Dictus

  • Corruption tentaculaire, chômage endémique, misère galopante, explosion de la violence, le Cameroun cumule aujourd'hui toutes les tares qui font de ce pays autrefois dit « à revenus intermédiaires » un terrain potentiellement fertile pour toutes sortes de catastrophes. 20 années d'abandon et de bricolage y ont transformé le système éducatif en une véritable infrastructure du sous-développement. La société civile camerounaise depuis longtemps atomisée, pulvérisée, est mal ou sous-outillée pour être autre chose qu'un figurant dans ce cirque et ne peut guère contribuer que marginalement à limiter les dérives du système. La classe politique, en deux décennies d'une démocratisation sans issue, a réussi à dégoûter la majorité des camerounais de la politique.Quant aux intellectuels, ils sont plus préoccupés de briller que d'être utiles. Destiné à être la locomotive de l'Afrique centrale, le Cameroun en est aujourd'hui la lourde hypothèque. Ce grand malade n'est pourtant pas incurable...

  • De Valladolid en 1551 à la seconde abolition en 1848, puis du 17è siècle à nos jours, deux périodes, deux temps se superposent et s'entremêlent. Le temps de l'esclavage et celui du marronnage. Le premier est celui des maîtres, l'autre des esclaves. L'un est figé dans l'assurance qu'un dieu unique et la nécessité économique justifient l'horreur, l'autre est le mouvement suivi sur le layon de libération qu'ont tracé les esprits et les dieux emmenés avec soi depuis l'Afrique. L'abolition s'est faite, mais qu'en est-il du marronnage aujourd'hui ? Le Marron s'est auto-libéré du joug du maître. Terreur et souffrance ne l'ont pas arrêté. Mais est-il outillé pour résister à l'emprise de la société actuelle, uniformisante ? Depuis la départementalisation de 1946, il faut résister encore. Résister à l'assimilation, c'est refuser la dissolution dans un mode de vie où ses coutumes, ses dieux, ses esprits, n'ont pas de place, quand c'est en s'appuyant sur ces croyances mêmes que le Marron a forgé une société stable depuis trois siècles. C'est cette cohésion sociale qui est désormais l'enjeu du marronnage aujourd'hui.

  • Le 7 janvier 2015 au matin, plusieurs caricaturistes de Charlie Hebdo étaient assassinés par deux fanatiques. Ce fut une onde de choc à travers la France et le monde car on ne tue pas ceux qui s'expriment avec un crayon. Il semblait que l'on avait basculé dans un autre type de société : la tuerie individuelle avait remplacé le schéma de la guerre conventionnelle, armée en uniforme contre armée. Cette manière d'opérer ressemblait à celle des anarchistes du 19 e siècle, des guérillas sous Napoléon en Espagne. Ce qui avait avant tout frappé l'auteur, c'était le danger de partager ses idées et ses opinions avec le grand public. On pouvait en mourir. Alors comme dessinateur et quelquefois caricaturiste ( cinq livres illustrés par ses soins), André Girod a voulu humblement remplacer l'un d'eux et lancer un blog qu'il intitula « Sleazy caricatures ». Mais le dilemme était de savoir qui cibler ? Alors qui ? Soudain une « tête de turc » apparut: François Hollande, le président de la République le plus raillé, le plus caricaturé, le plus moqué et qui souvent faisait la joie des chroniqueurs. Il décida de se joindre à la meute en créant le personnage de « Sleazy Hollande ».

  • En 2015, un homme d'affaires, à la réputation sulfureuse, rêvait de se lancer dans l'élection présidentielle des Etats-Unis en 2016. Beaucoup d'Américains, surtout parmi les plus connus et les plus éduqués, sourirent de cette prétention. Certes il avait amassé une fortune de plusieurs milliards de dollars dans l'immobilier mais quant à devenir Président de ce grand pays, pas question. André Girod qui allait suivre Trump de près, était l'un des rares Français à avoir vécu et travaillé dans les cinquante états américains. Il avait parcouru des millions de kilomètres à travers ce vaste pays et fréquenté tous les milieux de cette société : les ghettos noirs de Chicago, Cleveland, New York, les villes huppées de Mc Clean, Grosse Pointe Farms, les zones rurales de l'Iowa ou du Kansas, les aventuriers de l'Alaska et les baba cools de Californie. André était à la recherche de systèmes scolaires pour implanter son programme de la « Classe franco-américaine » qui eut un succès phénoménal aux Etats-Unis entre 1975 et 2000. Avec ses caricatures et commentaires il nous fait mieux connaître Trump, ce mystérieux président des Etats-Unis.

