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamen-talisme islamique chez les nouveaux immigrants.
    Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d'ordre simplistes des uns et de l'aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l'Europe, dépôt des demandes d'asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d'aide au développement, et enfin refonte des règles d'acquisition de la nationalité française.
    C'est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l'immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

  • Incarnée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, une nouvelle noblesse d'État dirige la France. Une « caste » de hauts fonctionnaires plus que jamais minée par l'entre-soi et les conflits d'intérêts.
    Ils exploitent leurs carnets d'adresses pour faire fortune comme banquiers d'affaires, consultants ou lobbyistes. Ils bénéficient du démembrement de l'État qu'ils ont eux-mêmes organisé. Ils se répartissent des postes très lucratifs en multipliant les établissements publics inutiles. Et parviennent à masquer leurs échecs, même les plus graves. Par quel miracle ?
    Grâce à une centaine de témoignages et à des documents inédits, cette enquête révèle les secrets inavouables de ces intouchables d'État si nombreux au sein de la Macronie : des hauts cadres de Bercy rémunérés plus de 200 000 euros par an, puis recrutés par de grands groupes pour leur révéler les fragilités des règles fiscales... qu'ils ont eux-mêmes édictées ; des conseillers d'État qui monnayent dans le privé leur connaissance intime de l'appareil administratif... avant de revenir dans la fonction publique profiter à vie de leur statut ; des inspecteurs des Finances dont les erreurs de gestion coûtent des millions d'euros aux contribuables, qui sont rarement sanctionnés... et souvent promus.
    Après deux ans d'enquête, Vincent Jauvert dévoile la face cachée de cette haute fonction publique qu'il est urgent de moraliser.

  • Les voraces

    Vincent Jauvert

    Jamais autant de hauts fonctionnaires n'ont pantouflé à prix d'or dans le privé.
    Jamais autant de ministres n'ont été multimillionnaires.
    Jamais autant de responsables politiques, et non des moindres, ne sont devenus lobbyistes ou avocats d'affaires...
    Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la situation a-t-elle empiré sous Macron ?
    Après deux ans d'enquête et grâce à une quarantaine de témoignages inédits, Vincent Jauvert révèle les moeurs de ces élites si voraces qui ont pris le pouvoir dans le sillage du nouveau président de la République. Il décrit leur course à l'argent, leurs campagnes en coulisses pour dissimuler leurs véritables revenus et leurs conflits d'intérêts. Un document implacable.

  • Nos élus et l'Islam

    Erwan Seznec

    Les électeurs musulmans sont de plus en plus nombreux, et même désormais majoritaires dans des dizaines de communes de France. Bien que la radicalisation d'une frange d'entre eux ne fasse plus débat, une grande partie de la classe politique refuse toujours d'aborder cette question et les sujets qu'elle met à l'ordre du jour. Les gouvernements successifs enchaînent les déclarations vagues et solennelles sur la laïcité, pendant que sur le terrain les calculs électoraux à court terme et le clientélisme prospèrent.
    De gauche ou de droite, les élus locaux qui témoignent dans cette enquête ont comme dénominateur commun de refuser de participer à la grande braderie des principes républicains. Celle-ci est déjà lancée mais il est possible de la clore avec le soutien de la majorité des électeurs musulmans qui rejettent la perspective d'une sécession culturelle.
    Nos élus et l'islam est un document nécessaire, qui montre comment le clientélisme à la française est aussi la source d'une radicalisation toujours plus grande de l'islam.

  • Yvette Roudy a été la première ministre des Droits de la femme, en 1981. On lui doit, entre autres, la loi sur le remboursement de l'IVG et des lois sur l'égalité professionnelle. Aujourd'hui âgée de quatre-vingt-dix ans, elle n'a rien perdu de ses convictions, bien au contraire. Celle qui est déjà l'auteur d'À cause d'elles (1982), de La Femme en marge (1974), ainsi que la traductrice, en 1964, d'un des monuments théoriques du féminisme, La Femme mystifiée de Betty Friedan, transmet dans ce livre ses précieux conseils aux jeunes générations. Et si, nous demande finalement Yvette Roudy, la lutte féministe, à condition qu'elle soit consciente et organisée, pouvait aussi contribuer à répondre aux grands défis économiques, sociaux et écologiques à venir ?

