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Cinq Continents
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Une étonnante série de photographies anciennes de couples masculins romantiques, provenant de la collection Nini-Treadwell. Ces images intimes nous font entrevoir des histoires secrètes d'amour et de résilience. Autrefois cachées, ces photographies témoignent aujourd'hui de la force d'endurance de l'affection que se portent deux êtres.
ILS S'AIMENT : Un siècle de photographies d'hommes amoureux, 1850 - 1950 (Éditions Les Arènes) est paru en 2020, en plein pic de la pandémie. Le livre était néanmoins disponible en cinq langues, et la première édition a été épuisée en six semaines aux États-Unis. La réaction du public a été si enthousiaste que l'album est toujours, cinq ans et quelques réimpressions plus tard, un best-seller. Pour le réaliser les, auteurs ont choisi 320 photographies parmi les quelque 2 000 en leur possession ; aujourd'hui, plus d'un quart de siècle après l'achat de la toute première pièce de leur collection, celle-ci en compte plus de 4 000. Il semblait dès lors logique- et même nécessaire - de publier un second volume comprenant une sélection opérée parmi ces nouvelles acquisitions. DES HOMMES AMOUREUX propose donc une autre étonnante série de photographies vernaculaires de couples masculins romantiques, dont la force émotionnelle ne le cède en rien à celle du premier. Ce second tome prolonge le récit de la joie inaltérée - à laquelle chacun de nous aspire et que chacun reconnaîtra - que procure l'état amoureux.
Comme pour le premier volume, ces images et ce qu'elles expriment, soit directement dans l'étreinte, soit plus subtilement dans un contact furtif, émeuvent - et même changent - ceux qui se trouvent face à elle. En vérité, quiconque a déjà aimé s'identifiera à l'exaltation - et à la sérénité - que ces couples partagent. Les critères de collecte n'ont pas changé : depuis les premières années de la photographie jusqu'aux années 1950, les archives Nini-Treadwell comprennent des daguerréotypes, des tirages argentiques à la gélatine, des plaques d'étain, des ambrotypes, des instantanés, et bien d'autres choses encore - le résumé de tout un siècle de techniques photographiques. Les sujets viennent de tous les milieux : soldats, fermiers, étudiants, jeunes et vieux, pauvres et riches, ce sont des couples d'hommes amoureux du monde entier, chaque photo étant l'histoire de deux êtres, saisie dans l'instant.
- L'ouvrage est la suite, très attendue, de ILS S'AIMENT : Un siècle de photographies d'hommes amoureux, 1850 - 1950, qui fut salué par la critique.
- Importance historique : le livre documente au passage un siècle d'évolution des techniques photographiques, depuis les daguerréotypes jusqu'aux instantanés, et offre une perspective historique unique sur l'histoire des personnes LGBTQ+.
- Représentation diversifiée : le livre contient des photographies de couples de tous milieux, soulignant ainsi l'universalité de l'amour par-delà les contextes sociaux et économiques.
- Dimension émotionnelle : le livre suscite des émotions puissantes en montrant la joie, la tendresse et l'intimité partagées par ces couples. -
L'incroyable architecture des coquillages
Les mollusques sont de remarquables bâtisseurs, dont les prouesses architecturales sont presque sans égales dans le monde animal. Qui d'entre nous n'a jamais admiré la structure merveilleuse du moindre coquillage ramassé sur la plage ? Certains passionnés les collectionnent tout au long de leur vie, motivés par leur beauté s'ils sont esthètes, ou dans un but scientifique comme Jacques Senders, dont la fantastique collection, commencée il y a cinquante ans, nous est rendue accessible, grâce aux photographies spectaculaires de Paul Starosta, par ce livre aujourd'hui réédité dans un nouveau format.
Ces merveilles de la nature, évoquent naturellement une architecture exotique ou futuriste, des vases antiques ou Art Nouveau, voire des pierres précieuses ou des roches volcaniques, et réaffirment l'importance de la nature comme source d'inspiration des artistes et des architectes. L'ouvrage, en célébrant l'extraordinaire variété et le raffinement architectural des coquillages de la collection de Jacques et Rita Senders, nous révèle un univers où la nature surpasse largement la fantaisie et l'inspiration humaines.
