Littérature générale

  • Pâques

    Strindberg/August

    Depuis que son père est en prison pour détournements de fonds, Elis Heyst doit subvenir seul aux besoins de sa famille avec son maigre traitement de professeur de lycée. Elis doute de la fidélité de sa fiancée Kristina, il souffre de voir sa mère refuser d'admettre la culpabilité de son mari et il se reproche d'avoir fait interner sa soeur Éléonora, sujette à de graves troubles mentaux. La famille doit en outre héberger une des victimes des malversations du père, le jeune Benjamin, et elle vit sous la menace de son principal créancier, Lindqvist. Apparaît alors Éléonora, un lys de Pâques à la main... Rythmée par les étapes de la passion du Christ, la pièce nous raconte le cheminement vers la lumière d'une famille accablée par les malheurs.

  • Ni déviation ni aberration, la trahison est un mode régulier de relation sociale. Elle n'est aussi souvent qu'une question de point de vue : le traître d'ici est le héros de là-bas, et le mensonge peut-être pieux. Il est des cas où elle est recommandable, d'autres où elle est répréhensible. L'auteur passe en revue quelques figures canoniques de la trahison, du lapsus au plagiat, en passant par l'adultère, l'imposture, la traduction et quelques autres, dans une perspective qui allie le traité de morale à l'exploration psychologique et anthropologique, en recourant à de nombreuses illustrations littéraires.

  • Pièce maîtresse de Strindberg, cette "tragédie naturaliste" est l'une des plus belles traductions de Boris Vian. Dans ce huis clos, s'affrontent deux personnages que tout oppose : Julie, fille d'un comte suédois et Jean, son serviteur. Prisonnière du sentiment de supériorité de sa classe et de la haine des hommes, inculquée par sa mère, Julie affronte Jean et veut le dominer. Qui se révélera le plus fort à ce jeu cruel de séduction-répulsion à l'issue tragique ?

  • Le Plaidoyer d'un fou est le récit de l'échec terrible d'un mariage.

  • En août 1894, August Strindberg (1849-1912) quitte brusquement l'Autriche, où son mariage avec Frida Uhl l'a précipité dans un nouvel enfer conjugal et familial, pour Paris. Au terme d'un long voyage en train, il réside tout d'abord à Versailles. Tandis qu'il marche dans les rues et les bois de la ville, il voit ses repères disparaître un à un; il est assailli d'étranges sensations qu'il essaie, sans y parvenir, d'expliquer scientifiquement...
    Écrit directement en français et publié dans Le Figaro en novembre 1894 et janvier-février 1895, Sensations détraquées décrit les prémices d'une nouvelle période de troubles psychiques pour l'auteur de Mademoiselle Julie, que l'on qualifie souvent de «crise d'Inferno» car elle débouche sur l'écriture de ce roman majeur mais est aussi et avant tout le récit d'un voyage vers la modernité, dont le symbole est Paris.

  • Inferno

    August Strindberg

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

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  • Pièce-phare du dramaturge suédois, la Danse de mort a etc écrite en 1900. Dans une tour de forteresse sur une-île de garnison isolée du monde, vivent un capitaine d'artillerie alcoolique et sa femme, Alice, une ancienne actrice. Le couple se hait et ne cesse de se quereller. À l'arrivée de Kurt, le cousin d'Alice, le tête-à-tête mordant se transforme en trio amoureux. Le second volet, en jeu de miroir, orchestre un marivaudage cruel entre Allan, le fils de Kurt, et Judith, la fille du capitaine, tous deux amants.

    Traduit du suédois par Alfred Jolivet et Georges Perros.

  • Pere

    August Strindberg

    • L'arche
    • 13 Juin 1997

    Pour moi qui ne crois pas à l'au-delà, mon enfant était un gage d'immortalité ; elle était pour moi la seule chose éternelle.
    Qu'on me la prenne, et ma vie s'arrête.

  • Une fois installé dans une petite ville de province grâce à Askanius le restaurateur, Libotz, l'étranger, fait le bien et résiste au mal, car la vertu est son destin. Mais Libotz le bouc émissaire ne parvient pas à sauver Askanius du désastre déclenché par le procureur Tjärne, pas plus qu'il ne se fait accepter dans la ville.

  • Mariés !