  • Est-ce qu'il faut investir sans poser véritablement le pas, surtout sur un territoire comme l'Afrique ?Est-ce qu'il faut utiliser une approche qui vise à ne pas se faire remarquer tandis que d'autres y sont déjà et même y font le maximum pour qu'aucune autre place ne soit disponible ?Comment l'Allemagne pourra-t-elle faire sa place sur ce territoire africain ?Comment la république fédérale d'Allemagne pourra-t-elle consommer les mets africains sans se faire mal et profiter des visions de la nouvelle génération africaine pour faire des affaires et stabiliser son économie ?

  • Lors du second tour de la présidentielle de 2017, Monsieur MACRON et Madame LE PEN se sont affrontés. Cet affrontement fut avili et a été caractérisé par un déséquilibre incontestable consistant à présenter Madame LE PEN et le parti qu'elle préside de non républicains. Or, cet appel à un « front républicain » en 2017 selon une analyse intrinsèque et extrinsèque pose la question de la constitutionnalité du mandat électif présidentiel de Monsieur MACRON car viole de façon caractérisée le bloc de constitutionnalité de la République française. Ces deux personnalités inscrivent le présent et le devenir de la France dans deux conceptions opposées. Monsieur MACRON encense un « multilatéralisme fort » qu'il conviendra de mettre à l'épreuve de l'unilatéralisme prôné par Madame LE PEN. Ces deux conceptions sont l'ossature de toutes réflexions politiques, économiques et sociales. Elles sont donc fondamentales. Au jour de la rédaction du présent opuscule, Madame LE PEN est sur la bonne voie pour, en 2022, mettre fin aux hypocrisies doucereuses et donner naissance à une Nation France alpha libre, fière et puissante comme en témoigne mes remarques lapidaires et recommandations avisées.

  • Protais lumbu vii

    Lumbu Protais

    • Dictus
    • 1 Septembre 2020

    Informé le soir du 02 Avril 1993 de sa nomination comme Ministre de Commerce Extérieur du Gouvernement formé par le Premier Ministre issu du Conclave du Palais de la Nation, l'auteur qui pendant la journée en sa qualité de membre du Secrétariat Technique de l'Opposition (STOP) avait participé au Conclave du Bureau de l'Union Sacrée de l'Opposition Radicale (USOR) qui avait examiné dans le désarroi, la rétrospective et l'évolution de l'Union Sacrée de l'Opposition Radicale répondit positivement à l'appel de son collègue Faustin BIRINDWA.Face aux problèmes lui posés tant au gouvernement qu'à l'UDPS dédoublés et aux accusations, coups bas et polémiques lui imposés, se basant sur sa formation, son expérience, ses attributions, et son pragmatisme, il proposa des solutions appropriées.
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  • Le contrôle de la constitutionnalité est considéré comme un élément du parlementarisme rationalisé et concourt au renforcement de la sécurité juridique. Au Maroc, ce contrôle est exercé par le conseil constitutionnel depuis 1994. La jeune expérience de cet organe en la matière ne regorge pas d'évènements exceptionnels pouvant susciter l'admiration de la doctrine constitutionnelle. Néanmoins elle agit en marquant son environnement par l'autorité de ses décisions. Peut-elle pour autant prétendre à une place incontournable dans cet environnement politique ? Dans cet ouvrage, nous analysons ce qui fait le succès de cette mission, les limites et les zones d'ombre qu'elle rencontre à travers une comparaison avec d'autres expériences. Parce que la question de la protection des droits et le respect des lois est toujours d'actualité, il est important d'analyser, de comparer les systèmes de protection et de contrôle, et de penser à une amélioration institutionnelle suivant ce qui se fait de mieux. Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs, juristes, publicistes, à tout public intéressé par les questions de justice constitutionnelle.

