• Le dormeur

    Didier Da Silva

    • Marest
    • 6 Octobre 2020

    En 1974, le réalisateur Pascal Aubier entreprend d'adapter « Le Dormeur du val » d'Arthur Rimbaud.
    43 ans après, l'écrivain Didier da Silva découvre ce film un peu par hasard, enquête sur son tournage, rencontre Aubier, puis se lance sur les traces de cette aventure cinématographique et temporelle dans les Cévennes.

    Ce livre fait l'objet de deux éditions. La première bénéficie d'une couverture souple, la deuxième est reliée et complétée d'un DVD comportant trois courts métrages de Pascal Aubier : Le Dormeur, La Champignonne et Puzzle.

    1 autre édition :

  • Dans la nuit du 4 au 15

    Didier Da Silva

    • Quidam
    • 7 Novembre 2019

    Préface de Jean Echenoz. Ce livreéphéméride comporte 366 textes, de 2 lignes à 2 pages.
    Des rêveries mettant en relation des événements qui se sont déroulés le jour considéré, ainsi que des personnages réels dont c'est, le plus souvent, la date de naissance ou de mort. Affinités, coïncidences, et échos thématiques servent le postulat que chaque jour a sa propre logique, qu'une cohérence y est à l'oeuvre.
    Chaque texte tente ainsi d'organiser le chaos des informations disponibles à l'ère d'internet, à trouver un sens à cette fiction suprême qu'est le calendrier. Le livre compose aussi par la récurrence de certaines obsessions (cinéma, littérature, musique, astronomie, homosexualité et last but certainement not least, la mort, inévitable et inévitée) une sorte d'autoportrait atomisé.

  • Pour Didier da Silva la littérature n'est pas simplement à trouver dans les histoires mais aussi dans les figures qui peuvent devenir obsédantes. Dans cet opus composé comme une partition, il y a le motif central, Heinrich von Kleist, écrivain allemand du XIXe siècle, et le contrepoint le poète chinois Li Baï, qui vécut un peu plus de mille ans plus tôt. L'un ne pensait qu'à son suicide, l'autre qu'à l'immortalité, le second vécut deux fois plus longtemps que le premier, deux poètes chers à l'écrivain qui a senti qu'en les rapprochant naîtraient des épiphanies, des "étincelles" come il le dit : "la fiction est dans cette friction, ces effets de surimpression, de chevauchement, cet incongru dédoublement".
    Virtuose, il a choisi de se raconter en se dédoublant et en se projetant.

  • L'ironie du sort

    Didier Da Silva

    Texte haletant et parfois halluciné, texte érudit sans notes infra-paginales, texte dont on n'interrompt pas le souffle, texte miroir d'un siècle, L'ironie du sort mélange les genres avec brio : biographies télescopées, fantastique réaliste, historiographie mise en pièce et en joyaux, tout se conjugue pour fasciner le lecteur-spectateur qui en sort hébété et ému, comme de l'écoute d'une longue pièce de piano.

  • Fin est un titre et aussi, bien sûr, un programme : faire l'éloge d'un « petit » film (les grands n'ont pas besoin qu'on les loue...) vu et revu dans une jubilation intacte depuis l'adolescence ET tenter d'épuiser le sujet, détournant à des fins comiques la prétention à l'exhaustivité (d'où la prolifération, dans le texte, de notes en bas de page). Dire tout ce qu'il y à dire autour d'un film mais avant tout, dire le film : se l'approprier par l'écriture, le répéter encore une fois par les moyens de la littérature, quand tout, dans Un jour sans fin, est justement affaire de répétition. Coller étroitement au film, donc, dans un rapport d'intimité, assez intime même pour voir ses défauts et ses faiblesses (qui aime bien châtie bien) -et, paradoxalement, se livrer, à travers lui et la figure de l'acteur Bill Murray, à un éloge du détachement. » D. d. S.
    Didier da Silva, dont le style marquant manie les digressions et un jeu itératif de références, se régale des variations qu'il compose, saisissant d'un même mouvement le film lui-même mais aussi le plaisir indescriptible de voir et revoir cet objet que l'on apprécie d'autant plus qu'on en connaît les détails, les répétitions et le dénouement.

  • La mort de Masao Nouv.

    La mort de Masao

    Didier Da Silva

    • Marest
    • 8 Avril 2021

    Masao n'est plus. Son fantôme plane dans les environs de Tokyo, observe la douleur de ses proches, se souvient.
    Roman surnaturel et pourtant réaliste, La Mort de Masao suit pas à pas un jeune homme qui a mis fin à ses jours et qui assiste en spectateur curieux, amusé parfois, aux dernières aventures de son corps comme aux conséquences de son geste, à la stupeur du deuil et au travail du temps. Une ode à la sérénité et à la transcendance, servie par une écriture délicate et ciselée.

  • Treize mille jours moins un, faites le compte, c'est un peu plus de trente étés.
    Prenons-en un presque au hasard, un des derniers, dans la vie de sam. quelques jours avant la rentrée, dans une ville encore déserte et surchauffée que nous appellerons marseille et que sam, amoureusement, détesterait. légèrement distants, à son exemple, suivons ce plus si jeune homme, de six heures du soir à midi, et une foule d'autres personnages : un piano (droit), un chat (francisco goya, dit judas), un tilleul, une mer, un poisson mort, jésus.
    Attendons en vain qu'il se passe quelque chose ; rapprochons-nous sans faire de bruit ; étonnons-nous qu'il s'en passe autant. peut-être alors, le sens de tout cela se dérobant, en viendrons-nous à l'imiter, un peu crânement.

  • Avec L'Automne Zéro Neuf, Didier da Silva confirme qu'il peut transformer en épopée rutilante ce qui ne semblerait être que fadeur du quotidien, action minimale, micro événement d'une vie.

  • Dirigée par le grand historien Robert Frank, illustrée par la toute jeune artiste Caroline Souffir, accompagnée de légendes écrites par l'auteur Didier da Silva, voici une Histoire de l'Humanité toute en illustrations pop - planches encyclopédiques, portraits iconiques, réinterprétations des grandes oeuvres artistiques ou des grands événements qui marquent nos Mémoires.

    Un livre à la facture exceptionnelle pour tous, une nouvelle façon de parcourir l'Histoire, de Lucy l'australopithèque aux Beatles, des Égyptiens à Occupy Wall Street !

  • Le texte de Didier da Silva met en scène un personnage dont le métier, il est « travailleur à domicile », consiste à corriger de stupides romans d'amour, et que cela déprime - on le comprend. Il se livre donc à une suite de considérations désabusées sur la vie et sa vie, pleines d'humour et d'auto-dérision, de lucidité. C'est drôle et touchant, juste, discrètement désespéré. Les dessins de François Matton qui constellent ce récit, qui parfois l'interrompent, lui font un écho très réussi, joliment dévié parfois.

empty