• Longtemps ignoré, voire méprisé, l'art roman sort au XIXe siècle de l'oubli dans lequel il était tombé à partir de la Renaissance. Il n'a dès lors cessé de fasciner et d'interroger, suscitant une énorme masse de commentaires, entre rejet et adoration.
    L'art roman serait ainsi un art français cantonné aux églises, une architecture sombre, oeuvre d'artistes inconnus, qui refléterait une époque angoissée par la fin des temps... l'exact opposé de l'art gothique.
    Autant d'idées reçues que Nicolas Reveyron s'attache à ­déconstruire pour nous faire découvrir cette période méconnue de la création artistique.
    Nicolas Reveyron, agrégé de lettres classiques, docteur en histoire de l'art de la Sorbonne, est professeur d'Histoire de l'art et Archéologie du Moyen Âge à l'Université ­Lumière-Lyon 2 et membre de l'Institut Universitaire de France.

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  • Avec une approche interdisciplinaire originale, à la croisée de l'architecture, des techniques et du patrimoine, Le Chantier cathédral en Europe aborde les savoir-faire techniques, mais aussi les pratiques coutumières singulières des ateliers de cathédrales. La compréhension de ces grands édifices gothiques s'appuie aussi sur leur patrimoine culturel immatériel : des compétences artisanales et des savoirs, traditionnels ou nouvellement acquis, attachés à leur construction hier, à leur restauration aujourd'hui.
    Une trentaine de spécialistes européens, chercheurs en histoire de l'architecture et des techniques, architectes, ingénieurs et professionnels du patrimoine, replacent ainsi l'élaboration de la culture architecturale et technique des cathédrales européennes dans son contexte : la préservation des techniques artisanales traditionnelles et des fondamentaux de l'apprentissage ; les formes prises par la recréation du savoir, irrigué par des influences extérieures, et par la culture de l'innovation ; la formation aux métiers, la structuration et la conduite des chantiers de cathédrales ; la sensibilité aux pratiques de la restauration monumentale et l'adaptation à une déontologie évolutive ; l'usage des supports de la pensée technique ; le soin porté enfin à la création d'un lien privilégié avec la société civile, qui joue aussi de la force des imaginaires et des représentations.

    Sous la direction d'Isabelle Chave, Étienne Faisant et Dany Sandron.
    Contributions de Stefan Albrecht, Christophe Amsler, Silvia Beltramo, Klará Benešovskà, Sabine Bengel, Maïwenn Bourdic, Stefan Bürger, Pierre-Yves Caillault, François Calame, Arianna Carannante, Isabelle Chave, Petr Chotebor, Frédéric Degenève, Matthias Deml, Frédéric Didier, Philippe Dillmann, Albert Distelrath, Nicolas Eberhardt, Yves Gallet, Jessica Gritti, Jean-Marie Guillouët, Étienne Hamon, Rafaël-Florian Helfenstein, Bruno Klein, Mathilde Lavenu, Nicolas Lefort, Pascal Liévaux, Mathieu Lours, Aline Magnien, Jean-Michel Mathonière, Francesco Repishti, Dany Sandron, Lydwine Saulnier-Pernuit, Eva Maria Seng, Marco Silvestri, Marie José Ventas Sierra, Michaël Vottero, David Wendland, Franz Zehetner, Wolfgang Zehetne.

  • ?Pour la première fois, un ouvrage rassemble les oeuvres européennes du Moyen Âge et de la Renaissance du musée Anne-de-Beaujeu. Dix-neuf historiens de l'art - français mais aussi américains, anglais et italiens - ont travaillé de concert pour nous dévoiler cette collection remarquable mais méconnue.

  • Selon les récits, le corps mais aussi les objets usuels ou les vêtements du saint revêtent un caractère sacré. Le degré de sacralité est renforcé jusqu'à ce que le corps devenu relique à part entière ne soit livré à la dévotion des fidèles.
    La relique devient image, le réceptacle précieux se fait reliquaire, le reliquaire met en image les reliques du saint agissant ainsi sur les fidèles en attente de bienfaits.
    Ainsi le pèlerinage, phénomène commun à toutes les religions, revêt-il un sens sacrificiel, expiatoire.
    Jusqu'à la fin du Moyen Âge, les pèlerins convergent vers Rome, Jérusalem ou Saint-Jacques-de-Compostelle, lieux saints entre tous, au terme d'un long cheminement tant spirituel que physique. Les lieux diffus sur les grandes voies sont aussi, pour la plupart, des pèlerinages à part entière, tels Saint-Martin de Tours, Saint-Martial de Limoges ou Saint-Antoine-en-Viennois.
    Les lieux de pèlerinage favorisent l?implantation de structures d?accueil spécifiques gérées par des religieux, parmi lesquels les hospitaliers de Saint-Antoine occupent une place prépondérante dès le XIIe siècle.

