Sciences politiques & Politique autre

  • Fin des animaux sauvages dans les cirques, remise en cause de l'élevage (émissions de gaz à effet de serre et déforestation), prise en compte des risques sanitaires liés à l'exploitation animale (zoonoses), vidéos dénonçant la réalité des abattoirs... tout ceci donne du crédit au mouvement dit « antispéciste ».
    Le mot « spécisme » n'est entré dans les dictionnaires que récemment, mais son usage se répand rapidement pour désigner des discriminations fondées sur l'espèce. Une des conséquences de l'antispécisme est le véganisme, vu comme refus de participer à l'exploitation d'animaux sensibles, capables d'une expérience subjective de la vie.
    Cet ouvrage concis et percutant permet de comprendre les liens de ce mouvement avec des courants de pensée comme le socialisme, l'anarchisme et le féminisme. Il appréhende son rapport avec l'écologie, les religions et la critique du capitalisme, et finalement aborde la question de la convergence des luttes, mais aussi d'une redéfinition de la place de l'humain sur notre planète.

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  • « Je ne peux plus regarder s'envoler un avion sans mauvaise pensée, ni regarder une vidéo en ligne sans mauvaise conscience. Pour rester crédible et intègre, j'ai renoncé aux soldes d'hiver, au foie gras, aux taxis, aux enceintes connectées, au thermomix, à la 5G. Faire les courses au supermarché est devenu un calvaire. Un voyage au pays des infidèles. Comme aurait dit Mac Mahon : que de plastique, que de plastique. Tout y est sous blister. La littérature n'est même plus un refuge. Pour peu qu'on y croise un petit coin de nature, le moindre roman devient vision- naire. Germinat n'est plus un livre sur la condition ouvrière, mais une prophétie sur la fin du charbon. J'ai expulsé Le Rouge et te Noir de ma bibliothèque : ça manquait de vert. » Dans ce recueil, Hervé Gardette raconte, en gardant une distance critique, son apprentissage de la transition écologique. Il dévoile, à travers une sélection de chroniques, ses réflexions, ses doutes et ses progrès, pointe du doigt les aberra- tions de l'époque et partage, avec enthousiasme, ses découvertes.

  • Ce livre est le récit d'une longue enquête.
    Depuis la fin des années 1960 jusqu'à aujourd'hui, des vagues migratoires successives touchent tous les pays d'Europe occidentale.
    Pour en mesurer l'impact, tant démographique que culturel, Douglas Murray a voyagé pendant deux ans dans la quasi-totalité des pays de l'Union. De Malmö à Lampedusa et de Londres aux îles grecques, il a rencontré et interrogé migrants, policiers, juges, médecins, responsables politiques et humanitaires.
    D'ici la moitié de ce siècle, il est plus que probable que la Chine ressemblera encore à la Chine, l'Inde à l'Inde... Mais, au rythme auquel elle change, l'Europe ne pourra plus ressembler à ce qu'elle a été il y a encore quelques décennies.
    Douglas Murray pose donc la question :
    Faut-il faire de l'Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde ? Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du « bien commun » ?
    Le compte-à-rebours a commencé.

  • L'urgence écologique interpelle à la fois la société de consommation et la démocratie libérale. Les responsables politiques, y compris les libéraux, expliquent désormais qu'ils doivent « reprendre la main sur l'économie » et « changer de logiciel ». Or ils ne pourront y parvenir que s'ils disposent de leur propre cadre de pensée, affranchi des notions de PIB, de croissance et de pouvoir d'achat.
    C'est ce cadre conceptuel que Jean Haëntjens nous propose avec « l'économie des satisfactions ».
    Comment fonctionne cette économie ? Quelles sont ses lois ? Comment pourrait-elle renouveler la réflexion politique et économique ?
    Au-delà de son apport théorique, cet essai propose aussi une méthode politique pour faire advenir une société compatible avec les limites de la planète.