En fin de volume, des photographies miniatures sont accompagnées d'informations scientifiques sur les mollusques, leur vie, leurs caractéristiques et leurs différentes familles. -
La beauté secrète des graines, facette cachée de la nature
Paul Starosta est un photographe naturaliste français, célèbre pour avoir décelé et révélé le caractère foncièrement artistique de la nature. Les 200 superbes photographies de ce livre étonnant, aujourd'hui réédité dans un nouveau format, illustrent la beauté et la complexité des graines, y compris les plus petites d'entre elles. C'est en s'appuyant sur les collections de Jean Laty et de l'association La Voie des fleurs à Draveil (Essonne) qu'il a pu réaliser ces images aux formes et aux couleurs infinies et aux détails stupéfiants : certaines évoquent des fleurs, d'autres des pierres ou des sculptures, d'autres encore des bijoux ciselés par un orfèvre imaginaire.
La beauté presque magique de ces chefs-d'oeuvre détenant le mystère de la vie, tant dans l'infiniment petit que dans l'infiniment grand, est sublimée par les jeux d'ombre et de lumière. Ces petites merveilles en évoquent d'autres, nous rappelant des oeuvres d'art ou des détails architecturaux. L'homme est lui-même nature, et c'est toujours sous l'inspiration de la nature qu'il a composé ses créations les plus étranges ou les plus audacieuses.
En fin de volume, des photographies en format réduit sont accompagnées d'informations scientifiques sur les graines, leur vie, leurs caractéristiques et leurs différentes familles. -
Charlotte Perriand et la photographie ; l'oeil en éventail
Jacques Barsac
- Cinq Continents
- 24 Mars 2011
- 9788874395491
Au cours des années 1930, Charlotte Perriand joint à son activité d'architecte (elle collaborera plusieurs années avec Le Corbusier), de designer et d'urbaniste, celle de photographe, à laquelle elle consacre une part importante de son travail de création. En 1927 elle fait ses premiers pas dans ce domaine qu'elle abandonne en 1940 lorsque la Seconde Guerre mondiale détruit tout espoir en un monde meilleur. Au lendemain de la crise de 1929, les photographies de Charlotte Perriand reflètent magnifiquement le regard nouveau posé sur le monde et la « course vers la nature » qui marqueront les arts plastiques en les renouvelant de manière radicale. À partir de 1933, avec Pierre Jeanneret et Fernand Léger, elle se lance dansune véritable aventure conceptuelle qui prend prétexte d'objets trouvés par hasard dans la nature et qui ont été modelés par le temps : galets, pavés, morceaux de bois rongés par la mer. Pour Charlotte Perriand, la photographie est le « laboratoire secret » de ses recherches plastiques et philosophiques ; elle est une « machine » pour penser. Son oeuvre photographique, expression des principaux thèmes et des grandes questions qui préoccupent l'homme moderne, s'inscrit dans un vaste mouvement des avant-gardes où peintres, architectes et photographes, parfois confondus les uns avec les autres, travaillent côte à côte dans une communauté spirituelle où chaque mode d'expression s'enrichit du regard des autres.
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Le récit photographique du front de mer new-yorkais réalisé par Sophie Fenwick est né de son désir de créer une archive visuelle d'un paysage aussi inhabituel que suggestif de la Grosse Pomme. Le langage photographique est employé dans des clichés en noir et blanc ou en couleurs pour retracer une transformation, et pour exprimer l'urgence d'une documentation qui, dans ces pages, passe du stade de besoin personnel à celui de nécessité universelle. L'invitation au voyage dont Fenwick se fait la porte-parole est une poésie visuelle rythmée par des clichés qui possèdent toutes les qualités nécessaires pour devenir de véritables icônes.
