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J'avoue, jusqu'à ce que je lise SOFONISBA, le dernier roman d'Anne Comtour, je n'avais jamais entendu parler de Sofonisba Anguissola.Et je me désolais qu'il y ait eu si peu de femmes peintres.Et voilà qu'au sortir de cette lecture, je découvre cette artiste, cette peintresse, jaillie de la Renaissance.En une centaine de pages, légères, précises, enlevées... Anne C. nous entraîne dans un tourbillon de joie. On suit Sofonisba dans ses apprentissages ; on la voit broyer ses couleurs, tendre ses toiles, manier fusains et pinceaux ; on l'entend jouer du virginal ; on assiste à la naissance de ses talents.Par la vivacité et la grâce de ces lignes, j'ai la sensation d'avoir découvert, en plus d'un grand peintre injustement méconnu, portraitiste hardie et virtuose, une nouvelle amie ; et cela n'a pas de prix.Longue vie nouvelle à Sofonisba !À quand une exposition de ses toiles en France ?En attendant, plongeons dans ce récit enjoué, irradié par le soleil d'Italie, comme dans un torrent d'eau vive.Élise Fontenaille
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Des concerts secrets, nocturnes, au palais ducal. Exclusifs, réservés à un auditoire soigneusement trié. Musique de femmes, beautés irréelles, voix angéliques, instrumentistes virtuoses d'un style nouveau, jamais ouï.
Ce sera l'héritage du duc Alphonse, qui n'engendrera jamais d'enfant charnel et qui tient au secret.
Cependant cette musique secrète, interdite de publication, arrive soudain jusqu'à nous.
De sa plume vive, alerte, piquante, Anne Comtour nous happe et nous entraine dans les dédales d'une Italie soeur de la France, unies par la Renaissance, entre complots venimeux et beauté absolue.
Musique, maestra ! Viva, viva la musica ! -
Qui donc est Anne de Joyeuse ?
Rien que le nom, vif et frais, claque tel un étendard... et porte en lui un insolent triomphe ! Et un destin hors du commun. Gentilhomme bien né, d'une famille au sang bleu vif, enfant turbulent, hardi cavalier, archimignon du roi Henri III, pourfendeur de protestants ; sujet central, surtout, d'un tableau qui figura en bonne place dans les Lagarde et Michard de nos enfances... Les Noces d'Anne de Joyeuse. Petit tableau fastueux, anonyme, pensait-on, jusqu'à ce qu'Anne de C en retrouve - réinvente ? - l'auteur : une ensorcelante peintre italienne... En voilà, un roman historique, joliment troussé, habilement campé ! De sa prose vive, étincelante, Anne de C fait revivre Anne de J. Et, malgré les années - cinq siècles, déjà ! le voici qui jaillit parmi nous, à cheval, rutilant, gonflé de sève, d'éclat et de jeunesse éternelle, au côté de son roi et aimé, dans l'ombre vénéneuse de Catherine de Médicis, la fascinante empoisonneuse. Ce récit : l'impression d'être passée une nuit, un peu par hasard, devant un château effacé par le temps, et d'y avoir vu, par une fenêtre entr'ouverte, illuminée par l'éclat d'une fête oubliée, au son d'une pavane, de bien séduisants visiteurs du soir.
É. F. -
Liberté, Égalité, Fraternité, ou la Mort !
C´est avec ce cri que les révolutionnaires de 93 traversent l´année terrible. Car la toute jeune République française affronte alors ses ennemis de l´extérieur et de l´intérieur. La contre-révolution conspire jusque dans les montagnes. Lyon se rebelle. La guerre flambe aux frontières. Couthon, le bras droit de Robespierre, fait proclamer la terrible loi des suspects.
S´il en est un, de suspect, c´est bien le baron de Saint-Leu. Son état de noble, déjà, le désigne à la vindicte des sans-culottes. Et outre ces attaques de l´extérieur, à l´image de la patrie, il lui faut aussi triompher d´effrayantes embûches domestiques. Les femmes, une femme, s´ingénient à le mettre à l´épreuve. À commencer par sa première épouse dont le souvenir vient le tourmenter de la manière la plus étrange qui soit. Par une jeune fille. Merveilleusement belle.
Pour la courageuse Mathilde, sa femme, que l´adversité ! Saura-t-elle, dans ces revers de fortune, soutenir son baron de mari, cet écorché vif au coeur noble ? Pourra-t-elle combattre les effets de sa propre jalousie ? Seul pourtant la guidera le souvenir des amants qu´ils furent, ceux qui jadis, ayant anéanti l´affreux seigneur d´Orvis, ceux qu´une passion hors du commun avait réunis, un matin de décembre, sur le Puy Mary.
