Presses De L'universite De Laval

  • Les inégalités économiques sont en croissance dans les pays occidentaux depuis un tiers de siècle. Elles favorisent la spéculation qui nuit à l'efficacité des économies, elles contribuent à plusieurs maux sociaux, problèmes de santé et criminalité, et elles nuisent au bon fonctionnement des institutions démocratiques.

    Ces institutions sont fondées sur le principe de l'égalité des citoyens, mais cette valeur politique est souvent mal comprise et négligée dans le débat public contemporain. Certaines institutions auxquelles nous sommes habitués, notamment la façon dont nous élisons les gouvernants, créent souvent des inégalités très graves entre concitoyens. Corriger ces inégalités rendrait les États qui se prétendent démocratiques plus efficaces pour lutter contre les inégalités économiques.

  • Le sutra de la Mahamayuri (la Grande Paonne) est un écrit atypique bouddhiste qui consiste en listes de divinités indiennes et qui invoque leur aide protectrice.
    En cela, ce rituel ne possède pas de discours philosophique proprement bouddhiste. Par contre, ce texte très prisé a été traduit pas moins de six fois en chinois. Sa divinité principale, la Grande Paonne, fut l'objet de grands rites aux cours chinoises et japonaises du VIe jusqu'au XIIIe siècle. Cet écrit fut un modèle pour le nouveau genre de littérature bouddhiste des sectes ésotériques et tantriques.
    Cet essai étudie son histoire, sa pratique et sa place dans le développement de la magie et de l'ésotérisme dans le bouddhiste ainsi que les raisons de sa popularité en Chine. Une traduction française de sa dernière version chinoise datée du VIIIe siècle est présentée en deuxième partie.

  • Progrès, mais à une société recluse, anomique et fragile. Le système social haïtien s'est donc révélé incapable de réaliser l'intégration moderne. Ainsi, arrive-t-il actuellement à une phase de perte d'équilibre totale et se retrouve au bord du précipice de l'Histoire.
    Cette périlleuse situation sociétale témoigne de la profonde et longue crise haïtienne du développement. Celle-ci résulte du fait que les principaux sous-systèmes sociétaux : le sous-système culturel, le sous-système social, le sous-système politique et le sous-système économique n'ont pas su remplir adéquatement leurs fonctions respectives. Ils ont en effet fonctionné de manière anachronique, perverse et chaotique.
    Cette étude, constituant sinon une nouvelle réflexion sur Les causes de nos malheurs (1882), du moins une nouvelle Enquête sur le développement (1974), ne s'inscrit nullement dans un schème explicatif défaitiste. Elle tente plutôt de procéder à l'intelligibilité des facteurs qui ont empêché la société haïtienne de se structurer et de fonctionner de façon moderne, ainsi que de se transformer méliorativement.

  • L'histoire des relations entre la Chine et l'Occident fascine depuis longtemps les milieux scientifiques et n'a pas fini de nous donner matière à penser.

  • Trois pays, trois puissances militaires, trois puissances commerciales, chacune avec ses problèmes intérieurs, ses rêves et ses illusions.
    Où vont ces trois empires ? Dans quelle mesure s'opposent-ils et dans quelle mesure peuvent-ils coopérer ? Les trois pôles du triangle se retrouvent dans la même position que les puissances conservatrices du XIXe siècle face à la montée des révolutions libérales : ils se préoccupent davantage de stabilité que de justice pour prospérer. Les lois de la mondialisation du marché ont transformé les communistes d'hier et les capitalistes d'aujourd'hui en une nouvelle alliance qui réclame à droite et à gauche la stabilité pour assurer leur prospérité.
    Les oligopolies capitalistes, les globalistes autoritaires et les nationalistes de tous poils réclament des privilèges égaux. Ceux de pouvoir commercer librement. Entre-temps, la justice sociale et la sécurité humaine perdent du terrain. Le sens du politique est étouffé par le haut, c'est-à-dire par les institutions internationales qui continuent de défendre les privilèges des grands, par le transnational qui s'exprime souvent bruyamment mais qui n'a pas les moyens de sa politique, et par le bas, de plus en plus opprimé par les nouvelles classes d'oligarques tout-puissants.
    Un seul lit pour trois, concluent les auteurs Albert Legault, Frédéric Bastien et André Laliberté de l'Université du Québec à Montréal, mais tous ne partagent pas le même rêve...