Outre le caractère inédit des images du waterfront new-yorkais, le volume se présente comme un projet éditorial unique en son genre : l'aspect iconographique trouve un espace d'approfondissement et de dialogue dans l'interview que Sophie Fenwick accordre à Pauline Vermare, et un espace littéraire dans la poésie de Fenwick, née durant la pandémie, qui accompagne le récit visuel. -
Parce qu'ils sont ronds, fragiles et difficiles à manipuler, les oeufs sont rarement présentés au grand public. C'est bien dommage car les détails de leurs motifs révèlent des beautés insoupçonnées. Déposés sur des arrondis aux lignes pures, ces dessins souvent minuscules mêlent arabesques, points, taches, ombres et même glacis. Les tonalités sont subtiles et souvent semi-transparentes. Mats ou brillants, poreux ou lisses, jamais ce qu'il convient d'appeler des chefs-d'oeuvre sur coquille n'ont conjugué le hasard et la nécessité avec autant d'inventivité et de puissance.
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Ce volume nous fait mieux connaître l'oeuvre et la destinée de Ghitta Carell (1899-1972), photographe d'origine hongroise naturalisée italienne. Née dans une famille juive modeste, Ghitta émigre au début des années 1920, avec ses parents, en Italie, où elle a tôt fait de devenir la plus recherchée des portraitistes. Dans son studio romain viennent poser intellectuels, acteurs, généraux, dirigeants politiques, mais aussi des femmes du monde, des figures de la grande bourgeoisie et de l'aristocratie, voire de familles régnantes. Elle recourt à la technique du banc optique pour ses clichés en noir et blanc, qu'elle retravaille avec maestria et subtilité, de façon à obtenir une image douce et lumineuse. Elle procède par soustraction, ôtant les strates de surface, dépouillant en quelque sorte ses modèles de leur masque afin de leur restituer non seulement leur visage, mais aussi et surtout leur âme. Lorsque Ghitta Carell meurt à Haïfa, en Israël, elle laisse plus de 50 000 plaques, aujourd'hui rassemblées en grande partie dans les archives de la Fondation 3M.
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Dix ans d'exploration photographique de Manhattan's West Side
Manhattan Project est un ensemble de photographies qui capture l'évolution du paysage urbain de Manhattan's West Side au cours de la dernière décennie. Ce que ces images explorent grâce au pouvoir révélatoire de la photographie n'est rien de moins que la transformation architecturale d'une ville.
Si les travaux antérieurs de Jan Staller mettaient l'accent sur le déclin industriel, ceux de la décennie écoulée se focalisent sur l'essor de la construction en grande hauteur. Par ses zooms isolant les uns des autres les matériaux de construction, Staller transcende l'ordinaire en extraordinaire. Les images qui en résultent, et qui évoquent des dessins ou des tableaux abstraits, révèlent la beauté cachée et les qualités formelles de ces éléments souvent négligés.
Le projet réinvente la ville non comme une entité monolithique, mais comme un agencement de détails complexes. Il célèbre l'interaction de la lumière, de la forme et de la texture, invitant le spectateur à repenser le familier et à découvrir le potentiel artistique de l'environnement urbain.
L'oeil artistique de Jan Staller transforme des matériaux de construction ordinaires en d'éblouissantes compositions abstraites ;
Le projet invite le spectateur à découvrir la beauté cachée et le potentiel artistique de l'environnement urbain ;
Le projet séduira les collectionneurs d'art comme les passionnés de photographie -
Fortier, photographe, de Conakry à Tombouctou ; images de l'Afrique de l'Ouest en 1906
Daniela Moreau
- Cinq Continents
- 21 Août 2018
- 9788874398096
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Lorsque le photographe américain Kevin Horan a déménagé de la ville à la campagne, ses nouveaux voisins - des moutons -l'ont accueilli avec un concert de voix si différentes qu'il les imaginés en tant qu'individus. Possédant une expérience approfondie de la manière de faire les portraits d'humains, il s'est demandé si celle-ci pouvait s'appliquer de la même façon à ces créatures.
Au studio photo local, traités comme des clients, les animaux semblent manifester des traits de personnalité. Peut-être est-ce le cas et les photos nous permettent de les apercevoir. Il se peut aussi que le langage photographique nous incite à les voir comme des personnes non humaines. C'est notre façon fondamentale de répondre au geste. Cela fait partie de notre système nerveux, et c'est ce que la photographie capte et que les acteurs produisent avec autant de succès. Nous communiquons ainsi de manière non verbale.
