• Mai 1988. Le locataire de l'Élysée vient de signer un nouveau bail. Encadré dans la rubrique « faits divers », un cinéma parisien est la proie des flammes. Accident ? Pendant ce temps, à Cannes, on s'active pour réussir le dernier festival du Palais Croisette, cathédrale du 7e art promise à la démolition. Mais le chant du cygne se change en sanglante tragédie. Un « fossoyeur » énigmatique flingue à tout-va au milieu des clinquantes festivités. « ...Dans Cannes, des milliers de gens vivaient de pellicules de plus ou moins bonne qualité, un assassin jouait à cache-cache, un flic tentait de le débusquer et moi, je souhaitais vieillir prématurément.... » Moi, Michel Ravel, critique et amoureux de cinéma, chargé soudain de dénouer les fils d'une vengeance où surgissent les fantômes d'un passé qui est celui du cinématographe. Avec la perspective de servir de cible, comme dans une mauvaise série B. Et le spectacle continue.

  • Après avoir connu la gloire et la guerre à Bâle, Jean Jambecreuse va réaliser son rêve de mettre son art au service d'un roi, et quel roi ! Henri VIII, le Barbe-Bleue britannique, qui change de femme plus vite que de chemises : il en répudie une, divorce d'une autre, en fait décapiter deux... Jambecreuse doit peindre leurs traits avant que leur tête ne tombe et il est envoyé sur le continent pour ramener les effigies des possibles nouvelles fiancées... Rude métier ! Venu du peuple, Jambecreuse s'attable aux banquets des princes, sans cesser pour autant de leur préférer les cabarets et les bordels. Une vie d'artiste dans l'Europe tumultueuse du XVIe siècle, où s'affrontent dans le sang les empires finissants et les nations naissantes.

  • Cet "assez gros fabliau", proprement savoureux, intelligent et drôle, s'inspire de la vie et de l'oeuvre de Hans Holbien (alias Jean Jambecreuse), peintre et graveur allemand du XVIe siècle, qui s'installe à Bâle en 1515 au moment où François Ier vient de remporter l'éclatante victoire de Marignan. Rigoureusement documenté et souvent teinté de grivoiserie et d'humour, ce texte nous entraîne au coeur de ce XVIe siècle en mutation qui annonce la Réforme. Si les "extravagantes aventures de Jean Jambecreuse" conduisent le lecteur dans le quotidien - parfois cru - d'un homme de cette époque, nous invitant à découvrir les tavernes, les imprimeries, les ateliers d'artistes, les bordels, les bains, etc., elles nous permettent également de côtoyer les plus grands de ce monde (François Ier, Érasme, Léonard de Vinci...).

  • 40 % des oeuvres du Metropolitan Museum de New York sont des faux. C'est du moins l'opinion de son ancien directeur, Thomas Hoving. Après enquête, on se demande s'il n'est pas en-deçà de la vérité. Huit scandales mettant en scène de tristement célèbres faussaires sont racontés ici, pour lutter contre deux idées : non, il n'existe pas de "génie" du faux (sauf ceux qu'on n'a pas attrapés) ; oui, il y en a partout, et ils sont très difficilement détectables...

  • On oublie vite. Est-ce que déjà ne s'efface pas, en moi, la trace de ces jours-là ?J'écrivais, sur mon lit, de petites notes. Ça me venait comme ça, comme une parole qui m'était dite en même temps que je la disais. C'était une parole de consolation. Peut-être touche-t-elle, en moi, en chacun, à des choses trop proches pour qu'on ait envie de discourir dessus. Pudeur oblige.Il ne reste qu'à dire simplement, sans rien ôter ni ajouter, sans réfléchir ni arranger.En peu de mots.
    Maurice Bellet (1923-2018) est l'auteur d'ouvrages bien connus qui ont contribué à renouveler le vocabulaire et la méthode de l'interrogation chrétienne : Le Dieu pervers, La Peur ou la foi, Naissance de Dieu. Il est également l'auteur de petits traités sur l'expérience chrétienne, comme La Force de vivre, La Voie et enfin L'Épreuve, écrit sur un lit d'hôpital.

