Sciences humaines & sociales

  • Rien ne prédestinait Henri de Navarre à devenir Henri  IV roi de France. Et pourtant...
    Le mardi 22 mars 1594, à l'aube, Henri IV pénétra enfin dans Paris l'insoumise. Entrant au Louvre, il dit à son guide: «Monsieur le Chancelier, dois-je croire que je sois là où je suis? - Sire, je crois que vous n'en doutez point. - Je ne sais, dit le roi, car tant plus j'y pense, et plus je m'en étonne. Car je trouve qu'il n'y a rien de l'homme en tout ceci: c'est une oeuvre de Dieu extraordinaire, voire des plus grandes.»
    Le trône de France était bien pourvu en héritiers et l'adhésion de Henri de Navarre à la Réforme le disqualifiait. Il lui fallut pour y parvenir trente ans et une hécatombe. Son itinéraire est jonché de  morts, par la guerre ou la maladie. Il en émerge les mains pures, sans une égratignure. Une chance? Mais pour les chrétiens d'alors, tout ce qui advient est dû à la Providence, dont ils sont les agents obligés. Henri, d'une intelligence hors pair, se crut voué par elle à une mission : rétablir la concorde dans un pays déchiré par les guerres de religion.
    S'est-il contenté des cadeaux que lui valait l'élection divine ou a-t-il contribué au succès? Un récit fidèle à l'histoire -  mais aussi palpitant qu'un  roman - retrace au fil du temps son parcours tumultueux. Toute une époque revit, dans sa singularité. Quant au héros, il sort de l'aventure rebelle aux normes, mais pleinement homme et chargé de secrets.
    Dans ce livre, qui complète une série de biographies  où voisinent  Le Cardinal de Retz,  Mazarin  et  Marie-Antoinette, Simone Bertière déploie à nouveau son talent de conteuse, rendant clair ce qui est compliqué, redonnant vie aux personnages, restituant le climat des temps anciens. Bref, faisant du lecteur un complice pour un plaisir partagé.
     

  • Simone Bertière
    Louis XIII et Richelieu, la Malentente
    Louis XIII régnait, Richelieu gouvernait. Au sortir d'un demi-siècle de guerres de religion et après deux régicides, la France du début du XVIIe siècle, encore à demi-féodale, avait besoin d'une remise en ordre. Ils entreprirent, non sans rencontrer de violentes résistances, d'en faire un grand pays moderne à vocation européenne, gouverné par un monarque dit «absolu». Bien qu'ils fussent d'accord sur les objectifs, leur collaboration, mal commencée, resta grevée de défiance. Ils ne se sont jamais aimés, ils ont fini par se haïr. Politiquement complémentaires, le roi et son génial serviteur ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Mais ils supportaient mal cette dépendance, chacun s'efforçant de dominer l'autre - jusqu'au heurt frontal, tragique, autour d'un jeune ambitieux à qui il couta la vie.Ce livre est une enquête sur la manière dont ils ont vécu concrètement cette relation tumultueuse. Elle épouse leur parcours au jour le jour, quand ils ne savaient pas ce que leur réservait le lendemain. Elle restitue à leur existence, riche en péripéties, épaisseur et ambiguïté. Des portraits croisés, ne privilégiant ni l'un ni l'autre, invitent à les comprendre, plutôt qu'à les juger selon nos critères actuels.

  • 15mn d'Histoire : une collection numérique de textes courts pour apprendre et comprendre l'Histoire en 15 minutes !
    Qui a couvert, qui a dénoncé les crimes pédophiles à la tête de l'Eglise ?
    Lorsqu'en 1995 le cardinal Groer, archevêque de Vienne, est "démissionné" après les révélations d'actes pédophiles d'un de ses anciens élèves, les fidèles catholiques ne peuvent que s'étonner de cette décision sans précédent. Depuis des siècles, l'Eglise pratique la culture du silence sur ce sujet. Comme beaucoup d'institutions civiles et religieuses, ell a toujours réglé ces problèmes "en interne". Mais ce jour-là, une barrière est tombée.

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