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Ce que Mathilde vient chercher en Grèce, le sait-elle vraiment ? D'abord, elle ne s'attend pas à y rencontrer ce Grec hautain qui se prétend son esclave et la toise de ses yeux bleus, ce Sakis, vendu au sulfureux Ali Pacha. Comme tant de voyageurs du dix-neuvième siècle, comme lord Byron, le grand poète anglais, l'antiquité la fascine. Mais, depuis quatre siècles, le joug ottoman pèse sur le sol grec : aussi est-ce une tout autre réalité qui s'impose.
Dix-sept ans ont passé depuis les tragiques événements de la Révolution française de Mathilde ou les Écirs de la Passion et Nul ne la prit fors le vent. L'Europe se partage entre royaumes et empires. Le rêve de 1789 est-il donc éteint ? Non, partout dans les Balkans, les idées des Lumières essaiment ; et les Grecs dispersés chantent la Marseillaise dans leur langue. Alors, quand une ville entière se sacrifie à la cause de la liberté, hommes, femmes et petits enfants ; quand les klephtes, ces bandits d'honneur, bravent la mort et les supplices turcs ; quand les étrangers de toutes les nations viennent mourir à leurs côtés, le Sultan, à Constantinople, voit son Croissant se ternir.
La Dioné d'Ali évoque un épisode méconnu de l'histoire d'Europe et pose la question de l'individu, écrasé par un pouvoir implacable, et de son engagement. Quel peuple pouvait secouer sa servitude avec tant d'héroïsme ? A l'exemple de leurs glorieux ancêtres, les Grecs de ces temps-là conquièrent, dans le sang et dans les larmes, la dignité de l'éternel humain. Missolonghi n'est pas « morte mille fois » en vain.
L'amour de la Grèce est une vieille histoire pour Martine Maury. Après l'étude du grec ancien, qu'elle enseigne encore, elle découvre l'histoire moderne de ce pays. La guerre d'indépendance grecque lui inspire le sujet de ce roman qui ferme la trilogie de Mathilde. Pour l'écrire et s'imprégner de l'esprit de ces événements, elle parcourt les sites, assiste à la commémoration de l'Exodos, lit le journal du siège de Missolonghi... Cette conquête de la liberté est une épopée qui ne peut laisser indifférent.
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Une peintre oubliée, mais pas son oeuvre !
Il faut gratter la signature d'artistes plus connus pour trouver la sienne sur des tableaux hollandais du Siècle d'or.
Maître reconnu par la Guilde de Saint-Luc de Haarlem, elle aurait cessé de peindre dès son mariage.
Où est donc la vérité ?
Et qui était cette femme redécouverte après trois siècles d'oubli ?
Dans ces pages colorées, joyeuses, à l'image des tableaux de Judith Leyster, Anne Comtour ouvre le rideau : non, Rembrandt n'était pas le seul grand maître ! -
Le Maître Verrier du Roy rend hommage à ses ancêtres, maîtres verriers en Margeride, dont la renommée s'est étendue bien au-delà de l'Europe.
Cette saga historique nous fera remonter jusqu'au XIVe siècle, nous faisant passer de la Margeride à Paris. -
"Les traits fulgurants qui commencent la Fantaisie en sol mineur fendirent la nuit de leurs trompettes tragiques. Une vague de jouissance mêlée de douleur me gonfla la poitrine... La musique coulait dans mes veines, me rendait immatérielle." C'est ainsi que s'exprime la toute jeune Cécilia, à l'orgue de son couvent. En cette deuxième moitié du XIXe siècle, est-il possible d'être femme et compositeur ? De l'Auvergne à Paris, des ors du Second Empire à la tragédie de la Commune, Cécilia lutte pour son indépendance, qui passe par son piano. Aimée des hommes, de son père, de son époux, d'Anne de Néris surtout, au milieu d'une galerie de personnages du temps, elle rencontre l'Histoire.