  • Publié pour la première fois en 1979, cet ouvrage a été pensé par l'auteur pour répondre aux « paroles terribles, venant de gens croyants, pieux, dévoués et qui donnaient du christianisme et du Christ même une image insoutenable de cruauté et de mensonge ». Depuis, l'expression « le Dieu pervers » est passée dans le langage courant. Elle désigne une maladie redoutable du christianisme : le « Dieu amour » est-il en fait un Dieu qui aime la souffrance et se plaît à pervertir les relations qu'il a avec l'homme? Non seulement cruel, mais menteur ! Source de ravages extrêmes parmi les chrétiens, cette dérive est sans doute une des origines principales du rejet de la foi par beaucoup. Le surmonter suppose une révision déchirante, une écoute neuve et radicale de l'Évangile. Alors apparaît que le processus de cette perversion n'est pas une exclusivité chrétienne. Il hante la politique et la pensée ; il est, au plus profond,le malheur de notre société.
    Prêtre et théologien formé à la psychanalyse, Maurice Bellet, décédé le 5 avril 2018, a publié de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la spiritualité chrétienne.

  • L'hypnose

    Patrick Bellet

    Qu'est-ce que l'hypnose ? Peut-on raisonnablement y croire ? Faut-il en avoir peur ? Quel usage peut-on en faire ? Comment se pratique-t-elle ? Tout le monde est-il hypnotisable ? Peut-on s'autohypnotiser ? Depuis sa découverte voici plus de deux siècles, l'hypnose suscite fascination et défiance. Pourtant, aujourd'hui, on connaît mieux cet état particulier de la conscience et on sait exploiter à des fins thérapeutiques la disponibilité, l'ouverture et la transparence qu'il suscite en nous. Grâce à l'hypnose, on peut opérer sans anesthésie, accoucher sans douleur, arrêter de fumer ou soigner la dépression. Ce livre propose une exploration de l'hypnose contemporaine, de ses mécanismes, de sa pratique et de son éthique. Pour une nouvelle compréhension de l'homme et de la médecine. Médecin, Patrick Bellet est président fondateur de la Confédération francophone d'hypnose et de thérapies brèves, et de l'Institut Milton H. Erickson d'Avignon-Provence. Il enseigne à la faculté de médecine Paris-XIII-Bobigny.

  • Depuis de nombreuses décennies, l'oeuvre du théologien Maurice Bellet n'a cessé de déconstruire avec les acquis entre autres de la psychanalyse le « Dieu pervers » transmis par un certain christianisme, pour ouvrir ses lecteurs à d'autres horizons. Le présent volume réunit deux essais qui illustrent la radicalité de sa pensée.
    Dans Dieu, personne ne l'a jamais vu, il aborde de front le paradoxe de tout discours théologique : « Si Dieu est Dieu, il n'est rien de ce que nous mettons à sa place, y compris sous son nom... Autrement dit, si Dieu est Dieu, il n'est pas Dieu. Il est beaucoup plus haut et beaucoup plus bas. »
    La question au coeur de l'Essai sur la violence absolue (initialement paru sous le titre Je ne suis pas venu apporter la paix... ) est tout aussi cruciale : en quoi l'évangile, qui est tout sauf iréniste, constitue-t-il une réponse adéquate à la violence absolue, à ce fond d'inhumanité radicale, de nihilisme moral qui ne concerne pas seulement les nazis, mais qui en réalité nous habite tous ?
    Les interrogations posées par ces deux courts essais sans concessions seront à coup sur incontournables pour le christianisme du XXIe siècle.

  • Un père disparu vient rassurer sa femme et sa fille, un enfant tué par un chauffard communique avec ses proches, une femme chantonne à l'oreille du médium la chanson qu'elle fredonnait à sa soeur jumelle... Autant de témoignages qui démontrent la survivance de l'âme après la mort.Dans ce nouvel ouvrage, Alain Joseph Bellet, aidé de ses guides, livre les conseils spirituels de différents Esprits, venus parler de leurs expériences terrestres et de leurs existences dans l'autre monde.L'égoïsme, l'orgueil, la colère, la vengeance, l'ignorance, l'attachement aux biens terrestres et les diverses addictions sont quelques-unes des imperfections qu'il nous faut vaincre. L'important est d'apprendre à se connaître soi-même. Des conversations bouleversantes qui nous amènent à comprendre le véritable but auquel nous pouvons tous parvenir : être dans l'amour inconditionnel.

  • Les grands courants en gestion des ressources humaines Nouv.