  • Chaque soir, huit années durant, le Président Barack Obama s'est fait remettre une sélection de dix lettres envoyées par des Américains ordinaires, auxquelles il répondait personnellement. Elles étaient l'expression sans fard de la nation ; elles lui en donnaient le pouls. Cette correspondance a affecté non seulement le président, contribuant à façonner ses deux mandats à la tête des États-Unis, mais aussi les personnes chargées de lire et de traiter les millions de requêtes, diatribes, témoignages, mots de remerciement et lettres d'excuses atterrissant au service du courrier de la Maison-Blanche.

    Jeanne Marie Laskas a entrepris d'enquêter sur cette correspondance exceptionnelle : elle a retrouvé certains auteurs des lettres, interrogé le personnel de la Maison-Blanche qui passait au crible la bouleversante histoire intime de l'Amérique d'Obama, et s'est entretenue avec le Président. Parmi les courriers et témoignages rassemblés, on découvre celui de Kelli, dont les grands-pères ont pu se marier après trente-cinq ans de vie commune ; de Heba, une réfugiée syrienne qui rêvait d'oublier le jour où les chars sont entrés dans son village ; de Vicki, dont la famille s'est déchirée entre ceux qui ont voté pour Trump et les autres.

    Ils ont écrit à Obama pour exprimer leur gratitude ou leur désespoir, parfois dans des moments de grande détresse, à la recherche d'une oreille bienveillante. Ils ont écrit sous le coup de la colère, poussés par la peur, inspirés par le respect.

    Monsieur le Président lève le voile sur le dialogue ininterrompu qu'entretint Barack Obama avec le peuple américain à une époque charnière de son histoire, quand la politique n'excluait pas l'empathie à la Maison-Blanche.

  • Plusieurs textes majeurs de cet anthropologue qui s'est fixé pour but de sauver la nation du nationalisme et le socialisme du bolchevisme. Ces textes composent une réflexion sur le politique dans les sociétés modernes qui a inspiré des penseurs tels que Bataille, Derrida ou Bourdieu.

  • «  Si le système dans lequel nous vivons nous empêche de nous préoccuper de la planète, c'est qu'il ne fonctionne pas. Et qu'il nous faut le changer. Nous n'avons qu'une planète, nos destins sont liés. Ce qui est naïf, c'est de ne pas comprendre cela. Ensemble, gouvernement et citoyens, nous pouvons commencer aujourd'hui à faire en sorte de nous diriger vers un avenir meilleur. Cela vous semble idéaliste  ? Parfait, dans ce cas, nous sommes des idéalistes. Nous voulons que notre idéalisme et notre réalisme deviennent contagieux. Tous ensemble, nous sommes le climat.  »   En décembre dernier, à l'issue de la COP 24, les jeunes Belges Anuna et Kyra apprennent que, faute de consensus, les représentants de leur pays n'ont pas pu approuver deux directives européennes sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. En s'inspirant des actions de la Suédoise Greta Thunberg, elles décident d'organiser une première manifestation pour le climat le 10 janvier 2019 à Bruxelles. Trois mille jeunes se mobilisent, une semaine plus tard, ils sont 12  500, la suivante, 35  000. Le 27 janvier, le mouvement culmine en une «  Marche pour le climat  » qui regroupe 70  000 personnes.
    Anuna et Kyra deviennent alors le visage d'une génération qui refuse de se laisser endormir par les discours rassurants des politiques. Nous sommes le climat est une main tendue aux politiciens, aux décideurs politiques mais aussi à chacun d'entre nous. Avec un objectif : agir, tous ensemble, avant qu'il ne soit trop tard. 

  • Le concept de « biens communs » est apparu des centaines d'années avant l'arrivée d'internet, pourtant il est toujours aussi révolutionnaire qu'à ses débuts. Aujourd'hui, les villes ont besoin de modèles innovants pour faire face aux nouveaux problèmes urbains. Alors, comment créer des villes intelligentes où le partage est valorisé ? La réponse se trouve dans les réseaux d'innovation en milieu urbain. Des modèles qui se développent un peu partout dans le monde...
    Ce guide pratique a sélectionné 137 initiatives et dispositifs innovants à travers le monde qui prouvent qu'une ville gérée par ses habitants n'est pas seulement possible, mais qu'elle existe déjà. De la gestion participative des budgets au Brésil aux espaces publics gérés par les résidents en Italie, en passant par les taxis coopératifs aux États-Unis, on ne trouve presque aucun service qui ne puisse être administré démocratiquement par et pour les citoyens. Citons en France de belles actions, telles la maison des Babayagas à Montreuil ou Défi citoyen zéro déchet à Roubaix. Les initiatives présentées montrent ce que des personnes ordinaires peuvent faire quand elles s'engagent dans des projets où les intérêts personnels et le bien commun marchent de concert. Refusons le mythe qui voudrait nous faire croire qu'« il n'y a pas d'alternative », alors qu'en réalité, « il y a beaucoup d'alternatives ».