Ceci est une oeuvre magistrale sur le portrait, ce qu'il provoque et comment il fonctionne. Ces photos demandent que nous engagions nos propres sentiments pour des âmes d'autres êtres, humains ou non, et pour ce qui en est perceptible de là où nous nous trouvons.
Le monde autour de nous palpite de vie et d'intelligence, même si nous ignorons comment l'interpréter ou comment nous y connecter. Alors que tout observateur attentif peut se rendre compte que ces animaux de ferme possèdent en effet des personnalités bien distinctes, Horan, de son côté, s'interroge : comment puis-je être sûr de les avoir captées ? Suis-je capable de franchir le gouffre entre les espèces ? Qui se trouve là-dedans ? Que se passe-t-il dans le cerveau, dans l'esprit de la chèvre ? Tout portrait est une oeuvre de fiction.
Ces animaux de ferme vivent à nos côtés - et nous servent - depuis la nuit des temps. Si nous nous impliquons assez pour leur prêter une attention minutieuse, il en résulte de la beauté et un hommage. Ils le méritent. Lorsque nous traçons une frontière intransigeante entre les humains et tout le reste, nous rapetissons le monde - pour nous-mêmes. Nous en faisons un endroit où tous nos efforts sont concentrés sur notre propre tribu... un endroit bien moins intéressant. -
Omar Victor Diop
Marvin Adoul, Perry Imani, Renée Mussai
- Cinq Continents
- 5 Novembre 2021
- 9788874399932
À 41 ans, Omar Victor Diop est l'un des photographes les plus prometteurs de sa génération.
Artiste autodidacte, son oeuvre s'inscrit directement dans l'héritage de la photographie de studio africaine de Seydou Keïta, Mama Casset ou Malick Sidibé, un genre dont il a su s'approprier les codes tout en s'en affranchissant.
L'ouvrage Omar Victor Diop réalisé en collaboration avec la galerie MAGNIN-A, rassemble pour la première fois les trois dernières séries emblématiques du photographe : Diaspora (2014), Liberty (2017) et Allegoria (2021).
Dans Diaspora, Omar Victor Diop choisit l'art de l'autoportrait. Le photographe sénégalais incarne dans ses images dix-huit figures de la diaspora africaine, aux destins hors du commun mais oubliées de l'Histoire occidentale. En agrémentant ses images d'objets liés au football, il estompe la charge dramatique tout en propulsant ses personnages historiques dans le présent.
Il les inscrit ainsi dans le débat sur l'immigration et l'insertion des étrangers dans les sociétés européennes.
Pour Liberty réalisée en 2017, Omar Victor Diop poursuit la mise en lumière du continent africain et de sa diaspora en proposant une lecture universelle de l'histoire de la protestation Noire. Par un jeu de références visuelles mêlant autoportraits et mises en scène, l'artiste revisite les évènements marquants de cette histoire, certes différenciés par le temps, la géographie et l'ampleur, mais reliés par une même quête, celle de la liberté trop souvent entravée.
Avec Allegoria, Omar Victor Diop entame un nouveau chapitre de son travail. Le photographe se saisit de la question fondamentale de l'environnement et de sa portée sur le continent africain.
Ses oeuvres figurent l'allégorie d'une humanité soucieuse d'une nature qui pourrait n'être plus qu'un souvenir des manuels d'histoire naturelle. L'Homme, abandonné à sa douloureuse responsabilité, recueille autour de lui cette Nature réduite à une représentation. -
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BALS COSTUMÉS : Habiller l'histoire, 1870-1927
Collectif
- Cinq Continents
- 18 Octobre 2024
- 9791254600702
Un voyage dans le temps avec les bals costumés
Il y a un siècle et demi, au Canada, les bals costumés et carnavals de patinage représentaient le summum du divertissement mondain. Ils offraient à tous l'occasion unique et inoubliable de se réinventer en personnages historiques, en nobles héros et héroïnes du passé. Les invités se paraient pour la circonstance de costumes éblouissants, dont ils s'empressaient de faire immortaliser la splendeur dans le studio du photographe, comme en témoigne aujourd'hui l'abondance de clichés conservés dans les collections du Musée McCord Stewart de Montréal. L'exubérance quelque peu anachronique de ces festivités recouvrait cependant aussi des signaux plus profonds - et plus sombres - quant à l'avenir de l'Empire colonial britannique.
