• Et si la philosophie russe nous aidait à comprendre la stratégie de Vladimir Poutine ? Cette idée n'a rien d'absurde, tant les prophètes du conservatisme, de "la voie russe" et de "l'empire eurasiatique" ont le vent en poupe au Kremlin et le soutien de toutes les extrêmes-droites européennes, le FN en tête ! 

  •   À la veille de l'élection présidentielle, ce livre mettra en lumière les lignes de forces de l'idéologie du Front national d'aujourd'hui, afin de répondre à la question que tout le monde se pose : le FN a-t-il vraiment changé ?

  • Rares sont les propositions urbanistiques ou architecturales qui ne sont pas nourries d'idées philosophiques. En sens inverse, la philosophie est née dans les cités grecques et a toujours eu pour sujets la ville et la vie dans la cité. Réfléchir sur la ville, c'est penser nos modes de relations, de communication, de mobilité. Penser la cité, c'est essayer de mieux comprendre comment la société se considère. Michel Eltchaninoff embrasse les principales questions sur la ville : Où commence-t-elle ? Pourquoi les cites idéales finissent mal en général ? Aimer la ville, est-ce un adieu à la nature ? Que sera la ville de demain ?





    L'ouvrage présente trois versants :





    - Une anthologie de textes capitaux (classiques et contemporains) sur la ville et ses enjeux.





    - Des entretiens avec d'importants philosophes (François JULLIEN, Bernard STIEGLER, Catherine LARRÈRE) et architectes (Christian de PORTZAMPARC, Antoine PICON, Ariella MASBO).






    - Un aspect « beau livre » avec une riche iconographie contemporaine et une mise en scène de choix.

  • Dans les romans de Dostoïevski, la philosophie est partout présente. Les personnages ruminent les questions les plus abstraites, et en discutent passionnément. Les meurtriers-théoriciens, les suicidaires par conviction, les débauchés lucides s'y côtoient, et s'interrogent sur les rapports entre religion et morale, sur notre environnement scientifique et technique ou sur le sens de la beauté. Mais la folle surabondance de ces idées entrave paradoxalement la formulation d'une philosophie de Dostoïevski. La multitude des personnages, la violence des situations dramatiques, une écriture étrange, apparemment négligée, altèrent également la clarté conceptuelle. L'oeuvre du romancier russe a marqué et fasciné de nombreux philosophes, comme Nietzsche ou Heidegger, mais les raisons de son influence n'ont pas été mises à jour. Nous nous demanderons où apparaît finalement l'unité d'une philosophie dostoïevskienne. Dans les thèmes de la liberté et du mal qui obsèdent ses personnages ? Dans une forme littéraire nouvelle, la polyphonie, entraînant une réflexion sur le double et le rapport à autrui ? Ou bien dans une présentation inédite du corps, de la parole, des idées des personnages, qui bouleverse les modèles traditionnels de compréhension de l'homme ?

  • Il y a quarante ans, on ne parlait que d'eux. Ils faisaient la une des journaux quand on les mettait en prison ou quand on les échangeait au milieu d'un pont. Et puis le camp communiste a basculé. Ils ont presque totalement disparu de la scène, balayés par les peuples et les anciens apparatchiks reconvertis en démocrates.
    Depuis quelques années, les dissidents réapparaissent un peu partout. Comme leurs aînés, ils refusent la lutte armée et rejettent la violence. Ils n'ont pas d'ambition politique : ce sont des individualistes. Leur démarche est d'abord éthique. Ce qu'ils ont sous leurs yeux les révolte et ils décident de réagir, c'est tout. Comment ? En inventant des formes d'actions, à leurs risques et périls.
    /> Michel Eltchaninoff est allé les rencontrer, là où ils vivent. À Téhéran, où une jeune femme qui ne supporte pas l'obligation de porter le voile enregistre un clip sur un toit de la ville et danse tête nue en compagnie de garçons. En Belarus, où des opposants, épuisés d'avoir pris tant de coups, créent des revues et des galeries d'art pour survivre sous la chape de la dictature. En Inde, où le successeur du Dalaï Lama, le 17e karmapa, s'est réfugié et tente de faire espérer le peuple tibétain en voie de disparition.
    Qu'ils vivent en régime dictatorial ou dans un État corrompu, ils créent ou redécouvrent des moyens d'expression originaux. Loin des faux dissidents de l'extrême-droite complotiste d'aujourd'hui, loin des lassitudes occidentales, ils décident de faire de leur vie quelque chose dont ils puissent être fiers.

  • Vous avez croisé leur chemin. Si, si. Souvenez-vous : la reine du monde qui prend sa poussette pour un panzer, le névrose free que douze ans (déjà) de psy ont (enfin) rendu libre..., l' autosexuel, vrai narcisse de la galipette, le petit inquisiteur spécialisé dans le biologiquement correct, le dieu du sperme au secours des couples en mal d'enfant... Et bien d'autres caractères de notre drôle de monde, entre enterrement de vie de jeune fille trash et dîner raté, club de vacances et rencontres en TGV : narcissiques, frustrés, infantiles ou pathétiques, ils sont comme ils sont : nos semblables, nos frères. Et ta sœur ? Elle aussi.
    Sven Ortoli, fondateur de la revue Science et Vie junior est conseiller de la rédaction de Philosophie Magazine.
    Michel Eltchaninoff est professeur de philosophie et conseiller de la rédaction de Philosophie Magazine.
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