    August Strindberg

    sur le mariage, sur la vie conjugale, sur l'amour et ses désillusions, sur les fortunes et les infortunes des couples, voici l'oeuvre la plus fameuse de strindberg : trente récits et nouvelles publiés entre 1884 et 1886 critiquant violemment les institutions - le mariage, la religion - mais aussi l'émancipation de la femme qui connaît de nettes avancées dans cette europe du xxe siècle.
    ce livre sulfureux - alternance de textes profondément misogynes et d'autres plus tendres, de récits désespérés et d'autres pleins d'une allégresse féroce - valut une assignation devant les tribunaux à son auteur qui ne regrettait rien : "c'est ce que j'ai écrit de plus terrible, mais aussi de plus beau, de plus drôle et de plus salaud !"

  • Strindberg Au bord de la vaste mer Le jeune inspecteur des Pêcheries, Axel Borg, vient exercer ses fonctions dans une des îles de l'archipel de Stockholm. Lui qui se sait et se veut un esprit supérieur, méprisant le vulgaire et l'ignorance, est incompris, combattu même par ceux qui l'emploient. Un jour, il rencontre la Femme : après l'avoir séduite par l'invincible magnétisme de sa personnalité, il se laisse peu à peu prendre à ses rets... Enchaîné, dissous, annihilé, cédera-t-il aux coups impitoyables que lui portent sa compagne et une société imbécile ? Au bord de la vaste mer, roman de Strindberg paru en Suède en 1890, est l'inlassable et transparente confession d'un poète dont le coeur saigne de ne pouvoir donner sa mesure, d'un peintre dont l'oeil s'épuise à mesurer les séductions infinies de la mer.

  • Pélican

    August Strindberg

    • L'arche
    • 26 Décembre 2006

    Cela hurle, siffle et vente. Le fils et la fille complotent contre la mère; le gendre dérobe à son beau-père sa femme bien-aimée ; la mère affame ses enfants. Et partout dans ce monde à la fois hermétique et ouvert à la bise glacée se fait sentir la présence spectrale du père mort. Assassiné d'un assassinat que la justice ne reconnaît pas comme un délit.
    Strindberg avait 58 ans lorsqu'enfin se réalisa pour lui le rêve de tout un auteur dramatique : à Stockholm, le 26 novembre 1907, le Théâtre Intime est inauguré. Dans d'autres pays, l'oeuvre de Strindberg fut déjà bien connue. En Suède l'ouverture du Théâtre Intime lui permit d'accéder à une gloire tardive. Le prix fut élevé car le théâtre, financé par Strindberg et son compagnon, l'acteur August Falck, coûtait beaucoup plus qu'il ne le rapportait.
    Les pièces qu'il écrivit pour cette scène sont les fameuses pièces de chambres dont fait partie Le Pélican. La production est un désastre et Strindberg écrit à son frère : « J'ai écrit cette pièce contre ma volonté; j'ai voulu la brûler en l'écrivant, je l'ai rejetée, mais elle est revenue, elle m'a poursuivi. J'ai aussi souffert de savoir qu'elle était jouée, je souffre tous les soirs, mais je ne puis pour autant la regretter ou désirer que cela n'ait pas eu lieu. » De fait, Strindberg retrace ici l'histoire de sa soeur qui par son égoïsme cause la mort de son mari et néglige ses enfants tout en jouant le pélican, ce symbole de l'amour parental.

  • Orage

    August Strindberg

    Un homme, fonctionnaire à la retraite, vit seul dans un appartement quand une suite d'événements concernant sa précédente femme vient troubler sa quiétude.

    Depuis qu'il a quitté femme et enfant, Le Monsieur se satisfait de sa solitude loin des responsabilités d'un ménage. Il mène une existence tranquille et rangée en compagnie de son frère, une domestique et son voisin, un pâtissier malchanceux qui tient sa boutique au rez-de-chaussée de l'immeuble.
    Mais le passé ressurgit au moment où Gerda, son ancienne épouse, et son enfant emménagent avec Fischer, son nouveau mari, dans l'appartement du dessus. Le couple se dispute, et l'orage éclate : Fischer enlève l'enfant en s'enfuyant avec la fille du pâtissier. Le respectable monsieur va devoir alors se confronter à son passé et bouleverser son paisible quotidien afin d'aider Gerda à retrouver leur enfant.
    Une pièce dramatique mettant en scène des thèmes chers à Strindberg tels que la difficulté des relations conjugales, le poids des souvenirs et les représentations de la vieillesse.
    PERSONNAGES : Trois femmes et sept hommes (dont un personnage muet).

