Sciences humaines & sociales

  • Comme Roméo et Juliette, Paul et Virginie sont le symbole de la jeunesse et de l'amour parfait. Leurs mères se sont réfugiées dans l'île de France - aujourd'hui l'île Maurice - et élèvent ensemble leurs enfants. Paul et Virginie se sont baignés  dans la même eau, nourris des mêmes fruits. Ils s'aimaient en frère et soeur jusqu'à ce qu'ils grandissent, s'aiment autrement et soient séparés. L'effondrement de leur bonheur a ému chaque génération depuis 1787.
    Après Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre redit la nostalgie du paradis perdu, la perversion de l'homme naturel  par la société. Paul était la générosité, Virginie, la vertu.  Pourquoi l'océan les a-t-il arrachés l'un à l'autre ?
    Nouvelle édition de Jean-Michel Racault.

  • Les récits d'aventures d'une pionnière du journalisme littéraire qui ont marqué une génération entière au côté des reportages d'Albert Londres et de Joseph Kessel. Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours. Titaÿna, alias Elisabeth Sauvy, née en 1897, est l'une des rares femmes françaises qui accède au statut de grand reporter dans les années 1920. Avide de sensations fortes et d'exotisme, elle parcourt le monde et rapporte de ses voyages des textes insolites et poétiques.

  • Lors de sa parution en 1986, le livre de Lydia Flem avait rencontré une large audience. C'était le premier ouvrage d'une jeune femme qui arrivait sur une scène où se bousculaient tant de figures de la psychanalyse en France. Sa venue avait néanmoins retenu l'attention de ceux qui espéraient un renouvellement du langage psychanalytique.
    Lydia Flem entreprenait non pas " un retour à Freud " mais un cheminement avec lui, à travers un style qui, en un sens, traduit en écriture le geste sensible de Freud prenant l'auteure par le bras dans un rêve qui présage le livre et qu'on lit en ouverture.
    Dans son ouvrage l'auteure choisit de souligner l'importance de ce que Freud veut dire par " cristallisation des expériences de la vie quotidienne " en adoptant une démarche qui allie histoire et littérature. Car c'est dans son écriture que Lydia Flem éclaire l'entrelacement du sensible et de l'abstrait qui sont au principe de l'élaboration du quotidien comme concept freudien. Lorsque l'écriture n'est pas qu'un moyen, mais le lieu d'une expérience, comme dans le cas présent, elle produit l'écrivain, plus exactement cette sorte d'écrivain qui conduit son lecteur à éprouver le passé comme un présent vivant, parce qu'il a engrangé ce que le savoir historique du moment a établi en le traduisant dans un récit et dans un style.
    On mesure, dans un après-coup de trente ans, combien ce premier livre d'une jeune auteure (elle avait trente-trois ans) a creusé un sillon dans lequel furent semés d'autres livres dont le quotidien est au cœur du récit, en pensant à Comment j'ai vidé la maison de mes parents (2004), ou bien à La Reine Alice (2011).
    Fethi Benslama

  • Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.

    Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?

  • Il arrive que la presse n'ait pas bonne presse. Ce fut le cas, il y a cinquante ans, durant les événements de mai et juin 1968. On vit alors fleurir des affiches qui ne faisaient pas dans la nuance. L'une montrait une bouteille de poison accompagnée de cette mise en garde : " Presse. Ne pas avaler. " Une autre rendait un verdict sans appel : " Toute la presse est toxique. " D'autres encore, visant l'audiovisuel public, présentaient un policier casqué avec ce commentaire : " La police vous parle tous les soirs à 20 h. "
    Or, au même moment, on pouvait trouver dans les librairies un livre qui contredisait cette vision uniforme d'une presse ligotée et de journalistes asservis. Ce livre, c'est celui-ci, La Presse, le Pouvoir et l'Argent de Jean Schwœbel, sorti aux Éditions du Seuil précisément en ce printemps 1968. La nouvelle édition de cet ouvrage pionnier permet de mettre en évidence l'actualité d'une tradition, celle de rédactions se battant pour l'indépendance de leurs médias.
    " Résister, c'est créer. Créer, c'est résister " : cette formule a souvent inspiré la génération de la Résistance, celle de Jean Schwœbel et de ses collègues, dont les combats inauguraux nous aident, aujourd'hui, à inventer les réponses qui manquent. L'un des grands mérites de ce livre est de nous transmettre cette énergie vitale. Il fait plaisir, en nos temps saisis par les peurs et, hélas, travaillés par les haines, d'y lire un éloge intraitable du non-conformisme.
    Jean Schwœbel n'hésite pas à plaider pour une presse qui inquiète ses lecteurs, les dérange et les bouscule. Une presse qui préfère les politiser au sens le plus noble du terme, de souci du commun et de l'autre, plutôt que de les divertir et de les distraire.
    Edwy Plenel
    Journaliste français, Jean Schwœbel (1912-1994) fut le premier président de la première Société des rédacteurs en France, celle du quotidien Le Monde. Il fut également président de la Fédération française des sociétés de journalistes. Il a notamment publié Les Deux K, Berlin et la paix (Julliard, 1963).