Le présent ouvrage, qui constitue le catalogue de l'exposition "Bals costumés. Habiller l'histoire, 1870-1927" du Musée McCord Stewart de Montréal, nous propose un vaste panorama de ce phénomène de société, synthétisant les recherches les plus récentes et analysant, parmi ces événements, ceux qui ont fait date dans l'histoire de la vie mondaine au Canada, à la lumière de leurs racines coloniales. Plusieurs chapitres étudient notamment la présentation de ces bals dans la peinture, la photographie et la littérature, proposant un point de vue critique, « décolonial » pourrait-on dire, sur l'image donnée des peuples autochtones et d'autres populations marginalisées, ainsi que sur la nature éphémère de telles réjouissances.
L'ouvrage s'attarde au passage sur certains déguisements parmi les plus spectaculaires, dont il nous montre certains aspects que l'exposition ne permet pas de voir - procédés de fabrication, étiquettes, tissus, matériaux, mais aussi mise en regard de photographies d'archives des invités. Ce livre unique nous offre une vision à la fois fascinante et exhaustive d'une période historique où fantaisie, créativité et théâtralité se donnaient libre cours.
Exposition "Bals costumés. Habiller l'histoire, 1870-1927" Musée McCord Stewart, Montréal, du 8 novembre 2024 au 20 avril 2025 -
Des jours et des mythes ; la collection Farnèse, les marbres sculptés
Philippe Daverio, Giovanni Florentino, Luigi Spina
- Cinq Continents
- 13 Octobre 2017
- 9788874397891
Des jours et des mythes est un voyage visuel à travers la sculpture classique au Musée archéologique de Naples, une interaction physique avec des corps mythiques en marbre.
La photographie en noir et blanc de Luigi Spina disjoint les membres des statues, soulignant leurs courbes et leur érotisme voilé, les humanisant pour nouer un dialogue avec le spectateur.
Une sculpture est le signe d'une beauté éternelle, immuable, la seule preuve tangible des nombreuses vies qui se sont écoulées et terminées en laissant une marque profonde dans l'histoire de bien d'autres existences. Pour Luigi Spina, avec sa vision particulière de la sculpture, une statue d'Aphrodite n'est pas seulement le portrait stéréotypé d'un mythe. Elle recèle les angoisses, les rêves, les espoirs et les joies de tous ceux qui ont posé leurs yeux sur elle, qui l'ont rêvée ou étudiée. En un sens, la sculpture classique est intensément présente dans nos veines, dans notre souf%e même.
Le projet prend la forme d'un journal intime imaginaire s'étendant sur quinze jours. Mais cette période de temps éphémère n'est qu'une convention. L'ensemble de l'oeuvre a été élaboré durant des jours et des mois, qui sont devenus des années, toujours en contact avec l'espace restreint, constitué d'une multitude de vies et d'histoires, que nous appelons « musée ».
Dans Des jours et des mythes, Luigi Spina s'efforce de faire interagir la sculpture classique avec le désir du spectateur de s'insérer dans ce monde ancien qui a toujours in%uencé notre façon de vivre, notre culture et notre société, prouvant sa modernité à toutes les époques.
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Indiens d'Amazonie ; vingt belles années 1955-1975
Rene Fuerst
- Cinq Continents
- 5 Juillet 2019
- 9788874398706
Bilan positif d'une expérience extraordinaire, et avant tout hommage aux derniers Indiens d'Amazonie vivant encore librement, tels sont les messages dont témoigne la voix influente de l'ethnologue genevois René Fuerst, qui a consacré une grande partie de sa vie aux populations indigènes de l'Amazonie. Cette « autobiographie visuelle » parcourt les régions centrales du Brésil, notamment le Mato Grosso et l'Amazonie profonde, et fait la part belle à ses rencontres, recherches et recueils ethnographiques - autant de témoignages qui sont venus enrichir les musées européens, dont en premier lieu le musée d'Ethnographie de Genève.
