• Michel Offerlé pose la question, plus complexe qu'il n'y paraît, de ce qu'un patron peut faire. De quelle manière les chefs d'entreprise contribuent-ils, par leurs pratiques économiques et politiques, à la pérennisation et à la transformation d'un système qu'ils habitent et qu'ils servent ?
    Il est question ici des patrons dans toutes les acceptions du terme (les petits, les grands, les moyens, les hauts), les artisans, les chefs d'entreprise, les entrepreneurs, les managers, les dirigeants.
    Il est question ici de politique dans tous les sens du terme. Car les patrons, directement ou indirectement, interviennent en politique : ils contribuent à la construction des problèmes publics, concourent à la « vie de la Cité », votent, agissent par leurs défections et par leurs mobilisations - feutrées ou sonores -, ou imaginent d'autres manières de produire ou de diriger ( l'« entrepreneuriat engagé ») ; voire, pour certains d'entre eux, participent à la conquête et à l'exercice du pouvoir avec leur culture de « manager ».
    Pour comprendre ce qu'un patron peut faire, ce qu'il peut faire faire ou peut laisser faire, voire ce qu'il ne veut pas faire, Michel Offerlé s'est appuyé sur plusieurs centaines d'entretiens réalisés en atelier de recherche ces dix dernières années et sur soixante-dix entretiens originaux qui ont toujours porté sur le parcours biographique de l'interviewé, la direction de son entreprise, son rapport à la politique et aux hommes politiques et ses pratiques de l'engagement.
    À partir de cet éclairage original l'auteur met aussi en perspective les stratégies patronales durant l'actuelle pandémie.

  • Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement de la politique et du politique dans de nombreux États.
    Cet ouvrage, plusieurs fois réédité et mis à jour, permet tout à la fois de fournir des connaissances factuelles sur les partis en France et à l'étranger, et de réfléchir historiquement et sociologiquement à la définition de ce type de groupements, aux circonstances de leur genèse, à leur fonctionnement interne et à leur contribution à l'offre politique. Il met aussi en perspective leur place actuelle au sein des configurations qui les contraignent, notamment dans les rapports que ces organisations entretiennent avec l'État, les mouvements sociaux ou les médias.

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • A voté ! démocratie signifie souveraineté du peuple, donc suffrage universel, direct et secret.
    Des évidences aujourd'hui, qui, pourtant, se sont longtemps heurtées à une triple résistance. celle des dominants refusant la loi du nombre. celle des détracteurs ne comprenant pas comment un simple carré de papier, le bulletin de vote glissé dans l'urne, changerait la vie quotidienne des individus. celle des nombreux électeurs enfin, qui, en votant, devaient renoncer à descendre dans la rue. dans le secret de l'isoloir, chaque citoyen, détenteur d'une partie de la souveraineté nationale, vote désormais de plus en plus souvent et pour de plus en plus de représentants.
    Mais le désenchantement semble gagner les électeurs des vieilles démocraties. abstention croissante, augmentation des bulletins blancs et nuls, manifestations, sondages, débats autour de la " démocratie participative ". si le vote n'est pas rien, il n'est pas tout. c'est à une réflexion sur l'histoire et le fonctionnement actuel du suffrage universel qu'invite michel offerlé.

  • Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement de la politique et du politique dans de nombreux États.
    Cet ouvrage, plusieurs fois réédité et mis à jour, permet tout à la fois de fournir des connaissances factuelles sur les partis en France et à l´étranger, et de réfléchir historiquement et sociologiquement à la définition de ce type de groupements, aux circonstances de leur genèse, à leur fonctionnement interne et à leur contribution à l´offre politique. Il met aussi en perspective leur place actuelle au sein des configurations qui les contraignent, notamment dans les rapports que ces organisations entretiennent avec l´État, les mouvements sociaux ou les médias.