  • Le Cul à travers les âges

    Léo Campion

    • Jourdan
    • 3 Décembre 2020

    Enfin un livre sérieux !
    Indépendamment de sa rigueur historique, Le cul à travers les âges, vaste fresque fessière des origines à nos jours, est aussi l'étude documentée d'une science divinatoire nouvelle.
    Ce « cul » se lit comme un roman, et puis se relit avec une délectation accrue.
    Léo Campion a écrit là une oeuvre maîtresse, une oeuvre qui fera date. Elle a sa place, une place de choix, dans la bibliothèque de l'honnête homme. Comme dans celle de l'honnête femme. Ou de l'honnête hermaphrodite.
    Léon Campion, dit Léo Campion, né le 24 mars 1905 à Paris et mort le 6 mars 1992 dans la même ville, est un personnage aux multiples facettes : chansonnier, acteur, humoriste et caricaturiste, Régent de l'Institut de Pataphysique et Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers du Taste Fesses, mais aussi franc-maçon, libre-penseur, objecteur de conscience, pacifiste, antimilitariste, libertaire et historien de l'anarchisme.

  • Hegel

    Jacques D' Hondt

    Voici un Hegel nouveau, qui ne ressemble guère aux images familières, trop tôt coulées dans le bronze. Des documents inconnus, d'autres méconnus, une meilleure connaissance de l'entourage du philosophe et de l'histoire de son temps, permettent de tracer de l'auteur de La Phénoménologie de l'esprit un portrait singulièrement enrichi.
    Car Hegel a systématiquement dissimulé, plus ou moins efficacement, plusieurs aspects de son existence, de son activité et de sa pensée intime. Et cela en divers domaines : familial, religieux, politique, philosophique... Disciples et adversaires ont ensuite rivalisé de mauvaise foi pour alourdir encore ses silences.
    Le temps est venu de redécouvrir Hegel et de lui restituer son véritable visage, à la fois inquiétant et séduisant, vivant.

    Professeur honoraire à l'université de Poitiers, Jacques d'Hondt est l'auteur de nombreux livres sur Hegel, dont il est en France le spécialiste incontesté.
    Il a été président de la Société française de philosophie et de l'Association des Sociétés de philosophie de langue française ; il est membre du Comité de direction de la Hegel-Vereinigung et correspondant de l'Académie des sciences de Leipzig.
    Il s'agit là de la première biographie de Hegel en langue française.

  • Le coeur doit-il être absent des méditations qui touchent sérieusement aux affaires des États ? Non, semble répondre Jean-Pierre Giraudoux quand, un an après un certain mois de mai, il fait le point à l'usage d'un jeune léniniste.

    Dans un monologue qui est un dialogue à une voix, malgré un commun antigaullisme et un commun humour, se heurtent, antimarxiste, une passion de feu et, marxiste, une passion de glace. Ces passions s'annuleront-elles dans la VIe République ou s'ajouteront-elles l'une à l'autre dans la VIIe République, pour le bien du pays et du monde ? Telle est la question que l'auteur ne pose pas explicitement mais que soulèvera sans nul doute la lecture d'un essai à la fois ardent et raisonné, ingénu et m-ri, divertissant et grave.

    Par un apparent paradoxe, Jean-Pierre Giraudoux - qui fut, à vingt-cinq ans, le benjamin des députés de France - en prenant pour interlocuteur un enragé minoritaire, inaccessible ami, s'adresse bien davantage aux jeunes inconnus, majoritaires de tout repos, auxquels la VIIe République voudrait, par les voies du coeur autant que de l'esprit, donner le besoin et le go-t de l'action politique.

