• Le 23 juin 2016, à la stupeur générale, les Britanniques choisissent de quitter l'Union européenne. Pourquoi cette rupture inédite et déjouant tous les pronostics ? Comment organiser ce divorce ? Quelle nouvelle relation bâtir entre le Royaume-Uni et l'Union ?
    Dès le début des discussions, Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a recherché l'unité des vingt-sept États membres et du Parlement européen.
    Nous voici pour la première fois au coeur d'une négociation complexe et historique de mille six cents jours, oscillant sans cesse entre consensus et crispations, espoirs et doutes, transparence et mensonge, pour aboutir à un accord inespéré qui modifiera durablement le visage de l'Europe.
    De Bruxelles à Londres, de Dublin à Nicosie, ce journal nous entraîne dans les coulisses d'un théâtre diplomatique où se joua parfois une véritable guerre des nerfs.
    Un témoignage exceptionnel sur l'envers du Brexit, sur l'Europe et sur celles et ceux qui la font.

  • Billets politiques : sur le fil du quinquennat Nouv.

    Est-il encore possible de parler de politique sans perdre son calme ? De débattre sans se battre ? En chroniquant la vie politique chaque matin sur France Culture, Frédéric Says croque les travers de notre époque sur époque.

    8h16. " Bonjour Guillaume, bonjour à tous... " Un rendez-vous et un rituel. Le " Billet politique " est l'occasion d'échapper aux engouements de l'instant, au culte de l'immédiateté. Il s'offre aussi le luxe de la nuance. Dans un écosystème médiatique souvent confondu avec une arène, la pondération est un refuge pour celles et ceux qui refusent d'être enfermés dans des débats binaires.

    De 2016 à 2021, Frédéric Says a analysé avec finesse les rebonds de notre vie politique. En quelques années, le " nouveau monde " a perdu de sa superbe. Les élus locaux, les mouvements citoyens, les scientifiques ont gagné en influence. Les réseaux sociaux sont devenus des acteurs publics tandis que les discours politiques - signe de leur impuissance - ont été envahis de formules creuses : " la société civile ", " les territoires ", " j'assume "...

    C'est cette métamorphose, entre hier et aujourd'hui, entre le " dire " et le " faire ", que ce livre se propose de disséquer, avant la prochaine élection présidentielle. Avec la volonté d'éviter deux écueils : une vision trop clémente ou une posture de la critique permanente.
    Un billet politique sur le fil matinal, c'est un exercice d'équilibrisme.

  • « L'innombrable, c'est celui qui ne profite pas de la fameuse liberté d'expression devenue la valeur majeure de la république. C'est celui à qui elle ne s'applique pas. Qui porte un invisible bâillon. Un des noms de ce bâillon est : légitimité. C'est très compliqué, cette question de l'accès à la parole, orale, écrite. De se sentir légitime, ou interdit. Qui la donne, la légitimité ? Et comment vit-on l'illégitimité ?
    La vraie inégalité est là. Entre ceux qui ont un accès à la parole et ceux qui ne l'ont pas. » Dans ce nouveau tract, Danièle Sallenave prolonge la réflexion engagée avec Jojo, le Gilet jaune, en s'interrogeant sur ce qu'est devenu l'exercice réel de la liberté d'expression dans notre société démocratique, avec cette question centrale, angoissante : qu'est-ce qu'un droit reconnu, garanti par la loi, mais qui ne s'applique pas ? Ou ne s'applique qu'à une minorité et sous conditions ?

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  • Les écologistes contre la modernité Nouv.

