• Auguste Blanqui est le grand représentant du socialisme révolutionnaire au XIXe siècle en France, le lien entre la Révolution, celle de Babeuf et de Buonarroti, et la Commune de Paris, vécue dans sa cellule de Clairvaux. Depuis sa première blessure lors des émeutes de la rue Saint-Denis en 1827 jusqu'à sa libération en 1879 après la campagne menée par Victor Hugo et Georges Clemenceau, il a tout mené de front, fondé des sociétés secrètes, créé des journaux, monté des insurrections, instruit la jeunesse révolutionnaire parisienne. Et il a pourtant trouvé le temps d'écrire, en particulier pendant les longues années de prison la moitié de sa vie. On trouvera ici présentés des proclamations, des extraits de sa défense lors de ses procès, des articles, des lettres, des textes théoriques et polémiques, et deux classiques : Instructions pour une prise d'armes, et L'Eternité par les astres. " Le peuple est muet, il végète loin des hautes régions où se règlent ses destinées. Lorsque, par hasard, la tribune ou la presse laissent échapper quelques paroles de pitié sur sa misère, on se hâte de leur imposer silence au nom de la sûreté publique, qui défend de toucher à ces questions brûlantes, ou bien on crie à l'anarchie. Et puis, quand il s'est fait un grand silence, on dit : Voyez, la France est heureuse, elle est paisible, l'ordre règne ! "

  • Communiste et révolutionnaire français dont la devise était : "Le devoir d'un révolutionnaire, c'est la lutte toujours, la lutte quand même, la lutte jusqu'à extinction." Il fut fidèle à cette devise. Il fait le coup de feu en juillet 1830, encore en mai 1839, participe à la révolution de février 1848. Il peut entendre les fusillades des journées de juin enfermé dans la forteresse de Vincennes.
    Lors de la Commune il est en prison. Il passera d'ailleurs selon les calculs précis d'un biographe trente-trois ans, sept mois et seize jours en prison, sans compter la résidence forcée, la haute surveillance et l'exil. Il y gagnera le surnom de "L'enfermé". En 1868-69 il rédige ces Instructions pour une prise d'armes qui ne seront publiées pour la première fois qu'en 1930. Il s'agit d'un manuel de la barricade, d'un précis, d'un vademecum de l'insurrection. Les villes, et Paris en particulier, sont des champs de bataille.
    Ce programme est purement militaire et laisse entièrement de côté la question politique et sociale.

  • Livre rédigé en prison par celui qu'on surnommait « l'éternel conspirateur », L'Éternité par les astres est une étonnante réflexion cosmologique qui a inspiré Nietzsche pour sa théorie de l'éternel retour.
    Cette « spéculation cosmologique » est bien plus qu'une curiosité. Ce texte à la fois scientifique, poétique et philosophique mérite d'être redécouvert. La riche préface de Jacques Rancière l'éclaire d'un jour nouveau.

  • « L'idéal républicain de Blanqui est l'objet même du texte publié dans la présente édition.
    Écrit en 1834, Qui fait la soupe doit la manger est une charge lourde contre tout principe d'exploitation et d'inégalité. L'auteur redouble de pugnacité quand il s'agit de dénoncer l'idée d'égalitarisme comme remède contre toutes les injustices sociales.
    Non dénué d'un certain humour, ironique et incisif, Qui fait la soupe doit la manger, destiné au journal Le Libérateur, conserve une certaine fraîcheur aujourd'hui encore. »

  • Ce texte aux accents prophétiques fut rédigé à la fin du Second Empire. Louis-Auguste Blanqui y évoque avec confiance les conditions de réalisation d une société de justice, d égalité et de partage. À l heure où la gauche est confrontée à la nécessité de repenser ses fondements politiques, il est utile de se souvenir avec Blanqui que le communisme ne peut être que le terme d un processus collectif et que l émancipation des consciences est la condition principale de sa (ré)invention.