  • Depuis plus quelques décennies, il n'est question que de crise de la représentation : corruption, «affaires», jeux partisans stériles, fermeture d'une classe politique issue d'origines sociales et de modes de formation semblables et n'ayant bien souvent eu comme seul « métier » que la profession politique. Il n'est aussi question que de «moderniser» la vie politique (limitation de la durée et des cumuls des mandats, parité hommes/femmes, appel à la « diversité », ouverture à la « société civile »).
    Cet ouvrage se fait indirectement l'écho de ces débats : en rouvrant le dossier historique et en partant du fait désormais établi que les fonctions politiques sont depuis une centaine d'années une profession d'un type particulier, encadrée par des règles imprécises, déniée comme profession par ses protagonistes et porteuse d'une spécialisation et d'une professionnalité plurielle et controversée.
    En s'appuyant sur les acquis de la socio-histoire du politique, de la sociologie des professions et de la sociologie des élites politiques, les contributions originales réunies ici rouvrent la discussion sur le processus long de professionnalisation politique, sur les représentations qu'ont citoyens, publicistes, sociologues et hommes politiques du personnel politique, sur la composition des élites politiques et sur les enjeux et les effets de cette composition sur les formes de la représentation politique.
    Ce livre, paru initialement dans la collection « Socio-histoires » co-dirigée par l'auteur et Gérard Noiriel, augmenté d'une nouvelle postface de Michel Offerlé, passionnera tous ceux qui s'intéressent aux débats concernant la profession de politique aujourd'hui.

  • Un point historique et sociologique, au-delà des aperçus déformés de l'actualité, sur nos connaissances et méconnaissances des organisations patronales en France et à l'étranger.

  • « Chef d'entreprise vous ne pouvez pas expliquer ce que vous faites, parce que c'est un monde à part ».
    « Créer quelque chose, créer une entreprise, c'est déjà lutter contre la peur ».
    « Les hommes politiques n'ont pas l'ombre d'une idée de savoir comment une société conduit sa stratégie ».
    « C'est vrai qu'on ne peut pas se comparer aux gens de là-haut, les parachutes, les machins, les trucs ».
    « L'idée, c'est pas d'être millionnaire, c'est de se faire plaisir et de faire tourner une boîte et qu'on s'en tire et qu'on en vive agréablement ».
    « J'ai une certaine satisfaction, enfin c'est un peu idiot mais je fais vivre treize personnes ».
    « Je veux gagner de l'argent ! Moi j'ai pas le temps. Je suis comme ça ! Je suis un homme pressé, très pressé ! ».
    Qu'ils soient grands, très grands, petits ou moyens, qu'ils travaillent dans le bâtiment, l'industrie, le commerce ou les services, les patrons sont au centre de cet ouvrage, produit d'une enquête collective menée par des chercheurs confi rmés et par de jeunes sociologues, sur ce métier beaucoup plus fantasmé, vilipendé ou héroïsé que véritablement connu.
    À partir de trente-six entretiens largement reproduits et commentés, il s'agit de comprendre qui sont les patrons en France, quelle place ils occupent dans la société française, quelle vision ils en ont. Il s'agit de réfléchir sur les différences qui traversent les mondes patronaux et sur ce qui les unit puisque, spontanément, la catégorie « patrons » et « patronat » fait sens - même si ce sens est ambigu.
    Ce livre est le premier portrait de groupe précis et coloré qui permet, au travers de ces multiples histoires de vie, de comprendre de manière vivante et approfondie qui sont les patrons en France.

  • Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement de la politique et du politique dans de nombreux etats.
    Cet ouvrage, plusieurs fois réédité et mis à jour, permet tout à la fois de fournir des connaissances factuelles sur les partis en france et à l'étranger, et de réfléchir historiquement et sociologiquement à la définition de ce type de groupements, aux circonstances de leur genèse, à leur fonctionnement interne et à leur contribution à l'offre politique. il met aussi en perspective leur place actuelle au sein des configurations qui les contraignent, notamment dans les rapports que ces organisations entretiennent avec l'etat, les mouvements sociaux ou les médias.

  • Une histoire du Medef, un organe-clé de la vie économique et politique française, depuis sa création en 1998, abordée à travers de nombreux documents et des entretiens avec ses dirigeants passés ou présents comme Ernest-Antoine Seillière ou Laurence Parisot. Cet ouvrage donne aussi un éclairage sur des groupemenents moins connus comme l'Association française des entreprises privées (AFEP).

