La Delirante

  • Ces poèmes, parus dans des revues d'avant-garde en Espagne, entre 1919 et 1922, ont été retrouvés et traduits pour La Délirante par Jean-Pierre Bernés. Qualifiés par Borges lui-même de « cubistes », ils sont tout à la fois imprégnés de futurisme, d'Apollinaire, de la Révolution d'Octobre et de la découverte de l'amour. On est ému de tant de générosité, d'enthousiasme, de candeur et déjà de maîtrise formelle.

    Dans le matin léger.
    S'étirent des milliers de drapeaux.
    La lumière.
    Comme un lierre.
    Pend aux murs.

  • Cet ouvrage rassemble quatre essais inédits sur la poésie, auquel le premier, La jouissance littéraire, donne son titre ; les autres s'intitulent Grandeur et limites de Quevedo, Le gongorisme et L'écriture du bonheur. Trois portraits de Borges, Quevedo et Góngora, spécialement réalisés par Botero, illustrent ces essais.

    « Il y a aussi de l'immortalité dans les choses éternelles. La lune, les rossignols, le printemps, disent la gloire de Henri Heine, la mer sous le ciel gris, celle de Swinburne, les quais et les embarcadères, celle de Walt Whitman. Mais les immortalités majeures - celles du domaine de la passion - demeurent vacantes. Il n'existe pas de poète qui soit l'expression totale de l'amour, de la haine, de la mort ou du désespoir. »

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