    « Il reste encore beaucoup à faire, et peut-être les femmes, d'aujourd'hui et de demain, devront-elles le faire autrement. Les inciter à réfléchir à cet «autrement» est sans doute le but des pages qui vont suivre. »

  • La magie du cosmos

    Brian Greene


    dans l'univers élégant, son précédent ouvrage devenu best-seller, brian greene nous embarquait à la découverte de la " théorie des cordes ", qui permet de réconcilier deux des plus belles théories physiques jamais inventées, la relativité générale et la mécanique quantique, joyaux du xxe siècle.
    nous comprenions comment il devenait enfin possible de réunir le domaine de l'infiniment grand à celui de l'infiniment petit. aujourd'hui, l'aventure se poursuit et le physicien américain nous fait découvrir les grandes questions qui, au xxie siècle, continuent d'assaillir les théoriciens, plus que jamais à la recherche d'une " théorie du tout ". cette fois, c'est à la réalité même de notre monde qu'il s'attaque et, avec elle, aux concepts les plus fondamentaux tels l'espace, le temps ou le vide.
    ces notions n'ont cessé, par le passé, d'exciter l'imagination et la créativité des plus grands esprits scientifiques - newton, maxwell, mach, schrödinger, dirac. et, bien sûr, einstein. sans tabou et avec sa verve communicative, brian greene rend hommage à ces penseurs de l'étrange cosmos dans lequel nous vivons. nous plongeons à sa suite dans cette nouvelle réalité du monde. et nous comprenons pourquoi " les choses sont ce qu'elles sont " !.


  • « Je savais qu'un jour j'irais à la rencontre des miens, écrit-il.Je prenais des notes au hasard de conversations, de lectures, de déplacements en Alsace. J'accumulais des informations, une documentation. » Jean-Louis Debré retrace ici la trajectoire de sa lignée à travers cinq générations : celles d'Anselme, de Jacques, de Simon, de Robert, de Michel. Une ascendance façonnée par la tradition juive, qui opta à la fin du XIXe siècle pour la France et la République. Autant de valeurs essentielles que ces grandes figures, de Robert Debré, ami de Charles Péguy, de Paul Valéry, fondateur de la pédiatrie moderne, à son fils Michel, Premier ministre du général de Gaulle, ont incarnées tour à tour.
    Pour la première fois, Jean-Louis Debré nous fait entrer dans l'intimité de son histoire familiale. Il livre ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, illuminés par l'exemple d'humanité généreuse et rayonnante de son grand-père Robert Debré. Il évoque son éducation gaulliste sous une influence paternelle aussi fervente qu'exigeante. À travers Michel Debré, dont il fut le confident jusqu'à sa mort, et le récit de ses engagements, de son action, de sa relation et de ses échanges avec de Gaulle, il nous offre un témoignage de première main sur les événements qui marquèrent les onze années de présidence gaullienne jusqu'au départ du Général en avril 1969.
    Avec sensibilité, pudeur et sobriété, Jean-Louis Debré met l'accent sur ce qu'il appelle un « esprit de famille », une identité commune qui constitue sa propre « marque de fabrique ».

  • Le livre qui a mis le feu à la Maison Blanche et créé l'événement mondial paraît le 22 février aux Éditions Robert Laffont.
    Son auteur, le journaliste Michael Wolff, a bénéficié d'un accès exceptionnel à Donald Trump et son entourage. Il nous entraîne dans les coulisses de la Maison Blanche et multiplie les révélations.
    Luttes de pouvoir, passe-droits en tous genres, amateurisme, trahisons et tweets scandaleux... Tout montre que Donald Trump n'était pas préparé à être à la tête de la première puissance mondiale. En avait-il même envie ?
    À travers plus de 200 témoignages - famille, garde rapprochée, ministres, haute administration -, Michael Wolff relance le débat : Donald Trump est-il en capacité de gouverner ?
    Le livre démontre comment l'entourage familial et professionnel de Trump tente de camoufler les incompétences, gaffes et autres défaillances quotidiennes du 45e président des États-Unis. Jarvanka (l'inséparable couple que forment Ivanka Trump et Jared Kushner), Steve Bannon et les autres conseillers, déploient une énergie considérable à maintenir un semblant de normalité. Mais le masque se fissure et certains membres de l'équipe craquent : « C'est pire que ce que vous pouvez imaginer. Un idiot entouré de clowns. »

