• Ruines

    Josef Koudelka

    Fruit de plus de vingt années de pérégrinations allant du sud de l'Europe jusqu'au Proche-Orient, du forum de Rome à Olympie en passant par Petra et Aleph, Koudelka a photographié selon un même format panoramique presque 200 sites archéologiques. Ses cadrages étonnants et ses noirs et blancs aux puissants contrastes nous font redécouvrir certains lieux mythiques, comme Delphes ou Pompéi. Parmi ses images, certaines donnent à voir des sites désormais disparus ou mutilés suite aux récents conflits dans le monde arabe, tels Palmyre ou Bosra. Ce corpus exceptionnel révèle l'homogénéité d'un empire, dirigé depuis Rome, durant des siècles, la fascination que nous avons pour les ruines, mais aussi pour une civilisation fondatrice de la nôtre.
    Pour accompagner ces photographies, l'helléniste Alain Schnapp a puisé dans la littérature antique et celle des écrivains voyageurs des citations anciennes et modernes qui jettent un autre regard sur l'Antiquité et ses ruines, et mettent en perspective notre approche du passé.

  • Gitans

    Josef Koudelka

    • Delpire
    • 24 Octobre 2019

    « J'ai toujours été attiré par ce qui prend fin, ce qui bientôt ne sera plus. » À travers cent neuf photographies, prises entre 1962 et 1971, en Tchécoslovaquie (Bohême, Moravie et Slovaquie), Roumanie, Hongrie, France et Espagne, Josef Koudelka livre le témoignage unique d'un monde disparu. Fasciné par la culture des Gitans, et cherchant à capturer le sens de leur vie, il nous livre des portraits à l'humanité et l'authenticité bouleversantes. Sa démarche, ni documentaire ni ethnographique, s'inscrit dans un cadre profondément intime, et, grâce à la bienveillance d'un regard unique, il en résulte des images empreintes d'une symbolique forte, d'une étrange puissance.

    Un classique de la photographie, disponible pour la première fois en version poche.
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  • Exils

    Josef Koudelka

    • Delpire
    • 11 Mars 2015

    1970. Après avoir été reporter lors de l'invasion soviétique, Josef Koudelka renonce à sa nationalité tchèque, devient apatride et entame un long voyage : celui de l'Exil. Traversant les frontières de l'Europe, en homme libre, il photographie ce qu'il voit : les lieux, les objets, les âmes. Ces images de vie dégagent une profondeur et une force invraisemblables. À la fois nomade et visionnaire, Koudelka dépeint un monde où le tragique investit le quotidien.
    Exils propose une sélection d'images qui nous emmènent dans un voyage qui nous en dit autant sur l'être que sur l'ailleurs et qui trouve aujourd'hui une particulière acuité, au moment où l'Europe est secouée de crises.

  • Wall

    Josef Koudelka

    Wall de Josef Koudelka est composé de photographies de paysages panoramiques qui ont été prises entre 2008 et 2012 à Jérusalem-Est, Hébron, Ramallah, Bethlehem et dans différentes colonies israéliennes, tout au long de la barrière qui sépare Israël de la Palestine. Si les Israéliens appellent cette barrière la "barrière de sécurité" et les Palestiniens le "mur de l'apartheid", tandis que des organisations comme Human Rights Watch recourent au terme de "barrière de séparation", le projet de Koudelka, qui est de nature métaphorique, considère le mur comme une brèche tracée par l'homme dans le paysage naturel. Parfois des ensembles bétonnés recouvrent le panorama, à d'autres moments des oliviers déracinés - ressource vitale pour les uns, dommage collatéral dans la revendication du territoire pour les autres - se font discrètement remarquer. Comme The Black Triangle, un autre projet réalisé sur les contreforts des monts Métallifères en Bohème, au début des années 1990, Wall exprime la tension qui se dégage des relations entre l'homme et la nature, d'une part, et entre deux cultures étroitement liées, d'autre part. Une chronologie, un glossaire et des légendes replacent les photographies dans leur contexte. Wall s'inscrit dans un projet plus vaste dont l'initiative revient au photographe Frédéric Brenner. Ce projet, dénommé This Place, a pour ambition d'explorer Israël sous l'angle du territoire et de la métaphore à travers le regard de douze photographes internationalement reconnus, invités à passer huit mois sur place en résidence, avec pour mission de dépasser le récit politique dominant pour examiner la complexité du site ainsi que ses résonances à travers le monde - ne pas porter de jugement, mais soulever des questions et donner à voir.

  • La fabrique d'exils

    Josef Koudelka

    Distante de l'originale, cette nouvelle édition propose pour la première fois des associations inédites d'images de la série, associées entre elles selon les souhaits de Koudelka. Cet ensemble est enrichit de nombreuses photographies jamais publiées, notamment des autoportraits du photographe.
    Le livre, qui accompagne l'exposition éponyme à la Galerie de photographie du Centre Pompidou, recontextualise ce voyage notamment grâce à un texte de Clément Chéroux, commissaire de l'exposition, et un essai de Michel Frizot, historien de la photographie, qui a interviewé Josef Koudelka durant de longues heures à partir de ses carnets de voyage.

