Albin Michel

  • Dans une méditation nourrie de souvenirs, Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011 pour L'Art français de la guerre, compose un hymne à nos cinq sens. Croire n'est pas savoir, c'est sentir - voir, écouter, sentir, goûter et toucher -. Et c'est aimer, comme lorsque l'on saisit l'intensité de la présence qui réside entre deux visages, révélant l'éternité. Car dans ce credo moderne, « ce qui est là, et d'une façon très intense, c'est la vie avant la mort, celle où je suis, celle où nous sommes ensemble, celle qui me porte, m'imprègne et m'anime. Cette vie-là a valeur d'éternité. » « Un joyau pour l'âme, un vrai poème sacré. » La Croix, Bruno Frappat Ce livre a reçu le Prix Spiritualités d'aujourd'hui en 2015.

  • Quinze femmes ouvrent leur cuisine, et font partager un plat auquel elles tiennent. Un plat de famille venu d'ailleurs - du Bénin, de l'Egypte, de l'Afghanistan ou encore du Nicaragua - mais "vivant" aujourd'hui ici. Un plat simple mais délicieux, qui ravive les souvenirs et réchauffe les coeurs.
    Tout en le préparant, elles racontent comment on leur a transmis, comment elles l'ont transformé, et puis finalement toute leur histoire, comment elles sont arrivées en France, et comment elles y vivent.

    Le récit délicieux de la vie de quinze femmes dans la France d'aujourd'hui qui révèlent leurs trésors culinaires familiaux.
    Illustré de photographies et d'illustrations originales.

  • « Je suis agénésique, je suis né avec une seule main. Je suis devenu handicapé à vingt-sept ans, quand on m'a vu à la télé, parce qu'avant je n'avais jamais pensé l'être. Je menais une vie normale à quelques détails près. Maintenant je sais ce que c'est que le handicap, je l'ai vu de dehors, puis de dedans, et je trouve qu'il est important d'en parler. ».
    Grégory Cuilleron est devenu cuisinier grâce à la télévision, en participant à Un dîner presque parfait et Top chef. Il est maintenant responsable d'un restaurant à Lyon. Il a été par ailleurs ambassadeur de l'AGEFIPH, l'organisme chargé de promouvoir l'emploi des handicapés.
    En compagnie du romancier Alexis Jenni, il revient sur sa vie avec énergie et humour, développe une vraie réflexion sur le handicap, de l'accueil de l'enfant à son insertion sociale. C'est là une magnifique leçon d'optimisme qui modifie la perception des handicaps et des personnes qui les portent, et offre une source d'inspiration à laquelle chacun peut puiser, quelles que soient ses particularités.

  • La France n'en a pas fini avec son passé colonial. Il a imprégné les imaginaires et a constitué un socle idéologique sur lequel le Front national s'est construit. C'est ce Transfert d'une mémoire, de l'Algérie coloniale vers la métropole, qu'avait décrit Benjamin Stora en 1999.
    Cet ouvrage analysait déjà les raisons historiques pour lesquelles les questions difficiles de l'immigration ou de l'islam en France seraient au coeur du débat public.
    C'était également le sujet du roman d'Alexis Jenni, L'Art français de la guerre. Un dialogue inédit entre l'historien et l'écrivain permet ici d'éclairer la nature de cet imaginaire colonial et son actualité, dans une France secouée par les grands défis qui surgissent après le « Choc de janvier 2015 ».
    Face aux crispations identitaires, cet échange passionnant invite à mener une bataille culturelle décisive pour sortir de la violence des mémoires et à affronter enfin, par une prise en compte sereine de l'Histoire, les enjeux du présent.

  • Dans le Nord de l'Italie, niché dans les contreforts des Alpes, se trouve le monastère de Bose. Fondé dans les années 1970, dans le souffle du Concile de Vatican II, ce qui aurait pu n'être qu'une utopie spirituelle, où la mixité se joint à l'oecuménisme, est devenu un haut-lieu du christianisme, et son fondateur, Enzo Bianchi, une personnalité médiatique de premier plan en Italie.

    Alexis Jenni et Nathalie Sarthou-Lajus n'avaient ni l'un ni l'autre pensé que cette figure spirituelle allait les amener à découvrir une voie pour penser un christianisme pour notre temps et à revisiter les fondements d'une religion de l'amour, de l'hospitalité, et à goûter de nouveau la saveur d'une Parole qui irrigue toute une vie. De cette rencontre avec la communauté de Bose, inspirée par le désir de vivre radicalement l'Évangile, ils ont retenu cette phrase emblématique : « toute vie chrétienne est une vie humaine », une phrase que l'abbé Pierre avait adressée dans les années 1970 au jeune Enzo Bianchi... Depuis, cette communauté incarne ce chemin d'humanisation.

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