    Ce livre, plaidoyer en faveur d'une civilisation industrielle, aujourd'hui accusée de tous les maux, part en croisade contre les prophètes verts qui, au moment du premier confinement, annonçaient la mort du « monde d'avant ». Apôtres d'un évangile, souvent radical, de la régression préindustrielle, de l'écologie profonde, de la décroissance, du refus de la mondialisation, de l'imposition de modèles tribaux - les groupes de prophètes verts (de Pierre Rabhi à Greta Thunberg, en passant par Nicolas Hulot) sont nombreux et fragmentés en une multitude de chapelles qui adhèrent toutes au credo d'un retour à la nature. Mais comment refuser aux pays émergents qui y aspirent légitimement, les bénéfices du progrès technique et industriel ? Comment par ailleurs comprendre que les mêmes défenseurs du climat, applaudissant à l'interdiction des terrasses chauffées et à la réduction de la vitesse automobile à 80 km/heure, fassent fermer la centrale atomique de Fessenheim, infiniment plus économique en rejets de CO2 que ces mesurettes. Qu'il s'agisse de la nouvelle religion de Gaïa, ou des chiffons rouges - surpopulation, surconsommation, réchauffement climatique - qu'agitent ces nouveaux idéologues, les attaques se concentrent sur les bienfaits de la modernité, assimilés à du confort bourgeois, mais plus encore sur la contestation du principe même de modernité. Cet essai, incisif et informé, s'appuyant sur les discours des nouveaux prophètes, sur l'analyse de leurs sources, mêlant sciences économiques et philosophie politique permet de cartographier ce nouveau parti des antimodernes qui gagne dans l'opinion, de comprendre les ressorts de cette nouvelle illusion, et de défaire les raisons de l'utopie régressive qu'elle promeut.

  • « "Il y a un problème de l'islam en France", n'hésite pas à proclamer un académicien, regrettant même "que l'on abandonne ce souci de civilisation au Front national". À cette banalisation intellectuelle d'un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l'existence d'un "problème juif" en France, ce livre répond en prenant le parti de nos compatriotes d'origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes. L'enjeu n'est pas seulement de solidarité mais de fidélité. Pour les musulmans donc, comme l'on écrirait pour les juifs, pour les Noirs et pour les Roms, ou, tout simplement, pour la France.» Edwy Plenel

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  • Infantilisation

    Mathieu Laine

    Pourquoi la France est la seule grande démocratie au monde à avoir exigé, sauf à être verbalisé, de cocher une case pour tout « déplacement bref, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie » ?
    Pourquoi la France est-elle le seul pays où une cellule interministérielle a eu à trier, en pleine crise sanitaire et face à la crise économique la plus dramatique depuis la deuxième guerre mondiale, entre les fours et les poêles, les pierrades et les tables de cuisson, les assiettes et le linge de maison, pour décider si ces biens étaient « essentiels » ou « non essentiels » afin de bâcher, par souci d'égalité, les rayons des supermarchés proposant ce que, comme Tartuffe face au sein de Dorine, l'État ne saurait voir ?
    Pourquoi la France, pays des Lumières, est l'un des seuls pays en Europe à avoir qualifié le livre de « produit non essentiel » au moment même où elle était à nouveau attaquée par l'obscurantisme ?
    Pourquoi la France, dont les dirigeants déclament régulièrement leur passion pour les territoires, finit toujours par donner à quelques-uns, à coups de décrets et de circulaires, le pouvoir de décider pour tout le monde, de manière unilatérale et verticale, sans jamais nous imaginer capables de décider par nous-mêmes ?
    On peut critiquer le pouvoir en place mais le mal est plus profond. Cette fièvre bureaucratique, technocratique et centralisatrice qui a, bien plus qu'ailleurs, frappé la France au moment de lutter contre la pandémie du Covid-19 ne fait que révéler notre propension malsaine, depuis des décennies et peut-être plus encore, à infantiliser les Français. Une infantilisation rampante, soutenue par une propension croissante de la population, par un État Nounou s'immisçant sans limite dans nos vies. Mais à trop nous étouffer, à trop nous contrôler, cette culture de la défiance nous éteint et nous brise.
    Ce court essai, comme un cri de liberté, invite à une vaste levée d'écrou. Pour respirer enfin. Pour récupérer ces pouvoirs qu'on nous a confisqués. Pour recouvrer, avec le goût du risque et l'envie de conquête, tout ce qui fait le sel et le bonheur de la vie. Puisse cette épreuve de réduction drastique de libertés dont on mésestimait parfois l'importance nous inviter à nous arracher aux fers en apparence confortables d'un État dont on attendrait tout. L'appel est d'importance. Car des barbelés peuvent finir par pousser le long des blancs barreaux d'un parc à bébé. Choisissons vraiment la Vie : parions sur la Liberté. Avant qu'il ne soit trop tard.

  • Cinq ans après les attentats qui ont ensanglanté la France - de la tuerie de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 aux massacres du Bataclan le 13 novembre 2015 - ce livre présente le premier récit de l'intérieur du processus qui a vu naître le jihadisme français parmi les « cités » enclavées des banlieues populaires et a mené ses activistes, en passant par le « califat » de Daech au Levant, jusqu'aux prisons de l'Hexagone.
    C'est en effet à partir de quatre-vingts entretiens avec des jihadistes incarcérés que Hugo Micheron a pu reconstituer la structuration des réseaux et des territoires du jihad. S'inscrivant en faux contre l'opinion commune qui fait du monde pénitentiaire une institution totalitaire coupée de la société, il analyse les interactions constantes entre celui-ci et les « quartiers ». Il montre comment la projection dans l'hyper-violence sur la « terre sainte du Châm » en Syrie et sur le territoire français est l'aboutissement d'un itinéraire qui démarre dans les cercles salafistes de Toulouse et Molenbeek dès la fin du siècle dernier. Il est scandé par les grands bouleversements des attentats du 11 Septembre 2001 aux États-Unis et les meurtres commis par Mohamed Merah en mars 2012, préludes à la proclamation du « califat » à Raqqa.
    Ces analyses, qui reposent sur la familiarité de l'auteur avec les banlieues populaires, sur sa connaissance des langue et culture arabes et de la Syrie, ainsi que son immersion pendant deux années dans le monde carcéral, ouvrent des perspectives totalement nouvelles.
    Elles permettent de comprendre pourquoi la majorité de la classe politique, des hauts fonctionnaires et beaucoup d'universitaires, n'ont eu du phénomène jihadiste qu'une lecture superficielle et inopérante - dont notre société a payé un prix particulièrement élevé. Elles ouvrent également la réflexion sur les pistes pour anticiper « l'après-Daech ».

  • Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, s'est inquiétée en février 2021 de l' « islamo-gauchisme » qui, selon elle, « gangrène » les Universités. Ses déclarations ont suscité émotion et colère parmi les universitaires, qui ont signé en grand nombre une pétition demandant sa démission. La ministre a demandé dans le même contexte une « enquête au sens sociologique du terme », un « état des lieux », un « bilan de l'ensemble des recherches » sur « l'ensemble des radicalités qui traversent notre société » - au risque d'alimenter les passions, mais aussi le climat néo-maccarthyste et les menaces pesant sur les libertés académiques.
    D'où ce rapport, qui ne s'arrête ni aux propos confus et mal informés de la ministre, ni aux réactions qu'ils ont entraînées. Il traite du fond, et apporte de quoi alimenter la réflexion par des éléments relatifs au racisme, à l'antisémitisme et à l'antiracisme tels qu'ils sont abordés par la recherche, non sans tensions ni dérives.
    Un pamphlet brûlant et qui vient éclairer les divisons qui agitent le monde universitaire comme le montre la mise sous protection policière de trois enseignants de Grenoble.

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  • Nils Andersson propose une analyse fine et implacable du capitalisme du réel, et de sa nature première : la guerre. Et il ne s'agit pas ici de revenir sur les « guerres du passé », ou d'un énième souvenir facilement aseptisé des guerres, mais bel et bien d'une étude ne laissant aucun doute sur la réalité factuelle et idéologique des dernières décennies qui ont porté la violence impérialiste et la guerre partout, de l'Irak à la Bosnie, de la Somalie au Mali.

    Produit d'un long travail d'enquête à la croisée du journalisme critique et de l'expérience d'un engagement politique, cet ouvrage décortique l'infamie des doctrines impérialistes et capitalistes qui n'ont cessé de faire du monde un vaste champ de bataille.