Les images en noir et blanc de René Fuerst capturent et racontent une vingtaine de rencontres, s'arrêtant sur les visages, les corps, les cérémonies plus tranquilles et celles animées par les danses. Même le récit du quotidien au travers des objets qui le rythment se fait digne et conduit le lecteur à une réflexion tout en relief sur les bien connus « tristes tropiques » de Claude Lévi-Strauss.
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Entre sculpture et photographie ; huit artistes chez Rodin
Collectif
- Cinq Continents
- 7 Mai 2016
- 9788874397495
L'exposition Entre sculpture et photographie présente au musée Rodin huit artistes de la fin du XXe siècle, ayant pratiqué à la fois la sculpture et la photographie, dans la lignée de Rodin en quelque sorte, qui nourrissait une passion pour la photographie dans la mesure où elle lui permettait de franchir de nouvelles étapes dans sa création. En ce sens, une nouvelle génération d'artistes des années 1960 avait cherché à reformuler le concept de sculpture en s'appuyant sur un usage systématique la photographie, reconnue alors comme un médium artistique.
Les huit artistes présentés entretiennent une proximité étroite entre photographie et sculpture, au point de ne pouvoir parfois les dissocier. De Richard Long à Giuseppe Penone, de Dieter Appelt à Cy Twombly, l'exposition explore diverses voies de leur alliance et de leur connexion, tantôt pratiques autonomes (Cy Twombly), tantôt imbriquées dès l'instant de leur production (Richard Long), tantôt en résonnances d'un imaginaire commun (Giuseppe Penone, Dieter Appelt), tantôt en écho formel l'une de l'autre (John Chamberlain). Liées par les mêmes paradoxes de la vue (Markus Raetz) ou par une logique déductive incertaine (Mac Adams), double témoignage d'une action éphémère irréversible (Gordon Matta-Clark), sculpture et photographie paraissent révéler, pour ces artistes, les deux faces d'une même problématique de création et de perception de l'art. -
Ce volume marque les débuts éditoriaux de Patricio Reig, photographe hispano-argentin résidant à Milan, et met en lumière ce thème fondamental qu'est le portrait féminin dans son travail. À l'aide de la photographie, Reig expose l'équilibre subtil de son imaginaire féminin : la face comme l'évidence, l'envers comme son complément essentiel. Ainsi, un visage et la nuque, le derrière et le devant, la lumière et l'ombre se rencontrent pour donner vie à la magie d'un portrait. Patricio Reig imprime et fixe ses images sur des papiers spéciaux provenant d'Asie, pliés et repliés, et finalement plongés dans un bain de café et d'hyposulfite de sodium. Le résultat obtenu le fascine depuis ses premières expérimentations : les taches de café accidentelles deviennent des cicatrices qui caractérisent chaque photographie et, en conséquence, chacune des histoires racontées. Ainsi qu'il le déclare, « un portrait n'est pas l'enregistrement unique d'une identité, mais la stratification de plusieurs autres éléments. C'est pourquoi l'image peut être segmentée, recousue et même pliée sans rien perdre de son essence. »
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Karl Blossfeldt (1865-1932), grand pionnier de la photographie de plantes, n'était ni un photographe ni un botaniste. Professeur au musée des Arts décoratifs à Berlin, il portait au monde des plantes un intérêt d'ordre artistique et didactique : passionné par la structure des végétaux - « qui constitue leur plus haute forme artistique née de leur fonction » -, il a voulu la rendre visible, notamment à des %ns comparatives, par le moyen de la photographie.
Blossfeldt s'est lui-même fabriqué un appareil à plaque avec lequel il a photographié les plantes - qu'il avait généralement collectées et disséquées en personne - avec un grossissement de deux à huit fois, à partir de 1898, essentiellement pour un usage pédagogique. Au total, cet ensemble comptera près de 6000 photographies.