    Comment réfléchir aujourd'hui la Gestion des Ressources Humaines, à la fois comme théorie et comme pratique ? Telle est la question qui traverse cet ouvrage, et dont chaque auteur s'est emparé en rendant compte de façon synthétique, de son sujet d'expertise. Chaque chapitre donne accès à une compréhension fine des courants fondateurs de la GRH, et au-delà, en offre une exploration contemporaine, mettant en scène les controverses, les débats, et les perspectives d'évolution en Gestion des Ressources Humaines. Il offre un panorama complet d'une science en action, où le savoir se construit par irrigations croisées et dynamiques entre connaissances théoriques, empiriques, et pratiques.
    La première partie de l'ouvrage explicite les principaux courants (en psychologie, sociologie, anthropologie, économie, stratégie, courant critique, ...) qui ont fondé la GRH, science récente et multidisciplinaire. Le lecteur entre dans une compréhension de la carte des grands courants en GRH.
    Dans la seconde partie, les auteurs visitent les objets-clés de la GRH (les carrières, la formation et les compétences, les relations sociales, l'égalité professionnelle, la santé au travail, la flexibilité, la rémunération, la motivation, la quantification) pour rendre compte à la fois des connaissances existantes et des controverses qui les animent.
    Dans la troisième partie, les auteurs explorent les objets en émergence de la GRH (les instruments de gestion, le travail, le territoire, le tournant pratique, les approches multi-niveaux, les nouvelles formes d'organisation et d'emploi liées à l'uberisation), tels qu'ils invitent à réfléchir autrement, voire à renouveler, pratiques et théories en Gestion des Ressources Humaines.
    Chaque chapitre est rédigé par un ou des auteurs spécialistes du sujet.

  • Il ne s'agit pas d'un ouvrage d'exégèse, ni de théologie, ni de piété. Pour l'auteur, l'enjeu est ailleurs. Le Messie, le Christ, Jésus, c'est scandale et folie, subversion inouïe de c qui était, au temps de Paul et de la rédaction du Nouveau Testament, religion et philosophie. L'auteur pose la question suivante : quel sens peut bien avoir cette subversion si on la pense aujourd'hui ? On peut sauver le monde du chaos et l'homme de la misère si l'on aime Dieu par la seule force de l'esprit critique.
    Maurice Bellet (1923-2018) est psychanalyste, prêtre et théologien. Son oeuvre considérable est traduite dans le monde entier.

  • 1521 : les Turcs menacent une chrétienté divisée. La période est trouble, entre la mort de deux papes, les querelles des princes et le schisme de Luther. À Bâle, le jeune Jean Jambecreuse est désormais un peintre reconnu, patronné par Érasme, et un bourgeois considéré, surtout des dames. Mais il est tenté par le service de François Ier, roi de France, puis découvre les malheurs de la guerre lors de la révolte des rustauds, enfin vogue vers la lointaine Angleterre, au pays de celui qui n'était pas encore Barbe Bleue. Ses tribulations ne sont pas terminées...

  • Le rythme de la méditation n'est pas celui de l'exposé. Il épouse celui du chemin sans chemin qui, pour un regard superficiel, paraît une errance. Quelle voie emprunter qui nous assurerait, aujourd'hui, contre les périls extrêmes dont l'histoire des peuples et l'actualité nous donnent une image angoissante ? Ce petit livre salutaire et profond se propose d'accueillir ceux-là mêmes qui n'ont plus de chemin, car celui où ils s'étaient engagés s'est défait. Celles et ceux qui se sentent perdus dans un monde où plus rien ne les guide. Trois méditations pour que la Voie demeure toujours ouverte.

  • Confronté depuis l'âge de six ans à des phénomènes paranormaux, Alain Joseph Bellet raconte dans ce récit autobiographique la naissance et l'évolution de ses facultés médiumniques, mais aussi ses difficultés à les accepter et à les partager. Une histoire jalonnée d'événements extraordinaires, qui semblent attester de l'existence d'un au-delà.Manifestations, révélations, perceptions ont orienté et guidé son existence. Au fil des années, Alain Joseph Bellet est parvenu à reconnaître ce don comme une chance qu'il met au service de ceux qui souffrent de la perte d'un être cher." Je me fonde sur les contacts et messages de l'au-delà que je reçois pour vous dire que nos chers disparus nous parlent bien souvent de " la relation à l'autre " et des regrets qu'ils ont de ne pas avoir été dans l'Amour Inconditionnel. ", dit-il. En consultation comme lors de ses conférences, il montre qu'il communique avec les défunts et peut ainsi transmettre à leurs proches de précieux messages.

