• Dans ce roman, mené sur les chapeaux de roues, on découvre les nouvelles aventures de Maurice, le truand de Pigalle et de Bams, le marlou catalan, dans la France de Vichy. Résistants involontaires, mais déterminés à aller jusqu'au bout de leur engagement accidentel, les deux hommes incarnent la révolte absolue face au désordre établi. Cette farandole canaille du bal des vermines, ou la mort nazie sarabande avec l'adipeuse Collaboration, est devenue danse de mort... Macabre, grotesque, l'oeuvre d'Héléna n'a rien perdu de son actualité historique et humaine. La corruption et le vice sont inexorablement liés à la politique et au pouvoir. On croyait le savoir depuis toujours, on l'avait oublié, et c'est un écrivain désormais immortel qui nous rappelle que la mort et l'ignominie sont toujours au rendez-vous de l'Histoire. Avertissement d'autant plus fort, qu'André Héléna - maître du roman noir français - renoue avec la verve rabelaisienne et l'ironie populaire.

  • Écrit en 1961, L'homme de main est l'un des derniers romans authentiquement noirs d'André Héléna. Il clôt en quelque manière le cycle consacré au gangstérisme issu de la guerre. Les années cinquante sont terminées, le crime s'organise à l'américaine. Le Milieu n'est plus ce qu'il a été, si tant est qu'il le fut jamais, Messieurs les Hommes ont fait leur temps, l'avenir est au crime en col blanc. Restent cependant quelques indépendants, L'homme de main est de ceux-là. De ceux pour qui le revolver est la seule loi, celle de la jungle et des tueurs. À sa manière, c'est un Ronin : un précurseur du Samouraï de Melville, ou de certains personnages de John Woo, ou de Quentin Tarentino.

  • Dans les années 1940-1950, dix, vingt ans après la Guerre civile, une poignée d'Anarchistes espagnols poursuivait un combat d'arrière-garde opiniâtre contre le régime de Franco. Avec son Cheval d'Espagne, André Héléna reste le seul écrivain français à s'être emparé de cette geste, pour rendre hommage à ses héros obscurs. [...] Avec son poids de fatalité, son comptant de coups durs et de morts violentes, cette guérilla perdue et oubliée possède une puissante charge dramatique. André Héléna, qui saluait dans le roman noir l'héritier de la tragédie grecque, ne pouvait y rester indifférent. Clairement, ce qui émeut Héléna, c'est la solitude de ces hommes s'obstinant dans une lutte sans espoir. [...] Il excelle aussi à rendre palpable la tristesse de ces années grises, de ce pays en pénitence sous l'éteignoir franquiste, condamné aux génuflexions et aux saluts bras tendu, étouffant dans l'exhalaison des encensoirs, courbé sous le joug fléché de la Phalange, et encadré par les menaçants bicornes noirs de la Garde civile.

  • "Le goût du sang" paraît en 1953. L'action commence quelques jours après le Débarquement des Alliés sur les côtes normandes. Jacques Vallon a dix-neuf ans. Il tue pour le plaisir, et aussi pour régler des comptes avec lui-même. Massacre de paysans, fermes incendiées. L'épuration est un excellent prétexte pour Vallon. Elle lui permet d'assouvir sa haine et, surtout, de faire couler le sang. Dans ce climat trouble, où il découvre le crime et les femmes, la folie meurtrière se déchaîne. Février 1945, la débâcle des soldats allemands a laissé Vallon dérouté. L'euphorie de la Libération n'est plus qu'un souvenir. Le rêve est mort. Pris dans la tourmente de ses propres actes, Vallon perpétue son périple criminel, jusqu'à la fin inévitable. "Le goût du sang" est un des meilleurs romans d'André Héléna.

  • ...vous présente ses hommages et se fait un plaisir de vous annoncer que, sans le moins du monde se retirer des « affaires », il a entrepris de conter les plus marquants rie ses exploits à son vieil ami André HÉLÉNA, pour qu'il lui mette ça noir sur blanc avec une belle couverture en couleurs de Jef de Wulf. Vous verrez l'ARISTO enrichir sa collection de tableaux de maîtres et de livres rares, vous le verrez soulager la misère - de préférence avec l'argent des autres, - vous le verrez arriver toujours pile pour cueillir au passage « le bien mal acquis » et en faire un noble et aristocratique usage. Cela ne l'empêchera pas de connaître sa part de coups durs, de distribuer - et de recevoir - un copieux lot de dérouillées. Mais vous verrez toujours surgir au bon moment, pour lui donner le coup de main, SULPICE, le malabar au coeur sensible. Il n'est qu'un être au monde dont ni l'un ni l'autre ne pourra jamais avoir raison, c'est la séduisante, la tendre, la passionnée, la férocement jalouse amie de l'ARISTO, MARTINE.