  • Prague, 1968

    Josef Koudelka

    On pourrait croire que la télévision a définitivement supplanté l'image fixe ou que le cinéma est le plus fiable des instruments de narration.
    Il semble pourtant qu'il n'en soit rien. qu'il s'agisse du quotidien le plus banal ou d'événements exceptionnels, les grands photographes dans leur subjectivité même, témoignent d'irremplaçable façon. la collection photo poche se veut une histoire de la photographie. photo notes est une collection d'histoires, racontées en photographies. en termes techniques, l'image qu'on tire d'un négatif porte le nom d'épreuve, un nom lourd de sens.
    Photo notes sera aussi une collection d'épreuves.
    Le 22 août 1968. a l'aube. les tanks russes déferlent sur prague. c'est la fin du printemps. la fin d'un rêve. entre les soldats soviétiques et les habitants d'une ville en état de siège, tout dialogue est impossible. la violence ne cessera d'enfler. ces folles journées d'été, ce drame d'un peuple bafoué, josef koudelka les a vécus. mais il est plus qu'un reporter en quête d'images : il est l'un de ceux qu'il photographie.
    Il n'est pas un témoin de l'histoire. cette histoire est la sienne.


  • les connaisseurs le savent, l'oeuvre photographique de josef koudelka est d'une importance majeure.

    l'essai que lui consacre jean-pierre montier en propose une vision d'ensemble, confrontant systématiquement texte et photographies. est ainsi mise en évidence une pensée photographique aussi cohérente que puissante, questionnant notre rapport au fait totalitaire.

  • Decreazione est un projet de Josef Koudelka réalisé pour le Pavillon du Saint-Siège à la 55e Biennale de Venise en 2013. Ce livre qui accompagne l'exposition se présente comme un leporello sous jaquette. Les images panoramiques prises en Allemagne, au Liban, en Grèce, Espagne et Italie nous parlent de l'opposition entre l'homme et le monde, des lois morales et naturelles, mais aussi de la destruction matérielle qui survient avec la perte des valeurs éthiques.

  • Koudelka Théâtre Nouv.

    Koudelka Théâtre

    Josef Koudelka

    • Delpire
    • 4 Novembre 2021

    Tout ce que nous connaissons de la photographie de Josef Koudelka se trouve dès ses débuts dans le travail qu'il a réalisé au Théâtre de Prague dans les années 1960. Son attention à la composition graphique puissante, sa facilité à travailler dans des espaces restreints et parmi des personnes en mouvement, dans des situations d'éclairage difficiles et son obsession de revenir encore et encore sur le même motif, les mêmes gestes et rituels... Tout est là, dans ses premières photographies théâtrales qu'il prit en même temps qu'il voyageait pour photographier les gitans.
    À cette époque, le théâtre était l'un des rares endroits de la Tchécoslovaquie soviétique où régnait une relative liberté d'expression.
    Le dissident notoire, et plus tard président, Vaclav Havel, est d'ailleurs issu de ce milieu. Ce livre comprend les photographies de productions importantes des deux grands théâtres de Prague, le Théâtre sur la Balustrade et le Théâtre Derrière la Porte, ainsi que des images réalisées pour les couvertures du magazine Divadlo (Théâtre).

  • Version allemande des célèbres Gitans de Koudelka, les versions française et anglaise étant épuisées.

  • Lime

    Josef Koudelka

    A l'instar des grands peintres du XIXe siècle, Josef Koudelka a choisi comme sujet les carrières. Invité par le premier groupe minier mondial, il a arpenté les carrières dans le monde entier, régulièrement, pendant quatre ans. Il en a rapporté des photographies, en noir et blanc, qui évoquent un paysage de fin du monde. Sur ces images la main de l'homme est partout mais aucune présence humaine ne vient donner l'échelle des choses. Partout la nature est transformée, chamboulée par lui. Avec ce livre, Josef Koudelka touche à quelque chose d'universel, à ce propos très contemporain sur le travail humain qui influence le paysage.
    Quand on regarde ces paysages, car il s'agit avant tout d'un livre sur le paysage, le prisme du Land art s'impose au spectateur.

  • Invasion Prague 68

    Josef Koudelka

    • Tana
    • 17 Avril 2008

    En 1968, Josej Koudelka avait trente ans. Il venait de consacrer six années à photographier les Gitans et l'univers du théâtre, mais n'avait encore jamais couvert de faits d'actualité. Le Printemps de Prague lui en donna l'occasion. Dans la nuit du 21 août, les chars du pacte de Varsovie pénétraient dans la capitale tchécoslovaque. Rentré la veille de Roumanie où il avait suivi les Gitans, Koudelka photographia les évènements et parvint à faire sortir ses images du pays. Elles trouvèrent refuge à New York, et, un an plus tard, Magnum Photo diffusait son reportage. Afin de prévenir toutes représailles, les clichés furent attribués à un photographe tchèque anonyme, ce qui n'empêcha pas leur auteur de recevoir le prix Robert Capa. Ce n'est que size ans plus tard, une fois dissipée la menace qui pesait sur sa famille et après la mort de son père, que le photographe en reconnut publiquement la paternité. Quarante ans ont passé et Koudelka exhume aujourd'hui de ses archives près de 25 photographies poignantes, dont la plupart sont montrées ici pour la première fois.

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