  • La politique de défense est restée traditionnellement en dehors des compétences de l'Union européenne (UE), demeurant une politique régalienne. Cette « exception » a favorisé sa mise à l'écart de l'analyse des politiques publiques, plus particulièrement des travaux consacrés aux politiques européennes. Néanmoins l'évolution du contexte sécuritaire a mis en avant le besoin de s'affranchir de cet exceptionnalisme pour l'aborder avec les mêmes outils que pour toute autre politique publique. La modernisation des forces armées et des politiques de défense en Europe, ainsi que la création inattendue d'une défense européenne, interrogent l'influence des acteurs hétéroclites à tous les niveaux de gouvernance dans l'UE. Bien que l'UE n'ait pas dicté ces évolutions, faute d'en avoir l'autorité légitime, elle a servi de catalyseur de changement et a constitué un forum favorisant le transfert de politiques publiques grâce à des mécanismes tels que la socialisation. Cette étude permet ainsi d'exposer par quels processus l'européanisation des politiques publiques influence le domaine régalien de la défense nationale, que ce soit par ses structures formelles ou par le jeu de réseaux informels.

  • La crise gouvernementale de 2006 a révélé l'incapacité de l'ordre constitutionnel libanais à mettre une fin rapide et efficace à la situation exceptionnelle. Le propos de ce travail, qui se veut pluridisciplinaire, est de sortir du paradigme positiviste dominant, en analysant le blocage des institutions politiques sous l'angle de la philosophie du droit. L'auteur se fonde sur l'épistémologie juridique décisionniste élaborée par Carl Schmitt, et sur la tradition de la métaphysique péripatéticienne afin d'appréhender la dynamique entre les deux notions de légitimité et de légalité selon une nouvelle approche théorique.

  • La Tunisie est un cas intéressant pour le politologue. Celui-ci fait face à un pays musulman, tenant d'un islam «moderne et modéré», à la société civile complexe bénéficiant d'un bon niveau d'éducation, et ayant l'économie la plus avancée du monde arabe. La question était simple:si la Tunisie participait aux processus de mondialisation et de démocratisation, elle avait témoigné pourtant d'une incapacité et d'un refus persistant à prolonger ces initiatives en une véritable démocratie qui va généralement de pair avec de tels progrès. Diverses théories, telles celles de la «modernisation», du «choix rationnel», des «institutions», de la «mondialisation», dont aucune n'est entièrement satisfaisante, ont donc été avancées pour expliquer ce paradoxe où entrent en ligne de compte les définitions de l'autoritarisme et de la démocratie, l'histoire, le processus de la formation de la nation, la structure politico-économique, l'environnement international. L'objet final est de changer nos perspectives d'analyse des régimes autoritaires dans le monde entier en prenant appui sur le cas tunisien.

  • Le débat parlementaire est une activité institutionnelle dotée de ses propres finalités pratiques, répondant à une logique pour partie très particulière, et encadrée par des procédures particulières contraintes discursivement et procéduralement. Ce livre présente une analyse praxéologique de trois débats parlementaires égyptiens portant sur l'application de la shari'a. L'étude du déploiement de ces débats permet de démonter dans le détail les ressorts propres à la pratique politique située des membres d'une assemblée spécifique sur une question d'ordre religieuse. Les activités exercées par les parlementaires sont analysées en elles-mêmes-d'après leurs éléments, leurs dynamiques, leurs emplacements et leurs délimitations, la manière dont elles façonnent l'entité « ce qui s'est passé »...- ainsi que dans leurs relations réciproques lors des phénomènes d'enchainement, de percement et d'imbrication.

  • Cet ouvrage porte sur le Cameroun, qui à bien des égards résume la situation d'«une démocratie bloquée» en Afrique. L'objectif principal est de répondre à la question : comment le fonctionnement de la démocratie est-il entravé au Cameroun ? Notre hypothèse est la présence du néo-patrimonialisme. Celui-ci, par l'intermédiaire du présidentialisme et le clientélisme, sape le respect des règles démocratiques dans ce pays. Cette recherche qui s'appuie sur l'approche néo-institutionnaliste montre clairement que le néo-patrimonialisme est une composante de la gouvernance au Cameroun. Le président Paul Biya a instauré un régime hyperprésidentialisé, archaïque, autoritaire et néo-patrimonial. Il use de tous les moyens pour se maintenir éternellement au pouvoir. Le clientélisme est érigé en mode de régulation de la vie politique. Les pouvoirs législatifs et judiciaires sont aphones, aux ordres, phagocytés et constituent des bras séculiers d'un régime pro-diluvien. La presse est muselée et l'opposition officielle marginalisée. Si la contagion du printemps arabe peut difficilement se produire au Cameroun malgré la situation crisogène, un scénario à «l'ivoirienne» est à craindre.

  • L'étude analyse et compare la diversité nationale au sein de la famille sociale-démocrate européenne. Elle présente l'émergence et les évolutions politiques et idéologiques des partis sociaux-démocrates en Europe centrale et orientale jusqu'au lendemain de l'adhésion des pays à l'Union européenne. L'analyse compare ces partis avec les identités politiques et idéologiques des sociaux-démocrates occidentaux. Les partis dans les nouvelles démocraties à l'Est apparaissent au cours de la période dite de « crise » de la social-démocratie occidentale et sont en même temps sujets à des influences des facteurs locaux, régionaux et au niveau global. L'analyse des partis tchèque, bulgare et polonais souligne l'importance des processus de l'européanisation mais aussi des facteurs nationaux liés à l'histoire et à la culture politique nationales. Les trois partis des PECO sont au gouvernement au moment de l'adhésion à l'UE, mais subissent des échecs après l'intégration. Avec la crise, les sociaux-démocrates européens: occidentaux et des nouveaux pays membres, sont à la recherche commune de projets nouveaux réalistes.

  • Au Mali depuis l'avènement du multipartisme au début des années 1990 à nos jours, le taux de participation électorale n'a jamais atteint 50% des électeurs inscrits. Tout notre propos a tourné autour de la question cruciale, à savoir : Quels sont les facteurs explicatifs de l'abstentionnisme électoral au Mali de 1992 à 2007. ? Ainsi, compte tenu des contraintes d'ordre matériel et temporaire dont toute recherche scientifique est assujettie, nous avons délimité le cadre de cette étude dans le temps et dans l'espace en vue de mieux atteindre nos objections. Il s'agissait de rechercher, de comprendre et d'expliquer les principales motivations des abstentionnistes voire également les variables objectives qui sous-tendent l'abstention électorale au Mali. Le comportement électoral en général et l'abstentionnisme électoral en particulier ne peut être réellement perçu qu'à travers la méthode sociologique. C'est pourquoi, dans cette étude, nous avons emprunté d'une part la méthode quantitative c'est-à-dire l'enquête par questionnaire sur un échantillon représentatif de la population, et d'autre part la méthode qualitative en procédant à des entretiens exploratoires.

  • Cet ouvrage s'attache à analyser la politique étrangère du Maroc envers Israël opéré de 2000 à 2010 par Mohammed VI. Dans un premier temps, nous relevons les éléments les plus marquants de l'histoire des relations maroco-israéliennes afin de dresser un tableau des diverses positions déjà adoptées par le Maroc. Selon nous, la politique actuelle du Maroc est ferme mais demeure ouverte envers Israël. En conséquence, notre second objectif sera de mettre en lumière les facteurs qui motivent le régime marocain à adopter une ligne de conduite modérée. Pour ce, nous analyserons plusieurs éléments externes déterminants, mis en avant par les écoles de pensée théorique libérale, réaliste et identitaire, pour expliquer l'ouverture dont fait preuve le royaume chérifien vis-à-vis de l'Etat hébreux. Notre objectif final est donc de dresser un panel théorique actualisé des facteurs déterminants de la politique étrangère du Maroc envers Israël.

