• Romans, enquêtes, films ont fait connaître au grand public les personnages de ce monde mystérieux devenu légendaire : la mafia américaine.
    L'autobiographie de Joseph Bonanno est elle, comme le testament de Lucky Luciano ou Ma vie d'Al Capone, un document authentique, écrit par l'un des plus célèbres «hommes d'honneur» en 1983.
    Joseph Bonanno, alias «Joe Bananas» a été pendant plus de vingt ans un des cinq parrains de New York qui ont dirigé la «commission», le gouvernement de la mafia. De toutes les grandes figures de la période faste de «l'honorable société», il est le seul à avoir survécu à l'enfer du «volcan» new-yorkais. Il a bâti une fortune sur les paris clandestins, le racket et autres trafics qu'il a fait fructifier à travers des investissements légaux dans l'agro alimentaire ou le textile, poussant l'imbrication du monde criminel et du monde des affaires à un degré inconnu jusqu'alors.
    Poursuivi depuis vingt-cinq ans par le F.B.I., il s'est décidé à raconter sa vie pour assurer sa défense.

  • Romans, enquêtes, films ont fait connaître au grand public les personnages de ce monde mystérieux devenu légendaire: la mafia américaine. L'autobiographie deJoseph Bonanno est elle, comme le testament de Lucky Luciano ou Ma vie d'Al Capone, un document authentique, écrit par l'un des plus célèbres «hommes d'honneur» en 1983.
    Joseph Bonanno, alias (~oe Bananas» a été pendant plus de v~ngt ans un des cinq parrains de New York qui ont dirigé la «commission», le gouvernement de la mafia. De toutes les grandes figures de la période faste de «l'honorable société», il est le seul à avoir survécu à l'enfer du «volcan» new-yorkais. Il a bâti une fortune sur les paris clandestins, le racket et autres trafics qu'il a fait fructifier à travers des investissements légaux dans l'agro alimentaire ou le textile, poussant l'imbrication du monde criminel et du monde des affaires à un degré inconnu jusqu'alors. Poursuivi depuis vingt-cinq ans par le F.B.I., il s'est décidé à raconter sa vie pour assurer sa défense. Avec sérénité, sans amertume ni colère, Bonanno décrit son enfance en Sicile, la prohibition, la guerre des gangs, la vie des parrains et des Familles de New York, le coup de filet policier d'Apalachin, ses rapports tendus avec Lucky Luciano ou Al Capone, ainsi que la longue traque d'un quart de siècle qui a permis au F.B.I. de le faire condamner en 1985. Il meurt en 2002.
    Bonanno compare dans son livre son activité à du «capital-risque» et déplore la disparition des traditions siciliennes. Ce monde, où la loyauté et l'honneur étaient des vertus intangibles, n'a conservé qu'un seul des anciens principes: la moindre infraction entraîne une unique sanction: la mort. C'est la dégénérescence au contact de la société américaine qui a donné naissance à ce gangstérisme qui a ensuite été porté à la hauteur d'un mythe: la mafia italo-américaine, mythe dont la fiction - Mario Puzo, Martin Scorcese,James Ellroy ... - pouvait alors s'emparer.

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