  • Les morts nous parlent : nous devons seulement apprendre à les écouter. L'un des plus célèbres médiums français raconte ses témoignages de l'après-vie"."
    Devons-nous avoir peur de la mort ? À la veille de faire ce long voyage, nous nous demanderons tous comment cela va se passer pour nous. Notre passage dans l'autre monde sera-t-il facile ou difficile ? Pourrions-nous être retenus par le chagrin de nos proches ? Que penser de la maladie et de l'euthanasie ? De l'inhumation ou de l'incinération ? Les échanges médiumniques vécus par l'auteur nous permettent d'en apprendre un peu plus sur les questions complexes de la mort, de la survie de l'âme et des situations variées dans lesquelles nous pourrions nous retrouver dans l'après-vie. Ainsi, des esprits décrivent au medium leur parcours dans l'autre monde et les visites rendues à leurs proches sur Terre. Preuve de survie données par les esprits, témoignages de consultants et psychographies du monde spirituel peuvent nous aider à préparer notre passage vers une autre réalité.

  • Un regard lucide et critique sur l'Eglise et la foi aujourd'hui. L'ouvrage se compose d'un recueil de pensées spirituelles, souvent drôles, sur l'humanité, Dieu, la morale, la prière, etc., d'un texte pastiche d'une encyclique imaginaire sur l'avenir de l'Eglise et de deux textes de méditations.


  • Du roman d'enquête au polar à la française en passant par le policier historique, voici les recettes à connaître avant de se lancer dans l'écriture d'un roman policier.

    Longtemps dénigrée, la littérature policière s'impose aujourd'hui comme un

  • Aujourd'hui, nous avons toutes les raisons d'avoir peur, de redouter des bouleversements anthropologiques, techniques et biologiques susceptibles de transformer radicalement l'humain. Maurice Bellet nous adresse une sorte de credo post-moderne (le pendant à son livre qui paraît en même temps, L'explosion de la religion) dans lequel il affirme que la foi en l'humain ne peut plus s'opposer à la foi en Dieu. Le destin et de l'homme et de la croyance en Dieu sont intimement liés. Et ne l'ont jamais été autant ni de cette façon.
    Comment croire en l'humanité en ces temps de crise et de bouleversements ? C'est précisément en ces temps-là, explique l'auteur, que l'humain est appelé à s'interroger sur ce qu'il en est d'être humain - ce qui devrait, dit-il, être la mission ultime de la religion. Il nous livre ainsi, en quelques pages, un message radical.

  • Les premières versions du « Je crois en Dieu », le Credo des chrétiens, datent du IIe siècle après Jésus Christ. Il est extraordinairement bref, moins d'une demi-page, et il paraît évoquer un monde disparu, l'âge des mythes et des récits fabuleux. Pourtant, il est encore aujourd'hui repris et récité par des dizaines voire des centaines de millions d'hommes...
    Comment encore lire et comprendre ce petit texte énigmatique et si important pour nous ? Maurice Bellet nous propose une relecture contemporaine décapante. Il reprend un à un les articles du Credo pour les relire avec intelligence, à l'épreuve des défis et des interrogations de notre époque.
    Ce vieux petit texte n'a pas fini de nous surprendre, nous explique l'auteur qui utilise toute son expérience spirituelle et analytique, philosophique, pour redonner toute sa force à la prière par excellence des chrétiens.

