• L'exposition «  Lynne Cohen. Double aveugle (1970-2012) » est la plus importante et la plus complète depuis le décès, en 2014, de cette figure incontournable de la photographie canadienne, née aux États-Unis en 1944. Le catalogue de l'exposition présente près d'une centaine d'oeuvres exposées et propose ainsi de parcourir l'intégralité de sa carrière, depuis ses premières expérimentations, en noir et blanc et en petits formats, datant du début des années  1970, et liées à l'American Way of Life, jusqu'aux commandes monumentales en couleur des années  2000, en particulier celles sur les installations militaires, le territoire de Cherbourg-Octeville, les centres thermaux de Dax ou le lobby de la banque Neuflize OBC. Des images inédites, directement issues des archives de l'artiste, y sont également présentées pour la première fois.
    Au fil d'une oeuvre rigoureuse et parfaitement maîtrisée, Lynne Cohen a subtilement révélé, au fil du temps, les stratégies de surveillance et de manipulation des comportements individuels ou collectifs mises en place par la société nord-américaine durant la seconde moitié du xxe  siècle, tout autant que les intrigues et les compromis des programmes de développement urbains, commerciaux, technologiques, industriels, médicaux ou militaires contemporains, et dont nous vivons, aujourd'hui, les derniers et tragiques soubresauts.
       

  • Le LaM de Villeneuve d'Ascq accueille l'exposition « Tout ce que j'ai appris puis oublié » de Jockum Nordström (16/02 - 19/05/13) l'un des artistes suédois émergents les plus réputés de sa génération. Alliant le dessin, le collage et la sculpture, son travail se compose de matériaux pauvres comme le papier ou le carton, selon une écriture tout à fait singulière où s'entrecroisent des références au Folk Art, à l'art brut, à la bande dessinée ou aux collages surréalistes.

  • Bernard Plossu a toujours regardé le monde en couleur, de ses premières photographies en amateur au Brownie Flash dans le Paris de la fin des années 1950 à ses films super 8 du milieu des années 1960, influencé par la Nouvelle Vague, de ses clichés au 50 mm de l'Ouest américain durant les années 1970-1980 à sa pratique des appareils jouets (agfamatic, instamatic, panoramique Prestinox) des années 1980-1990 afin de mieux saisir la métaphysique des villes européennes, sans oublier sa traversée du paysage français durant les années 1990-2010, du jardin de Monet à Giverny au Jura de Courbet en passant par les petites routes de l'Ardèche ou du Nord-Pas de Calais.
    Rassemblant près de 250 épreuves fressons, argentiques ou numériques, l'exposition "Couleurs Plossu, Séquences photographiques 1956-2011" réunit pour la première fois ce corpus exceptionnel et inédit de son oeuvre photographique, en s'attachant à toutes les facettes et tous les usages du médium photographique couleur développés par Bernard Plossu tout au long de sa carrière. Et révèle, à travers un foisonnement d'images de toute nature, sa curiosité insatiable, son goût pour l'expérimentation, sa capacité à se renouveler sans cesse, et surtout l'incroyable modernité de son regard.
    Bernard Plossu est né en 1945 au Sud Vietnam. Voyage initiatique au Sahara en 1958 avec son père. Photos au Brownie Flash. Adolescence à Paris où il fréquente la Cinémathèque et se passionne pour le cinéma Nouvelle Vague. 1965/1966 : Mexique. Va chez les indiens Lacandons au Chiapas, rencontre des beatniks, sur la route... Premier séjour à Big Sur et à Haight-Ashbury en Californie. 1970 : Inde, rencontre des Sadhus. 1975 à 1977 : voyages au Sahel et en Égypte. 1977 à 85 : vit au Nouveau Mexique où naît son fils Shane, le 14 juillet 1978, à Taos. 1985 : retour en Europe. 1987 à 91 : vit avec sa femme Françoise Nunez, et leurs enfants Joaquim et Manuela, en Andalousie. 1988 : rétrospective au MNAM Centre Pompidou, Grand Prix National de la Photographie, bourse de la Villa Médicis hors les murs. 1989 : exposition "The African Desert ", National Museum of African Arts, Smithsonian institution, USA. 1997 : rétrospective à l'IVAM, Valencia, Espagne. Réalise les Missions Transmanche 1 et 10 pour le CRP Nord-Pas de Calais. Travaille avec le musée Gassendi et la réserve géologique de Digne, et avec la Villa Noailles à Hyères. 2007 rétrospective au Musée d'art moderne de Strasbourg. Exposition "So Long" au Frac Haute- Normandie à Sotteville-lès-Rouen puis au Musée de la photographie de Charleroi, Belgique. 2010 : exposition " Plossu-cinéma " au Frac Paca à Marseille et à la galerie La Non-Maison à Aix-en-Provence, et "Pais de paisajes " au CDAN de Huesca, Espagne. 2011 : expositions " 101 éloges du paysage français" au Musée des Beaux- Arts de Carcassonne puis aux musées de Charleville-Mézières, et " Le voyage mexicain-L'intégrale 1965/66 " et "Le retour à Mexico 1970" au Musée des Beaux-arts et d'archéologie de Besançon.
    Catalogue officiel de l'Exposition " Couleurs Plossu, Séquences photographiques 1956-2011 " du 28 juin 2013 au 6 octobre 2013 au Pavillon populaire de Montpellier.