À la %n des années 1920 et au début des années 1930, il publie deux livres, Les Formes originelles de l'art (1928) et Le Jardin merveilleux de la nature (1932), qui auront une profonde in+uence sur les artistes de son époque, enthousiasmant les surréalistes comme les tenants de la Nouvelle Objectivité. Ces ouvrages ont assuré la célébrité de leur auteur et sont restés dans l'histoire de l'art et de la photographie comme des classiques du genre.
Les Essentielles rassemblent les plus beaux « portraits de plantes » - à la fois rigoureusement objectifs et pleinement poétiques - de Karl Blossfeldt.
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Ce livre de photographies de Luciano Romano se concentre sur un sujet d'architecture particulièrement emblématique : les escaliers, parfaite métaphore de l'action humaine qui consiste à transformer la nature et construire un monde à son image, à tendre vers l'absolu et la transcendance, à dé?er la loi de la gravité en partant de la pesanteur et de l'opacité de la pierre pour aller admirer la luminosité du ciel. L'escalier est le seuil du devenir, de l'ascèse, du progrès ; conçu pour assurer une liaison fonctionnelle entre les divers étages, il devient un intermédiaire entre les divers niveaux de la conscience ; le passage entre la matière et l'âme se manifeste dans l'alternance entre l'ombre et la lumière.
Quatre-vingt-seize photographies racontent ce processus de trans?guration, capturant le regard et le désorientant en un jeu combinatoire imprévisible entre la représentation géométrique du monde visible et la vision onirique. Les éléments de la réalité cèdent la place au vertige des sens, révélant des formes qui suivent un parcours hypnotique, des rampes qui s'enroulent vers une lueur éblouissante ou s'enfoncent dans l'obscurité d'un gouffre sans fond.
Des espaces physiques qui renvoient à des états d'âme. Le texte de Michel Serres, aussi fascinant que les images, guide le lecteur dans le vertige de l'ascension ou de la descente, dans un parcours entre la géométrie, l'art, la musique et l'écriture.
Le travail de Luciano Romano, centré sur la représentation de l'espace, ?gure dans de nombreuses collections publiques et privées, telle la collection de photographie du Museo Nazionale delle Arti del XXI secolo (MAXXI), à Rome, ou celle de la Robert Rauschenberg Foundation à New York. Il a obtenu le prix Atlante Italiano 003, décerné par le ministère de la Culture en collaboration avec la Triennale de Milan, et a été nommé pour le prix BMWParis Photo (Paris, Carrousel du Louvre, 2007). Il a exposé à la X biennale d'architecture de Venise, au musée MADRE de Naples et au MAXXI à Rome.
Michel Serres, philosophe et épistémologue, professeur de philosophie et d'histoire des sciences à la Sorbonne, est également connu pour son enseignement à l'université de Stanford.
Membre de l'Académie française, c'est l'un des plus grands intellectuels français d'aujourd'hui.
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La photographie hongroise ; Brassaï, Capa, Kertész, Moholy-Nagy, Munkacsi
Collectif
- Cinq Continents
- Beaux Livres Cinq Continents
- 29 Juin 2011
- 9788874395927
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Graines est un voyage dans l'intimité d'une nature étonnante de beauté.
Paul Starosta, photographe naturaliste français, est célèbre pour avoir débusqué et mis en lumière le caractère artistique de la nature. Au #l des 200 superbes photographies de ce livre, il nous ouvre à la beauté et à la complexité recelées même par les plus petites des graines.
Pour réaliser ses photographies, il a pu s'appuyer sur les collections de Jean Laty et celles de l'association La Voie des &eurs à Draveil, en France.
Les formes et les couleurs qu'il nous donne à voir sont in#nies et les détails stupé#ants. Certaines graines évoquent des &eurs, d'autres des pierres ou des sculptures, d'autres encore des bijoux créés par un orfèvre imaginaire. Les jeux d'ombre et de lumière font ressortir la beauté presque magique de ces petits chefs-d'oeuvre qui contiennent le mystère de la vie, concentré à la fois dans le minuscule et l'in#niment grand.
Chacune de ces petites merveilles en évoquant d'autres, on pense en les voyant à des oeuvres d'art ou à des détails architecturaux. L'homme lui-même est nature, et il a toujours été inspiré par elle - quoique parfois indirectement, voire en s'en défendant - pour produire des créations curieuses ou audacieuses.
