Editions De La Loupe

  • De l'âme

    François Cheng

    François Cheng, membre de l'Académie française depuis 2002, est à la fois poète (en 2000 il reçoit le prix Roger Gallois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant), romancier et essayiste (Assise, 2014). Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie. Il a été promu officier de la Légion d'honneur en 2009.

    «Sur le tard, je me découvre une âme .» Une amie vieillissante écrit à François Cheng pour lui demander de lui parler de l'âme. En sept lettres lumineuses, profondes mais très abordables, l'auteur lui répond?: «La pensée indienne le nomme Aum, la pensée chinoise Qi, la pensée hébraïque Ruah, la pensée arabe Rûh, et la pensée grecque Pneuma [... ]; toutes les pensées traditionnelles lui donneront un nom particulier désignant une entité identique : l'âme.» En 2017 le Prix d'honneur du jury pour la spiritualité de l'oeuvre est remis à François Cheng pour son roman De l'âme et pour l'ensemble de son oeuvre.

  • « Comme tous ceux qui, depuis la plaine de l'Ombrie, voient Assise pour la première fois, je fus saisi, en sortant de la gare, par son apparition dans la clarté d'été, par la vision de cette blanche cité perchée à flanc de colline, suspendue entre terre et ciel, étendant largement ses bras dans un geste d'accueil. Figé sur place, j'eus le brusque pressentiment que mon voyage ne serait pas que touristique, qu'il constituerait un moment décisif de ma vie. Je me surpris à m'exclamer en moi-même?: «Ah, c'est là le lieu, mon lieu ! C'est là que mon exil va prendre fin !» »

  • À la suite des poètes chinois des origines, mais aussi d'Omar Khayyâm et d'Emily Dickinson, l'auteur, romancier, académicien et philosophe pratique l'art subtil de l'épure et de la sérénité par le quatrain. Il met en rime ses rêves et ses espoirs. Enfin le Royaume est un recueil remarquable, chaque poème apporte beauté et douceur.
    Le quatrain donne du rythme à la pensée, à l'émotion, à la surprise, il sait initier un questionnement, amorcer une méditation et ne s'en tient surtout pas au lapidaire. C'est une poésie brève mais bien moins abrupte, plus charnue, que le Haïku.

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