• Louis, un retraité taciturne, ancien charcutier, veuf à la vie tranquille et ordonnée, découvre dans une brocante un manchot empereur pour lequel il va éprouver un irrésistible coup de foudre. Mais les choses s'enchaînent et Louis devient malgré lui une icône planétaire de l'écologie au terme d'un parcours qui le mène jusqu'en Antarctique, puis dans le grand Nord et se termine dans le port de Toulon où Louis, juché sur un iceberg transporté là à grands frais par un fabricant de boissons à base de glace polaire fondue, devient un plaidoyer vivant, et contradictoire, contre la fonte de la banquise.

    Dans ce roman, la fonte des glaces est celle de la banquise, mais aussi celle d'un homme dont l'existence, jusqu'alors gelée, sans but, reprend son cours. Un cours imprévisible et aventureux, mais grâce auquel sont aussi posées des questions importantes. Il est encore, ce roman, celui de l'épanouissement du grand talent de Joël Baqué, d'une écriture à la fois évidente, simple et riche, pleine de trouvailles. Il est aussi celui d'une imagination parfois joliment délirante, pleine d'humour et généreuse.

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  • Ce livre, paru en 2016, est constitué de micro-textes qui racontent l'enfance de l'auteur, sa carrière de policier, profession qu'il a longtemps exercée. Il décrit sa découverte de la littérature à partir d'un livre trouvé sur la plage où il travaillait comme maître-nageur-sauveteur des CRS. Ses souvenirs professionnels, parfois durs, souvent insolites, côtoient des constats, tendres et amusés, sur les enfants et sur nombre de situations du quotidien. Des figures récurrentes traversent ce récit éclaté (les parents, une soeur aînée d'une rare beauté) et une même langue simple et précise, doucement ironique, s'y fait entendre, lui donnant son unité et sa force. Une existence est ainsi reconstituée au fil des pages, dans un livre où l'expérience particulière rejoint le destin commun, un peu comme l'étaient les Je me souviens de Georges Perec.

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  • Dans la Syrie du 4e siècle, un homme, Syméon, décide de quitter son monastère et de vivre une expérience de solitude et d'ascétisme plus radicale encore. Il s'installe nuit et jour, dans le désert, au sommet d'une colonne de pierre pour prier et jeûner, devenant ainsi le premier stylite de l'histoire.
    Un autre homme, Théodoret, entreprend de retracer cette existence, partagé entre admira- tion, trouble et jalousie. Lui-même décide tout jeune de quitter sa famille pour rejoindre un monas- tère. Il connaît ainsi toute une série d'aventures étranges et burlesques. Il y fait la connaissance de Syméon et décidera de raconter sa vie après avoir suivi ses pérégrinations dans le désert jusqu'à sa colonne.
    A travers l'histoire de Syméon, Théodoret raconte aussi la sienne, celle d'un ascète qui a échoué, mais surtout celle d'une vocation d'écrivain. Deux récits de vie s'entrecroisent avec ces destins hors du commun. Joël Baqué endosse les habits de Théodoret. Il raconte à sa façon, et à la première personne, avec humour et fascination, cette quête folle d'idéal et de solitude, jusqu'à la destruction de soi. Une énigme contemporaine, autant sur le don de soi et le désir mystique que sur l'écriture et la volonté de témoigner de la vie des autres.

  • La salle

    Joël Baqué

    La Salle, roman écrit à la seconde personne du pluriel, suit le parcours d'un opérateur de marché financier (trader) qui engage des sommes démesurées en contournant les procédures de contrôle de son employeur (une banque), mais ne poursuit pas un objectif d'enrichissement personnel.
    L'auteur s'intéresse aux motivations et à l'économie psychique de ce rogue trader « à la française » - qui ne se superpose pas à l'image caricaturale que les médias véhiculent du trader -, à sa gestion du réel et du virtuel, à la solitude fondamentale à laquelle le condamnent ses actes.
    Il est également question du pouvoir de l'image et de la parole médiatisées, du partage des responsabilités entre les opérateurs (traders) et les structures (banques), ainsi que des répercussions de l'activité de ce personnage sur sa vie privée.
    On pense évidemment, en lisant cette histoire, à l'actualité récente et à Jérôme Kerviel. Cependant ce n'est pas la ressemblance avec le trader de la Société Générale qui est ici recherchée mais les potentialités romanesques du personnage du trader et de la situation.
    Ajoutons que l'extérieur de la salle est très présent, à travers une étrange histoire de moeurs japonaise qui déclenche un ouragan financier.

  • Aire du mouton

    Joël Baqué

    Un représentant en parfums accro à Radio Nostalgie, une jeune héritière qui entend des cris, une station balnéaire. Bientôt un couple ? Les ingrédients de base sont là, la recette est connue mais la lutte des classes (ça existe encore? ) peut prendre la forme d'une croquette aux crevettes et l'humour apparaître comme le seul recours face à la tranquille férocité des déterminismes.

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