• India

    Harry Gruyaert

    Durant plus de trente ans Harry Gruyaert a sillonné la péninsule indienne. Pour la première fois, cet ouvrage rassemble environ 150 photographies, pour la plupart inédites, qui racontent une Inde à la fois intemporelle et moderne.

    Ces images témoignent de la singularité du photographe : de son intérêt pour le récit, l'espace public et les scènes inattendues. Gruyaert dit avoir besoin de voyager pour ressentir le monde et l'exprimer en images. Du Gujarat au Kerala, il a saisi une certaine quintessence de ce pays aux multiples légendes. Rues grouillantes d'activités de New Delhi ou de Calcutta, modestes villages du Tamil Nadu ou du Rajasthan, ghats des grandes cités religieuses de Bénarès ou de Varanasi... Des femmes en sari safran et pourpre battent le grain, des teinturiers s'activent dans des cuves fumantes, un campement de bergers nomades s'organise dans la lumière crépusculaire... L'air est saturé de couleurs, de lumière, de bruits, parfois de silence aussi. « La couleur doit être primordiale », précise Gruyaert, elle restitue une perception émotive, donne une vision graphique du monde. Les atmosphères aux subtiles variations chromatiques dressent un tableau contrasté et à rebours de tout exotisme. Loin des stéréotypes, ces images donnent à voir la pluralité de l'Inde au fil des années et des événements politiques du pays. « Faire une photo, c'est à la fois chercher un contact et le refuser, être en même temps le plus là et le moins là », dit le photographe.
    Il s'agit de faire surgir l'émerveillement, de saisir ce qui caractérise le lieu. La recherche de densité dans le cadre fait de la photographie une expérience physique. Expérience qui s'incarne particulièrement ici, dans ce voyage multi sensoriel en Inde.

  • Devenue une référence dans l'histoire du livre de photographie, la collection Photo Poche poursuit son travail de dévoilement des grands noms, courants et écoles de l'histoire de la photographie. Première collection de livres de photographie au format de poche, elle propose des ouvrages soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît aujourd'hui l'importance. Ses différentes déclinaisons (histoire, société...) couvrent tous les champs de la photographie et constituent une iconographie d'une exceptionnelle richesse et diversité.
    En cent quarante-quatre pages et soixante-quatre photographies reproduites en couleur et duotone, Photo Poche donne à voir l'essentiel d'une oeuvre de Nadar à Henri Cartier-Bresson, des pictorialistes aux grands noms du photoreportage. Les monographies des grands maîtres du médium alternent avec les sujets thématiques essentiels qui de La Nature morte au Nu déploient les différentes approches d'une esthétique du XIXe siècle à nos jours. Chaque titre est préfacé de manière didactique par un spécialiste du sujet abordé et enrichi de notices biographiques et bibliographiques régulièrement remises à jour.

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  • Last call

    Harry Gruyaert

    Ce livre souligne la dimension hyper graphique de l'oeuvre d'Harry Gruyaert. L'aéroport est un concentré de son vocabulaire visuel : intensité des couleurs, géométrie des formes, transparence, jeux de lumière et reflets. Une exposition très grand format dans les aéroports d'Orly et Roissy présentera un choix de photos issues de "Last Call" sur 50 bâches 4 x 3.

  • East/west

    Harry Gruyaert

    • Textuel
    • 4 Octobre 2017

    Deux livres reliés sous coffret : l'un consacré aux photographies prises à Las Vegas en 1981, l'autre à celles prises à Moscou en 1989 alors que le monde était encore divisé en deux blocs étanches. Harry Gruyaert a capté les lumières de chacun de ces deux univers et révèle ici une étonnante archive : celle des couleurs de l'Histoire. Cet écrin éditorial au design impeccable est sans conteste LE livre photo à offrir cette année.

  • Rivages Nouv.

    Rivages

    Harry Gruyaert

    • Textuel
    • 1 Juillet 2021

    Un futur collector?

    Très attendue - les deux premières éditions (2003 et 2008) étant épuisées depuis longtemps - voici enfin une toute nouvelle édition de Rivages d'Harry Gruyaert.
    Avec son nouveau format, ce Rivages est plus généreux : 40 nouveaux rivages, la plupart inédits.
    Des plages de Normandie à celles d'Inde, du Maroc ou d'Égypte, Harry Gruyaert enregistre depuis près de 40 ans les subtiles vibrations chromatiques des rivages d'Orient et d'Occident. Les ciels menaçants et leurs jeux d'ombres soulignent la fulgurance de l'instant et du hasard quand la lumière inonde l'espace. Ce « moment poétique » sous-tend l'oeuvre d'Harry Gruyaert pour qui photographier permet de faire surgir les conditions d'un émerveillement.

  • Made in Belgium

    Harry Gruyaert

    • Delpire
    • 25 Septembre 2000

    Ayant pris la distance nécessaire, je suis retourné en Belgique, comme happé par cette relation amour/haine qui m'emportait.
    Photographier son pays, en évitant les pièges sentimentaux ou documentaires, n'est pas si simple.
    J'ai commencé à travailler en noir et blanc, trop mélancolique, pas assez réaliste et, rapidement, ce sont les couleurs qui se sont imposées, devenant évidentes.
    Ce que je voulais exprimer prenait forme.
    La Belgique est probablement le pays européen qui s'est le plus vite américanisé après la guerre, d'où la puissance de cette banalité, confrontée au surréalisme et à la force des traditions conservées malgré tout.