  • On peut regarder l'histoire politique du XXe siècle comme l'histoire du combat de la démocratie contre ses ennemis extérieurs : le fascisme et le communisme. Ce combat s'est achevé avec la chute du mur de Berlin. D'après certains, il se prolonge contre de nouveaux ennemis - islamo-fascisme, terrorisme, dictateurs sanguinaires... Pour Todorov, ces dangers, certes réels, ne sont pas des candidats crédibles à cette succession. Le principal ennemi de la démocratie, c'est devenu elle-même, ou plutôt certains aspects plus ou moins visibles de son développement, qui en menacent jusqu'à l'existence même. Le premier est une forme de démesure, un avatar de la vieille hubris des Grecs : ayant vaincu ses ennemis, certains des tenants de la démocratie libérale sont pris d'ivresse. Quelques dizaines d'années après la décolonisation, les voici lancés dans une succession de croisades où il s'agit d'apporter les bienfaits de la civilisation à des peuples qui en sont privés. Or cette démesure, non contente d'être plus meurtrière qu'on ne le dit (car les " bombes humanitaires " tuent autant que les autres), est aussi destructrice de nos propres valeurs : on part se battre pour une juste cause, et on se réveille avec le cauchemar d'Abu Ghraïb ou de Guantanamo. Le deuxième est une étrange filiation : pour Todorov, il y a en effet une continuité entre le messianisme européen du XIXe siècle, qui a notamment ouvert la voie idéologique de la colonisation, le communisme et le néo-libéralisme contemporain. Ce sont des doctrines proprement révolutionnaires, dont le but est d'établir un nouvel ordre du monde, et où la fin justifie les moyens. C'est une chose de croire dans l'universalité de ses propres valeurs et de souhaiter les promouvoir ; c'en est une autre de le faire avec une violence moins visible, et sans une considération attentive des peuples objets de notre sollicitude. La troisième menace est la tyrannie des individus : une doctrine de protection des libertés s'est aujourd'hui hypertrophiée jusqu'à donner à quelques puissants le privilège de s'approprier non seulement les richesses, mais aussi le pouvoir politique et la parole publique - bref d'occuper tout l'espace et d'exercer la liberté des renards dans le poulailler... Liberté et barrières, tolérance et responsabilité, balance des contre-pouvoirs - seul un dosage subtil pourra permettre à la démocratie de durer en étant autre chose qu'un paravent ou un faux-semblant : un modèle où les forces contradictoires qui agitent individus et sociétés trouvent une forme d'équilibre perpétuellement instable, et où le " vivre-ensemble " garde un sens.