  • Aujourd'hui, l'hypnose est devenue une pratique de plus en plus répandue, non pas seulement pour le traitement de la douleur, mais aussi dans l'organisation des soins. Ce qu'offre l'hypnose, sa capacité étonnante de modifier le rapport au temps, de le suspendre, de le ralentir ou de l'accélérer, peut être d'une grande aide pour les soignants, dans certains actes opératoires, dans les troubles chroniques et pour développer la relation au patient. Pour réhumaniser le soin, c'est-à-dire réintroduire des mots, de la parole, du lien. Car l'hypnose est avant tout affaire de langage. Plus qu'une technique, l'hypnose est une manière nouvelle de traiter les blessures de notre époque, burn-out, dépression, anxiété, rééducation. Avec l'hypnose, le patient participe activement à son traitement et, au-delà, c'est un véritable apprentissage que l'on peut découvrir pour mieux vivre le quotidien ! Cet ouvrage illustre les avancées spectaculaires opérées par l'hypnose thérapeutique pour réhumaniser le soin. Il invite à développer la pratique par un travail sur les mots et l'imagination, et explique comment y avoir recours. Patrick Bellet est médecin, président fondateur de la Confédération francophone d'hypnose et de thérapies brèves, président de l'Institut Milton H. Erickson d'Avignon-Provence et rédacteur en chef fondateur de la revue Hypnose & thérapies brèves. Il enseigne à l'université de Strasbourg et à la faculté de médecine de Marseille. Il est l'auteur de L'Hypnose. 

  • La Voie est nécessaire à l'homme, autant que l'air ou la nourriture. Elle tire l'homme de la détresse. La Voie précède. On demande : où est la Voie ? Est-elle sagesse, ou croyance, ou savoir ? Est-elle un art ? Est-elle en thérapie ou en politique ? Chercher ainsi la Voie, c'est supposer qu'elle vient après ; après nos divisions, scissions, catégories. Or la Voie est première. Son espace est celui qu'elle-même fait paraître ; et il est avant la séparation de l'espace et du temps, puisque la Voie est voie, et non spectacle. La Voie ne serait-elle pas du côté des choses antiques ? La Voie précède la séparation de l'antique et de l'actuel, comme celle du mythe et de la raison. La Voie n'est-elle pas un luxe, bon à ceux qui mangent bien et n'ont pas de soucis ? Non. La Voie est toujours le plus urgent, même pour l'affamé. Car comment pourrait-il, sans elle, demeurer lui-même ? Et s'il se défait, et se perd, à quoi pourra lui servir tout le reste ? La Voie est toujours de première nécessité.

  • Ce livre peut se lire comme un roman, un conte, un récit avec rencontres et mésaventures. Mais c'est aussi, écrit en filigrane, une espèce de traité contre le désespoir, une affirmation paisible et furieuse en faveur de la vie. Avec cela de l'humour. Il y a des choses trop terribles pour qu'on en parle autrement que légèrement. Ce livre est gai, justement là où, généralement, la gaieté cesse.

  • Russian express

    Alain Bellet

    « Je ne tiendrai pas. Mon dos en bouillie, mes mains blessées truffées de crampes, je résiste comme je peux. L'odeur de graisse m'écoeure. La poussière noire du ballast me gifle. Mes muscles souffrent. J'ai peur de ne pas pouvoir tenir... Le bruit sourd creuse mes tympans, visite mon crâne. Trois heures, seulement trois heures que je suis cramponné, enlacé à la ferraille meurtrière... »
    Accusé à tort et recherché, le jeune Youri Serkovitch fuit Moscou, caché sous un wagon. Un long périple peuplé de dangers commence. À bord du célèbre Transsibérien traversant l'Oural puis les forêts de bouleaux et les steppes, le voyage de l'adolescent se complique. Autour de lui, les voyageurs, les agents du chemin de fer russe, une jeune ouvrière... chacun se détermine et choisit ce qu'il doit faire. Tous comprennent que les chasseurs n'abandonnent jamais.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alain Bellet a publié de nombreux livres (polars, romans adultes et jeunesse, romans historiques, documentaires) et écrit plusieurs textes pour le théâtre. Il été directeur de MJC et de cinémas d'art et d'essai, puis journaliste indépendant. Un temps président de la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse, il a créé des festivals, et conçu des projets culturels en osmose avec d'autres disciplines artistiques (notamment avec la photographe Patricia Baud). Investi dans de nombreux ateliers et chantiers d'écriture avec des enfants, des jeunes et des adultes, il se définit comme « un écrivain impliqué dans la Cité ».

  • À la suite de son mariage avec Gaston, Jessica et lui partent en lune de miel à Tahiti. À leur retour, David, ex-collègue de Jessica, refait surface. C'est alors que les ennuis commencent pour la jeune femme.
    Entre chantage, trahison et peut-être un divorce... La vie de la jeune femme va être de nouveau chamboulée.

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