    Copieusement quadragénaire, Jean-Pierre Giraudoux a-t-il, de plus, parlé en lieu et place de parents victimes, volontiers masochistes ? Son livre, en tout cas, leur est également destiné.

  • Il est l'incarnation du Grand Siècle et de l'apogée de la France. Jamais monarque ne fut, plus que lui, Roi à chaque instant de sa vie. À l'éclat et à la splendeur de son règne répondent un écrasant labeur personnel, une lutte continuelle pour paraître égal à lui-même et d'abord en bonne santé. Ses conquêtes, ses revers, sa grandeur devant l'adversité, ses maîtresses, ses deuils, la sérénité de ses derniers jours, composent une passionnante aventure humaine. Il n'est pas un coeur français que la personne du Roi-Soleil puisse laisser indifférent, malgré ses fautes. Mais selon le mot de Napoléon, le soleil n'a-t-il pas lui-même ses taches ?

  • Biographie du prince Napoléon. "Ce bon fils ignore tout du terrain nouveau qu'il va rencontrer. La Cour lui est un pays plus inconnu que les cirques lunaires. Dans un milieu où sont épiés les moindres gestes, toutes paroles guettées et commentées, il fait étalage de franchise, aussi peu courtisan que possible, même assez paysan du Danube".

  • Cléopâtre, la fatale

    Hortense Dufour

    Si le sable et la mer ont tout effacé, s'il ne reste rien ni du palais ni du tombeau de Cléopâtre et de Marc-Antoine, leur histoire d'amour ne cesse d'obséder l'humanité. Comme la vie même de cette fabuleuse reine d'Egypte placée sous le signe des armes et des larmes, du sexe et du sang, des passions et des poisons.
    Janvier 69 avant Jésus-Christ. Une petite fille naît à Alexandrie, au palais de la Lochias : Cléopâtre VII Philipathor. Son père ? Ptolémée XII, un souverain détesté qui dilapide le royaume. Sa mère ? Typhaïa la jouisseuse, une des nombreuses favorites. La famille s'agrandit d'une soeur prénommée Arsinoé et de deux frères, Ptolémée XIII et XIV, que Cléopâtre devra épouser. Très vite, les drames se multiplient : sa soeur aînée est assassinée par son père. La petite Cléopâtre se jure dès lors de régner seule et d'éliminer sa fratrie homicide. A 20 ans, elle devient reine d'Egypte, conquiert César, l'homme le plus puissant du monde, auquel elle donne un fils. Ses atouts ? Son intelligence, sa ruse, son mystère et son étrange beauté. César assassiné, la catin du Nil comme la baptisent ses ennemis séduit un autre Romain flamboyant : Marc-Antoine. Leur passion bouscule les conventions. Et Octave, successeur de César, ne supportant pas cette femme qui rêve d'unir l'Orient et lOccident, décide d'engager une guerre sans merci contre les deux amants.
    Batailles, trahisons, violences, défaites. Son amant mort, ses enfants étranglés, abandonnée la reine met fin à ses jours. Elle a 39 ans. L'Egypte devient une province romaine. Cléopâtre a été son dernier pharaon.

  • Nouvelle présentationActeur essentiel de tout système d'information, l'usager est ici pour la première fois l'objet d'une étude approfondie. Ce texte vise à le remettre au coeur de toute réflexion dans la création ou l'amélioration des systèmes d'information (musée, bibliothèque, serveurs...). L'approche orientée-usager. Un nouveau paradigme pour la science de l'information. De nouvelles études et recherches en science de l'information. L'usage de l'information et des systèmes d'information. Définitions. De la logique à la loi. Comment se forge un usage. Le non-usage. L'usabilité. L'utilité. L'usager de l'information. L'usager. Du micro-social au macro-social. Les études des usages et des usagers de l'information. Les études des usages. Les études des usagers. Conception et réalisation d'une étude. Les techniques d'étude. Les préalables. Les techniques infométriques. Les techniques sociales. La formation des usagers. Le professeur de livres. Culture informationnelle et culture technologique. Un programme d'enseignement de l'information aux usagers.

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