    Beau, laid, banalité du beau, beauté de la laideur. Ces contradictions sont aussi les miennes.
    Harry Gruyaert La réunion en un ouvrage de deux artistes belges parmi les plus justement considérés et appréciés, Hugo Claus et Harry Gruyaert ne peut générer qu'une oeuvre forte et profondément originale. Mais il faut admettre que, ni dans le propos de l'écrivain, ni dans celui du photographe, il n'y a de souci de description ou d'analyse au sens ethnologique du terme.
    Deux sensibilités se rencontrent, se complètent, quelquefois se heurtent, l'incandescence de la langue rejoignant le fracas des couleurs.
    Ce livre n'est pas un témoignage sur un pays dont on a souvent dit les particularités, jusqu'à cette étrangeté que les peintres ont toujours soulignée, de la grande époque flamande à Delvaux ou Ensor.
    Ce livre n'est pas un constat, c'est, livré sans contrainte, un poème à deux voix qui dit l'amour-haine que deux artistes vouent au plat pays qui est le leur.

    Robert Delpire.

  • Roots

    Harry Gruyaert

    « Il m'est ainsi devenu possible d'envisager de travailler sur la Belgique, car je n'y vivais plus. Il est difficile de travailler sur l'endroit où l'on habite. On est beaucoup moins aux aguets ; on commence à trouver tout normal. Comme je faisais beaucoup d'aller-retour, je constatais que, souvent, les meilleures images étaient celles prises au début de mon séjour. On était en 1973 et je n'y travaillais qu'en noir et blanc. Tout me paraissait gris. Je suivais parfois le calendrier des innombrables fêtes locales, carnavals, processions et autres, très particuliers en Belgique et sujets à de spectaculaires débordements alcoolisés. Malgré tout, je voulais éviter les pièges sentimentaux ou documentaires. » Harry Gruyaert nous transporte dans un pays qui, malgré son américanisation rapide, reste ancré dans ses traditions, ce qui offre au spectateur de savoureux chocs visuels.

  • Anglais Harry gruyaert edges

    Harry Gruyaert

    Le photographe Magnum revient dans un nouvel ouvrage consacré aux abords de l'eau, là où le paysage terrestre s'achève pour devenir maritime. La Mer morte en Israël, le fleuve Mali au Niger, la Mer du Nord en Islande, la Corée du Nord ou Biarritz, les photographies d'Harry Gruyaert, dépouillées mais aux couleurs intenses, révèlent un grand sens de la poésie et de la composition.

  • "Un accord splendide entre les formes, les couleurs, les gestes au quotidien, la nature", c'est ainsi qu'Harry Gruyaert formule sa vision du Maroc. Les 80 images rassemblées dans cet ouvrage expriment une intimité de plus de 30 ans entre le photographe et le Maroc. Membre de Magnum photo et originaire de Flandres, Harry Gruyaert est sans conteste l'un des meilleurs coloristes de sa génération. Son livre-manifeste, Rivages, publié aux éditions Textuel en 2003 a connu plusieurs éditions et demeure l'une des références les plus reconnues du catalogue. À savoir : 2014 sera l'année du Maroc en France.

  • Roots

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    " Il m'est ainsi devenu possible d'envisager de travailler sur la Belgique, car je n'y vivais plus. Il est difficile de travailler sur l'endroit où l'on habite. On était en 1973 et je n'y travaillais qu'en noir et blanc. Tout me paraissait gris. Je suivais parfois le calen- drier des innombrables fêtes locales, carnavals, processions et autres, très particuliers en Belgique et sujets à de spectaculaires débordements alcoolisés.

    J'ai mis environ deux ans à y voir la couleur qui m'intéressait. Ce fut une révélation. Par ailleurs, j'ai commencé à voyager en photographiant au Maroc, en Inde, toujours en couleur. Mais il y avait la Belgique, avec ce rapport de refus et d'attirance en même temps.

    À New York, en 1976, j'ai vu l'exposition « William Eggleston's Guide » au MoMA, avec de superbes tirages « dye transfert », qui donnaient une grande sensualité à la couleur. La découverte de la photographie couleur américaine a été essentielle : j'ai ressenti une profonde affinité avec cette mouvance, qui m'a encouragé à continuer à photographier la Belgique en couleur.

    Mes influences proviennent surtout du cinéma et de la peinture. Pour moi la photographie n'existe que lorsqu'elle a pris corps dans un tirage, qui doit être l'expression juste de ce que je recherche. Je passe, comme beaucoup, plus de temps à sélectionner mes images et à travailler mes tirages qu'à photographier.

    En 2000, j'ai publié aux Éditions Delpire mon premier livre sur la Belgique : Made in Belgium, avec des poèmes originaux d'Hugo Claus. La Belgique est probablement le pays européen qui s'est le plus vite américanisé après la Deuxième Guerre mondiale, d'où la puissance de cette banalité, confrontée au surréalisme et à la force des traditions conservées malgré tout, alors que j'y travaillais avant le tournant du siècle. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins flagrant, l'uniformisation gagne, avec une autre culture de la banalité, moins ancrée dans les traditions. Beau, laid, banalité du beau, beauté de la laideur.

    Ces contradictions sont aussi les miennes." Harry Gruyaert

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