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Contemplations : à travers la forêt et au-delà
Takeshi Shikama
- Éditions Photosynthèses
- 3 Novembre 2022
- 9791095822097
Il y a plus de 25 ans, Takeshi Shikama, qui est né et vit à Tokyo, décide de s'installer à la campagne, dans la province de Yamanashi. Pour construire une maison sur le terrain qu'il possède, il faut abattre un certain nombre de conifères centenaires. Takeshi participe au déblayement du terrain et racontera plus tard son expérience, lorsque la sève des arbres coupés lui coulait sur les bras, imprégnant sa peau et son esprit.
Abordant l'obscurité comme point de départ il laisse l'oeil cheminer vers la lumière, symbole d'espoir. S'attelant à photographier les forêts du Japon, il laisse son instinct le guider, et se met à l'écoute de la nature. « Ce n'est pas moi qui choisis les arbres à photographier, c'est eux qui me choisissent », dira-t-il.
« Ils m'appellent et me demandent de réaliser leurs portraits. » Il nommera sa première série: Respiration silencieuse des forêts, dont il réalise un ouvrage en 2008.
C'est en venant aux Rencontres d'Arles en 2008, et avec l'aide de Yukiko, sa femme, assistante et interprète, que Takeshi Shikama confronte son travail au monde professionnel de la photographie. Il se révèle être aussi un artisan du tirage. Les participants sont subjugués. Le collectionneur Bill Hunt en pleure d'émotion. La route sera encore longue avant sa première exposition en galerie, mais le photographe a enfin la confirmation, de par ses pairs, qu'il est sur la bonne voie.
Grâce aux expositions organisées sur plusieurs continents, l'artiste aura l'occasion de voyager. Il appliquera ce même regard contemplatif pour créer de nouvelles séries autour des espaces sauvages (Yosemite, Galicia, Isle of Skye) ou ceux domptés par l'homme (Urban Forests, Valley of Beauty, Garden of Memory).
La période que nous vivons, entre le réchauffement climatique et la pandémie, nous fait prendre conscience de l'importance qu'a la nature dans nos vies. Ce livre souhaite réconforter et renforcer le sentiment d'émerveillement et d'attachement que nous éprouvons pour notre planète. À défaut de changer les mentalités, cet ouvrage restera un témoin durable et universel des trésors que recèle notre Terre mère, pour les générations futures. -
En août 1982, le jeune Philippe Chancel est envoyé par le magazine VSD en Roumanie sous couvert d'un voyage de loisir.
Le pays prépare la fête nationale du 23 août que le régime de Ceausescu célèbre en grande pompe. L'ensemble de ces images constituent une capsule temporelle, et restitue une ambiance crépusculaire dans laquelle la population s'applique à survivre au quotidien tout en présentant la fin de l'absurde régime. On retrouve cette même ambiance dans les romans du grand écrivain roumain Mircea Cartarescu qui signe la préface de cet ouvrage. -
Liban ; chroniques de guerre 1982-1985
Yan Morvan
- Éditions Photosynthèses
- 1 Novembre 2018
- 9791095822004
L'invasion du Liban par l'armée israélienne en 1982 marque le début de l'opération « Paix en Galilée ».
Le photojournaliste Yan Morvan est dépêché sur place par l'agence Sipa pour Newsweek. De 1982 à 1985, il raconte la guerre du Liban telle qu'il l'a vécue et au cours de laquelle il a failli à plusieurs reprises perdre la vie... Il relate l'histoire d'un pays déchiré, sans jamais prendre parti ni privilégier un des acteurs de ce drame, afin de restituer le plus fidèlement possible les épisodes marquants de ce conflit majeur.
En parallèle, il nous livre son reportage poignant réalisé avec sa chambre photographique grand format sur la « ligne verte », le no-man's land qui traverse Beyrouth et sépare les belligérants. La guerre à la chambre 4 × 5 inches, c'est à contre-courant de tout : le sujet pose, le temps s'arrête, un moment rare sur une ligne de front. Les combattants posent pour la gloire éphémère d'un portrait, les civils encore présents dans la ville meurtrie pour dire au monde qu'ils sont toujours là et qu'ils ne pourraient pas être ailleurs, avec autour un sinistre amoncellement de ruines...