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Robert Merle avec sa série d'ouvrages « Fortune de France », avait ouvert la voie des romans historiques conservant le langage de l'époque décrite. Martine Hermant remonte plus loin dans le temps an nous livrant une histoire du Moyen Âge où tendresse et violence traversent le récit. Vous allez revivre avec Lysandre les joies les émois et les peurs qui peuplent son univers. Vous approcherez avec inquiétude le sorcier Viez Garol et sa fille l'Herminia secondés par des loups, que craignent les villageois mais que ces derniers vont consulter pour être guéris de leurs maux. Vous découvrirez la grande foire la Saint Ambroix de bourges et son animation au pied de la cathédrale, les tournois avec leur faste et leur violence, et puis la rencontre avec l'amour courtois que des dames de haute lignée professent pour essayer de réduire le comportement brutal des hommes. Vous approcherez les « parfaits », pourchassés par la croisade des Français du Nord, leur calme et leur bonté qui séduira Anieuse, la suivante de Lysandre au cours du pèlerinage jusqu'à Orcival en expiation imposée par son époux et seigneur. Une grande fresque animée qui vous tiendra en haleine au cours de ce voyage du Berry à l'Auvergne.
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Ce roman se déroule à la toute fin du XVIIe siècle et conte l'histoire d'une jeune femme qui, pour densifier ses jours, choisit de quêter quelque épanouissement dans la création.
Pour y parvenir, elle va faire oeuvre de chair (avoir une descendance), oeuvre d'esprit (écrire) et oeuvre de pierre : participer à la conception du jardin de Cordès, attribué à André Le Nôtre. Les épreuves qu'elle rencontrera pour inventer son Éden perdu chahuteront sa solitude et lui révèleront quelques perles d'existence : la musique qui sculpte les silences, la confiance amoureuse, l'attachement à des racines et le chemin des mots pour mieux habiter le monde.
« ... un récit original dont on ne sait ce qu'il faut le plus admirer de l'imagination des auteurs, de leur style qui fait appel, quand il le faut et sans excès, au vocabulaire d'un XVIIIe siècle naissant, de la construction double, la narration alternant avec le Journal de Bérénice. Le mieux est d'admirer l'ensemble pour un fort moment de littérature. » Le Monde des livres
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Comment être une fille libre de soi-même en 1788, quand la condition noble vous contraint à l'obéissance et que la montagne vous isole des rumeurs du royaume ? Et comment accomoder ses volontés d'indépendance aux exigences d'une passion folle ?
La jeune Mathilde de Florelle-Moissac et son amie paysanne, Catherine, affronteront bien des épreuves, pendant cette période de mutations extraordinaires, avant d'accomplir leur destin. Car le Haut-Cantal aux prats si verts et si paisibles recèle aussi l'orage et la misère, l'écir et la révolte. Et les loups n'y ont pas toujours quatre pattes...
Quand débute la Révolution, le haut pays d'Auvergne reste fortement entaché de féodalité et d'une sauvagerie plus ancienne encore. Mais un esprit de liberté instinctif, qu'exhale peut-être l'air des sommets ronds, lui permettra paradoxalement d'adopter les idées des Lumières. Témoin des moments-clefs de cette première année cruciale, Mathilde découvrira à travers des personnages pittoresques les préventions et les chances de ce pays rude, auquel ses habitants demeurent viscéralement attachés. Cependant, la Nature, au fil des saisons, module ses beautés, et l'Histoire se déroule inexorablement.
Mais quel sombre secret tourmente le mystérieux cavalier surgi des flammes ?
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Les enquêtes de Timoléon : Usson - 1591
Pierre Frisch, Anaïs Falcon, Emmanuelle De Oliveira
- CREER
- 18 Avril 2025
- 9782848198163
Jacques est médium. Il est appelé dans le petit village volcanique d'Usson, au large d'Issoire, où se déroulent des phénomènes étranges. Pour cette enquête, il n'a pas d'autre choix que de faire appel à l'un de ses meilleurs enquêteurs : Timoléon.
Celui-ci va devoir plonger dans le temps, plus de quatre cent ans en arrière, pour rencontrer les protagonistes de cette histoire tragique, qui tourbillonne autour de Marguerite de Valois, une reine déshéritée, de guerres terribles dont la religion est encore un prétexte, de seigneurs et de soudards en soif de richesse. -
De la Normandie à Versailles, en passant par l´Amérique de Benjamin Franklin et le Paris de la Révolution, le « sorcier de Montaigu » nous entraine dans les méandres de ses aventures et dans les coulisses du trône de France. Henry Louis Gaspard Hercule Vidame de Brix, dit le « sorcier de Montaigu », gentilhomme actif et inventif, maître verrier et érudit, prête sa voix à l´auteur pour défendre et proposer une vision de notre histoire revisitée.
