FeniXX réédition numérique (F. Massot)

  • « Toutes les nuits, des cauchemars me faisaient haleter. En rondes lubriques, des femmes enlacées dansaient dans mon cerveau sur des collines de fumier. Elles me harcelaient de leurs gestes provocants et de leurs sarcasmes. Je me persuadai que je n'arriverais à recouvrer un sommeil réparateur qu'après que j'aurais au moins, de mes propres mains, tué une femme. »

  • A peine sortie de la prison de Clarivaux, Jean Jérôme abat Benoît Auguste un ex-détenu passé prévôt. Il prend son identité...

  • « À l'heure de l'explosion des jeux télévisés et des banlieues-malaises, les Branquignols reviennent. Série B, bande dessinée, polar foutraque, bourré d'albatros et de pièges à cons, noir comme le soleil corse, Hémophile à retordre a le charme abracadabrant quoiqu'imparablement logique d'un film de Jean-Pierre Mocky. Rien n'est très sérieux, mais tout est très grave. Passe le fantôme des années soixante-dix, des groupuscules minuscules et du gauchisme finissant, Égaré dans les années quatre-vingt-dix, l'inspecteur Space est forcément notre héros, désabusé comme il se doit, Rimbaud-Rambo de nos foirades et de nos fiascos. Troué d'images tordues et tordantes, Hémophile à retordre est, en dernière instance, le roman comique de nos désillusions... » Thierry Jousse.

  • Bombay, Bangkok, New York, Fort-de-France. Des bars, des barges, des potes, des putes, des pintes. Entre un Noël fêté dans un 747 vide et une virée au Vice Club, Henri Deville dissèque son monde d'une plume trempée dans le vitriol, la Guinness, le Jack Da', l'humour à froid et l'eau turquoise des piscines du Méridien. Il sait de quoi il parle : « steward, c'est un métier » C'est lui qui le dit. Et ça le fait planer, aussi sûrement qu'un bonnet D ou que l'herbe qu'il fume dans la Camaro de Mike sous la neige de l'Alaska. À côté d'un pit-bull qui lui tire la langue. Alors attachez, vos ceintures et préparez-vous au décollage, la traversée va se faire sans effort. François d'Épenoux.

  • Les gentils enfants des corons d'Atticourt, ceux qui descendaient au fond de la mine et poussaient les wagonnets remplis de pépites de charbon... Vous vous souvenez de ces gentils enfants qui, avant de cracher leurs poumons pourris par la silicose, sont morts abandonnés, trahis, enfouis... Vous vous souvenez ? Non. Personne à Atticourt ne veut s'en souvenir. Car la mémoire est laide, quelquefois. « Une silhouette sombre lévitait au-dessus de François... Il ne parvenait toujours pas à distinguer la face de l'être flottant... Ce dernier, en revanche, le dévisageait avec une sorte de convoitise. La convoitise d'un prédateur. » Le style de Pascal Françaix est beau, sompteux même. Derrière lui se devine une sensibilité d'autant plus profonde qu'elle est voilée de pudeur. Une émotion venue du Nord et qui ne provient pas seulement du fantastique et de l'horreur, mais d'une chose énigmatique que l'on appelle tout simplement l'écriture. Jean Rollin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une road-story dans la plus pure tradition, avec ses personnages fous, ses meurtriers baroques, ses stations-service perdues.

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