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Insurrections ; Irlande du nord 1969
Pauline Vermare, Gilles Caron
- Éditions Photosynthèses
- 20 Juin 2019
- 9791095822073
Figure mythique du photojournalisme, Gilles Caron est devenu célèbre pour ses icônes de Mai 68. Il est également l'auteur pour l'agence Gamma de l'un des plus grands reportages de l'histoire contemporaine : la bataille du Bogside, en Irlande du Nord, qui oppose les civils catholiques à la police royale de l'Ulster, protestante. Cette soudaine explosion de violence à Derry, du 12 au 14 août 1969, marque le début de la guerre civile. Gilles Caron photographie jour et nuit les événements et livre un reportage magistral unique et précieux qui restitue le souffle haletant de la révolte. Ses images furent à l'époque considérées comme des documents historiques. Elles constituent aujourd'hui un témoignage unique de ce tournant de l'histoire irlandaise.
En revisitant ses archives et en dévoilant des images inédites, cet ouvrage nous plonge au coeur du conflit, cinquante ans après. Alors que le Brexit fait planer la menace d'un retour d'une frontière entre le nord et le sud de l'Irlande - et celui de la violence -, ce travail à l'extraordinaire modernité résonne plus fort que jamais.
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Jouer contre les appareils ; de la photographie expérimentale
Marc Lenot
- Éditions Photosynthèses
- 8 Juin 2017
- 9791095822042
Qu'est-ce que la photographie expérimentale ? C'est un champ peu étudié et un concept peu défini dans l'histoire de la photographie contemporaine. L'auteur présente les travaux d'une centaine de photographes expérimentaux et, pour les caractériser, s'appuie en particulier sur les thèses du philosophe brésilien Vilém Flusser : des photographes jouant contre les appareils, ne respectant pas les règles et perturbant le bon fonctionnement de l'apparatus photographique en en modifiant les paramètres établis. Ainsi, cer- tains artistes enfreignent les règles de production de l'image en jouant avec le temps, avec la lumière, avec la chimie du développement ou avec le tirage, ou en réinventant l'appareil photographique. D'autres se démarquent du dispositif en déconstruisant l'ap- pareil, en n'utilisant pas d'objectif (camera obscura), parfois pas d'appareil du tout (photogramme), ou en défaisant la matière photographique. D'autres enfin déplacent l'auteur-photographe, en l'effaçant ou en incluant leur propre corps dans le geste photogra- phique. La photographie expérimentale contempo- raine ne constitue pas à proprement parler une école ou un mouvement, mais simplement un courant, un moment entre le déclin de la photographie analo- gique documentaire traditionnelle et l'avènement de la photographie numérique à la fin du xx e siècle et au début du xxi e siècle.
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Rouquette d'Arles : une vie pour le patrimoine
Collectif
- Éditions Photosynthèses
- 27 Octobre 2022
- 9791095822103
Jean-Maurice Rouquette, disparu en janvier 2019, a été une figure majeure du développement du patrimoine arlésien.
Président de l'Académie d'Arles, conservateur en chef des musées d'Arles et cofondateur des rencontres de la photographie, il a travaillé sans relâche pendant plus de 50 ans à la mise en valeur de la richesse culturelle, historique, archéologique et architecturale de la ville. Un ensemble de contributeurs lui rend ici hommage dans un recueil de textes et images, dressant un portrait riche et vibrant de l'homme et de l'historien. L'ouvrage est enrichi de documents et photographies inédites provenant des archives personnelles de la famille Rouquette. -
Eli Lotar (1905-1969) ; une rétrospective
Damarice Amao, Clément Chéroux
- Éditions Photosynthèses
- 17 Février 2017
- 9791095822035
Photographe et cinéaste français d'origine roumaine, Éli Lotar arrive en France en 1924. Proche de Germaine Krull, qui le forme, il publie dans la plupart des revues d'avant-garde et participe aux expositions internationales majeures de l'époque (« Fotographie der Gegenwart », « Fifo », « Salon de l'Araignée »). Sa fameuse série sur les abattoirs de la Villette fascine les surréalistes, au premier rang desquels Georges Bataille qui la publie dans sa revue Documents. Son regard onirique sur la ville, ses collages reconstituant des images de villes fantasmées montrent cette affinité élective avec le surréalisme. Il est associé de Jacques-André Boiffard, collaborateur de Roger Vitrac, d'Antonin Artaud et des Prévert, ami d'Alberto Giacometti et responsable de la section photographique de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Également très sensible au contexte social et politique européen des années 1930, il photographie les travailleurs de Zuydersee, en marge du film éponyme de Joris Ivens, montre une vision désespérée du village des Hurdes aux côtés de Luis Buñuel, et consacre son ultime réalisation cinématographique aux taudis d'Aubervilliers. Éli Lotar nous laisse une oeuvre qui concentre toute l'audace, l'inventivité et l'engagement de la période de l'entre-deux-guerres.
