• La fille de Camaret, La digue du cul, Le cocu de Paramé, et tant d'autres !

    Lorsqu'en déplacement dans l'Ouest de la France, on aperçoit un panneau routier indiquant la direction de Camaret ou de Montaigu, ces seuls noms ne déclenchent-ils pas des plaisanteries goguenardes et de fines allusions ?
    Georges Brassens, Serge Gainsbourg, de nombreux artistes ont honoré la chanson populaire, et ont chanté gaiement l'érotisme et la sensualité. On les a souvent appelées " chansons de salles de garde " par référence aux internes des hôpitaux censés les connaître toutes par coeur, ou bien encore " chansons d'étudiants ", comme si elles provenaient exclusivement de traditions dévergondées perpétuées dans les universités et les grandes écoles. Pourtant, les chansons paillardes connaissent une diffusion extrêmement étendue. C'est à tous les niveaux de la société et à toutes sortes d'occasions que leurs couplets ont été chantés ou braillés pendant plus d'un siècle : à la ville et à la campagne, dans l'armée et dans le civil, ou encore lors de repas de noces ou de voyages en autocar. Ces gauloiseries versifiées forment ainsi un fonds culturel très largement partagé, voué à vivre pour l'éternité dans la mémoire collective de la France.
    Transmises de bouche à oreille, avec le passage des générations et les transformations culturelles qu'il entraîne, il arrive ainsi que des chansons se déforment, perdent des éléments en cours de route ou tombent peu à peu dans l'oubli. Pierre Enckell, en historien de la langue, rassemble ici pour la première fois les chansons et leurs variantes, en nous racontant leur histoire d'un ton enjoué et pertinent.

  • Il y a des chiens présidentiels, baltique et jugurtha, et ceux des bandes dessinées, milou et rantanplan.
    Il y a le chien brusquet qu'on trouve chez molière, et le chien kyne de rabelais. il y a bouboule dont le portrait a été peint par toulouse-lautrec, miko qui a donné son nom aux glaces des cinémas, julius le chien puant de la famille malaussène, mabrouk qui faisait de la télé. mais il y a surtout les autres, les familiers, mirza et tosca, azor et médor, pompon et papillon, rex et sultan, chaussette et pépète, bijou et nouchka, pataud et fido, black qui est parfois blanc et aspro qui est parfois noir.
    Tous ces noms de chiens français font partie, à leur niveau modeste, de notre culture. les voici attestés par des citations inattendues, commentés, expliqués par l'histoire, la littérature, l'étymologie. l'auteur s'est donné un mal de chien - évidemment - pour rechercher et réunir mille renseignements à la fois intéressants et amusants.

  • Dictionnaire des jurons

    Pierre Enckell

    • Puf
    • 2 Novembre 2004

    Par Belzébuth ! s'exclame Le Figaro. Bigre ! dit Le Journal du dimanche. Boljemoï ! brame Le Progrès. Bouffre ! tonne Sud-Ouest. Nom de Zeus ! rugit Le Télégramme. De bleu, de bleu ! s'extasie La Tribune de Genève. Quelques "Merde !' fusent, rapporte Le Monde. Caramba, encore raté ! persifle Libération, et même La Croix se risque à évoquer caca boudin. On trouvera les citations complètes dans les pages de ce volume. De toute évidence, les jurons sont d'usage quotidien. Il leur fallait un dictionnaire. Des gros mots, les jurons ? Certains d'entre eux, sans doute ; la plupart, cependant - mille sabords, flûte, saperlipopette, sainte vierge ou nom d'un petit bonhomme -, n'ont rien d'indécent. Ces mots expriment des sentiments variés, la colère, la surprise, la révolte, la perplexité, et même, à l'occasion, l'indifférence ou l'admiration. Nous y avons tous recours. Mais savait-on qu'ils étaient si nombreux et si variés ? D'abomination à zut, les voici recensés dans leur totalité, pour la première fois. " Tous les morbleus, tous les ventrebleus, les sacrebleus et les cornegidouilles ", comme le chantait Brassens, accompagnés de quelques milliers d'autres encore, funérailles et juste ciel, tonnerre de Brest et merdazof, cré bon dieu et pute borgne, sacristi et tabernacle, ventre-saint-gris et bordel à cul, foutrebleu et damned, vertuchou et coquin de sort, sans parler des plus rares d'entre eux, ignorés par tous les autres dictionnaires. Chacun U trouvera de quoi enrichir son vocabulaire. Avec le plus grand soin, les divers emplois des jurons sont répertoriés, leurs variantes enregistrées, leurs étymologies précisées. Une immense quantité de textes savoureux fait de cet inventaire une sorte d'anthologie. Les exemples soin signés par des auteurs aussi différents que San Antonio, Gustave Flaubert, Josiane Balasko, Pierre Corneille, Arthur Rimbaud, Daniel Pennac et même William Shakespeare... qui jurait parfois en français. Cet ouvrage unique en son genre préfacé par Jacques Réda, servira désormais de référence. Il devrait figurer dans toutes les bibliothèques.

  • Cet ouvrage réunit des phénomènes lexicaux en fonction d'un double critère : leur appartenance à l'oral scripturalisé et leur caractère inédit. Les articles comportent : mot-vedette, catégorie grammaticale, définition, citations datées et référencées, commentaires historiques et renvois analogiques.

  • Glanés dans les journaux intimes d'écrivains publiques du XVIIIe siècle à nos jours, ces fragments de pessimisme quotidien réjouiront les plus accablés d'entre nous... Un trésor de misanthropie et d'humour noir qui agit comme un antidépresseur puissant !

  • « Tout crétin doit être transporté dans une autre contrée et là être soumis à une surveillance continuelle, afin de prévenir les excès d'ivrognerie et les abus d'onanisme. » Grand Larousse, XIXe, « Crétinisme ».

    Le tabac augmente-t-il l'espérance de vie ?

    « Le docteur Demeaux affirme que, depuis qu'on fume dans le département du Lot, la santé générale s'est améliorée ».

    Grand Larousse, XIXe, « Tabac ».

    Aberrations scientifiques, commentaires fantaisistes, préjugés d'époque... L'édition originale du Grand Dictionnaire de Pierre Larousse foisonne de perles étonnantes que Pierre Enckell a relevées pour notre plus grand plaisir.

  • Formant une liste sans fin, les onomatopées sont ramenées dans les dictionnaires de français contemporain à un noyau dur, donc restreint, sans explications complémentaires.

    Une onomatopée est un mot imitant ou prétendant imiter, par le langage articulé, un bruit d'origine variée. Chaque langue possède son propre lot formé d'une série d'usuels et de variantes illimitées. La fonction de l'onomatopée est de faire entrer dans la langue les bruits du monde et accessoirement d'exprimer la soudaineté ou la rapidité d'un procès.

    Cette collecte est impressionnante quant à la quantité des onomatopées recensées ainsi que les sources et citations à partir d'écrivains français et francophones des XIX et XX siècles (les BD, hormis "Tintin", et les livres jeunesse ne sont pas mis à contribution). Une description lexicographique accompagne chaque entrée retenue c'est-à-dire les onomatopées utilisées et retrouvées dans au moins deux auteurs.

    L'étude du français contemporain parlé ne peut faire l'impasse sur ces "faits de langue" qui ponctuent le discours de chacun : du "pscht" présidentiel au "whooooooooommmmmmppppp" d'un témoin effrayé de l'attentat du 11 septembre 2001 à New York.

empty