• Knut Hamsun La Faim La seule chose qui me gênât un peu, c'était, malgré mon dégoût de la nourriture, la faim quand même. Je commençais à me sentir de nouveau un appétit scandaleux, une profonde et féroce envie de manger qui croissait et croissait sans cesse. Elle me rongeait impitoyablement la poitrine ; un travail silencieux, étrange, se faisait là-dedans.
    Knut Hamsun.

    On tourne les feuillets de ce livre étrange. Au bout de peu de temps on a des larmes et du sang plein les doigts, plein le coeur. [.] La faim est le sujet même du livre avec tous les troubles intellectuels qu'entraîne une inanition prolongée. C'est moins un héros de roman qu'un cas de clinique.
    André Gide.

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  • Pan est, après La Faim, le second et incontestable chef-d'oeuvre de Knut Hamsun.

    Portrait d'un être complexe, le lieutenant Glahn, qui ne conquiert son unité que dans un rapport privilégié avec la nature, le roman campe un personnage moderne, « dans les pensées et les sentiments duquel il se produit des bonds délicats et arbitraires ». Glahn est chasseur, fils de la forêt, ermite vivant dans une hutte avec son chien pour toute compagnie. Mais la femme flaire toujours la piste du solitaire. Le chasseur est débusqué, pourchassé par une jeune fille, l'androgyne Edvarda, qui n'a de cesse qu'il ne tombe à ses genoux, esclave d'amour à perpétuité...

    Dans la lumière de l'été du Nordland, l'ombre d'Edvarda, souveraine et fantasque, plane sur la vie, les jours, les pensées de Glahn, l'orgueilleux devenu pantin, qui, dans un sursaut de révolte, prend à son tour une esclave d'amour, Eva la servante, éperdue de tendresse pour l'égaré.

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  • Reveurs

    Knut Hamsun

    Ove Rolandsen est fantasque, inventif, imprévisible et surtout rêveur. Il est épris de l'amour et fasciné par les femmes, que ce soit la toute jeune Olga, ou sa fiancée, ou la gouvernante, ou l'épouse du pasteur, ou encore la fille de Mack, un riche commerçant. Ove se joue avec bonhommie la comédie de la grandeur et de la passion fatale - au risque de tout perdre

  • Au Pays des contes (1903) aurait pu s'intituler « Les Tribulations d'un Nordique en Russie ».
    De Moscou à Bakou, c'est un périple fantaisiste, en chemin de fer et à cheval, dans le Caucase d'il y a un siècle. Rien n'échappe au narrateur, ni les troupeaux, ni les grands espaces, ni l'accoutrement des femmes Tatars... La moindre anecdote (une montre obscène, des petits vendeurs de cristaux) lui saute aux yeux - des yeux malicieux car le voyageur ne se départit jamais d'une joyeuse ironie. Il joue avec les décors et le lecteur, bascule au détour d'une page, à la faveur d'une fièvre, dans des tableaux oniriques à la limité du délire, respectant le cahier des charges du sous-titre : Choses rêvées et choses vécues en Caucasie.
    Ce récit mouvant part donc dans tous les sens, bifurquant même vers un petit essai critique sur les mérites de Tourgueniev, Dostoïevski et Tolstoï. En fait Hamsun exploite les qualités qu'il prête au peuple russe : « spontanéité », « faculté de déraillement », « aptitude à l'absurde »...C'est drôle, alerte, vif, écrit au présent. Ce livre déroutant fait miroiter tous les talents, toute la verve d'un grand écrivain.

  • La dernière joie

    Knut Hamsun

    «Voici les dernières errances de Knut Pedersen, le vagabond perpétuel que nous avons suivi de lieu en lieu et d'amour déçu en amour vain dans Sous l'étoile d'automne et Un vagabond joue en sourdine.
    Nous retrouvons dans ce troisième roman ce qui fit le charme des deux premiers : la connivence instinctive avec la grande nature du Nord, ses forêts, ses animaux, ses ciels sans fond que multiplie l'eau des lacs et des rivières, que cernent les pics des montagnes redoutables où l'accident fatal vous guette. Et, de nouveau, voici la Femme, instable et fantasque, éperdue d'amour : de soi ? de l'autre ? qui le saura ? Une fois de plus, l'écriture épouse avec bonheur les intermittences du coeur et réussit à suggérer ce qui ne se peut dire.» Régis Boyer.

  • Faim (6e édition)

    Knut Hamsun

    « La faim reparaissait, elle me rongeait la poitrine, me donnait des élancements, de petites piqûres qui me faisaient mal. N'avais-je vraiment pas un ami, une connaissance à qui je pourrais m'adresser ?. C'était tout de même une journée délicieuse. Il y avait beaucoup de soleil et beaucoup de lumière autour de moi. Le ciel déferlait comme une mer délicate par-dessus les monts de Lier. » Cette traduction de Régis Boyer reprend la préface d'André Gide, publiée dans la précédente édition. L'un comme l'autre reconnaissent le génie de cet inconnu, auteur d'un premier roman dont l'écriture, rompant avec toutes les règles habituelles du romanesque, se révélera d'une prodigieuse fécondité.
    Le héros de ce livre, sans doute proche de Hamsun lui-même, se trouve dans un état permanent de faim qu'il semble entretenir avec délectation car il éprouve alors des sensations inconnues, se permet toutes les audaces allant jusqu'à sublimer sa condition marginale. Tout devient possible dans cette entreprise quasi-mystique de recherche de sa vérité.