  • Les pièces ici réunies - et pour la plupart inédites en français - du jeune strindberg témoignent des incertitudes de l'auteur durant cette période (1869-1877) ; incertitudes devant des choix personnels : a rome prend prétexte d'un épisode de la vie du sculpteur danois bertel thorvaldsen pour montrer le conflit entre strindberg, décidé à entreprendre une carrière artistique, et son père, tenant des études traditionnelles ; incertitudes aussi devant les problèmes qui agitent, outre les étudiants du libre-penseur, nombre d'intellectuels suédois d'alors : un fort mouvement de libéralisme met en question le pouvoir de l'eglise luthérienne d'etat.
    Quelle position prendra strindberg dans les affrontements politico-religieux de son temps ? comment se situera-t-il entre des influences aussi antagonistes que celles de kierkegaard et de georg brandes ? quelle forme théâtrale choisira-t-il d'enrichir et de rénover ? de la tragédie d'hermione oú s'affrontent le christianisme et le monde antique, au drame historique du hors-la-loi qui montre la lutte, dans l'islande du xiie siècle, entre christianisme et paganisme, et à maître olof oú sont posées toutes les contradictions du réformateur olaüs petri, strindberg, s'il ne résout pas ses propres ambiguïtés, accroît peu à peu sa maîtrise du langage et du geste scéniques.
    En même temps qu'il met tout en oeuvre pour être reconnu comme dramaturge, strindberg parvient à faire divorcer, puis à épouser l'actrice siri von essen, dont il s'engage à assurer la réussite. dans le secret de la guilde, inspiré par un événement d'actualité (la reconstruction de la cathédrale d'uppsala), mais oú est posée plus généralement la question de la vocation, c'est à siri que le principal rôle féminin est confié.
    Trois mois avant la création de la pièce, strindberg est devenu pour la première fois père de famille.

  • Adolf et Tekla sont un couple d'artistes en vogue : lui est peintre, elle est écrivain. Par amour, il s'est consacré à la carrière de sa femme au détriment de la sienne, lui prodiguant ses enseignements, l'introduisant dans les cercles littéraires et dans ses tableaux qui ont fait d'elle une femme à la mode. Leur amour est puissant mais Tekla, par vanité, ne peut s'empêcher de séduire d'autres hommes. Sans révéler son identité, son premier mari ressurgit pour rencontrer le second et régler ses comptes, car lui aussi a tout donné pour cette femme qu'il ne peut s'empêcher d'aduler.

  • Dans Créanciers (1889), un ex-mari manipule le nouvel époux qui ne sait pas à qui il a affaire, le faisant mortellement douter de la fidélité de sa femme. Dans l'artisanat théâtral de Strindberg, nous observons la mise en oeuvre scrupuleuse d'un suspense policier : un meurtre calculé et improvisé, dont le mobile est improbable et l'arme reste introuvable. Car l'arme est ici le mot, le mot pur,pour lui-même, et c'est d'eux que l'on meurt. Il n'y a pas chez Strindberg le réconfort du flou du sens, il y a la folie criminelle, l'expression du tragique, à travers le tranchant même du mot : « Tesparoles entrent en moi comme des lames, je sens qu'elles coupent, qu'elles coupent quelque chose, mais je ne puis les empêcher ».

  • Le Suédois August Strindberg (1849-1912) souffre, chez nous, de n'être surtout connu que par son extraordinaire oeuvre dramatique.
    Mademoiselle Julie ou Le Songe sont dans toutes les mémoires. Pourtant, on ne sait pas assez que ce prodigieux écrivain s'illustra dans à peu près toutes les formes connues d'expression littéraire, et toujours avec un égal succès. Vers la fin de sa vie, il se piquait particulièrement d'Histoire et entendait même rédiger une Histoire du Monde qu'il n'a pas eu le temps de mener à bien. Il a pourtant esquissé ce projet sous forme de nouvelles (1905) qui viennent d'être éditées scientifiquement dans son propre pays et dont on propose ici une traduction complète, inédite en français s'il faut le dire.
    Dans une vingtaine de ces nouvelles, qu'il appelle miniatures historiques, il retrace, avec la verve qu'on lui connaît, un sens étonnant de la reconstitution véridique et de la mise en scène qui fut toujours son fort, des épisodes de la vie de " ses " grands hommes. De Moïse à la Révolution française, en passant par Socrate, Attila, Grégoire le Grand, Henri VIII d'Angleterre, Louis XI, Voltaire, entre autres, il nous fait revivre des époques disparues, de grands événements qui ont affecté le cours des choses, des personnages hauts en couleur qu'il saisit dans le détail de leurs errements avec un sens surprenant de la vérité et de la couleur locale.
    Il était convaincu également que notre condition n'est régie ni par le hasard ni par l'absurde : il s'attache à suggérer qu'un sens profond mène nos destinées et qu'une vérité sonde, à notre insu, les reins et les coeurs. Superbe travail dont il est permis de penser qu'il présente quelque chose d'exemplaire.

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