• « Moins qu'une oeuvre, Barrès nous offre une vie, qui s'est développée, comme toute existence humaine, sur le terreau des possibles manqués, mais une vie riche, faite d'équilibre entre l'intellect et l'affectivité, à la fois une et diverse, qui a prolongé sa ferveur jusqu'à l'instant de mourir ; si, dans sa vie publique, Barrès est resté en-deçà de ce qu'il aurait pu accomplir, le meilleur de son oeuvre est une quête constante du Moi profond. « L'histoire, plus généreuse aux morts que les vivants, reconnaîtra en Barrès l'un de nos écrivains les plus attachants, sinon peut-être l'un des plus grands. » Il était important, nous a-t-il semblé, de republier aujourd'hui ce premier livre de Pierre de Boisdeffre, dont le dessein, selon le mot de l'auteur, n'est « ni de condamner ni d'absoudre, mais simplement d'appeler Barrès à siéger de nouveau parmi nous ». C'est pourquoi figurent, à la fin du volume, des témoignages sur Barrès récemment demandés à des écrivains, représentatifs de la jeune génération, parmi lesquels : Béatrice Beck, Jean-Louis Curtis, Julien Gracq, J.-M.-G. Le Clézio, François Nourissier, René de Obaldia, Michel de Saint-Pierre...

  • Par Meneurs d'Hommes, il faut entendre ici les grandes figures de l'Histoire de l'Antiquité à nos jours qui, par leurs actes, leur pensée, leur exemple, leur autorité, ont réussi à communiquer leur foi et leur ardeur à des collectivités, qui ont subjugué les foules et exalté les peuples, soit pour servir leurs ambitions personnelles, soit pour défendre les causes qui leur semblaient les plus justes ou les plus nobles. Comment ces personnages historiques ont-ils exercé leur ascendant sur leurs contemporains ? Quels éléments ont favorisé leur vocation d'hommes d'action ? Quelles furent les conséquences de la mission qu'ils ont cru devoir accomplir ? Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles les auteurs publiés dans cette collection répondent en présentant à la fois le portrait d'une destinée et le tableau d'une épopée.

  • Pierre de Boisdeffre descend, par son père, d'une famille de notables berrichons, les Néraud (Jules Néraud, dit Le Malgache, fut un grand ami de George Sand), et par sa mère du général de Boisdeffre, chef d'Etat-Major des armées au moment de l'Affaire Dreyfus et négociateur de l'alliance franco-russe. Enarque de la première génération, il poursuivit une carrière de haut fonctionnaire un peu atypique parce que, dès ses vingt ans, le jeune Boisdeffre était entré en littérature. Passé par l'Education nationale, les Beaux-Arts, les Affaires étrangères, l'ORTF, il terminera sa carrière de diplomate comme ambassadeur en Uruguay, en Colombie et auprès des Communautés européennes à Strasbourg. Subversif et polémique, Boisdeffre raconte ses expériences professionnelles et littéraires avec une grande liberté de ton. Il n'hésite pas à égratigner. Et comme il a rencontré "tout le monde"...du général de Gaulle à Malraux, de Mauriac à Claudel, toute une France politique et littéraire des années 50 à 70 revit dans ce livre provisoirement arrêté à la grande fracture de 1968.

  • L'Eglise, fondée par Jésus-Christ voici deux mille ans, va-t-elle mourir ? Il y a de moins en moins d'hommes et de femmes pour croire en Jésus crucifié, de moins en moins de prêtres pour célébrer sa passion, de moins en moins de fidèles pour fréquenter son temple. Ce livre brûlant commence comme un pamphlet et s'achève en chant grégorien. D'abord, l'accusation ; aujourd'hui, le plus grand obstacle de l'évangélisation ne serait-il pas ce clergé vieilli, dépassé, qui a troqué l'enseignement éternel contre un assistanat social et un engagement politique ? Le vrai témoignage de la foi ne serait-il pas plutôt donné par les laïcs ? Erasme, défenseur incompris d'une Eglise encore à venir, Montalembert vouant sa vie, ses forces et sa fortune à une Eglise qui ne le paiera que d'ingratitude, Péguy, Claudel, Bernanos, Maritain, Mauriac, Clavel et quelques autres en sont les plus pertinents exemples. Dès lors Pierre de Boisdeffre prend le pari : les laïcs, hommes et femmes confondus, prendront la relève, conduiront l'Eglise au-delà du gué ; la résurrection passera par eux, autant que par les prêtres et, bien sûr, par les papes.

  • Voici quelque trente ans, au début de l'hiver, dans une grande villa rococo de la Côte d'azur, l'étudiant Jean-Pierre Eckermann interroge l'un des plus célèbres écrivains du monde : Johann-Wolfgang Goethe, qui vient de rentrer des États-Unis. Bien qu'il ait près de deux cents ans, il a conservé sa lucidité, sa bonne humeur, son ironie, son cynisme. Dix entretiens se prolongeront fort avant dans la nuit. Goethe répondra à toutes les questions que lui posera le jeune Eckermann : le sort de l'Europe et celui de sa culture, la littérature, l'art, le destin du christianisme, l'amour... Tous les sujets qui hantent l'esprit contemporain seront analysés par cet esprit sceptique et génial. Ce livre foisonnant mais d'une grande limpidité d'écriture, conjugue tous les genres littéraires : la biographie romancée, l'essai, l'histoire, le dialogue philosophique, le traité de morale, le roman d'amour. Ce perpétuel dialogue entre le passé et l'avenir, l'intelligence et la vie, le scepticisme et la foi, l'esprit classique et celui de Mai 1968, est une saisissante remise en question du génie européen. Ce livre surprenant fait songer tour à tour aux Mémoires d'Hadrien, aux Noyers de l'Altenburg, et au Déclin de l'Occident, avec une qualité assez rare : l'humour. "Goethe m'a dit" n'est pas seulement un livre de culture et de réflexion : c'est un ouvrage gai. On retiendra surtout qu'il inaugure un nouveau genre littéraire : celui de la biographie fictive.

