Robert Laffont

  • 26 a

    Diana Evans

    Après la révélation de Margaret Mazzantini, Elliot Perlman, Tash Aw, " Pavillons " accueille la jeune romancière anglo-nigériane que l'on compare à Zadie Smith et Alice Sebold.
    Succès public et critique, vendu dans dix pays, bientôt adapté au cinéma, 26a a remporté en Angleterre le prestigieux prix Orange du premier roman. Entre onirisme et réalité, ce roman à la fois drôle et grave ressuscite avec une grâce d'écriture et une imagination exceptionnelles le pays perdu de l'enfance.
    L'histoire terriblement attachante de Bessi et Georgia, jumelles monozygotes de père anglais et de mère nigériane, à l'époque où l'Angleterre vit au rythme du mariage du prince Charles et de Lady Di.
    Le royaume de Bessi et Georgia, c'est " 26a ", le grenier du 26, Waifer Avenue, dans une banlieue populaire de Londres. Un royaume peuplé de secrets et de rêves, dans lequel on n'est invité que si l'on frappe à la porte. Aux étages inférieurs de la maison ne règne pas la même harmonie. Ida, la mère, dévastée par le mal du pays, passe ses journées à parler aux esprits de la famille qu'elle a laissée derrière elle, en Afrique ; Aubrey, le père, noie ses propres blessures dans l'alcool ; Bel, la grande soeur, découvre la sexualité, les talons hauts et les vêtements bio ; Kemy, la benjamine de cinq ans, idolâtre Michael Jackson...
    Mélange subtil de poésie, de fantaisie et d'émotion pure, un très beau roman sur le temps de l'innocence - et sa perte.
    Au fil des ans, la réalité, le monde extérieur viennent de plus en plus rudement frapper à la porte du 26a... Comment Bessi et Georgia vont-elles les affronter ? À l'aube de leur vie d'adultes, laquelle des deux sera la plus forte ? Sur ce thème universel du passage de l'enfance à l'âge adulte, Diana Evans réussit d'emblée à imposer une voix unique et originale. Parce qu'elle passe avec une maîtrise impressionnante du registre du conte à celui du réel, de la comédie à la tragédie, du sourire aux larmes.

  • Shango

    Diana Evans

    Lucas, vingt-cinq ans, vit sur une péniche déglinguée à Londres. Mais la péniche, symbole d'aventure, n'a jamais largué les amarres et Lucas passe ses journées à fumer des joints et à écouter Scarface en boucle. Désoeuvré, mal dans sa peau, il finit par comprendre que, pour faire quelque chose de sa vie, il doit chercher à connaître celle de ses parents. Sa mère, la magnifique Carla, est morte quand il était très jeune. D'Antoney, son père, il sait seulement que c'était un danseur merveilleux et que, dans les années 1960, il a connu une gloire éphémère avec le Midnight Ballet. Cette compagnie, composée exclusivement de danseurs noirs, mélangeait avec brio le ballet classique aux danses traditionnelles africaines, antillaises, jamaïcaines et cubaines.
    Traquant les témoins de cette époque, exhumant articles de presse et vieilles photos, Lucas plonge avec émotion dans l'histoire de son père, un danseur aussi brillant et aussi dévasté que Nijinski. Adolescent, Antoney quitte sa Jamaïque natale pour un quartier londonien qui connaîtra bientôt de violentes émeutes raciales. Perdu dans ses rêves, incapable de s'arrimer au monde, il survit grâce à la magie de la danse. Inlassablement il guette le pas de danse qui lui permettra d'échapper à la gravité, aux limites du réel. Il triomphe dans le rôle de Shango, qui bouleverse les règles de l'art et touche le coeur des spectateurs. Mais il est grignoté par une insécurité maladive qui le pousse à tout détruire autour de lui. Pendant un temps, la lumineuse Carla forme pour lui un rempart contre les peurs. Mais bientôt elle attend leur premier enfant, et l'idée de la paternité affole Antoney. Il se réfugie dans l'alcool, oublie de danser, meurt à petit feu, et un jour disparaît. La légende familiale veut qu'il soit mort noyé à la Jamaïque, où il était retourné. La vérité que découvre Lucas est plus triste, mais elle le libérera de son immobilité et l'aidera à larguer les amarres.

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