  • Covid-19 : vérités et légendes Nouv.

    Cet ouvrage est le deuxième de la collection Vérités & Légendes - après celui consacré à Emmanuel Macron, publié en mai - à aborder un sujet d'actualité. Cette fois, il traite de la Covid-19 - et des autres « virus en couronne » provoquant des maladies émergentes (Sras, Mers...) - qui, depuis un an et demi, bouleverse notre vie dans tous les domaines : travail, famille, santé, éducation. Qui sape la légitimité de tous les pouvoirs, politique, scientifique, médiatique. Et qui remet en cause les dogmes économiques : dette publique, Etat-providence...

    Connaissons-nous vraiment la plus grave épidémie depuis le XXème siècle ? La Covid a-t-elle été transmise par un pangolin ? La Chine a-t-elle menti ? Le gouvernement français a-t-il minoré la menace ? Le conseil scientifique a-t-il outrepassé ses droits ? La jeunesse a-t-elle été irresponsable ? La France est-elle encore une grande puissance en matière de santé ? Y a-t-il eu dans le monde des États bons élèves ? La Covid-19 va-t-elle devenir une maladie chronique ? Va-t-elle bouleverser l'économie de marché ? C'est à toutes ces questions simples et cardinales que ce livre répond. Avec rigueur et humilité, comme l'exige tout sujet scientifique, médical et sociétal.

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  • S'appuyant sur de nombreux témoignages de soignants et aussi sur des documents officiels, cet ouvrage révèle la réalité d'un système de santé aujourd'hui très en difficulté, particulièrement après la pandémie du Covid-19. Il décrit la désorganisation des hôpitaux publics, la détresse de leurs personnels, le flot­tement des positions gouvernementales... Pour éclairer cet état des lieux, il revient sur l'histoire de l'hôpital public, de sa création en 1941 à nos jours ; il décrit no­tamment la politique d'austérité mise en oeuvre par les différents gouvernements depuis quarante ans et en particulier les choix successifs qui ont contribué à dégrader progressivement les capacités du système hospitalier. En découle une équation problématique : notre popula­tion est vieillissante, notre taux de natalité encore élevé et notre système hospitalier engorgé, en burn out chronique. Réfutant l'idée que l'hôpital est une entreprise comme les autres, qui doit générer du profit, Pierre Ivorra propose de réformer l'hôpital public en visant une meilleure gestion des ressources. S'appuyant sur ses compétences d'écono­miste, il formule un programme concret de réhabilitation, à court et moyen terme, afin de recréer un cercle vertueux, en reliant le financement de la santé publique à l'activité des entreprises et à la création des emplois.

  • La prochaine campagne électorale en France, nous annonce-ton, tournera autour de l'identité culturelle. Autour de ces questions : ne faut-il pas défendre l' « identité culturelle » de la France contre la menace des communautarismes ? Où placer le curseur entre la tolérance et l'intégration, l'acceptation des différences et la revendication identitaire ?

    Ce débat traverse l'Europe entière ; il concerne, plus généralement, le rapport des cultures entre elles en régime de mondialisation. Or on se trompe ici de concepts : il ne peut être question de « différences », isolant les cultures, mais d'écarts maintenant en regard et promouvant entre eux du commun ; ni non plus d' « identité », puisque le propre de la culture est de muter et de se transformer, mais de fécondités ou ce que j'appellerai des ressources. L'auteur ne défends donc pas une identité culturelle française impossible à identifier, mais des ressources culturelles françaises (européennes) - « défendre » signifiant alors non pas tant les protéger que les exploiter. Car s'il est entendu que de telles ressources naissent en un milieu et dans un paysage, elles sont ensuite disponibles à tous et n'appartiennent pas. Elles ne sont pas exclusives, comme le sont des « valeurs » ; elles ne se prônent pas, ne se « prêchent » pas, mais on les déploie ou l'on ne les déploie pas, et de cela chacun est responsable. Un tel déplacement conceptuel obligeait, en amont, à redéfinir ces trois termes rivaux : l'universel, l'uniforme, le commun, pour les sortir de leur équivoque. En aval, à repenser le « dia-logue » des cultures : dia de l'écart et du cheminement ; logos du commun de l'intelligible.