  • Voici quelque trente ans, au début de l'hiver, dans une grande villa rococo de la Côte d'azur, l'étudiant Jean-Pierre Eckermann interroge l'un des plus célèbres écrivains du monde : Johann-Wolfgang Goethe, qui vient de rentrer des États-Unis. Bien qu'il ait près de deux cents ans, il a conservé sa lucidité, sa bonne humeur, son ironie, son cynisme. Dix entretiens se prolongeront fort avant dans la nuit. Goethe répondra à toutes les questions que lui posera le jeune Eckermann : le sort de l'Europe et celui de sa culture, la littérature, l'art, le destin du christianisme, l'amour... Tous les sujets qui hantent l'esprit contemporain seront analysés par cet esprit sceptique et génial. Ce livre foisonnant mais d'une grande limpidité d'écriture, conjugue tous les genres littéraires : la biographie romancée, l'essai, l'histoire, le dialogue philosophique, le traité de morale, le roman d'amour. Ce perpétuel dialogue entre le passé et l'avenir, l'intelligence et la vie, le scepticisme et la foi, l'esprit classique et celui de Mai 1968, est une saisissante remise en question du génie européen. Ce livre surprenant fait songer tour à tour aux Mémoires d'Hadrien, aux Noyers de l'Altenburg, et au Déclin de l'Occident, avec une qualité assez rare : l'humour. "Goethe m'a dit" n'est pas seulement un livre de culture et de réflexion : c'est un ouvrage gai. On retiendra surtout qu'il inaugure un nouveau genre littéraire : celui de la biographie fictive.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Que savons-nous de la Nuit ? Rien, presque rien... Né sous le signe du Cancer - signe d'Eau, de la Mémoire et du Rêve - Pierre de Boisdeffre confie avoir toujours aimé la Nuit. Romancier de la passion - passion politique et passion tout court - il évoque dans ces pages des nuits où le destin s'accomplit. Six nuits. Avec quatre points cardinaux : la Mort et l'Ennui, l'Amour et le Pouvoir. Entre le fait divers et l'Histoire, la distance n'est pas grande. Même si la mort, ici, frappe des personnages bien différents. L'héroïne de la Nuit de Mogador, la petite fille de la Nuit de Saint-Marcellin, l'écrivain (qui ressemble à Drieu comme un frère) de la Nuit des Invalides, partagent avec Cléopâtre d'Égypte, César de Rome et l'Athénien Socrate une même exigence : tous remettent en une nuit leur vie en question. Tous vivent les mêmes passions, et leur angoisse a pour nous la même voix. On reconnaîtra dans ces Nuits les figures d'un même rêve, enfanté par ce vieil enfant que Hugo nommait "l'animal Humanité". L'admirable écriture de Pierre de Boisdeffre, qui va droit à l'essentiel, nous touche, et même nous bouleverse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il n'est jamais aisé de se situer à droite, surtout en France. La droite manque de panache. La gauche a pour elle la jeunesse, l'imagination, l'aventure. Elle seule écrit l'histoire. Peu importe qu'elle soit vaincue : c'est qu'elle a raison trop tôt. Trop d'hommes de droite se dissimulent sous la phraséologie de la gauche. Et parmi eux, peu d'écrivains osent jouer cartes sur table. Pierre de Boisdeffre a ce courage, et aussi celui de s'attacher à démystifier ces frères ennemis que sont l'homme de droite et l'homme de gauche. A la guerre civile, climat presque naturel aux Français, il oppose le dialogue. Pourquoi, en 1968, la Gauche a-t-elle failli à sa mission ? Mai avait-il un sens, et lequel ? Était-ce le premier signe de nouveaux Temps Modernes, ou seulement une révolution du XIXe siècle ? Telles sont les questions que pose Boisdeffre, avec l'autorité que lui confère la triple expérience du diplomate, de l'écrivain engagé, du haut fonctionnaire, cinq années Directeur de la Radiodiffusion. On lira avec passion, et parfois avec surprise, cette lettre écrite au galop de l'Histoire, mais qui en appelle à l'Éternité. Étonnante confession d'un côté ; impitoyable réquisitoire de l'autre, cette lettre chaleureuse, libre de ton, émane d'un écrivain de race.

  • Écrit en 1955, l'Amour et l'ennui est le roman de la trentième année, quand l'indécision, la fuite devant les responsabilités de la vie prennent le masque de l'amour. On y voit un garçon assez mou, une chanteuse, des Marie-Chantal - un coq au milieu d'une volière - et, tranchant sur ce petit monde, une jeune fille fraîche et pure, Génia de Verrières. En refusant de se laisser lier par son amour, Olivier Sablons se décharge sur la faible Génia du poids d'une vie qu'elle ne peut supporter seule.

    Dans cette peinture de l'ennui, " plus redoutable qu'une passion ", dans ce portrait cruel et séduisant du XVIe arrondissement, Pierre de Boisdeffre s'était proposé de peindre une " génération sans cause " - celle de 1955 - qui souffrait de n'avoir pas de mission. L'Amour et l'ennui pourrait bien être, en effet, le portrait, que beaucoup jugeront prophétique, d'un monde - la " société de consommation " - que toute une jeunesse devait combattre sur les barricades de mai 1968. Mais ce document d'époque reste, aussi et surtout, une histoire d'amour et un " vrai roman ".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty