• « Opération Tannenbaum » est le nom de code des plans militaires de l'Etat-major de la Wehrmacht préparés dès Juin 1940 pour l'invasion de la Suisse.
    Ecrit avec le plus de vraisemblance et de réalisme possibles, le roman met en scène des personnages (officiers suisses pour la plupart) confrontés à cette invasion à partir du 25 Juillet 1940, jour où s'est vraiment tenu le « rapport d'armée » du Rütli sous les ordres du général Guisan. L'ouvrage est un thriller historique ultra-réaliste, où se croisent des personnages ayant réellement existé et d'autres qui relèvent de la fiction.
    L'histoire bascule au moment où un raid aérien allemand décapite l'armée suisse et ouvre la voie à l'invasion aéroportée et terrestre. L'action se déroule sur soixante douze heures et décrit la résistance opposée par certains officiers et les manoeuvres troubles d'autres hommes et femmes aux engagements pro-allemands, voire pro-nazis.

  • Quelque part en Espagne, de nos jours. Les fosses communes du Franquisme s'ouvrent. A la demande de sa mère, Républicaine espagnole exilée en France, Thomas part à la recherche de son père, fusillé en 1946 et jeté dans l'une des fosses communes de Franco. Il se joint à une équipe de bénévoles qui procèdent à l'identification des cadavres des Républicains Espagnols assassinés pendant et après la Guerre Civile.
    A partir du récit dense et pudique d'une exhumation, l'auteur ausculte la mémoire de l'Espagne Républicaine par le biais d'allers retours constants entre le présent et le passé. Narration romancée, certes, mais appuyée sur une documentation historique rigoureuse, LA FOSSE évoque aussi bien les débats qui agitent aujourd'hui les descendants des Républicains Espagnols face à la transition démocratique et à la monarchie constitutionnelle que le parcours mouvementé et tragique de ces combattants, vaincus, exilés, engagés dans la Résistance Française où ils constituent souvent des maquis autonomes, ou bien encore enrôlés dans les Forces Françaises Libres ou même, de façon plus surprenante dans l'armée britannique.
    L'originalité du récit - qui rebondit de façon inattendue - réside en effet dans l'évocation du destin si particulier de Manuel, l'oncle de Thomas, qui prend part à la bataille de Crète de Mai 1941 sous l'uniforme britannique avant d'être recueilli par les résistants de l'île et impliqué malgré lui dans une nouvelle guerre civile, entre Grecs cette fois. L'auteur s'appuie sur les recherches d'historiens anglais pour dépeindre cette dimension méconnue en France de l'engagement militaire des Républicains espagnols malgré les travaux historiques innombrables, une Odyssée crétoise qui nous vaut les pages les plus poignantes du roman.

  • Jean-François Amblard, né en 1953 à Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche), professeur d'allemand au lycée Louis Barthou à Pau, se souvient des Républicains espagnols qui prirent part aux combats de libération de l'Ardèche en 1944, et de Gabriel Perez Diaz, chef de la 21e Brigade, qui retourna dans son pays les armes à la main, fut blessé en 1946 dans le maquis de Cantabria, et fusillé à Santander le 30 avril 1948.

  • Guerre d'Algérie, sur la frontière avec la Tunisie, 1960... Le Barrage, c'est la ligne électrifiée, ou « Ligne Morice »... Mission : empêcher les infiltrations ou les passages en force des unités de l'ALN qui attendaient de l'autre côté de la frontière le moment de relever en Algérie les bandes armées du FLN détruites par l'Armée française. Pour les arrêter, des soldats français, militaires d'active et appelés du contingent mêlés... Jacques est l'un d'entre eux. Ce récit est son histoire. Cette histoire est singulière. Par sa singularité même, elle rejoint celle de milliers d'autres qui eux ne sont pas revenus ou qui comme lui en ont été marqués à tout jamais... Hélie de Saint Marc citait volontiers Montherlant : « Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font si lourds les morts dans leurs cercueils. » Puissent les Anciens d'Algérie partir plus légers après avoir été entendus dans leur peur et dans leur courage...

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