Après avoir feuilleté ce livre, vous ne regarderez plus la nature de la même façon.
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Dans l'île nommée Ichnusa par les Grecs et comparée à un pied humain, parmi les chardons sauvages, les touffes de lentisques et d'immortelles au parfum intense, dans des paysages brûlés par le soleil et battus par les vents, se trouvent des églises et des monastères fort anciens dont la plupart sont désaffectés. Il s'agit d'édifices portant un nom de saint, qui faisaient partie jadis d'un tissu urbain aujourd'hui déserté par les hommes, qui ont en commun un isolement qui en accentue la fascination paysagère : véritables miracles de pierre, d'une rare beauté, symbole de la sacralité intrinsèque du territoire. C'est dans cette Sardaigne méconnue, loin de la mer, que lors de son voyage dans l'arrière-pays Giancarlo Pradelli puise son inspiration. Son regard ne s'arrête pas seulement sur des édifices prestigieux, fruit des incursions culturelles historiques dans l'île, mais privilégie des constructions modestes de styles divers et des églises rustiques d'origine pastorale, que des artisans locaux ont bâties pour résister au vent et au climat méditerranéen.
Souvenir vague des architectures d'origine, ces vestiges que la force corrosive du temps a souvent réduits à l'état de murs effondrés, ont pris une nouvelle forme, inexorablement destinée à connaître d'autres mutations silencieuses. -
Josef Sudek : le monde à ma fenêtre
Vladimir Birgus, Ian Jeffrey, Ann Thomas
- Cinq Continents
- 10 Juin 2016
- 9788874397365
Présentation du travail et de la vie de Josef Sudek dans le contexte praguois de la première moitié du XXe siècle.
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Robert Mapplethorpe ; photographies
Paul Martineau, Britt Salvesen
- Cinq Continents
- 19 Août 2016
- 9788874397488
Cet ouvrage constitue un point d'entrée essentiel dans l'oeuvre et la pratique artistique de Robert Mapplethorpe.
Robert Mapplethorpe a laissé un héritage riche et complexe : il a suscité la polémique, polarisé les critiques et inspiré de nombreux artistes qui poursuivent les pistes ouvertes par ce photographe hors du commun. Mû par un profond désir de célébrité, Mapplethorpe a tout appris par lui-même : l'histoire de l'art, gérer un studio, entretenir un réseau, maintenir l'intérêt du public. En même temps, il a su élaborer une vision très personnelle, fondée sur une parfaite connaissance de son métier et sur une esthétique de la grâce classique. Cet artiste, l'un des plus in&uents et des plus controversés en son temps, sert aujourd'hui d'exemple pour les jeunes photographes désireux de tester les limites de leur art et de jouer sur les différentes conceptions de la beauté.
La publication de Robert Mapplethorpe. Photographies vient à point nommé dans cette appréciation renouvelée du travail du photographe.
Puisant dans l'extraordinaire collection de près de 2 000 oeuvres éditées, objets en techniques mixtes et polaroïds - collection acquise conjointement en 2011 de la Robert Mapplethorpe Foundation par le J. Paul Getty Museum et le Los Angeles County Museum of Art -, mais aussi dans les archives Robert Mapplethorpe conservées au Getty Research Institute, les auteurs et les contributeurs de cet ouvrage ont eu toute latitude pour explorer des matériaux et documents nouveaux et présenter des perspectives inédites sur l'artiste. L'ouvrage comprend une passionnante introduction à la carrière et à l'héritage de Mapplethorpe et cinq essais approfondis sur sa sexualité et son identité, le tout accompagné d'une riche sélection d'illustrations couvrant l'ensemble de son oeuvre photographique. À cela s'ajoutent une histoire détaillée de ses expositions, une chronologie illustrée de sa vie et de son oeuvre et une importante bibliographie. Magni+quement intégrés, tous ces éléments se conjuguent pour constituer ce qui promet d'être un ouvrage de référence indispensable et un point d'accès essentiel à l'oeuvre et aux pratiques artistiques de Robert Mapplethorpe.