  • Sabine Pigalle

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    • Lienart
    • 1 Octobre 2020

    Sabine Pigalle, artiste visuelle privilégiant le medium photographique, née en 1963, s'inscrit dans la mouvance d'une nouvelle génération d'artistes qui naviguent aux frontières troubles de la réalité et de la fiction. Les principaux axes de son travail interrogent mythe, patrimoine, mémoire collective, et se concentrent autour du portrait traité comme représentation d'archétypes décalés. Sabine Pigalle produit des oeuvres transversales et accomplit la rencontre entre les territoires de la peinture et de la photographie, mais aussi entre l'art ancien et l'art contemporain, entre le figuratif et l'abstrait.
    L'ouvrage présente deux séries principales. La première, Timequakes, rend hommage à la peinture humaniste. Mêlant des peintures exécutées par les maîtres de la Renaissance, des photographies de flux lumineux abstraits et des portraits contemporains à la beauté intemporelle, ces collages digitaux opèrent une collision temporelle. Superposé et sédimenté sous les strates d'époques différentes, tant picturales que photographiques, le temps, passé et présent, est compressé.
    Métaphoriquement, ces oeuvres rendent compte de notre héritage culturel.
    Dans In Mémoriam, Sabine Pigalle interroge notre rapport à l'image, mais aussi au temps et à l'identité. Elle crée un musée imaginaire, une mythologie contemporaine, en détournant le sens initial des oeuvres qu'elle revisite. Au moyen de techniques de compositions fusionnées, la géologie de la mémoire opère. Ses oeuvres donnent à voir des images d'aujourd'hui qui résonnent en chacun de nous et qui manipulent notre perception, en activant le souvenir d'une oeuvre familière, car ancrée dans notre inconscient collectif, mais qui cependant n'existe pas. En outre, elle démontre que, tant sur le plan personnel que collectif, la vérité peut être factice et la mémoire lacunaire. Une plongée dans un univers aussi intrigant que déroutant.

  • Luc Tuymans: La Pelle documents the most ambitious monographic exhibition of the work of Luc Tuymans (born 1958). The Pinault Collection at Palazzo Grassi has in the past mounted exhibitions of the work of Sigmar Polke, Damien Hirst and Urs Fischer in its elegant interiors along the Grand Canal in Venice. It was thus the appropriate venue for this survey of Luc Tuymans' work. Quiet, restrained and at times unsettling, his works engage with questions of history and its representation and with everyday subject matter in an unfamiliar and eerie light. Painted from preexisting imagery, they often appear slightly out-of-focus and sparsely colored, like third-degree abstractions from reality. Whereas earlier works were based on magazine pictures, drawings, television footage and Polaroids, recent source images include material accessed online and the artist's own iPhone photos, printed out and sometimes rephotographed several times.

  • Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition Simon Hantaï, Paris 1948 - 1955 présentée à la galerie Jean Fournier du 14 décembre 2017 au 20 janvier 2018.
    Par l'exposition Simon Hantaï, Paris, 1948 - 1955, la galerie Jean Fournier a choisi de mettre en lumière une période relativement confidentielle de l'oeuvre de Simon Hantaï. De la fin des années 1940 au milieu des années 1950, Simon Hantaï, se cherche, expérimente et recourt au collage, au découpage, au grattage, à la décalcomanie, à l'empreinte, au frottage, aux coulures, au froissage et à ses premiers essais de pliage.
    Fondamentales à plus d'un titre, certaines de ses oeuvres seront très vite exposées par André Breton et collectionnées par Daniel Cordier et Maurice Goreli. Jean Fournier prendra la suite et soutiendra l'ensemble du travail de recherches, d'expérimentations et de remises en cause permanentes que mènera Simon Hantaï tout au long de son existence, pressentant dès cette époque que « tout est déjà là, mais ni vu, ni pensé ».

  • Since the 1980s, Pierre et Gilles have epitomised a highly sophisticated art of portraiture, poised between photography and painting.
    With their images in sombre and joyful colours, inspired by art and popular culture, they recreate an enchantment for the world, aspiring to reconcile genres, ages, and styles.
    Under the scientific direction of Sophie Duplaix (Centre Pompidou, Paris) and featuring the writings of eminent specialists - Michel Poivert, Marc Donnadieu... -, this book, published to coincide with the exhibitions at Ixelles Museum (Brussels) and MuMa (Le Havre), sheds fresh light on the intricate and prolific work of this pair of artists who are at once impossible to classify or circumnavigate.
    Pierre et Gilles incarnent depuis les années 1980 un art du portrait hautement sophistiqué, entre photographie et peinture.
    Avec leurs images aux tonalités sombres et joyeuses, nourries d'art et de culture populaire, ils réenchantent le monde, aspirant à réconcilier les genres, les âges, et les styles.
    Placé sous la direction scientifique de Sophie DUPLAIX (Centre Pompidou, Paris) et rassemblant les écrits d'éminents spécialistes - Michel Poivert, Marc Donnadieu... -, cet ouvrage, édité à l'occasion de l'exposition présentée au Musée d'Ixelles (Bruxelles) et au MUMA (Le Havre), offre un éclairage inédit sur l'oeuvre dense et prolifique de ce duo d'artistes aussi inclassable qu'incontournable.

  • Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition Dans un Jardin qui revisite le célèbre thème du « déjeuner sur l'herbe » qui a traversé le courant Impressionniste (1874-1886) de ses prémices jusqu'à son apogée, depuis le célèbre tableau d'Édouard Manet (1863) et elle rend également hommage au célèbre jardin de Claude Monet à Giverny.
    Elle rassemble une soixantaine de photographies et vidéos, signées par plus d'une vingtaine d'artistes contemporains français ou étrangers ayant travaillé soit sur le thème du pique-nique et des loisirs. Elle mettra ainsi en valeur le prolongement de l'approche impressionniste dans les démarches photographiques actuelles autant que dans les regards contemporains sur cette civilisation des loisirs que la peinture impressionniste a tout d'abord révélée avant que la photographie ne s'en empare, depuis les photographes du début du XXe siècle en passant par ceux des premiers congés payés (Henri Cartier-Bresson).

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