  • Jean-Louis Debré évoque, avec sa liberté de ton et son franc-parler habituels, les temps forts de sa carrière politique, de ses fonctions de ministre de l'Intérieur, qu'il occupa de 1995 à 1997, à celles de président du groupe RPR de 1997 à 2002, puis de président de l'Assemblée nationale jusqu'en 2007. Autant de responsabilités majeures au coeur du pouvoir et de l'action publique, qui ont été aussi pour lui des postes d'observation sur les moeurs du sérail, les rivalités partisanes et les jeux d'ambition. D'une fidélité sans faille à Jacques Chirac, qui l'autorise à une franchise sans détour envers le chef de l'État, ce compagnon des bons et mauvais jours n'a obéi dans ses engagements publics qu'à une seule et même exigence : la défense des valeurs républicaines et le respect des institutions voulues par le général de Gaulle et mises en place par son père, Michel Debré. Intransigeant sur ces principes, il veille à les faire appliquer en défendant, en particulier à l'Assemblée, les droits de l'opposition, sans hésiter à fustiger le comportement de ses propres amis et celui de certains membres du gouvernement, tel Nicolas Sarkozy, quand leur attitude lui paraît porter atteinte au débat démocratique et au bon fonctionnement de l'État.
    Confronté dès son arrivée place Beauvau aux attentats terroristes de 1995, notamment à celui du métro Saint-Michel, il s'emploie à démanteler les réseaux islamistes tout en prenant conscience du long et difficile combat qui s'annonce. En charge d'un autre dossier délicat, celui des sans-papiers, il fait procéder à l'évacuation de l'église Saint-Bernard dans des conditions qui furent très controversées. C'est à l'hypocrisie et à l'aveuglement des élites face à la question migratoire, à la place de l'islam dans notre société et à la montée des extrémismes qu'il se heurte à ce moment-là en plaidant pour une politique lucide et volontariste en matière d'intégration et de sécurité.
    En première ligne durant les cinq ans de cohabitation dans le combat contre le gouvernement socialiste, le président du principal groupe de l'opposition a dû guerroyer, pour conquérir cette nouvelle fonction, contre les tenants de la droite la plus conservatrice, Édouard Balladur et les siens, . En 2002, il remporte la bataille du perchoir dans des conditions similaires, ce qui le conforte dans son indépendance d'esprit, affirmée en toutes circonstances et à l'égard de tous, y compris de Jacques Chirac dont il reste dans le même temps le plus fidèle lieutenant. C'est ainsi qu'il réprouve l'instauration du quinquennat, dont il pressent les effets délétères sur l'action gouvernementale, met en garde contre les excès de la décentralisation voulue par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qualifié de « boutiquier », et conjure en vain le chef de l'État de sanctionner le comportement de Nicolas Sarkozy, jugeant ses méthodes et ses prises de position déloyales et contraires au bon fonctionnement des institutions.
    « Tu le raconteras plus tard », lui avait alors conseillé Jacques Chirac en lui demandant de différer la publication de son témoignage. Jean-Louis Debré a attendu plus de dix ans. Il livre ici un portrait intime et très personnel de l'ancien président et brosse un tableau sans complaisance de notre classe politique, de ses carences et de ses dérives, amplement vérifiées par l'actualité la plus récente.

  • Nommé par Jacques Chirac à la tête du Conseil Constitutionnel en 2007, Jean-Louis Debré a exercé ses fonctions sous deux présidents successifs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Sorti de la vie politique proprement dite, il est devenu le premier des sages de la République, chargé de se prononcer sur les décisions gouvernementales, les lois et réformes majeures du moment dont certaines représentaient des avancées capitales en matière sociale ou économique. Jamais sans doute on n'a autant parlé du Conseil ni mieux compris l'utilité de son rôle qu'on ne l'a fait sous sa présidence. L'instauration de la QPC (la Question prioritaire de constitutionnalité) a permis de doter les citoyens d'un droit nouveau qui a renforcé les pouvoirs et l'influence de ce Conseil. Sous l'autorité de Jean-Louis Debré, il est non seulement sorti de son conformisme, mais il a aussi pris cinq fois plus de décisions qu'en un demi-siècle d'existence.
    Jean-Louis Debré, au lieu de mémoires, a préféré livrer ses réflexions, souvenirs, commentaires, jugements et parfois indignations sous une forme à ses yeux plus sincère : celle d'un journal tenu régulièrement pendant neuf ans. « au gré de mes humeurs », écrit-il. À travers ces instantanés saisis sur le vif, il tient une chronique très personnelle des rencontres, échanges, observations, mêlées à des souvenirs politiques et familiaux, qui ont jalonné cette quasi décennie marquée par des engagements forts.
    Jean-Louis Debré s'est trouvé en première ligne lorsqu'il s'est agi de défendre le droit juridique des homosexuels au mariage, de censurer la taxe carbone, la loi Hadopi proposée par Nicolas Sarkozy ou l'impôt à 75% sur les revenus les plus élevés promise par François Hollande. Il a été vivement mis en cause et contesté par les dirigeants de l'UMP lors du rejet des comptes de campagne de leur candidat pour la présidentielle de 2012, sanction dont l'impartialité ne faisait pourtant aucun doute.
    Esprit libre et indépendant, attaché avant tout au respect du droit et des valeurs républicaines, à la défense des libertés publiques et individuelles, Jean-Louis Debré n'a pas craint de déranger ni de heurter les hommes de pouvoir quels qu'ils fussent dès qu'il s'agissait de défendre les missions du Conseil et sa propre autorité.
    Il répond aujourd'hui aux attaques de Nicolas Sarkozy ou Valéry Giscard d'Estaing, relate les entretiens qu'il a eus avec chacun d'eux comme avec tous les autres protagonistes de la vie politique, d'Alain Juppé, Jean-François Copé, Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault à Bruno Le Maire et Christiane Taubira. Il évoque aussi ses relations personnelles et de travail avec François Hollande et nous éclaire sur le fonctionnement de l'actuelle présidence.
    Il consacre enfin des pages émouvantes à Jacques Chirac dont il est resté l'ami et le confident le plus fidèle, brossant du vieil homme aux prises avec la solitude et la maladie un portrait affectueux qui nous le rend encore plus attachant. En parlant des autres, c'est aussi un peu de lui-même que Jean-Louis Debré nous laisse entrevoir, de sa sensibilité exigeante, de sa lucidité parfois cinglante, de ses passions et de son humour qui en font un acteur très singulier de notre histoire immédiate.