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.


  • la politique porte l'empreinte de l'histoire, du rapport particulier que les français entretiennent avec le et la politique.
    la politique est une activité principalement mise en oeuvre par des professionnels président, ministres, députés, sénateurs, députés européens, sans oublier leurs collaborateurs, les permanents des partis politiques, une large part des conseillers régionaux et généraux, ainsi qu'une partie des 36 212 maires. mais elle s'étend aussi à tous ceux qui, sans vivre de la politique, vivent autour, dans les champs liés au champ politique (administrations, médias, etc.
    ). et elle inclut les citoyens qui forment l'" opinion publique mobilisée ", voire le peuple silencieux des urnes et des sondages. la définition même de ce qui est politique varie : est politique à un moment donné ce qui est socialement construit comme tel. les différents aspects de la vie politique française sont ici analysés, non pas seulement comme un ensemble de coups que des acteurs se portent dans la seule visée de conquête du pouvoir, mais comme une réalité instituée, enjeu constant d'investissements et de redéfinitions.


  • Que connaît-on en France des organisations patronales ? Un sigle sans doute, le MEDEF, quelques noms, Laurence Parisot, Seillière ou Ceyrac avant elle, quelques images contrastées... Les chefs d'entreprise eux-mêmes se plaignent du désintérêt des Français et de la méconnaissance ou de la méfiance à leur égard et à l'égard des entreprises. Alors qu'il existe peu de travaux, notamment en France, sur le sujet, ce dossier rassemble les textes qui permettent de mieux comprendre ces acteurs, leur fonctionnement et leurs formes de mobilisation. Approche historique, déclarations ou écrits de dirigeants, interviews de militants, documents institutionnels... viennent éclairer la galaxie patronale. Et répondre à maintes questions : comment les organisations patronales se sont-elles constituées ? Qui représentent-elles ? Quels sont leurs moyens d'action ? Et, surtout, quelle est leur influence oe

  • Les partis politiques sont des organisations qui structurent le fonctionnement
    de la politique et du politique dans de nombreux États. Cet ouvrage fournit des
    connaissances factuelles sur les partis en France et à l'étranger et des
    éléments de réflexion sur la définition de ces groupements, leur genèse, leur
    fonctionnement interne et leur contribution à l'offre politique. Il met en
    perspective leur place actuelle et les rapports que ces organisations
    entretiennent avec l'État, les mouvements sociaux ou les médias. Michel Offerlé
    est professeur à l'École normale supérieure-Ulm.

  • Cet ouvrage est né d'une interrogation commune et d'un constat. Le terme d'institution, et la sociologie des institutions sont désormais largement utilisés dans la sociologie politique française. Ces usages sont éloignés de l'approche institutionnelle qui reste pratiquée par la plupart des juristes, ils le sont aussi des multiples néo-institutionnalismes produits dans des environnements politiques, sociaux et intellectuels très différents de nos cadres de référence. Le terme d'institution, le champ lexical qui lui donne sens et les réflexes méthodologiques qui permettent d'en faire la sociologie ont été appropriés sur de multiples terrains par les chercheurs, certains restant proches de la définition spontanée que l'on peut donner (" ça c'est une institution "), d'autres demeurant beaucoup plus étrangers à une analyse en termes de sociologie des institutions. En réunissant des chercheurs ayant travaillé avec cet outillage sur des terrains très diversifiés, cette étude souhaite stabiliser des connaissances et contribuer à mettre à la disposition de la communauté scientifique un ensemble de résultats mais aussi un ensemble de questions de recherche.
    Il ne s'agit pas en parlant de sociologie des institutions de chercher à délimiter ce qu'est une institution ou pire ce qu'elle devrait être. Il sera ici question de traiter en tant qu'institutions, des terrains très divers - ceux auxquels nous pensons spontanément, l'État, l'Église, mais aussi d'autres plus " exotiques ", tels qu'une organisation politique -, c'est-à-dire d'y faire travailler des concepts et des méthodes qui constituent la boîte à outils de la sociologie des institutions ou de l'institution.

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