  • Il n'y a qu'un problème littéraire vraiment sérieux : c'est la transmission des textes à la postérité.
    Le reste : les modalités de renouveau d'un genre, les singularités d'un style comme le dialogue entre les oeuvres, il sera toujours temps de s'y intéresser lorsque les contradictions impliquées par la quête d'approbation d'un public virtuel auront été comprises. C'est à cette tâche que se consacrent Les Paradoxes de la postérité. En démontrant l'échec ultime de toute recherche d'immortalité symbolique par l'entremise de la littérature, ce livre avance qu'il importe de trouver une réponse nouvelle à la question : « pourquoi écrit-on ? ».

  • «  La vie m'a donné, depuis quarante ans, l'opportunité de me trouver au carrefour de plusieurs mondes  : économique, politique, médiatique, intellectuel. Ils constituent, à eux quatre, l'essentiel de ce que les populistes baptisent «  le système  » afin de mieux le vomir et de ce qu'ils nomment avec hostilité «  les élites  » afin de les vouer à la vindicte publique. Aussi la tentation m'est-elle venue de décrire «  le système  » de l'intérieur, tel qu'il m'est apparu et que je l'ai vu se métamorphoser.
    C'est sans doute, de ces quatre mondes, le politique qui a le plus persévéré dans son être et l'univers médiatique qui a été le plus bouleversé. La vie capitalistique et la sphère intellectuelle se sont contentées de muter sans que leurs fondamentaux aient volé en éclats.  »A.M.Analyses, portraits, récits, souvenirs, confidences: ce livre bref est certainement la meilleure introduction au fonctionnement réel de quatre piliers du pouvoir français et de leur évolution dans les dernières décennies, par un «  frontalier  » qui les connait tous de l'intérieur et qui n'a pas peu contribué à les rapprocher.

  • Un an après les attentats terroristes de janvier 2015, la mère du premier soldat assassiné par Mohammed Merah à Toulouse répond aux questions des collégiens qu'elle a rencontrés.
    Un dialogue vif et sans tabou qui aide les adolescents à sortir de l'exacerbation de la haine pour apprendre à pratiquer la tolérance, le respect, la paix.
    Comment éviter qu'à l'image de Mohammed Merah, des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly les jeunes soient aspirés par la spirale de la violence au nom de la religion ? Après avoir raconté dans son premier livre Mort pour la France (Flammarion) ce qui l'a conduit à se battre après l'assassinat de son fils Imad par Mohammed Merah en avril 2012 à Toulouse, Latifa Ibn Ziaten n'a cessé de parcourir la France à la rencontre de plusieurs milliers de personnes : collégiens, parents d'élèves, détenus et leurs proches, éducateurs. Un an après les attentats terroristes du 7, 8 et 9 janvier, elle livre à Laetitia Saavedra le fruit de ces dialogues.
    La spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité. Il est possible de relever le défi d'un vivre ensemble qui propose une place et un avenir aux jeunes des quartiers populaires et à leur familles. Il est possible de vivre sa foi dans la paix et le respect des convictions de l'autre. Parents, professeurs, élèves, chacun à leur place, peuvent s'unir pour gagner ce défi.

  • Après un demi-siècle de dictature militaire, la Birmanie s'ouvre enfin au monde dans un contexte d'euphorie et de grands bouleversements. À l'issue d'élections historiques, le parti d'Aung San Suu Kyi, l'icône de la résistance, a été propulsé à la tête d'un nouveau gouvernement entré en fonction en avril 2016. Malgré cette victoire fulgurante, l'armée continue de peser lourdement sur la vie politique et économique. Guérillas ethniques, discours de haine de bonzes extrémistes et tragédies humanitaires fragilisent les bases d'une démocratie balbutiante.
    Bravant divisions et enjeux, des hommes, et surtout des femmes, de milieux différents, innovent dans tous les domaines - lutte contre la montée des intégrismes, justice sociale, égalité des genres, préservation des cultures, etc. - pour transformer une société traumatisée et construire une paix durable. C'est à travers leurs regards incisifs et leurs actions courageuses que Sylvie Brieu, grand reporter reconnue pour son travail en immersion avec les peuples autochtones du monde, s'est engagée à découvrir leur pays méconnu, riche de potentiels devenus objets de convoitises internationales. Son récit captivant nous fait partager le quotidien de ces résistants qui, tout en embrassant des problématiques universelles, nous confronte à nos responsabilités. Entre doute et espoir, tous rêvent de liberté.

  • Antiracisme et syndicalisme

    Collectif

    Quelle articulation peut-il y avoir entre action syn- dicale et lutte contre les discriminations raciales ?
    C'est la question centrale à laquelle cette huitième livraison des Utopiques sera pour l'essentiel consacrée.
    Les débats au sein du mouvement social sont ces dernières années particulièrement vifs au sujet de l'antiracisme, et plusieurs épisodes récents sont venus nous le rappeler.
    Nous faisons le pari qu'il est possible d'avoir un débat argumenté dès lors qu'il s'appuie sur des expé- riences concrètes.
    C'est sous ce prisme que nous avons choisi de trai- ter cette question du lien, nécessaire, entre antiracisme et syndicalisme.
    Ainsi, nous reviendrons sur des exemples de luttes où ce lien s'est matérialisé dans l'action collective :
    Qu'il s'agisse des grèves chez Talbot à Poissy en 1984 à celles des travailleurs et travailleuses sans-papiers des années 2000.
    Nous verrons également comment des équipes syndicales arrivent à mener des campagnes de longue haleine, comme celle pour la réparation du travail for- cé, impulsée suite aux mobilisations des personnels antillais·es, guyanais·es, réunionnais·es des PTT no- tamment.
    Mais nous parlerons aussi des luttes contre les vio- lences policières, en donnant la parole aux premier·es concerné·es.
    Les différentes expressions et interprétations de la laïcité seront également discutées dans ce numéro, tout comme sera interrogée la question du « racisme d'État ».
    Si le racisme plonge ses racines dans les inquiétudes culturelles et les peurs identitaires, il a aussi partie liée avec l'exploitation économique et sociale. Discrimi- nations et inégalités se confondent-elles pour autant ?
    Tantôt le combat pour le respect de la diversité et la lutte contre les dominations sociales vont de pair, tantôt ils s'ignorent, voire s'opposent, dans les prin- cipes, comme dans la pratique.
    Enfin, il n'est pas possible de parler de racisme et de syndicalisme sans revenir sur la campagne inter- syndicale contre l'extrême droite et les résistances des équipes syndicales qui doivent subir la « gouver- nance » de mairies FN ou assimilées.

  • Les phénomènes migratoires occupent aujourd'hui une place essentielle dans les agendas politiques. Moins connus sont leurs effets sur les équilibres socioéconomiques des territoires d'origine et d'accueil, dans un contexte climatique déjà préoccupant. Composante première des mouvements de population, la migration des campagnes vers les villes est une stratégie d'amélioration de vie pour les ménages grâce aux transferts matériels et immatériels de la part des migrants et constitue un des leviers de développement local, mais elle compromet aussi l'attractivité des territoires ruraux, notamment aux yeux des plus jeunes.
    Elle prive en outre les secteurs agricoles et agro-alimentaires d'un capital humain nécessaire. A l'heure où resurgissent les crises alimentaires et où s'aggravent les tensions liées aux ressources naturelles dans l'espace afro-méditerranéen, les migrations peuvent également fragiliser la sécurité alimentaire et hydrique des territoires les plus pauvres. Qu'ont été et que sont les tendances migratoires en Méditerranée ? Comment intégrer ces mobilités internes et internationales comme facteur de développement territorial ? Comment aborder les migrations des jeunes et des femmes ? Quels sont les liens entre migrations et environnement ? Quels rôles jouent les innovations et le secteur privé? Quelles réponses peuvent apporter les acteurs de la coopération et du développement ? La nouvelle édition du rapport Mediterra, codirigée par le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et l'Agence française de développement (AFD), donne la parole à des experts et à des institutions partenaires afin de mieux comprendre cette thématique complexe, d'identifier des solutions durables et pérennes.