  • Commandée par le duc Louis Ier d'Anjou, frère de Charles V, à la fin du XIVe siècle, la tenture de l'Apocalypse est une réalisation monumentale exceptionnelle de l'art lissier, tant par ses dimensions et son histoire que par son sens et sa symbolique. Illustrant le dernier livre de la Bible, écrit par saint Jean à la fin du Ier siècle de notre ère, elle montre les fléaux qui s'abattent sur l'humanité et les combats entre le Bien et le Mal, avant de s'achever par la victoire de Dieu, délivrant ainsi un grand message d'espoir. Véritable manifeste de la puissance princière, elle reflète aussi, en interprétant cette vision eschatologique que propose la Bible, l'esprit de son temps, ses peurs et ses attentes, ses fastes et sa violence.

    La première partie du livre évoque l'art de la tapisserie au XIVe siècle, les collections princières au temps de Charles V, mais aussi l'histoire de la tenture et ses tribulations, sa relation à l'art pictural, ses sources d'inspiration et l'emblématique dont elle est le support. La seconde partie présente chacun des « tableaux » de la tapisserie, valorisé par le format à l'italienne du livre ; en regard de chaque planche, le texte de l'Apocalypse (dans la traduction de Bossuet) et les commentaires spécifiques à chacune d'elles.

    Pour concevoir ce livre exceptionnel, les directeurs d'ouvrage ont réuni autour d'eux les historiens et les conservateurs les plus réputés sur le sujet.

  • Quand et comment les images sont-elles entrées dans la maison ? Quel était leur rôle dans la vie de tous les jours ? Comment cette histoire rencontre-t-elle notre présent que l'on dit saturé d'images ? De la fin du Moyen Âge aux réseaux sociaux numériques, les images ont été profondément "domestiquées". Présentes dans les palais et les églises, elles sont entrées progressivement dans les maisons des villes et des campagnes. La diversité de ces images est telle que notre perception de l'époque s'en trouve bouleversée. Certaines protègent les lieux, d'autres servent d'aide-mémoire ou de support à la prière, la plupart des décors sont des signes de prestige. La demeure devient une extension du soi individuel et collectif.

    Alternant essais et études de cas abondamment illustrées, les auteurs proposent un premier jalon d'une histoire sociale et intime des images, en s'attachant aux décors et aux signes qui - présentés ici de l'extérieur vers l'intérieur - exprimaient la culture et l'identité des habitants mais aussi des familles et des réseaux de connaissance. L'histoire de la personne et l'histoire des images trouvent dans la maison un lieu de rencontre plein de surprises. Vue depuis notre XXIe siècle dit "connecté", c'est incontestablement à la fin du Moyen Âge qu'a commencé notre cohabitation avec les images.

  • L'art médiéval a donné à l'animal la place symbolique la plus riche depuis l'Antiquité. L'animal est considéré comme un exemple pour l'homme, positif ou négatif et un enseignement chrétien à travers son sens symbolique. Il est aussi le réceptacle de tout l'imaginaire médiéval qui redonne une vie nouvelle aux créatures fabuleuses inventées en Grèce et en Orient et qui s'est créé son propre bestiaire fantastique. C'est du bestiaire des églises de montagne des Hautes-Pyrénées que traite ce premier tome, illustrant par plus de 50 reproductions, pour une quinzaine d'églises, près d'une trentaine d'animaux représentés au Moyen Age.

  • Le Tombeau de Philippe Pot est l'un des plus spectaculaires de la fin du Moyen Âge. Huit pleurants drapés de noir et porteurs d'écus armoriés semblent marcher, portant la dalle où repose le corps du chevalier en prière, en armure et tunique héraldique.
    Ce monument sans équivalent est d'autant plus fascinant qu'il a été commandé par Philippe Pot de son vivant pour prendre place dans une chapelle de la prestigieuse abbaye de Cîteaux. Filleul du duc Philippe le Bon, Philippe Pot (1428-1493) joua un rôle éminent à la cour de Bourgogne avant de se rallier au roi de France Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne. Il avait des intentions bien précises sur le souvenir qu'il entendait ainsi laisser de lui dans le contexte politique troublé de la fin du duché de Bourgogne, ce dont témoigne la longue inscription qui se déroule sur le bord de la dalle.
    La magistrale originalité de la composition, la hardiesse technique de cette dalle de pierre posée sur huit points étroits, le traitement vigoureux de la sculpture intriguent les historiens de l'art depuis sa redécouverte à la fin du xixe siècle. La restauration, en 2018, et l'étude technique qui l'a précédée apportent des éclairages nouveaux sur cet incomparable monument.

  • Embrassant à la fois les domaines historique, artistique, iconologique, héraldique et généalogique, cette étude de la tapisserie de "La Dame à la licorne" répond à de nombreuses questions que pose cette oeuvre médiévale demeurée mystérieuse. Le résultat de cette importante monographie, enrichie de 267 illustrations, montre que la tapisserie est constituée d'éléments assemblés issus de groupes différents sans aucun rapport thématique avec les cinq sens, interprétation officielle la plus répandue. L'ouvrage prolonge les travaux antérieurs de l'auteur sur la famille Le Viste, commanditaire de cette oeuvre majeure présentée au Musée de Cluny.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de Colard Mansion, éditeur et imprimeur de livres de luxe et d'incunables à Bruges au XVe siècle.

  • Cet ouvrage examine les relations entre la réforme grégorienne à partir du xe siècle et la production artistique en France et en Espagne. Ce travail collectif mené par des spécialistes examine si et comment la réforme de l'Église initiée par le pape Grégoire VII pour sortir l'Église d'une crise généralisée s'accompagna d'une inflexion de la production artistique en Europe.

  • Voici un livre qui exige plus 400 pages pour couvrir une distance de 30 cm : celle qui, chez l'homme, sépare le cou du sommet de la tête. Mais personne ne s'étonnera plus d'une telle lenteur, en découvrant que le parcours dure plus de deux siècles... Vers la fin du XIe s., à cheval entre la France et l'Espagne, une nouveauté iconographique est apparue. Sur les chapiteaux romans qui représentent le péché originel, Adam se serre le cou avec la main. Le motif fera fureur et s'imposera, au XIIe s., dans la sculpture. Quelles sont les raisons profondes de ce geste ?

    Le même geste, étrangement, réapparaît au XIIIe s. dans les Bibles moralisées, mais appliqué à un épisode peu connu de la Genèse : les Égyptiens, pour obtenir du blé de Joseph, s'offrent en esclaves volontaires, ce qu'ils visualisent en se serrant le cou. Comme le commentaire de cet épisode établit un parallèle inattendu entre les Égyptiens et les martyrs, une enquête sur l'importance des martyrs dans les Bibles moralisées s'imposait.
    Ce n'est plus le cou, mais la tête, qui est en jeu dans une série d'images montrant les saints Denis et Thomas Becket. Malgré la notoriété de leur martyre, personne n'a relevé la macabre inversion anatomique de leur mort, qui a conditionné leur iconographie respective. La tête décapitée de Denis a été attribuée à Thomas et la calotte crânienne de ce dernier, coupée par ses assassins, est devenue l'attribut principal de Denis dans les Bibles moralisées.

    Du cou à la tête le passage est bref, mais pour aller de la gorge d'Adam à la calotte de Denis il a fallu que s'entrelacent beaucoup d'histoires, et même l'Histoire.

    Avec la collaboration de Domingo Gasparro.

  • La figure de saint Colomban joue un rôle majeur dans les études sur le premier monachisme occidental, dont le saint irlandais est considéré comme l'un des fondateurs. L'ouvrage se penche sur les voies par lesquelles la mémoire du saint s'est transmise tout au long du Moyen Age. Plusieurs aspects sont ainsi étudiés : la transmission de la pensée et de la vie de Colomban ainsi que son héritage au sein des monastères créés par le saint.
    Le volume est constitué de quatre volets, consacrés respectivement : à la diffusion du culte, des reliques et de la mémoire liturgique de saint Colomban ; à la production textuelle du saint ou qui lui est attribuée, ainsi qu'à l'héritage colombanien dans la culture carolingienne et dans la formation de la grande bibliothèque de Bobbio; à la littérature hagiographique liée à Colomban, notamment à la Vita de Jonas de Bobbio. Enfin, la quatrième partie se concentre sur les formes de la construction du sacré associées aux lieux colombaniens, de l'Irlande, terre d'origine du saint, jusqu'aux fondations monastiques auxquelles il donna naissance sur le Continent, entre témoignages archéologiques et attestations écrites.
    Les contributions de ce Volume offrent de nombreuses pistes pour une lecture nouvelle d'un phénomène complexe : celui de la formation et de la construction de la mémoire d'un personnage exceptionnel, sur l'histoire duquel s'ouvrent des perspectives multiples et novatrices.

  • Le colloque international organisé par la Collectivité de Corse a métamorphosé le regard que lon portait sur les fresques des églises médiévales de la Corse.
    L'événement a révélé des informations inédites et a présenté certains décors dans leur éclat retrouvé, après de patientes restaurations. Les intervenants qui se sont succédé à la tribune, originaires de l'île ou provenant des diverses régions d'Espagne, de France continentale, de Suisse et d'Italie, ont permis de situer les peintures corses dans la complexité de leur contexte historique et géographique.
    On sait à présent qu'il faut abandonner l'idée communément admise que les programmes décoratifs corses étaient vraisemblablement un reflet servile de l'esthétique des fresques d'Italie continentale. On sattendait à retrouver en Ligurie et en Toscane, le même type de décors. Dans la réalité des faits, il apparaît qu'en Corse, les peintres et les commanditaires font perdurer des compositions héritées de l'antiquité tardive.

  • Anglais Medieval christianity

    G.R. Evans

    • Tauris
    • 15 Juin 2018

    Dans cet ouvrage classique sur l'histoire du début de l'Europe médiévale, Roger Collins fournit un récit succinct des siècles au cours desquels l'Europe est passée d'une expression géographique abstraite à une nouvelle culture culturellement cohérente, ...

  • Ce beau-livre se consacre aux différentes facettes de l'art roman en Périgord : les monastères et les abbayes, les églises à coupoles et les clochers, les lanternes des morts, la sculpture, etc.
    Le propos est richement illustré : l'ouvrage contient plus de 200 visuels (des photographies, des plans, des documents anciens, etc.).
    Passionnée par l'histoire et l'architecture, l'auteure transmet ici ses connaissances au public et aux lecteurs.

  • " l'art roman, c'est des églises, encore des églises, toujours des églises " ; " le xiie siècle est la grande époque de l'art roman " ; " l'art roman reflète une époque angoissée par la fin des temps " ; " l'architecture romane est maladroite, petite, sombre " " les cathédrales de lumière, c'est l'art gothique ! " ; "au moyen âge, il n'y a pas d'artiste "...
    Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. l'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.

  • Né peu après le début de la guerre de Cent Ans, Charles V eut à coeur de rétablir la paix dans le royaume.
    De nombreux artistes furent mobilisés pour servir le prestige retrouvé de la Couronne : sculpteurs de pierre ou d'ivoire, orfèvres, peintres de tableaux et enlumineurs nous ont laissé maints témoignages raffinés du goût du royal mécène et de celui de ses frères.

  • Cet album réunit soixante-treize oeuvres ou groupes d'oeuvres acquis par le musée national du Moyen Âge au cours des dix dernières années, sous la direction de Viviane Huchard. Il offre ainsi un panorama très divers et souvent inédit des arts médiévaux. S'y distinguent deux chefs-d'oeuvre exceptionnels, classés trésors nationaux : un feuillet du Lectionnaire de Cluny enluminé au tout début du XIIe siècle et un triptyque peint par Adrien Isenbrant vers 1520. Non moins remarquables sont la Sainte Femme catalane (XIIe siècle), le Chapiteau double provenant de Saint-Denis (XIIe siècle), le Christ en croix émaillé de Limoges (XIIIe siècle), la Tête d'homme de Notre-Dame de Paris (XIII siècle), l'Annonciation normande ou la carte à jouer italienne (XVe siècle). Par la variété de leurs techniques - orfèvrerie, sculpture, enluminure, vitrail, textile, cuir... -, leur rareté ou la singularité de leur iconographie, d'inspiration religieuse mais aussi profane, cet ensemble complète judicieusement les collections du musée et confirme sa place de haut lieu de la culture et de l'art du Moyen Âge.

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