Et si la Révolution dont nous sommes si fiers n´avait pas eu lieu, mais qu´au contraire, un cynique efficace entouré de gens avisés avait su accompagner les événements et les maîtriser ?
Venez découvrir l´une des plus célèbres pages de l´histoire de France rêvée par un auteur à la plume délicieusement déconcertante.
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La contrée des Dames - tome IV : L'Automne - 1360
Pierre Frisch, Sylvain Pouchol
- Creer
- 10 Septembre 2021
- 9782956307839
Une histoire, des légendes, des randonnées, sur les traces des moniales du pays de Blesles
Octobre 1360
le chaos orchestré par la Guerre de Cent Ans et la Peste noire fait résonner sa sauvage et sanglante musique au sein même de l'Auvergne.
Ici, c4est un fils bâtard de roi d'Angleterre. Des centaines de soldats ravagent les campagnes aux portes de la Contrée des Dames.
Le monastère de Blesle, mené par Maurita Dauphine, est une cible de choix...
Mais qui raconte la véritable histoire de cet automne 1360 ? -
La contrée des Dames - tome II : Le Printemps - 1178
Pierre Frisch, Sylvain Pouchol
- Creer
- 15 Mai 2018
- 9782956307815
Une histoire, des légendes, des randonnées, sur les traces de moniales du Pays de Blesle.
Mai 1178
Les grands chantiers des églises d'Orcival et de Saint-Nectaire s'achèvent sous la direction de l'évêque de Clermont et de l'abbé de la Chaise-Dieu.
Volontairement indépendante de ces grands personnages, l'abbesse Ahélis organise, dans un petit prieuré dépendant du monastère St Pierre de Blesle,
une rencontre avec Béraud de Mercoeur, l'un des plus grands seigneurs d'Auvergne. Cette rencontre changera-t-elle le destin de la Contrée des Dames ? -
La contrée des Dames - tome III : L'Été - 1266
Pierre Frisch, Sylvain Pouchol
- Creer
- 10 Mai 2019
- 9782956307822
Une Histoire, des légendes, des randonnées, sur les traces des moniales du pays de Blesle.
Juillet 1266
Un sergent borgne, alcoolique et séducteur aux ordres de l'évêque enquête sur le meurtre d'un prêtre dans le quartier juif de Clermont.
Un moine dominicain représente Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX, à Auzon et à Nonette.
Fils du brouillard et filles de Sion, frères de croisade et soeur moniales : des destins inextricablement liés qui, tous,
convergent vers la Contrée des Dames, dominée par un sauvage et mystérieux prieuré perdu dans la montagne... -
Elle peint Cléopâtre, la Vierge et le pape, des nus féminins incroyablement sensuels, elle brosse nobles dames, puissants messieurs, savants, cardinaux,
d'immenses retables pour l'Église et de petits tableaux de piété pour les foyers. Qui était Lavinia Fontana, mère de onze enfants, épouse d'un peintre qui s'est effacé derrière
son talent ?
Anne Comtour se précipite à sa rencontre et nous entraîne. Allons à Rome ! -
Au-delà du destin contrasté d'une jeune paysanne, Marguerite, la petite fille de Vitale (« Le Chauche-Vieilles » - Ed. CREER), c'est la vie intime d'un petit village ordinaire de la France profonde dans la première moitié du XVIIIè siècle qui nous est conté ici. La vie est difficile, les maux nombreux et imprévisibles. À croire qu'une malédiction frappe le village. Quoi de plus commode, en effet, qu'un mauvais sort pour tout expliquer ?
Vite un bouc émissaire !
Dès lors chacun a le sentiment d'être le protagoniste d'une tragédie qui s'est nouée sans lui et sur laquelle il n'a aucune prise. Du moins jusqu'à ce que le temps se charge de déciller les yeux... Bon sens et superstition, rouerie, naïveté, bassesse ou grandeur d'âme, autant de passions agitant ces âmes simples qui nous apparaissent tout à coup si familières qu'on les croirait nos contemporaines. Car au fond, ce que nous révèlent les péripéties bouleversantes de cette modeste existence de femme ne sont que les bonheurs et les misères de l'éternelle condition humaine.
Un récit magnifique et débordant d'humanité conçu à partir des archives de l'époque (aucun nom, date, lieu n'a été changé), à mi-chemin entre chronique et fiction.