    À se tromper de concepts, on s'enlisera dans un faux débat, donc qui d'avance est sans issue.

  • Tout a commencé au retour de la foire d'art de Maastricht, après un dîner entre amis - « deux convives qui étaient contaminés mais ne le savaient pas ». Frédéric Mitterrand est indemne, mais son frère aîné présente les symptômes du virus. Après les premiers jours de déni puis d'affolement face à des services hospitaliers pris de court, et malgré l'aide précieuse du médecin de famille et des soignants, s'ouvre une période critique. Elle durera du 9 mars au 28 avril 2020 : cinquante jours de confinement et de réanimation, cinquante jours d'une drôle de guerre où se nouent, sous le soleil trompeur du printemps, l'épreuve intime et le drame collectif.
    Dans la veine mémorialiste qui lui est familière, Frédéric Mitterrand raconte la débâcle à laquelle assistent ses proches et ses semblables, soudain pris au piège d'un présent surréaliste que commentent en continu les médias, l'opinion et les grands de ce monde, tous plongés dans la même incertitude.
    «Vendredi 3 avril. Le virus est comme tout le monde. Il va se refaire une santé l'été prochain en profitant des terrasses, des plages, des apéros festifs et des mariages. Il reviendra tout ragaillardi de ses bonnes vacances pour lancer la deuxième vague.»

  • En 2005, alors ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy fut le premier au monde à alerter sur la survenue prochaine d'une pandémie. Son rapport établissait, étape par étape, les procédures à appliquer pour enrayer la propagation d'un virus. Or, plutôt que de suivre ses principes d'anticipation, le gouvernement a géré le début de l'épidémie dans la plus grande improvisation, avec un temps de retard permanent. Faits et chiffres à l'appui, l'auteur démontre qu'en ne suivant pas l'exemple de pays tels l'Allemagne ou la Corée du Sud, qui ont pratiqué une politique de dépistage massif, la France a subi un taux de surmortalité parmi les plus importants au monde. Il dénonce l'hystérie collective suscitée par le traitement à l'hydroxy- chloroquine, la publication d'une fausse étude par la célèbre revue The Lancet, qui restera à ses yeux l'un des plus grands scandales scientifiques, ainsi que le rôle joué par les lobbies de tous ordres. Philippe Douste-Blazy plaide aussi pour une culture de la prévention à travers une véritable politique de santé publique, seul moyen d'empêcher les crises sanitaires à venir.

  • Le capitalisme tel que nous le connaissons aujourd'hui, marqué par la prééminence de la finance, est historiquement daté avec le triomphe, dans les années 1980, de la pensée de Milton Friedman, pour qui le seul but de l'entreprise est de faire du profit pour ses actionnaires.

    Nous arrivons à la fin de ce cycle. Il est remis en cause par la fin du leadership anglo-saxon, et l'émergence des contre-modèles (Chine). Il est bousculé par la révolution numérique. Biaisé par un « court-termisme » congénital, qui encourage des attitudes prédatrices envers les écosystèmes, il contribue à la crise écologique. Il est source d'une montée des inégalités dans de nombreux pays, et de l'apparition de mouvements populistes.

    Bertrand Badré, président fondateur d'un fonds d'investissement responsable, Blue Like an Orange Sustainable Capital, était directeur de la Banque mondiale lorsque la crise de 2008 a éclaté. Il a grandement contribué à sa résolution. Loin de promouvoir un changement de modèle brutal, il partage dans cet ouvrage la conviction qu'au capitalisme hors-sol, il est encore temps de faire succéder une économie qui s'intègre dans un tissu concret soucieux tant à la fois de la nature et d'un développement humain et social harmonieux.

