• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Olympe du Roi-Soleil ou comment la mythologie et l'Antiquité furent mises au service de l'idéologie monarchique sous Louis XIV à travers la littérature, la peinture, la musique, les fêtes, la sculpture, l'architecture et les jardins, à Vaux-le-Vicomte, Meudon, St Cloud, Sceaux, Marly, St Germain et Versailles.
    ""Le savoir antique avait offert à la définition de la monarchie les prestiges d'un âge séculaire, qui ancraient le pouvoir royal dans l'éternité, et les enchantements profanes et sensuels d'un monde que seul le monarque sage et puissant pouvait recréer... La mythologie fut une pédagogie et une propédeutique qui devaient imposer à l'imaginaire les images transfigurées du roi, de son règne et de son royaume.""
    Jean-Pierre Néraudau a publié aux Belles Lettres une thèse sur La jeunesse romaine (1979). Il s'intéressa de plus à l'histoire de l'art et on lui doit un ""Que sais-je ?"" sur L'Art romain publié en 1978 et un Dictionnaire de l'histoire de l'art (1985). Il est l'auteur dans la collection Realia, en collaboration avec L. Duret, d'Urbanisme et métamorphoses de la Rome antique (1983) et d'Etre enfant à Rome (1984).

  • L'auteur s'intéresse ici à la personnalité de l'enfant romain: sa place réelle et symbolique dans l'histoire, ses rapports avec sa famille, avec le monde adulte, avec la cité et sa structure sociologique, sa vie enfin, de sa naissance à sa mort, en passant par son éducation et ses jeux. Mais la vie quotidienne n'est pas le propos central du livre elle participe à une confrontation entre les textes porteurs de discours et les réalités concrètes pour fonder une histoire de l'enfance qui, entre la fin de la République et la fin de l'Empire romain suit les étapes d'une découverte progressive de l'enfance et des sentiments qu'elle suscite. Cette démarche aboutit à une réflexion plus générale sur la perception de l'enfant dans la civilisation occidentale. Le livre analyse les questions que pose l'enfant au monde adulte: que signifie « aimer un enfant » ? Ou « aimer les enfants » ? Quelle part prennent dans cet amour l'érotisme, la passion, la volonté, l'égoïsme ou l'abnégation ?
    L'ouvrage est assombri par les violences subies par les enfants (infanticide, exposition, châtiments corporels), et illuminé par le sourire de l'enfant virgilien qui, dans les bras de sa mère semble préfigurer l'Enfant Jésus. Entre la lumière et l'ombre, il se présente comme « une oeuvre de sympathie et d'humilité qui cherche à faire réfléchir sur ce qu'est un enfant pour nous, pourquoi nous l'aimons et de quel amour, pourquoi sa mort nous accable, pourquoi nous avons des enfants ».
    Éminent spécialiste de la Rome antique, Jean-Pierre Néraudau (1940-1998) fut professeur à l'Université de Reims. Ancien directeur de la collection Realia, il a publié plusieurs essais historiques aux Belles Lettres : La Jeunesse romaine, Urbanisme et métamorphoses de la Rome antique, ainsi que deux romans, Les Louves du Palatin et Le Mystère du Jardin romain.

  • Cet ouvrage suit pas à pas la littérature latine qui, apparue au IIIe siècle avant notre ère, produit moins de deux siècles plus tard les oeuvres de Cicéron et de Virgile. Empruntant aux critiques anciens leurs propres conceptions de l'histoire littéraire, l'auteur met en évidence la théorie de l'imitation qui régit le fait littéraire dans l'Antiquité. En s'appuyant sur de nombreux textes cités en latin et en traduction, qui permettent de faire entendre le latin, il montre comment s'élaborait cette littérature, qui tire son originalité et sa richesse d'un perpétuel jeu de références, tant au grec qu'à elle-même. Cette histoire donne ainsi les clés du modèle littéraire, qui sera celui de la civilisation occidentale jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Ce premier tome concerne la période des fondations, depuis Livius Andronicus et son Odyssée imitée d'Homère, jusqu'à la refondation entreprise par Virgile au moment où la République cède le pas à l'Empire. Destiné à un public d'étudiants, cet ouvrage s'adresse, plus généralement, à tous les amateurs de littérature.

  • « Les textes que réunit ce volume ont été présentés et discutés à l'Université de Reims, le 11 décembre 1991, à l'occasion d'une table ronde organisée par le Centre de recherches sur les classicismes antiques et modernes. Ce centre a été créé en 1990 par Georges Forestier, spécialiste de littérature française du XVIIe siècle, et par moi-même, dans l'intention de faire se rencontrer des chercheurs qui, ayant des orientations et des spécialités différentes, parlent du même sujet, notre culture. » J.-P. Néraudau

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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