  • "ni dieu ni maître": quatre mots qui grondent comme l'orage dans l'histoire des révolutions et de la révolte.

    Le sait-on encore? c'est l'indomptable auguste blanqui qui lança cette formule à la gueule des puissants avant de créer le journal du même nom. quelle est l'origine de cette formule? que signifiait-elle à l'origine? maurice dommanget, dans son introduction, revient sur la genèse de ce (jamais assez) célèbre slogan. blanqui croyait que la révolution sociale ne se préparait pas sans passer par la critique de la religion.
    D'oú ce remarquable choix de textes oú blanqui étale magistralement toute sa pensée anticléricale.

  • Outrecuidance des théoriciens qui traitent du haut en bas les révolutionnaires, sous prétexte qu'ils ne possèdent pas une formule de reconstruction pour remplacer ce qui tombe. Pourquoi les révolutionnaires n'adopteraient-ils pas une formule, tout aussi bien que ces organiciens si superbes ? Ils n'ont qu'à choisir entre les panacées qu'on leur offre, entre les édifices élevés par tant d'architectes. Seraient-ils donc ignorants, au point de ne pas connaître les palais imaginés par tous ces amateurs de bâtisse ? C'est en vérité ce que semblent croire les fondateurs de mondes nouveaux. Dès que vous n'adoptez pas une école, c'est que toutes vous sont étrangères. Votre ignorance seule peut vous retenir indifférent entre tant de prisons-modèles où les poursuivants organiques prétendent claquemurer l'avenir. Fouriérisme, Saint-Simonisme, communisme, positivisme, c'est à qui s'est empressé d'édifier de bagnes tout neufs, où l'humanité jouira du bonheur de la chaîne perfectionnée.

  • L'éternité par les astres : hypothèse astronomique / par A. Blanqui Date de l'édition originale : 1872 Sujet de l'ouvrage : Astronomie -- 19e siècle Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Défense du citoyen Louis Auguste Blanqui devant la Cour d'assises : 1832 Date de l'édition originale : 1832 Sujet de l'ouvrage : France (1830-1848, Louis-Philippe) Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
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  • BnF collection ebooks - "L'économie politique est le code de l'usure, la description de la mécanique sociale et l'inventaire de son matériel. Rien de plus, rien de moins. Pas trace de philosophie, ni de morale..."

  • L'éternité par les astres : hypothèse astronomique / par A. Blanqui http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k86534r

  • Ce recueil comprend quatre textes importants de Auguste Blanqui : Instructions pour une prise d´armes - Qui fait la soupe doit la manger - Le communisme, avenir de la société - Qui a du fer a du pain.


    "Ce programme est purement militaire et laisse entièrement de côté la question politique et sociale, dont ce n´est point ici la place : il va sans dire, d´ailleurs, que la révolution doit se faire au profit du travail contre la tyrannie du capital, et reconstituer la société sur la base de la justice.


    Une insurrection parisienne, d´après les vieux errements, n´a plus aujourd´hui aucune chance de succès. En 1830, le seul élan populaire a pu suffire à jeter bas un pouvoir surpris et terrifié par une prise d´armes, événement inouï, qui était à mille lieues de ses prévisions. Cela était bon une fois. La leçon a profité au gouvernement, resté monarchique et contre-révolutionnaire, bien que sorti d´une Révolution. Il s´est mis à étudier la guerre des rues, et il y a repris bientôt la supériorité naturelle de l´art et de la discipline sur l´inexpérience et la confusion.


    Cependant, dira-t-on, le peuple en 1848 a vaincu par la méthode de 1830. Soit. Mais point d´illusions ! La victoire de février n´est qu´un raccroc. Si Louis-Philippe s´était sérieusement défendu, force serait restée aux uniformes. À preuve les journées de juin. C´est là qu´on a pu voir combien est funeste la tactique, ou plutôt l´absence de tactique de l´insurrection. Jamais elle n´avait eu la partie aussi belle : dix chances contre une..." Instructions pour une prise d'armes.