  • Rosa

    Knut Hamsun

    Nous retrouvons, dans ce livre qui est la suite de Benoni l'étrange et pittoresque parvenu au grand coeur qu'est Benoni Hartvigsen, devenu le riche B. Hartwich. En lui se prolonge l'un des thèmes majeurs du diptyque:cette exécration de l'argent, né de la civilisation urbaine et qui tue lentement les antiques valeurs de la culture rurale. Nous suivons également les errements des mêmes personnages principaux:Mack, le fier seigneur, et la douce Rosa avec ses angoisses d'amour. Cependant l'optique a changé avec l'irruption de deux nouveaux héros:le rédacteur du roman, l'étudiant Parelius, et la «baronne», la fille de Mack, fantasque, bizarre et volontiers machiavélique. La baronne vit dans la hantise du souvenir du lieutenant Glahn, le beau chasseur sauvage de Pan. Elle est la face primitive et folle d'une réalité dont Rosa représenterait l'aspect antithétique raisonnable et civilisé, tout comme Parelius équilibre Glahn. Ce roman apporte un souffle nouveau dans l'oeuvre de Knut Hamsun. En effet, derrière la diversité des personnages, s'impose l'obsédante présence de l'amour que l'on ne cesse de nous dire cruel. Dans ce monde frustré, la cruauté de l'amour confère à la vision de l'homme un tragique poignant, une intensité à la limite de l'étouffement, sur un fond de grisaille et d'angoisse qui finit par infuser à cet ouvrage une exceptionnelle et douce- amère gravité. Régis Boyer

  • Sur la scène de Segelfoss, petite ville dotée d'un château, d'une gazette, d'une boutique florissante, d'une minoterie sur le déclin et d'un théâtre ouvert dans un hangar à bateaux, s'agitent deux générations d'hommes, dont Hamsun raconte les vies minuscules. Au château survit un aristocrate, enfant prodige de la musique qui a perdu son prodige en grandissant. Autour de la boutique s'affairent les bourgeois : parvenu ruiné, boutiquier prospère, homme de loi rapace. Tout au fond de la scène passe la masse indistincte des ouvriers, décrits comme un troupeau obtus, docile par intérêt.

  • Trilogie (la) papiers

    Knut Hamsun

    Aux portes du royaume Le seul moyen pour Ivar Kareno d'être promu docteur en philosophie et d'obtenir une bourse serait de modérer ses écrits jugés trop destructeurs ou intempestifs. Mais il refuse de taire ses plus intimes convictions.


    Le Jeu de la vie Tout en poursuivant sa quête de la vérité, Kareno s'est réfugié dans le Nord de la Norvège. Il travaille comme précepteur chez monsieur Oterman et tombe éperdument amoureux de la fille de celui-ci. Quatre saisons illustrent quatre moments de leur vie amoureuse.


    Crépuscule Ivar Kareno a cinquante ans. Il n'est pas encore au crépuscule de sa vie car celle-ci prend un nouveau tournant idéologique - sa révolution personnelle s'opérera en deux jours.

  • Victoria

    Knut Hamsun

    • Gaia
    • 13 Février 2010

    Elle est la fille du châtelain ; il est le fils du meunier.
    Ils s'aiment et tout les sépare, leur famille comme leur statut social. Dans une Norvège petite-bourgeoise et piétiste, deux êtres s'aiment et se déchirent sous le joug de leur indomptable orgueil. Traversé de rêveries exaltantes, ce roman d'un amour impossible fut écrit en 1898. Knut Hamsun y dresse un portrait splendide et cruel d'amants romantiques dévorés par le malheur d'aimer.

  • Auguste la marin

    Knut Hamsun

    Auguste est, dans l'univers de knut hamsun, un de ces personnages récurrents, dont henry miller disait partager l'état d'esprit : " à une sorte de créature, de contrefaçon qui croyait être quelqu'un mais ne pouvait en fournir la moindre preuve. " après des années de voyage et d'errance, auguste est de retour dans son village natal, le petit port de polden.
    Confronté à la méfiance et au soupçon, au conformisme et à la frustration, auguste provoque pour convaincre et sème la discorde pour rassembler les énergies. auguste s'ennivre d'un rêve de gloire et de fortune. ses aventures autour du monde ne l'ont pas assagi. elles ne l'ont pas enrichi non plus. après une pêche miraculeuse, polden commence à prospérer. les ambitions d'auguste sont à la mesure des espaces qu'il a parcourus. mais seules la ruine et la désolation viendront sceller ces grands projets. auguste, criminel, devra repartir à la veille d'un ultime rebondissement qui fera la fortune du port de polden.
    Au-delà du récit d'aventures admirablement rythmé, auguste le marin apparaît comme une parabole messianique dans un monde sans dieu. auguste s'imagine être le messie. mais il est entouré d'hommes et de femmes de peu de foi. multipliant les richesses de ses concitoyens, auguste ne saura pourtant pas leur faire comprendre le sens de sa mission. créature divine, il ne pourra jamais, cependant, en donner la preuve.
    Auguste le marin est le deuxième volet d'une trilogie composée de vagabonds (grasset, cahiers rouges, 1986) et de mais la vie continue (calmann-lévy, à paraître).
    Fils de paysans, autodidacte, knut hamsun (1859-1952) a émigré à deux reprises aux etats-unis. de retour en norvège, il publie en 1890 la faim qui lui procure une notoriété internationale. il obtient le prix nobel en 1920. calmann-lévy a publié quinze de ses livres.
    Traduit du norvégien par marguerite gay et gerd de mautort.