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Datazone est le nom qui désigne un espace imaginé, ponctué de villes immenses ou de déserts, reliés les uns aux autres par la promesse d'un destin compromis. Cette galaxie terrestre est la nôtre. C'est là que Philippe Chancel se rend, reporter sans journal, informant son imaginaire, recueillant des vues vertigineuses du futur.
Durant quinze ans, il a exploré des sites sensibles pour ausculter le monde et observer les symptômes les plus alarmants de son déclin. De la Chine aux États-Unis, en passant par l'Afrique et l'Europe, il dénonce des réalités souvent contradictoires de notre époque - cynisme des pouvoirs, saccages écologiques, fléaux naturels, spectacularisation du capitalisme, contrôle des individus, aveuglement religieux et ethnique, conflit de territoires. Faire oeuvre de telle manière ne correspond à aucun genre identifié dans les pratiques photographiques.
Philippe Chancel nous offre ainsi une exploration sans précédent et une critique constructive du monde dans lequel nous vivons.
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Le Prix Élysée, lancé par le Musée de l'Élysée et Parmigiani Fleurier, encourage la créativité et la réalisation de nouvelles oeuvres. Il est ouvert à des photographes ou à des artistes prometteurs, quelle que soit leur nationalité, utilisant tous les genres et les techniques photographiques, et dont le travail a fait l'objet d'expositions et de publications. Ils sont recommandés par un professionnel reconnu dans le domaine de la photographie, de l'art contemporain, du cinéma, de la mode, du journalisme ou de l'édition.
Cet ouvrage présente les projets inédits des huit nominés : The True Truth's Stories d'Isabelle Blanc et d'Olivier Hilaire, un recueil de nouvelles photographiques ;
La fabrication d'images à partir des « partitions », les préparatifs des actions du mouvement Fluxus des années 1960 et 1970, d'Elina Brotherus; la poursuite du projet photographique de longue haleine sur le conflit en Syrie de Matthias Bruggmann; « Limbo » de David Jiménez, qui joue avec les limites de la perception; « Tales », de Sofie Knijff, qui explore l'influence des contes de fées et de leur signification dans différentes cultures contemporaines; « Les montagnes du Kong », une terre imaginaire qui a existé dans la conscience collective et sur les cartes pendant plus d'un siècle, de Jim Naughten ; « As We Recede » d'Emeka Okereke, qui, au travers d'un projet multimédia mêlant la photographie, la vidéo et le son, revient sur l'histoire et les hypothèses de la guerre du Biafra au Nigéria ; « Histoires naturelles » de Zhao Renhui, une enquête photographique sur les différentes idées que nous nous sommes fait de la nature.
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La dimension éthérique du réseau par Anton Bequii
Benoît Aquin
- Éditions Photosynthèses
- 21 Novembre 2019
- 9791095822080
Avec La Dimension éthérique du réseau, Benoit Aquin met en scène son double, Anton Bequii, pourfendeur de la société technicienne. Il nous offre une lecture inédite des oeuvres de ce photographe québécois et de son combat pour s'affranchir de l'emprise de la technique.
Ses photographies côtoient des captures d'images d'Internet dont les algorithmes ont été modifiés. Chacune de ses images démontre l'omniprésence du réseau. Le fil narratif s'accompagne d'extraits des écrits de Jacques Ellul sur la technique et la propagande, ainsi que de lettres qu'Anton Bequii adresse à la femme qu'il aime.
L'auteur dénonce les dérives de la société technologique, où l'information est transmise à une vitesse fulgurante. Dépassé, l'individu perd son pouvoir d'action. Benoit Aquin rejette le conformisme et questionne la fabrication du consensus social par le biais des médias de masse. Il procède ainsi à une critique de la société et de la technologie.