  • Le nouveau rapport élaboré pendant plusieurs mois par les experts des services de renseignements américains est une fois de plus un document passionnant qui nous éclaire sur le monde dans lequel se projettent les États-Unis. Une nouvelle vision qui correspond d'ailleurs assez bien au discours politique d'Obama, même si ce rapport a été élaboré avant son élection. L'ère Bush est bien terminée. Aussi subtil, clair et vivant que leur précédent rapport (Le Rapport de la CIA. Comment sera le monde en 2020 ?, Robert Laffont, 2005), ce document est aussi étonnamment différent. Il décrit un monde transformé et avance des hypothèses qui ne manqueront pas de faire parler. Ainsi les États-Unis imaginent-ils pour la première fois leur futur affaiblissement et la fin de la domination unilatérale ! Mais les experts de la CIA envisagent aussi le terrorisme en retrait, le glissement du pouvoir économique de l'Occident à l'Orient, le déclin des ressources en hydrocarbures, la pénurie d'eau qui devraient entraîner des tensions nouvelles. Ils évoquent enfin le risque d'un déséquilibre climatique irréversible. Toutes ces hypothèses sont illustrées par des scénarii-surprises dignes des meilleures plumes hollywoodiennes. D'une façon générale, le livre frappe par sa volonté de synthétiser les informations et de les rendre accessibles au plus grand nombre. Comme pour le précédent rapport, Alexandre Adler présente et décrypte le document dans une longue préface. Il défendra bien entendu le livre dans tous les médias avec son habituel brio.

  • Des centaines de livres ont été écrits sur de Gaulle, mais tous ont éludé un sujet crucial : ses rapports avec les femmes. Les idées reçues abondent dès que l'on évoque les relations du général avec la gente féminine et l'histoire de sa vie en est systématiquement biaisée. Les biographes réservent ainsi le premier rôle à son père, alors que sa mère fut la seule à croire en ce gamin colérique qui, au collège, était moins brillant que ses frères. C'est elle qui le convainquit de son grand destin. De même, son épouse Yvonne passait-elle pour une femme insignifiante alors qu'elle était à vingt ans une jeune fille superbe et qu'elle fut pendant trente ans une patronne de fondation chevronnée. De Gaulle aima sa femme un demi-siècle durant et quand il dédie son livre à « Yvonne sans qui rien ne se serait fait », ce n'est pas une formule de politesse.
    La droiture du premier président de la Ve république fait aussi oublier qu'avant son mariage, le lieutenant puis capitaine de Gaulle a été très amateur de femmes. Et qu'il a partagé certaines conquêtes avec Pétain... Après vingt ans de mariage, à Londres en 1940, il aurait même eu une aventure - ce qu'affirmait le chef de file de la résistance Pierre Brossolette. Un amour qu'il a sacrifié à sa mission sacrée, à son « contrat avec la France ».
    Enfin, la manière dont il a imposé le droit de vote des femmes ou autorisé la pilule contre l'avis du Vatican infirment les accusations de phallocratie dont il a fait l'objet.
    Au fil des recherches et des témoignages, cette enquête passionnante dévoile une facette chaleureuse et intime de cet homme qui n'est pas seulement la statue du commandeur de la vie politique que nous connaissons tous.

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