  • ...vous présente ses hommages et se fait un plaisir de vous annoncer que, sans le moins du monde se retirer des « affaires », il a entrepris de conter les plus marquants rie ses exploits à son vieil ami André HÉLÉNA, pour qu'il lui mette ça noir sur blanc avec une belle couverture en couleurs de Jef de Wulf. Vous verrez l'ARISTO enrichir sa collection de tableaux de maîtres et de livres rares, vous le verrez soulager la misère - de préférence avec l'argent des autres, - vous le verrez arriver toujours pile pour cueillir au passage « le bien mal acquis » et en faire un noble et aristocratique usage. Cela ne l'empêchera pas de connaître sa part de coups durs, de distribuer - et de recevoir - un copieux lot de dérouillées. Mais vous verrez toujours surgir au bon moment, pour lui donner le coup de main, SULPICE, le malabar au coeur sensible. Il n'est qu'un être au monde dont ni l'un ni l'autre ne pourra jamais avoir raison, c'est la séduisante, la tendre, la passionnée, la férocement jalouse amie de l'ARISTO, MARTINE.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Le baiser à la veuve » fait partie d'une vaste fresque en dix volumes d'André Héléna, chaque roman constituant un tout et l'ensemble formant une anthologie du malheur et de la pègre de l'après-guerre : « Les Compagnons du Destin ».

  • « D'accord, on n'est pas obligé de se beurrer la gueule à longueur de nuit pour écrire. Mais on n'écrit pas non plus sans se faire mal. Héléna, lui, ne s'est pas seulement fait mal. Il en est mort. Loin de nulle part ». Alain Page. Le Donneur fait partie d'une vaste fresque en dix volumes d'André Héléna, chaque roman constituant un tout et l'ensemble formant une anthologie du malheur et de la pègre de l'après-guerre : « Les Compagnons du Destin ».

  • « Je vois dans mon pote Héléna, un prédécesseur du fabuleux David Goodis. Je vois en lui l'inventeur du « roman gris ». Le roman de la « désespérance ». Yvan Audouard. « Le fourgue » fait partie d'une vaste fresque en dix volumes d'André Héléna, chaque roman constituant un tout et l'ensemble formant une anthologie du malheur et de la pègre de l'après-guerre : « Les compagnons du destin ».

  • "Je m'élançai, sautai par dessus le macchabée étendu à plat-ventre, le nez dans son sang, et fonçai dans la nuit. J'avais peur. Je sentais en moi une trouille inouie, comme si le mort lui-même courait derrière moi". "La victime" fait partie d'une vaste fresque en dix volumes d'André Héléna, chaque roman constituant un tout, et l'ensemble formant une anthologie du malheur et de la pègre de l'après-guerre : "Les compagnons du destin".

  • Lorsque René, à l'insu des meurtriers, avait assisté - impuissant - au double crime de la rue des Moines, il avait compris qu'il était promis, lui aussi, au rôle de victime. Mais la victime de qui ? De la société, qui se défend, ou des bandits ? Il n'a pourtant « donné » personne, il a simplement tenté de se ressaisir - mais trop tard. Il faut payer. Coincé entre la police, qui veut le faire parler, et les meurtriers, qui sont résolus à supprimer un témoin accablant, il n'est plus qu'un insecte, qui vole sans espoir entre deux implacables toiles d'araignées. Cependant, la Sûreté est prévenue et agit aussitôt. Lancé de la Préfecture de police, un immense filet s'abat sur Paris. Les agents, les motards, les inspecteurs en civil, les bornes téléphoniques, les voitures-pies sont autant de mailles innombrables, qui se resserrent autour des criminels jusqu'à la capture finale.

  • Mademoiselle Marthe retenait son souffle, et regardait fixement le canon du revolver qui la menaçait. Sa main tremblante se tendit lentement vers les liasses de billets, et elle les passa à l'homme une par une. Au-dessus du foulard qui masquait le bas de son visage, les yeux du gangster la regardaient sans ciller... Le père tranquille du hold up vient de réussir un nouveau coup. Depuis quelques mois, le gang des Caisses d'épargne sème la terreur dans Paris et ses environs. L'audace et l'intelligence qui caractérisent ces exploits, inquiètent la police parisienne. Quels sont donc ces hommes qui tiennent en échec le vaste système de défense et de recherches de la Préfecture ? Des hommes comme les autres ! Plutôt plus bêtes, plus cruels, plus imprudents que les autres ? Leur chef, le mystérieux Monsieur Bob, a su en faire une bande efficace. Mais, livrés à eux-mêmes et à leurs vices, essayant d'échapper aux conséquences de leurs crimes, fuyant la police, ils ne sont que des fauves aveugles et cruels. Ils sont en cavale, et cette course ne peut les mener que vers la mort.