  • La politique étrangère des Etats-Unis est moins calculée, moins rationnelle qu il n'y paraît de prime abord.
    Même si, vue de l'extérieur, elle s'incarne dans le président des Etats-Unis, la politique étrangère américaine n'est pas le fait d'un bloc monolithique, loin s'en faut. Cependant, seul le président dispose aujourd'hui des institutions et de la flexibilité nécessaires pour prendre en compte les débats affichés sur la place publique, les intérêts des groupes de pression, et pour réagir rapidement. Dès lors, la manière dont le président gère les discordances institutionnelles, la façon dont il orchestre son système décisionnel, l'équipe de conseillers dont il s'entoure, tout comme sa propre lecture des événements internationaux jouent un rôle déterminant dans l'orientation de la politique étrangère.
    /> Comment expliquer la décision du président George W. Bush d'envahir l'Irak au cours de l'hiver 2003 ? Quels facteurs décisionnels expliquent l'affaire Iran-Contra sous Reagan ou l'Iraqgate sous George H. W. Bush ? Comment comprendre les difficultés de l'administration Carter lors de la chute du Shah d'Iran ou face à la crise des otages de 1979-1980 ? Quelles raisons ont motivé certaines décisions fatidiques du président Johnson durant la guerre du Vietnam ? Quels facteurs permettent de comprendre les décisions qui ont influencé, au cours des soixante dernières années, le cours de l'histoire et la politique des Etats-Unis dans le monde ? Cet ouvrage permettra aux étudiants et aux chercheurs de comprendre pourquoi et comment les présidents ont pris leurs décisions dans le domaine de la politique étrangère américaine.
    En ce sens, il diffère de la plupart des livres écrits, en français, sur la politique étrangère américaine.

  • Plus de 50 % de la composante des populations africaines au sud du Sahara se retrouve dans la catégorie d'âge de 15 à 35 ans.
    Cette jeunesse a hérité des conséquences néfastes de la crise économique et sociale des années 1980. Le quotidien pour elle est fait de précarité, de sous-emploi, de chômage, d'exclusion sociale... Mais ces jeunes ne faiblissent pas devant les problèmes sociaux qu'ils vivent. Ils se manifestent de diverses façons pour exprimer leurs aspirations et leurs ambitions. Ils sont dynamiques, inventifs et créatifs dans tous les secteurs de la société.
    Ils abordent avec philosophie leurs conditions de jeunes et participent en tant qu'acteurs sociaux aux dynamiques mouvantes de l'Afrique contemporaine. Dans cet ouvrage collectif, des chercheurs de milieux universitaires et journalistiques résidant en Afrique, en Europe et au Québec présentent une analyse des principales réalités sociales des jeunes d'Afrique subsaharienne. Les auteurs s'appliquent, d'une part, à montrer les dynamiques des rapports de cette jeunesse au système d'éducation, au marché du travail, à l'emploi, au politique, à la culture et au social, et expliquent, d'autre part, les logiques et les stratégies que les jeunes Africains développent pour faire face aux défis que posent leurs conditions de vie.
    Sans aucun doute, la jeunesse représente une des principales forces sociales qui travaillent l'Afrique subsaharienne en mutation.

  • S'inscrivant dans la vaste enquête sur la justice internationale entreprise au cours des dernières décennies par de nombreux chercheurs et intellectuels, cet ouvrage propose une analyse détaillée d'un des arguments les plus influents invoqués pour justifier une répartition mondiale de la richesse, à savoir le partage équitable des ressources naturelles de la planète. Les profits gigantesques que certains pays tirent de l'exploitation de ressources comme le pétrole et les pierres précieuses, l'importance stratégique grandissante de certaines autres ressources, notamment de l'eau, et les difficultés qu'éprouvent certains pays, apparemment pauvres en ressources, à sortir de leur condition misérable, contribuent grandement à rendre plus crédible l'argumentation de ceux qui prônent un meilleur partage des ressources. L'objectif de cet ouvrage est de clarifier cet argument, d'examiner ses variantes, d'en évaluer la portée.

