• Jean-Claude Kella, surnommé « Le Diable », a suivi l'ascension classique du petit délinquant: casses, prison pour mineurs, braquages... avant de rencontrer Laurent Fiocconi*. En 1968, ils font la rencontre du caïd marseillais Francis le Belge qui a de l'argent à investir dans l'héroïne. Kella, ayant des facilités dans le maniement des langues, se voit proposer de faire le relai aux États-Unis : c'est La French Connection. Sur place, il rencontre certains des principaux chefs mafieux des Cinq Familles de New- York, dont notamment Vito Genovese, parrain de la famille Genovese. Il est en contact avec Louis Cirillo, capo de la famille Genovese et meilleur contact pour un trafic international. À cette époque, toutes les organisations criminelles voulaient être en relation avec les français car les chimistes qui raffinaient le produit étaient les meilleurs. Pour envoyer la drogue aux États-Unis, ils vont utiliser un bateau Le Caprice des temps. Arrêté, Kella est condamné à neuf ans de prison dans un quartier de haute sécurité à Atlanta. Libéré en 1979 après le paiement d'une caution, il retourne à Toulon. En 1998, il est à nouveau arrêté dans le cadre d'une affaire de trafic de canabis entre le Maroc et le sud-est de la France et de cocaïne transitant par le Brésil. Dans cette affaire, sont impliqués Francis le Belge, Antoine Cossu et les frères Perletto. Il est condamné à 15 ans de prison. En septembre 2009, il sort de sa période de liberté conditionnelle et écrit sa biographie. Il meurt d'un cancer des poumons le 8 juillet 2014.

  • Hold-up

    Jean-Claude Kella

    - Toulon, décembre 1992. Il y a Manu, l'homme sans histoire, qu'un groupe d'individus contraint un jour de participer à un casse d'envergure. Pourquoi lui ? Parce qu'il est vigile à la banque de France. On a pris sa femme et son jeune enfant, on lui a passé une ceinture d'explosifs à la taille, et le voilà plongé dans un monde effrayant, dont il devient sans l'avoir voulu le maillon essentiel : il ouvrira aux truands les portes de la banque.Et puis il y a Marc, le cerveau du hold-up, qui a monté l'opération et la dirige de l'extérieur, mais nourrit depuis le début le sentiment qu'elle va mal tourner. Il s'obstine pourtant, sans savoir pourquoi, jusqu'au moment où il ne peut définitivement plus reculer.Hold-up est le récit d'une machine infernale. Ou comment des hommes et des femmes se trouvent pris dans un engrenage qui finit par les dépasser. Dans l'espace confiné de la banque, le temps est suspendu, les relations exacerbées : chacun des protagonistes cherche à protéger ses intérêts, tout en nouant avec les autres des liens empreints à la fois de respect et de haine. Mais tous les personnages ont beau s'agiter dans leur bocal, le ressort de la tragédie est bandé et nul ne peut plus arrêter le cours de l'histoire. Dans ce témoignage fiction où les regards des deux héros, Manu et Marc, sans cesse se croisent et se répondent, Jean-Claude Kella démonte, avec l'habileté du romancier et la précision de l'ancien braqueur, un casse monumental.

    - Originaire du Mourillon à Toulon, Jean-Claude Kella, surnommé " Le Diable ", a suivi l'ascension classique du petit délinquant (casses, prison pour mineurs, braquages...) avant de monter à Paris et de rejoindre le Milieu. En 2009, est paru son livre de souvenirs, L'Affranchi.

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