  • "Pour l auteur, la nomination apparaît comme un acte décisif car c est d elle que dépend en partie l efficacité d un système administratif et, au-delà, d une organisation étatique. Après avoir évoqué les enjeux forts que soulève son sujet, Gustave Nguéda Ndiéfouo tente de décrypter en mettant en lumière les critères objectifs et formels de l acte de nomination, ses pesanteurs informelles et subjectives et les supports juridiques ainsi que la nature propre de l acte de nomination."

  • "Pour Adolphe Muzito, la RDC est en faillite. Il exhorte ainsi le gouvernement à instituer une caisse de péréquation dont les fonds pourraient dégager des ressources afin de financer les déficits des nouvelles provinces. Pour lui, le gouvernement devrait reporter à 2021 les élections locales en attendant que le pouvoir central atteigne le seuil budgétaire annuel de 10 milliards USD en ressources propres et que les gouvernements provinciaux améliorent la capacité de mobilisation de leurs ressources propres."

  • Une féministe et un imam ! Dans leur entretien, voire leur confrontation, ils ont abordé tous les sujets qui agitent et divisent depuis des mois la société française : voile, burqa, mixité, laïcité, contraception, IVG, homosexualité, mariage pour tous, antisémitisme, formation des imams, réforme de la lecture des textes religieux... Marie-Françoise Colombani a travaillé au magazine Elle qui a été notamment à l'origine d'une pétition poussant au vote de la loi contre les signes religieux à l'école. Tareq Oubrou, lui, a encouragé pendant des années les musulmanes à se couvrir la tête.
    Et pourtant, aujourd'hui, le grand imam de Bordeaux les appelle à une visibilité discrète leur expliquant que le voile ne repose sur aucun fondement religieux incontestable.
    Interrogé sans concession sur ce revirement, la place de la femme dans sa religion, son appartenance à l'UOIF, sa fi délité à Hassan el-Banna (fondateur des Frères musulmans), les suspicions de double jeu qui pèsent sur lui, il répond avec cette franchise qui fait sa force et lui a valu de nombreuses condamnations à mort émanant d'islamistes extrémistes dont Daech.
    Reste à savoir si l'imam aura convaincu la féministe.

  • L'auteur opte ici pour l'analyse pluridisciplinaire de l'autorité dans la société française et ses institutions éducatives. À quoi sert l'autorité militaire ? Loin de la réduire à son pouvoir rigide ou à ses savoir-faire, cette réflexion plaide pour l'exercice d'une autorité didactique. Car l'autorité didactique se place quant à elle sur la situation d'apprentissage et devient alors une des conditions de la réalisation de l'insertion socioprofessionnelle du jeune.

  • Fondée en 1932 par Emmanuel Mounier, la revue Esprit continue d'orienter ses lecteurs dans les débats du temps, poursuit son enquête sur la forme de vie démocratique et maintient son engagement en faveur de la justice. Personnaliste à ses origines, la revue a participé aux luttes anticoloniales, accompagné l'expérience de la « deuxième gauche » et mené le combat antitotalitaire. Université sauvage, elle réunit ceux qui cherchent à proposer à un public large un éclairage critique de notre modernité. Chaque numéro est composé d'un éditorial, d'un journal « à plusieurs voix » sur l'actualité politique internationale, d'un dossier thématique, d'articles divers, et de recensions de l'actualité culturelle et éditoriale. Indépendante, ouverte sur le monde et engagée dans la cité, la revue est aujourd'hui dirigée par Antoine Garapon et Jean-Louis Schlegel.

