• A fascinating document of an extraordinary life, Memoirs of A Breton Peasant reads with the liveliness of a novel and bristles with the vigor of an opinionated autodidact from the very lowest level of peasant society. Brittany during the nineteenth century was a place seemingly frozen in the Middle Ages, backwards by most French standards; formal education among rural society was either unavailable or dismissed as unnecessary, while the church and local myth defined most peoples reasoning and motivation. Jean-Marie Déguignet is unique not only as a literate Breton peasant, but in his skepticism for the church, his interest in science, astronomy and languages, and for his keen--often caustic--observations of the world and people around him. Born into rural poverty in 1834, Déguignet escapes Brittany by joining the French Army in 1854, and over the next fourteen years he fights in the Crimean war, attends Napoleon IIIs coronation ceremonies, supports Italys liberation struggle, and defends the hapless French puppet emperor Maximilian in Mexico. He teaches himself Latin, French, Italian and Spanish and reads extensively on history, philosophy, politics, and literature. He returns home to live as a farmer and tobacco-seller, eventually falling back into dire poverty. Throughout the tale, Deguignets freethinking, almost anarchic views put him ahead of his time and often (sadly, for him) out of step with his contemporaries. Déguignts voluminous journals (nearly 4,000 pages in total) were discovered in a farmhouse in Brittany a century after they were written. This narrative was drawn from them and became a surprise bestseller when published in France in 1998.

  • Publiées en partie dans la " revue de paris " en 1905, et dans le bulletin de la société archéologique du finistère en 1963, les mémoires de jean-marie déguignet sont enfin disponibles dans une version non édulcorée.
    Ce fils de journalier agricole du fin fond de la bretagne bretonnante nous a en effet laissé un témoignage exceptionnel sur la société du xixe siècle. tour à tour mendiant, vacher, soldat, sergent, cultivateur, assureur, débitant de tabac, miséreux, déguignet nous apporte une vision décapante de la bretagne du siècle dernier, mais aussi de l'armée impériale à travers les campagnes de crimée, d'italie, d'algérie et du mexique.
    J. -m. déguignet a perdu la foi lors d'un voyage à jérusalem ; anticlérical, pourfendeur du conservatisme, de la routine, sensible aux thèses anarchistes et révolutionnaires, il s'est retrouvé en porte-à-faux par rapport à la société de son temps. ce journal d'un écorché vif irrite parfois par ses outrances, mais le propos de l'auteur est incisif, son récit extrêmement alerte, sa vie se lit comme un roman d'aventure.
    Sa grande qualité est indéniablement la sincérité. sa vision critique de l'âge d'or de la société rurale bretonne remet en cause beaucoup d'idées reçues. mais loin d'être un marginal, déguignet apparaît aujourd'hui comme le prophète de la destruction des sociétés traditionnelles.

  • Publiés en 1998, les Mémoires d'un paysan bas-breton, de Jean-Marie Déguignet ont créé l'événement.
    Plusieurs facteurs expliquent cet extraordinaire succès d'édition : Déguignet parle vrai ; issu des couches les plus pauvres de la paysannerie, il exprime par ses tripes la misère ambiante au XIXe siècle. Déguignet le soldat de Napoléon III apporte un témoignage unique sur quatre campagnes du Second Empire : la Crimée, l'Italie, la Kabylie et le Mexique. Autodidacte, anticlérical et républicain convaincu, il se forge une pensée libre dans une société qui hésite entre empire, monarchie et république. Les Mémoires d'un paysan bas-breton ne contiennent que la partie dynamique de son existence, soit 40 % de Histoire de ma vie, écrit entre 1898 et 1905. Dans cette édition complète du manuscrit de 2584 pages, on trouvera le texte de cette précédente édition complété de l'ensemble de ses réflexions sur la société de son temps et surtout l'évocation des grands dossiers de l'époque : l'affaire Dreyfus, le scandale de Panama, la politique anticléricale de Combes. Le ton extrêmement virulent de Jean-Marie Déguignet rappelle le temps où la liberté d'expression était une conquête nouvelle et où le politiquement correct n'existait pas.

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