  • « La Cacocratie, terme d'un tour voltairien, est un livre fécond, aiguillonné par l'humanisme des Lumières. Prophétique, il s'actualisera bientôt comme l'ouvrage inaugural de la post pandémie. » - Josiane Boulad-Ayoub. CM, MSRC Mai 2020. - Le mensonge? - Depuis la nuit des temps, il foisonne dans le discours public et infecte le monde; aujourd'hui, il prolifère sur la Toile informatique, sape notre conscience citoyenne et nourrit la cacocratie. - La cacocratie ? - C'est une oligarchie financière, informe, amorale, ubiquiste, insidieuse et nocive, qui se cache dans l'assourdissant brouillard informationnel pour siphonner les richesses de la planète. - Et alors ? - C'est le régime politique qui nous gouverne aujourd'hui, à notre insu. - Ne sommes-nous pas en démocratie ? - Elle n'est plus qu'une façade... elle agonise. - Ne devons-nous pas réagir ? - C'est l'objet de cet ouvrage.

  • Trois essais composent ce livre : « Le Liseur de Bernhard Schlink. La question de droit et de mémoire », « Un film, un holocauste et un passé qui hante la conscience moderne. Épilogue sur Le Liseur de Schlink », et « La part à Léthé : sur droit et mémoire ». Ces trois essais traitent de la question de mémoire et du droit ou, plus précisément, de l'idée qu'il ne faut pas les confondre au risque de détruire le droit et l'Histoire. Il faut refuser toute idéologie de « mémoire » qui n'a d'autre fin que de dénaturer l'Histoire pour la remplacer par le placebo de ce qui doit être accepté en tant que politiquement et éthique­ment correct selon les multiples oligarchies si présentes dans nos sociétés modernes.

    Qu'est-ce que le droit dans ce nouvel obscurantisme ? Hélas, rien d'autre qu'un champ ouvert à la mystification et au détournement mais surtout un objet manipulable à souhait. Le droit peut alors s'appréhender comme un outil du pouvoir convoité qu'il faut monopoliser pour gagner et pour ainsi imposer la « mémoire » qui sied à nos maîtres et qu'ils souhai­tent nous imposer en tant qu'idéologie qu'ils estiment béné­fique pour nous (sinon pour eux !). La « mémoire », ou encore la nouvelle histoire, devient ainsi une construction idéolo­gique pour mieux cacher la réalité historique. Le domaine du droit devient l'outil indispensable dans la lutte de pouvoirs où tout s'obscurcit dans les dédales du politiquement et éthiquement correct, où rien de sain ne pourra émerger faute de Lumière.

  • Le recours à des firmes militaires privées est-il moralement acceptable ? Peut-on justifier les meurtres par compassion sur les champs de bataille ? Quels sont les problèmes éthiques liés à l'usage d'armes robotisées ? Est-il moralement légitime d'augmenter les capacités physiques et mentales des soldats ? La lutte contre le terrorisme justifie-t-elle le recours à la torture ? Est-il moralement acceptable de négocier avec les talibans ?
    Même si la réflexion entourant l'éthique de la guerre juste est l'une des questions les plus anciennes de la philosophie politique, elle a connu au cours des dernières années un important regain de popularité. Évidemment, la lutte contre le terrorisme qui a fait suite aux événements de septembre 2001 y est pour beaucoup. Les conflits contemporains contre cette nouvelle menace ont en effet fait naître de nouvelles questions éthiques auxquelles les sociétés occidentales peuvent difficilement échapper. Les développements technologiques ainsi que de la recherche médicale ont également entraîné l'émergence de nouvelles questions éthiques qui ne s'étaient pas encore posées jusqu'à aujourd'hui. Devant ces nouveaux défis, il y a urgence de s'interroger sur les balises morales qui permettront de faire des conflits armés de tristes réalités qui sont tout de même animées par un idéal du bien, à défaut de quoi les guerres du futur risquent d'être marquées par la barbarie et l'inhumanité.

  • Puisque l'humour semble si ordinaire - tout le monde rit et peut faire rire - il n'est généralement pas perçu comme un objet de recherche en science politique. Pourtant, quand l'on s'y attarde, les liens qui unissent le politique et l'humour saisissent par leur complexité.
    Pour certains, l'humour endort les foules et évite le politique par son cynisme inhérent. Pour d'autres, le rire est nécessairement politique par ses fonctions subversives et conservatrices.
    Il peut parodier le pouvoir en place tout comme pousser les gens à entrer dans la norme par la crainte qu'il inspire. Ce collectif est issu d'un désir partagé entre chercheurs de disséquer l'humour (satire, parodie, ironie, comédie, etc.) et ses entrailles politiques. Il fait suite à un premier atelier de recherche, " L'humour comme la continuation de la politique par d'autres moyens "

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