  • Turcs et grecs

    Akgonul-S

    • Dictus
    • 24 Juillet 2012

    Les Grecs et les Turcs, avant que ces termes désignent des nations séparées, ont vécu dans les mêmes villes, sur les mêmes îles, côte à côte. La période des constructions nationales ont fait que les deux groupes ont érigé celui d'en face, comme l'Autre parfait. Cette altérité ne cache pas des similarités héritées des siècles. Ainsi, les relations entre Grecs et Turcs sont tantôt sous l'influence d'Eros enfant/dieu de l'amour, tantôt sous celle d'Eris, déesse de la discorde. Avant tout, les Grecs ont obtenu leur indépendance en combattant les ottomans qu'ils assimilaient aux Turcs. Un siècle plus tard, en 1920, les Turcs ont fondé leur Etat-Nation en combattant les Grecs. Ces deux traumatismes sont des points d'ancrage importants des deux identités. Un autre traumatisme est celui d'échange forcé de populations de 1923, laissant derrière des minorités mal acceptées. Ce livre, en neuf chapitres, tente surtout d'analyser les aspects humains des relations gréco-turques tout en esquissant les aspects plus techniques et politiques.

  • Devant les incertitudes relatives à la nouvelle redéfinition des architectures de la sécurité interétatique après la fin de la guerre froide ; face aux mutations conceptuelles de la sécurité et des valeurs communes, devant le poids incontournable des spécificités de l'Etat-nation, l'exercice d'élaboration d'un système organisé de sécurité internationale, prend tout son sens, mais recèle paradoxalement ses propres limites, ses possibles écueils, ses éventuels interdits. Concept politiquement porteur, l'idée d'élaborer une sécurité collective, à l'échelle de la planète, peut aussi être un mythe, s'il n'est pas l'expression d'une réalité politico-militaire en partie préexistante et d'une réelle aspiration communes de défense et de sécurité.

  • La Révolution des roses et la Révolution orange se sont déroulées respectivement en 2003 en Géorgie et en 2004 en Ukraine. Si une année les sépare, elles ne constituent pas moins la manifestation des forces politiques à l'oeuvre dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques et y révèlent l'existence d'une contestation populaire du pouvoir en place. Une lecture à la fois historique, sociologique et politique, permet d'appréhender le développement complexe de ces sociétés et pousse à s'intéresser aux relations entre la Russie et son étranger-proche. Quel est le poids de l'héritage communiste, de l'impérialisme tsariste et des élans nationalistes contemporains dans le développement des mouvements contestataires ? Quels en sont les déclencheurs ? L'observation comparée des événements au travers de l'expression de la Rue permet de mettre en lumière les perceptions des individus et la façon dont ils se réapproprient l'espace public. Ce travail invite à étudier la recomposition des sociétés postsoviétiques, des modes de contestation organisée naissant ou établis dans l'espace constitué par l'ancien Bloc de l'Est et le poids d'éventuels acteurs sous-jacents dans ces mouvements.

  • Cette étude interroge la possibilité de modifier l'action publique locale par le recours à la participation citoyenne. L'auteur adopte pour ce faire une approche pragmatiste afin de déterminer les conditions réelles de la mise en oeuvre des dispositifs participatifs et de leurs effets concrets en s'appuyant sur l'exemple de la ville de Nancy et du Conseil général de Meurthe-et-Moselle. Les conditions de l'émergence d'une norme participative guidant l'action publique paraissent indiquer une certaine retenue, caractérisée par la restriction du champ d'application des procédures participatives ou des savoirs citoyens mobilisés. Les effets de l'application de la norme participative sur l'espace public local suscitent également des interrogations. Les dispositifs étudiés semblent très éloignés des cadres théoriques délibératifs et participatifs. Le défaut d'inclusion, la persistance de logiques de politisation propres au système représentatif interrogent en définitive sur la capacité de la démocratie participative à relever les défis qu'elle se propose de surmonter.