    Présentation du numéro :
    Les violences politiques commises au nom de l'Islam ces dernières années ont laissé nos sociétés meurtries. Face à cette menace, les démocraties libérales ont développé un imaginaire de la peur qui appuie les mesures sécuritaires et attise les antagonismes. En leur sein, de jeunes gens aspirant à une transcendance sont tentés par la radicalisation, promesse de reconnaissance individuelle sous couvert du référentiel islamique. Répondant aux débats parfois schématiques sur la nature religieuse ou non de ce phénomène, le dossier, coordonné par Antoine Garapon, s'efforce d'analyser le phénomène djihadiste dans sa complexité, au-delà du sentiment d'incompréhension qu'il peut susciter.

  • Difficile, aujourd'hui, de passer à côté d'un documentaire ou d'un article de presse mettant en cause des situations de maltraitance affectant les personnes dites vulnérables, âgées ou handicapées essentiellement. Cette médiatisation croissante a conduit les pouvoirs publics à renforcer leurs exigences à l'égard des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS).

    Les directeurs et cadres sont davantage interpellés sur la nécessité de développer une politique de bientraitance de leurs usagers. Or cette démarche demeure complexe, du fait notamment de la notion elle-même dont une définition doit d'ailleurs émaner prochainement d'une commission nationale, à la demande du gouvernement.

    En appui aux professionnels, cette troisième édition intègre les dernières orientations officielles. Les auteurs y proposent par ailleurs des pistes d'actions pour intégrer la bientraitance au fonctionnement habituel des structures. Enfin, des fiches pratiques facilitent la mise en oeuvre de certains aspects méthodologiques du cadre de la bientraitance.

     

  • "Comment est-il possible qu'une partie de la gauche reprenne à son compte un vocabulaire racialiste et culturaliste, celui de la distinction entre « Blancs », « Noirs » et « Musulmans » contraire aux idées humanistes et universalistes au coeur des combats de la gauche ? En reconnaissant la grille de lecture raciale mobilisée par les militants postcoloniaux dans les luttes contre les oppressions et dominations, la gauche ne participe-t-elle pas à remettre en question son identité rendant celle-ci aveugle à la diversification des formes d'autoritarisme et d'identitarisme au sein des sociétés multiculturelles ? - - "

  • L'alternance au pouvoir est devenue un phénomène politique courant, au point que son traitement médiatique comme académique s'est lui-même routinisé au gré des épisodes électoraux. Par contraste avec les analyses centrées sur l'explication du verdict électoral, ce livre collectif tente de réveiller la curiosité des observateurs et des chercheurs en interrogeant la pluralité des contextes politiques et des situations de concurrence, les reliquats d'incertitude et les calculs prospectifs qui traversent les sociétés quand le pouvoir est sur le point de changer de main.
    Les contributions réunies dans cet ouvrage replacent l'alternance dans une temporalité longue pour interroger les divers anticipations et investissements qui accompagnent les processus de changement de pouvoir, en amont comme en aval. En privilégiant une dé- marche empirique sur l'alternance, elles traitent de cas nationaux et locaux, démocratiques ou non, et revisitent notamment le para- digmatique «Mai-81» français. Ensemble, elles permettent de comprendre comment la notion d'alternance est devenue une catégorie usuelle de l'entendement du changement politique.

  • "Les canaux de transmission de la politique monétaire en République démocratique du Congo jouent un rôle très prépondérant dans la régulation du cadre macroéconomique de l'économie RD congolaise. Les autres nations peuvent s'en servir pour comprendre les particularités congolaises et afin d'apporter solution aux problèmes similaires qu'elles enregistrent."

  • "Ce numéro s'interroge sur la façon dont la littérature peint, crée et diffuse des récits des origines politiques, mythiques et historiques du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Tandis que la connaissance des origines pose des problèmes épistémologiques, leur représentation relève d'enjeux à la fois politiques, moraux et religieux. Souvent liée à des problématiques relevant du présent de l'écriture, elle est investie d'une forte charge idéologique, voire polémique. Elle engage un rapport au temps, que son écoulement soit perçu comme une altération appelant une restauration des institutions originelles, ou qu'on refuse au passé une dimension exemplaire pour faire valoir les progrès de la « civilisation ». Si les oeuvres littéraires défendent des valeurs, elles les promeuvent aussi par des représentations imagées et symboliques."

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