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« Déjà des hommes se sont présentés, des clercs et des laïques qui comme les trois solitaires veulent mettre leur vie au service du Règne. Le bruit de ces ermites retirés là a couru par toute la montagne. De semaine en semaine les gens du pays se sont défaits de leurs humeurs farouches. Saint Robert leur a touché le coeur : sa parole l'a su, et plus encore sa façon de vivre. » « Créer en un lieu un monastère, c'est engager en ce lieu plus énergiquement qu'ailleurs la lutte qui fait l'honneur de l'homme. A ceux qui, ne sachant que leurs appétits, ne consentent qu'à les servir, ceux de la bataille et de la ripaille, ou simplement de l'envie et de l'égoïsme, vont ici s'affronter d'autres humains, trop imparfaits encore, mais qui s'efforceront de servir le bien, de combattre le mal.
Le siècle reste un incessant tohu-bohu de guerres, de jouissances, de brutalités, de malices, d'envie et de bêtise. Sous un air puant de taverne, vin vomi et graillon, y flottent des relents de maladrerie. Et si de quelque porte sort une meilleure odeur de miche chaude et de soupe aux herbes, cela dure-t-il bien longtemps ? Les familles passent si vite ! »
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« A cette époque, et avant que les peuples se fussent mis en mouvement pour cette grande expédition (la croisade), le royaume de France était livré de toutes parts aux troubles et aux plus cruelles hostilités. On n'entendait parler que de brigandages en tous lieux, d'attaques sur les grands chemins et d'incendies sans cesse répétés. Partout on livrait des combats qui n'avaient d'autre cause que l'emportement d'une cupidité effrénée et, pour tout dire en peu de mots, toutes choses qui s'offraient aux regards des hommes avides étaient livrées au pillage, sans aucun égard pour ceux à qui elles pouvait appartenir.
Il y avait (aussi) à cette époque une disette générale, les riches éprouvaient une grande pénurie de grains et quelques uns d'entre eux, quoiqu'ils eussent beaucoup de choses à acheter, n'avaient cependant rien ou presque rien pour pourvoir à ces acquisitions. Un grand nombre de pauvres gens essayaient même de se nourrir de la racine des herbes sauvages, et comme le pain était fort rare, ils cherchaient de tous côtés de nouveau aliments pour compenser la privation qu'ils s'imposaient en ce point. Les hommes même les plus puissants se voyaient menacés de la misère dont on se plaignait de toutes parts ».
GUILBERT DE NOGENT (1053-1124)
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Le Chauche Vieilles, ou le dit de Vitale
René Gaquière
- CREER
- Histoire En Direct
- 16 Avril 2002
- 9782909797755
Mai 1693. Dans ce petit village de montagne, la vie roule ses jours. Des jours, à vrai dire, ni meilleurs ni pires qu´ailleurs ou même qu´hier, n´en déplaise aux anciens.
Vitale, une humble paysanne, observe avec tendresse et malice ce qui se passe autour d´elle. Chroniqueuse analphabète, elle rend compte à sa manière des menus plaisirs de la communauté villageoise aussi bien que des désagréments ordinaires.
Cependant le malheur rôde, de plus en plus palpable à mesure qu´on approche de l´hiver. Du reste, la belle-mère Marguerite, qui sent les choses comme la baguette de coudrier devine l´eau, n´a-t-elle pas murmuré :
« Pourvu maintenant que le malheur ne soit point sur nous ! »...
A travers ce récit, conçu à partir des archives de l´époque, et donc véridique autant que faire se peut, René Gaquière nous restitue, avec un réalisme étonnant, le XVIIe siècle de nos campagnes.
Humour et émotion nourrissent cette chronique, mi-douce, mi-amère, d´une époque vraie où nos « grands », sans le savoir, traçaient nos chemins.
Aucun nom n´a été changé.
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elle se redressa dans son lit, tremblante, respirant avec peine.
elle aurait voulu crier, appeler ses servantes qui dormaient dans la salle attenante, mais sa gorge était sèche. et surtout, l'inquiétude qui l'avait saisie, toujours vive, la figeait. dans sa chambre obscure, il lui semblait même sentir encore la présence indiscrète qui avait troublé son rêve de rencontre avec clément de merlieu. elle n'avait pas de quoi faire de la lumière et ses pupilles s'écarquillaient tant bien que mal pour ne finalement rien voir.
pourtant elle était persuadée que quelqu'un se tenait dans un coin de la pièce. affolée par cette certitude, elle resta éveillée jusqu'à l'aurore pour guetter ce recoin. mais lorsque le soleil fit briller ses premiers rayons sur les ombres de sa chambre, elle réalisa que la place qu'elle avait surveillée était vide.