  • La patrie en danger / Blanqui Date de l'édition originale : 1871 Sujet de l'ouvrage : France -- 1870-1914 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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  • Critique sociale, par Auguste Blanqui,.... Capital et travail Date de l'édition originale : 1885 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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  • Blanqui a payé de la prison, de la déportation, de l'exil (voir L'Enfermé, sa biographie monumentale et historique par Gustave Geffroy, que nous publions simultanéement) l'échec des insurrections de 1830 et 1848.
    Vingt ans après, en 1868 - et d'autres prisons, d'autres journaux, un autre exil -, il revient par l'écriture aux barricades : comment s'organiser, comment résister, où trouver les matériaux, l'argent, comment distribuer les grades. Et que devient la ville dans l'insurrection, comment percer les murs, se nourrir, ou ne pas mourir.
    Grand texte qui a fasciné Walter Benjamin. La question des émeutes urbaines traverse toujours nos sociétés, et encore plus celle de la résistance à l'ordre établi.
    Ce texte n'avait pas été réédité depuis le livre-culte de Miguel Abensour (éd. Futur antérieur), en 1973. Le voici en version numérique.
    FB

  • Extrait : "L'économie politique est le code de l'usure, la description de la mécanique sociale et l'inventaire de son matériel. Rien de plus, rien de moins. Pas trace de philosophie, ni de morale..."
    À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN
    Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. 
    LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants : 
    o Livres rares
    o Livres libertins
    o Livres d'Histoire
    o Poésies
    o Première guerre mondiale
    o Jeunesse
    o Policier

  • 7 septembre 1870.
    La République est proclamée. La France respire et renaît à la vie. Elle ne se sent plus, - rêve affreux ! - descendre lentement dans l'abîme, garrottée et impuissante. Son armée, en mourant, l'a délivrée. Défaite victorieuse ! C'est la Prusse qui va rester ensevelie dans son triomphe.
    Que la France ne se montre pas indigne d'un si héroïque sacrifice ! Que Paris républicain soit le premier à payer sa dette aux soldats martyrs de notre liberté.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Louis Auguste Blanqui, né à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) le 8 février 1805, est d'origine italienne.
    Carbonaro depuis 1824, au sein de cette organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique, Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines de son époque. Dès lors, se succèdent pour lui complots, coups de force manqués et emprisonnements.
    En 1825-1826, il participe au journal saint-simonien Le Producteur fondé par Olinde Rodrigues et Prosper Enfantin.
    Il entre au journal d'opposition libérale de Pierre Leroux Le Globe fin 1829. En 1830, on le compte dans les rangs de l'association républicaine la plus séditieuse, connue sous le nom de Conspiration La Fayette, qui joue un grand rôle dans la préparation de la Révolution de 1830, à laquelle il participe activement. Après la révolution, il adhère à la Société des amis du peuple , il se lie avec d'autres opposants au régime orléaniste : Buonarrotti (1761-1837), Raspail (1794-1878) et Barbès (1809-1870), entre autres.
    En janvier 1831, au nom du « Comité des Écoles », il rédige une proclamation menaçante. À la suite de manifestations, il est emprisonné à la Grande Force pendant trois semaines. Mais, récidiviste et prêchant toujours la violence, il est de nouveau arrêté et inculpé de complot contre la sûreté de l'État. Fin 1831, a lieu un procès durant lequel lui et quatorze camarades sont accusés de délits de presse. Blanqui témoigne alors de son caractère révolutionnaire, réclamant le suffrage universel, accusant des bourgeois d'être des 'privilégiés', se déclarant, lui, prolétaire. Il utilise une formule qui témoigne de son idéal socialiste : 'Frapper d'impôts le nécessaire, c'est voler , frapper d'impôts le superflu, c'est restituer.' Et il dit alors : 'Toute révolution est un progrès'. Aggravant alors son cas devant les juges, il est alors condamné à un an de prison.

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