    Un ouvrage qui éclairera tant les jeunes professionnels qui débutent leur carrière que tous ceux qui s'interrogent sur le sens de leur travail, grâce à cette conviction forte : non, il n'est pas trop tard pour qu'ait lieu cette évolution salvatrice. Et chacun peut jouer un rôle pour orienter le système dans la bonne direction.

  • Pionnier de l'écologie politique, auteur d'une pensée qui oscille entre philosophie, théorie politique et critique sociale, André Gorz révèle sa persistante actualité dans cette discussion inédite et peu convenue sur des thèmes variés - du rapport de l'humain avec la nature à l'usage des technologies, de la cause féministe au rôle des intellectuels.

  • Souvent dans l'ombre, parfois au risque de leur vie, les femmes se sont opposées à l'ordre établi : par leur plume, leurs actes résistants, leur combat politique, leurs recherches révolutionnaires ou encore leur art, l'engagement au féminin est pluriel, et incroyablement méconnu. Il exsite pourtant, davantage éclairé depuis le début du siècle dernier, et pour longtemps encore, espérons-le ! À travers 27 portraits de femmes d'exception, originaires de France ou d'ailleurs, cet ouvrage se propose de retracer l'histoire de l'engagement au féminin. De Marie Curie, première femme à décrocher le prix Nobel de physique en 1903, à Inna Shevchenko, jeune militante ukrainienne qui mène avec les Femen un combat original pour l'égalité, en passant par Lucie Aubrac, Françoise Sagan ou Malala Yousafzai, les femmes n'ont cessé d'être des actrices engagées de l'histoire.

    Après les trois best-sellers de Stefan Bollmann traduits en 16 langues, Les femmes qui lisent sont dangereuses, Les femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les femmes qui pensent sont dangereuses, l'historienne Catherine Valenti signe un nouvel opus fort et engagé.

  • Durant son mandat, le président John F. Kennedy fait de la réforme de l'immigration son cheval de bataille, convaincu que les Américains constituent un peuple à la fois attaché aux traditions et tourné vers de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. À ce titre, il faut selon lui défendre leur droit à la liberté, celle de se réinventer une vie meilleure dans leur pays d'adoption.
    Cet opuscule, qui fut le dernier livre de JFK, publié à titre posthume, recense les réflexions de l'ancien président sur la question de l'immigration et retrace les principaux jalons de son histoire aux États-Unis.
    À l'heure où les débats sur l'immigration sont plus vifs que jamais, ce texte constitue un hymne aux immigrants et à leur rôle dans la croissance d'un pays devenu la première puissance mondiale.

  • Slow démocratie

    David Djaïz

    • Allary
    • 10 Octobre 2019

    Peut-on reprendre le contrôle d'une mondialisation débridée dont les dégâts se font sentir chaque jour sur la démocratie, l'environnement et la justice sociale?? Oui. Grâce aux nations.

    Un tel propos peut paraître contre-intuitif à tous ceux qui voient la nation comme un totem identitaire. Mais ce livre montre qu'elle reste le levier le plus efficace pour ne plus être les témoins impuissants des dérèglements en cours.
    Humanistes, progressistes, sociaux-démocrates, écologistes?: n'ayons plus peur de nous en saisir?! Car il y a urgence. Les classes moyennes occidentales laminées ne veulent plus d'un système qui profite d'abord aux élites. Gilets jaunes en France, Brexit en Angleterre, Trump aux États-Unis, Orbán en Hongrie, Salvini en Italie, mais aussi Bolsonaro au Brésil?: les peuples crient leur colère et veulent reprendre le pouvoir, souvent sous les traits de l'homme fort. Une internationale d'extrême droite se met en place. La démocratie libérale que l'on croyait indéracinable est en danger de mort.
    Alors remettons la nation démocratique au coeur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens qui la réduisent à des fantasmes nationalistes. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et écologie, d'aller vers une Slow Démocratie.