  • Jean Jérôme, tricard fraîchement sorti de la prison de Clairvaux, perd tous ses espoirs de liberté tranquille, quand il rencontre Benoît Auguste, ancien taulard tortionnaire qu'il abat avec haine, et dont il prend l'identité. Il nous entraîne alors avec un suspense haletant dans ces lieux réservés bordels, rues sombres ou troquets sordides. C'est dans ces tableaux humides, noirs mais vivants de quartiers choisis du Paris des années cinquante, que l'on croise sur un rythme hallucinant : truands, flics, trafiquants et putains. Trois écrivains de romans noirs ont su donner de Paris une image précise, crépusculaire, nocturne, telle que la ville était dans les années cinquante : Maurice Raphaël, Léo Malet et André Héléna, dont le retour prévu chez quelques éditeurs s'annonce aussi définitif que le retour en force d'Emmanuel Bove. Deux d'entre nos écrivains noirs ont débuté par des recueils de poèmes : Léo Malet et André Héléna, auteur également d'environ deux cents romans publiés sous différents pseudonymes et qui doit sa notoriété aux dix volumes édités sous le titre général de « Les Compagnons du destin », ainsi qu'à des romans noirs d'une exceptionnelle qualité. Publié en 1951, « Les héros s'en foutent » avec des accents à faire frémir décrit un monde que connaît bien André Héléna. Alfred Eibel.

  • « Premier roman publié en 1949 (le premier écrit étant "Le bon Dieu s'en fout", en 1945) par World Press, dans la collection Nuits noires, "Les flics ont toujours raison" s'avère plus classique que l'oeuvre précédente. L'argument est simple : un pauvre bougre, tombé pour cambriolage, cherche vainement à se réinsérer dans la société. Trois mois de recherches infructueuses se passent alors après sa sortie de prison. Infructueuses, car son statut d'ancien détenu le rend interdit de séjour dans la capitale et la région parisienne. Ce qui fait surtout la force du récit, c'est la dénonciation de la torture et de la prison, qu'Héléna considère comme une matrice criminelle. Dénonciation aussi de cette justice d'une époque qui n'était rien d'autre qu'une organisation répressive, une machine à punir, voire à broyer l'individu. Bien sûr, André Héléna se positionne d'autorité comme un écrivain révolté mais, déjà, ce roman policier de moeurs l'impose aussi comme le maître du polar français. Qu'importe qu'il soit resté longtemps un maître dans l'ombre. Aujourd'hui, plus d'un demi-siècle après ce premier titre, André Héléna nous apparaît dans toute la plénitude de son talent de conteur, dont la violence est toujours de mise. » Jean-Pierre Deloux

  • Après « Collège mixte » avec lequel André Héléna nous avait fait visiter un collège perdu au milieu des pins des Landes, l'auteur nous introduit aujourd'hui au coeur même d'un grand journal. On peut être journaliste, on n'en est pas moins homme... Ou femme. « C'était dans le journal... » : ce n'est pourtant pas un critère en ce qui concerne la vérité. Il y a des histoires qui ne « sont pas dans le journal » et qui, pourtant, sont plus vraies que celles qu'on y lit. Lorsqu'une jeune fille veut exercer ce métier, il lui faut d'abord, souvent, faire un certain apprentissage qui, parfois, n'a rien de très professionnel... Et comment les grands reporters pourraient-ils refuser ces starlettes qui s'offrent, ces mannequins à l'affût de la publicité, et qui sont prêtes à tout pour avoir « leur nom dans le journal » ? Nous sommes au début de l'été les femmes portent des toilettes claires, peut-être trop décolletées, le désir agace tout le monde. Et l'optimisme des proches vacances fait sauter les bonnets par-dessus les moulins. Cependant, au-dessous des salles de rédaction bourdonnantes, grondent les rotatives, et ce grondement est peut-être celui, immense, du monde entier. L'Amour ? L'Argent ? L'Information est plus exigeante : le journal tombe à cinq heures. L'amour, on le fera ce soir...

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