elle fut rassurée. mais un très court instant : la lumière lui venait par un volet ouvert que chaque soir,
elle le savait, ses servantes fermaient.
le mariage d'anne d'orval est un roman d'amour, de toutes les formes d'amour : tendresse, dévouement, déférence, admiration, vénération, dévotion silencieuse, attachement loyal et indissoluble, désir.
mais c'est aussi un roman de haine. car, dans la haute auvergne médiévale qui offrit son cadre
d'austérité et de bravoure à la vie d'anne d'orval, existait un sentiment qui, au contraire de l'amour,
n'avait qu'une seule et unique signification : l'honneur.
nés tous deux de la beauté incomparable d'anne d'orval, la haine et l'amour s'affronteront néanmoins
à armes inégales : la violence pour la première ; le courage pour le second.
vaincra celui qui comprendra que la vraie valeur de la beauté réside dans l'invisible.
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Confesso che prima di leggere Sofonisba, l'ultimo romanzo di Anne Comtour, non avevo mai sentito parlare di Sofonisba Anguissola.
E sì che prima di scoprire questa artista rinascimentale mi rammaricavo del fatto che ci fossero state così poche donne pittrici.
In un centinaio di pagine, leggere, precise e vivaci, Anne ci travolge in un turbine di gioia. Seguiamo Sofonisba mentre impara; la vediamo stendere i colori, montare le tele, maneggiare il carboncino e i pennelli; la ascoltiamo suonare il virginale; assistiamo alla nascita del suo talento.
La vivacità e la grazia di queste pagine mi hanno dato la sensazione di aver scoperto - oltre a una grande pittrice ingiustamente trascurata e a una ritrattista audace e virtuosa - una nuova amica: e questo non ha prezzo.
Lunga vita a Sofonisba!
Nel frattempo, immergiamoci in questo racconto spensierato, bagnato dal sole italiano, come un torrente di acqua viva.
Élise Fontenaille -
Ce lot comporte deux livres d'Ernest Montuses
Les Cimes et L'Age de fer
Les Cimes : Un roman d'amour, le retour de Jean après la guerre de 14. Cet homme sculpteur nous livre son analyse critique de l'art de l'époque.
Après la guerre de 1914-1918, Jean Richard, statuaire, revient au pays et retrouve tout à la fois, son Bourbonnais et son premier amour Gilberte. Hérisson, le château féodal, l'Aumance et même l'église de Châteloi, sont les témoins « actifs » des retrouvailles. Mais les années ont passé et les coeurs ont changé. Gilberte est maintenant « une épouse déconvenue redevenue amante ». Jean vivra successivement deux amours, l'un bouillant, passionné, érotique, charnel, l'autre platonique, respectueux, qui porte la femme haut sur les cimes. Quel art pratique notre statuaire ? Comment l'Amour intervient-il dans l'Art et réciproquement ? Et si l'Art et l'Amour se rejoignaient chez l'artiste ? Voilà quelques réflexions que peut inspirer la lecture des Cimes, d'Ernest Montusès, qui écrit dans un style étincelant. Il évoque avec beaucoup de passion et de chaleur son Bourbonnais natal.
L'Age de Fer : Lorsque ce roman fut écrit, on était au premier printemps de la Grande Guerre, L'Âge de Fer, les temps maudits, nul ne doit plus les revoir, "Germinal" en Bourbonnais au début du XXème siècle.
Printemps sacré ! Les nations procédaient aux derniers sacrifices, immolaient leurs armées, « ne comptant plus sur les forces humaines, attendant tout leur succès des destins ». Fin mai, l'offensive germanique paraissait irrésistible. Il n'était plus permis « aux femmes même de verser des larmes ». Les pages de ce roman étaient des pages d'espoir. L'écrivain pensait ce que pensaient « les grandes masses silencieuses » du pays, saisies par l'angoisse et reprises par la vie, allant du labeur à l'amour, vivant intensément et atrocement cette période inouïe de l'Histoire. L'Âge de Fer, les temps maudits, nul ne doit plus les revoir, et c'est parce que ce roman tend à noter les traits disparus d'une époque ? celle des régions industrielles du coeoeur de la France pendant la Grande Guerre, que son intérêt est particulier. D'autres écrivains comme Zola ou Victor Hugo ont décrit à d'autres époques et dans d'autres régions laborieuses ces temps maudits. Il était important que les douces campagnes bourbonnaises conservent aussi dans leur mémoire collective le souvenir des drames que le monde industriel de la Guerre de 1914 avait suscités dans le XXème siècle débutant.