  • La notion du complot, dans la culture arabo-musulmane, trouve son origine dans la Fitna (la Grande Discorde) vers 656. Les guerres entre les compagnons du Prophète, ont été imputées à un seul homme : Abdallah Ibn Sabaâ (juif converti à l'Islam), qui, d'après plusieurs théologiens, était responsable des divergences des Musulmans pendant cette période. Cette mentalité d'imputer ses erreurs à l'Autre est suscitée par un refus d'expliquer rationnellement l'Histoire. En effet, l'islam retient que l'Umma repose sur le rêve d'une société homogène, où toute contestation est suspecte. Ce qui explique l'amplification de la rhétorique du complot dans cette culture, depuis la Fitna, jusqu'au printemps arabe, en passant par les croisades, les invasions mongoles, et les guerres Golfe ! Cette idéologie fut acceptée par la population musulmane car elle dégage de toute responsabilité. Par ailleurs elle est machiavéliquement cultivée par la classe dirigeante, à des fins politiques. C'est ainsi que la mentalité du complot s'érige comme un raccourci mental et un contournement de l'autocritique. Elle est devenue un paravent pour celer toutes les difficultés, dont souffre la société arabo-musulmane.

  • Ce recueil d'études traite de la situation politique et linguistique de la Catalogne dite espagnole et de la Catalogne dite française. Linguistique et Politique ou encore Politique Linguistique, car toute linguistique est avant tout une certaine politique. La langue est un patrimoine individuel très sensible qui devrait être inviolable. C'est pourquoi ces langues sont défendues par les populations qui veulent pouvoir continuer à les parler. Le contraste entre la situation politique spécifique de la Catalogne Autonome dans l'Etat espagnol, et celle de la Catalogne du Nord en France est tellement évident qu'il suscite des comparaisons et des oppositions qui apparaissent au long de ce recueil. C'est ce qui ressort de ces publications (2000-2012) concernant la situation de la langue historique, mais aussi des politiques suivies en Catalogne Autonome et en Catalogne du Nord. Voilà pourquoi certains chapitres concernent des thèmes historiques, culturels, politiques, ou plus personnels, et aideront à mieux comprendre les enjeux politiques proposés. Ce livre s'adresse à tous les locuteurs et militants d'autres langues qui peuvent facilement se reconnaître dans le contexte catalan.

  • Le quebec et ses minorites

    Dery-P

    • Dictus
    • 8 Octobre 2012

    Cet ouvrage se concentre sur les phénomènes de l'inclusion et de l'exclusion à l'intérieur de l'identité nationale. En fait, chaque identité entraîne une inclusion et une exclusion. Celles-ci peuvent être considérées comme étant la distinction fondamentale de l'identité. À propos de l'identité nationale, l'exclusion a une portée éthique et politique, les exclus ne possédant pas toujours les ressources et les droits nécessaires à leur épanouissement. Les solutions apportées par les chercheurs pour résoudre le problème de l'exclusion due au nationalisme, que ce soit une nouvelle conception de la nation ou un régime de citoyenneté pluraliste, n'ont pas porté fruit. Cela serait dû au fait que ceux-ci mettent en avant une identité allant automatiquement exclure une partie de la population. Cet ouvrage s'intéresse plus particulièrement au cas de l'identité nationale québécoise. Le Québec est une minorité au sein de l'ensemble canadien, mais aussi une majorité devant faire face aux revendications de groupes minoritaires.

  • Cette étude porte sur les termes et les circonstances dans lesquels le gouvernement canadien a construit et légitimé la politique de sécurité du Canada en Afghanistan de 2011 à 2007. Par la mobilisation des grilles analytiques des approches théoriques postmoderne et constructiviste critique aux Relations internationales, l'auteur identifie et décrit un processus de renouvellement de l'internationalisme canadien dans le sens d'une politique étrangère davantage interventionniste, fondée sur une redéfinition des notions de souveraineté et de territorialité, ainsi que sur un rapport problématique entre militarisme et développement.

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