  • L'incident

    Nicolas Levine

    Un virus à peine plus létal que la grippe a stoppé la marche du monde durant plusieurs mois. Un coronavirus, plus précisément, dont l'origine géographique n'est pas douteuse, contrairement à sa nature qui conserve aujourd'hui encore nombre de mystères. Face à lui, les institutions internationales ont failli, les gouvernements ont paniqué etles peuples ont été abreuvés de mensonges puis couverts de reproches. Dans certains pays, à l'instar de la France, l'impéritie des pouvoirs publics a provoqué une crise sanitaire sans précédent dans l'histoire récente. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes parce que «?le monde libre?» l'est trop, tellement favorable à la circulation qu'il hésite à la restreindre même lorsqu'une épidémie frappe à ses portes.
    Les libéraux se définissent comme des pragmatiques?; pourtant, dans leur refus de fermer les frontières comme dans leur incapacité à produire des masques et des tests, c'est bien l'idéologie qui prime. Et c'est donc sur ce terrain-là, comme un fil rouge et en dernier lieu, qu'il faut replacer l'événement. Nicolas Lévine travaillait déjà au plus près de l'exécutif, quand la Covid-19 a commencé à tuer. Du marché de Wuhan aux maisons de retraite d'Europe en passant par les mégapoles occidentales avalées dans l'éclair de la pandémie, Nicolas Lévine reprend toutes les pièces du dossier. Ce faisant, il révèle l'incroyable légèreté de chefs dont le tempérament, les idées et la formation nous condamnaient au désastre.
    Revenant sur la naissance et l'expansion du virus, il pointe la responsabilité de la Chine, qui la nie avec un culot sidérant. Il fallait remonter toutes les pistes et relier toutes les polémiques de ce fantôme des nécropoles, et, grâce à des informations inédites, combler les trous dans le parcours tentaculaire de la pandémie, pour voir enfin, dans le silence de la mort mécanique, sa véritable histoire surgir des mers.

  • Militant du Référendum d'initiative Citoyenne (RIC) depuis 2005, Étienne Chouard est devenu une référence des Gilets Jaunes. Ce professeur d'économie et de droit est un des chantres de la démocratie directe. Dans ce livre, NOTRE CAUSE COMMUNE : INSTITUER NOUS-MÊMES LA PUISSANCE POLITIQUE QUI NOUS MANQUE, l'auteur développe ses idées principales sur la Constitution (les citoyens doivent écrire leur Constitution pour instituer eux-mêmes leur puissance politique), les élections (l'élection infantilise les citoyens et porte au pouvoir les pires) et le capitalisme (le capitalisme est la conséquence économique d'une dépossession politique). Dans un style limpide et pédagogique, ce premier livre d'Etienne Chouard est un véritable manifeste pour un peuple constituant.

  • L'année 2021 verra le vote au parlement d'une loi élargissant à toutes les femmes, fertiles ou stériles, l'accès à la fécondation in labo. La même loi autorisera la création d'embryons transgéniques et de gamètes artificiels. Après avoir ouvert la voie à la reproduction artificielle de l'humain, le progrès scientifique l'ouvre à l'amélioration du produit et à l'EGM, l'enfant génétiquement modifié, grâce au tri et aux manipulations génétiques.
    Derrière le "droit au désir d'enfant" et les chantages à "l'égalité" , c'est l'eugénisme qui poursuit ses projets de "race supérieure" , d'élimination de toute reproduction naturelle et sexuée, afin d'imposer l'expertise des biocrates et le darwinisme technologique.

  • C'est l'histoire d'un affrontement, d'une révolte que personne n'a vus venir. Le récit d'un face-à-face entre des Gilets jaunes qui n'arrivent plus à vivre dignement et un Président silencieux en son palais.
    C'est l'histoire de ces semaines qui ont ébranlé le pays, de ces Françaises et ces Français qui ont occupé les ronds-points, ont manifesté tous les samedis, de ces victimes de violences policières, de ces policiers blessés à l'Arc de triomphe, de ce pouvoir tétanisé qui a eu peur de tomber.

    L'histoire racontée par le peuple. Et par le Président.

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