  • Benoni

    Knut Hamsun

  • Faim

    Knut Hamsun


    cette nouvelle traduction de régis boyer reprend la préface d'andré gide, publiée dans la précédente édition.
    l'un comme l'autre reconnaisse le génie de cet inconnu, auteur d'un premier roman dont l'écriture, rompant avec toutes les règles habituelles
    du romanesque, se révélera d'une prodigieuse fécondité. le héros de ce livre, sans doute proche de hamsun lui-même, se trouve dans un état permanent de faim qu'il semble entretenir avec délectation, car il éprouve alors des sensations inconnues, se permet toutes les audaces allant jusqu'à sublimer sa condition marginale.
    tout devient possible dans cette entreprise quasi-mystique de recherche de sa vérité.

  • A l'image de Knut Hamsun, le narrateur de Sous l'étoile d'automne est un « vagabond par essence », un héros romantique et solitaire, troublé par le doux passage d'une jeune fille et toujours en quête de sérénité.


    De ferme en ferme, nomade mélancolique, il sait tout des saisons, de l'arrivée lente de l'hiver, du vol bruissant des oies sauvages, du crissement de la gelée blanche sous les pas. La nature le rassure et le sauve.


    Knut Hamsun, le Norvégien, est lui aussi ce grand Viking nostalgique perdu dans les brumes du nord, fondu à jamais dans le silence de ces forêts tant aimées.

  • " Mais pourquoi as-tu une bible russe oe - Il y a plus de force dedans, dit August.
    - Comment ça, plus de force ? Tu sens ça oe - Elle est faite pour poser la main dessus quand tu prêtes serment, nos bibles ne sont pas faites pour cela. Et puis, elle sert à lier et à délier ".
    August n'est pas un innocent. Il sait que la sainteté passe par une certaine connaissance du mal. Voilà ce qu'il rapporte à Segeltoss de ses longs périples à travers le monde. August, solitaire, qui voit ce qui lie les hommes et qui ne peut s'empêcher de dénouer ces rapports faux, ces parentés extorquées, ces mensonges aux autres et à soi-même.
    Au jour le jour, dans un récit d'une limpidité et d'une simplicité rares, Knut Hamsun opère une véritable rédemption de la vie quotidienne dont on ne sait jamais si August est l'agent ou la victime exemplaire.
    Mais la vie continue est le troisième volet (traduit pour la première fois en français) d'une trilogie commencée avec Vagabonds (Grasset, cahiers rouges) et poursuivie avec Auguste Le marin (Calmann-Lévy, 1991).
    Fils de paysan, autodidacte, Knut Hamsun (1835-1932) a émigré à deux reprises aux Etats-Unis. De retour en Norvège, il publie en 1890 La faim qui lui assure une notoriété mondiale. Il obtient le Prix Nobel en 1920.
    Traduit du norvégien par Régis Boyer

  • Mystères

    Knut Hamsun

    • Gaia
    • 29 Mai 2010

    "Au milieu de l'été dernier, une petite ville de la côte norvégienne fut le théâtre d'événements tout à fait insolites.
    Un étranger arriva, un certain Nage !, charlatan étrange et singulier, qui fit nombre d'extravagances, avant de repartir aussi subitement qu'il était venu". Ainsi s'ouvre cet étonnant roman de Knut Hamsun. Un simple rai de lumière, un parfum nouveau, une soudaine impulsion ou un seul mot suffisent pour que tourne le kaléidoscope des multiples personnalités de Nagel. Endossant l'une puis l'autre avec l'habileté d'un gymnaste et une candeur tout enfantine, sa conduite et ses propos fascinent, mais suscitent aussi le trouble et les regards obliques que l'on réserve aux plus fous d'entre nous.
    Comme le soulignait Henry Miller au sujet du personnage, au-delà des apparences " c'est là un homme qui aime, un homme qui aime l'amour, et qui est condamné à ne jamais rencontrer une âme accordée à la sienne ".

  • Anglais Hunger

    Knut Hamsun

    Hunger is regarded as one of the major modernist novels, anticipating and influencing much fiction that was to follow, from Joyce to Kafka to Camus and Kelman.

    Set in Oslo, Hunger is a compelling journey into the mind of a young writer who is driven by starvation to constantly fluctuating extremes of euphoria and despair. It is a study of the psychological hinterlands - to the very edges of experience - where few writers have the courage to tread.

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