Fayard (réédition numérique FeniXX)

  • Un thriller dont l'ambiance, bien de chez nous, est celle des petits bals de banlieue. Charlie Cassel, propriétaire du bal Les Libellules, vivait heureux jusqu'au jour où deux souteneurs lui suggèrent, avec menaces à l'appui, de transformer sa maison en relais galant de luxe, s'offrant à lui fournir pensionnaires et clients. Devant son refus, ils lui annoncent de gros ennuis. En effet, la nuit même, des loulous viennent semer la perturbation dans le bal et, le lendemain, un des loulous est retrouvé assassiné dans le garage de l'établissement. Quand enfin Charlie découvre dans son propre lit le corps de sa petite amie étranglée, il comprend que désormais les coups vont pleuvoir et les énigmes se succéder...

  • Les récits que l'on va lire ici s'apparentent à ce que dans la presse on appelle les « faits divers ». On pourrait même parler d' « affaires criminelles », qui n'eussent pas manqué de faire la une de certains journaux, c'est-à-dire mériter un gros titre en première page. Pour certaines de ces histoires, c'est plus qu'une supposition, c'est un fait, puisqu'elles ont été « imaginées » par leurs auteurs, à partir d'affaires véridiques qui ont défrayé en leur temps la chronique, et au dossier desquelles ils se sont largement référés. Seuls, bien entendu, ont été modifiés les noms propres de lieux et de personnes.
    Ce qui fait l'intérêt, et l'unité, de ces différentes affaires criminelles, ce n'est pas la relation des faits, ni même le déroulement des enquêtes policières qu'elles ont suscitées, telles qu'aurait pu en rendre compte un bon journaliste, ou telles qu'aurait pu les imaginer un auteur de romans policiers. Leur intérêt et leur unité, c'est que l'ensemble des dossiers d'instruction a été confié à cette Mme Massot dont les fonctions, la personnalité et le caractère impriment à chacune des enquêtes une marque originale et déterminante.

  • Rue de l'Assomption, au mois d'août. Un homme s'effondre, terrassé par une crise cardiaque. Il s'appelle François. Il a trente-cinq ans. Il est beau. Il travaille dans la publicité. Un jeune cadre. Près de lui sur le trottoir, la bouteille de whisky qu'il vient d'acheter, enveloppée dans une page de L'Humanité. Des gens s'arrêtent, hésitent, passent. Une petite rentière, des travailleurs africains, des gosses, un député, un couple de touristes allemands... Du whisky ? Un ivrogne. L'Humanité ? Un communiste. Ou un drogué. Ou un clochard. Tandis que ces nouveaux lévites dialoguent avec leur conscience, François revit en pensée sa rencontre avec Doline, les semaines lumineuses qui ont suivi la découverte de son amour pour Doline - Doline qu'il doit retrouver dans une heure à la gare Saint-Lazare...

  • Quand on est français, jeune, sans attaches familiales, curieux - un peu trop curieux pour ne pas se brûler les doigts - et beaucoup trop amoureux pour garder son sang-froid, la verte Irlande peut vous réserver des surprises. De taille. Comme celles qui attendent notre héros chez les Buhling où, pour retrouver sa douce Berthe, il s'est fait engager comme chauffeur. À en croire Berthe et les horreurs qu'elle raconte, ses patrons seraient tous des sadiques - le mari, la femme, l'amant, la belle-soeur (borgne) et les neuf enfants... Une histoire pleine de sang et de fureur, où l'on passe du trafic des armes (pour ou contre l'armée clandestine) à celui de la drogue et des médicaments, du chantage à la folie meurtrière, le tout dans un langage savoureux où la gouaille parisienne et l'humour britannique font bon ménage.

  • Il vivait dans une sphère étrange, une bulle de cire dans un vide ineffable qui le retenait captif plus sûrement que les barreaux d'une cellule. Depuis, il traversait la vie en brandissant son âme comme une arme et, derrière ses pas, le sang laissait sur l'asphalte des fleuves en crue. Qu'on l'eût baptisé Camisole, c'était une de ces choses qu'il ne parviendrait jamais à comprendre. Il se sentait poète, et méprisait les égoïstes : il partageait la Mort avec qui en voulait. Qui a vécu de la violence ne périra pas sans plaisir..

  • Londres, avril 1871 : le jeune Sherlock Holmes reçoit une visite inattendue : celle d'un certain Karl Marx, chef de l'Internationale, traqué par un tueur fou à la solde de Thiers et de Bismarck. Holmes accepte de rechercher l'assassin, échappe à son tour de justesse à un attentat. La traque s'engage à Londres, se poursuit à Paris, en plein printemps communard...

  • Un soir, dans un bal de village, Bernard Abadie, jeune ingénieur des Travaux publics, aperçoit une fille d'une beauté fascinante, qui tourne inlassablement sur un manège de chevaux de bois. Il l'invite à danser, la reconduit sous forage jusque chez elle, lui arrache un rendez-vous auquel elle ne viendra pas. Obsédé par cette rencontre, Bernard retourne sonner à la porte de sa maison. Une vieille dame lui ouvre, qui reconnaît dans la description de la jeune fille sa petite fille morte en Algérie dix ans auparavant. Plus bizarre encore, au cimetière du village, Bernard découvre sur une tombe le portrait de l'inconnue et l'imperméable qu'il lui a prêté. Tout cela pourrait n'être qu'un mauvais rêve, mais on retrouve le lendemain le corps de Bernard, dans le lit de la rivière... Un riman policier couronné par le prix du Quai des orfèvres en 1983.

  • La soixantaine, veuve, revêche et sans attrait, Valérie Lemercier vit, en compagnie des deux enfants du premier lit de son mari, dans une petite ville d'Ardèche où il ne se passe rien.. Au début de l'histoire, son seul ami, Benoît Girardeaux, est écrasé. Volontairement ? Mme Lemercier hérite de lui, mais l'héritage lui est disputé par une amie d'enfance, Catherine Josserand, elle aussi redoutable. Menaces, chantage : le cauchemar commence pour Valérie qui ne sait pas aimer et que ses beaux-enfants détestent Un cauchemar qui, très vite, la rendra dangereuse. Quel secret cache cette femme énigmatique, vulnérable, victime des circonstances et de sa pusillanimité ? Le commissaire Jardet avance prudemment dans le labyrinthe des petits mystères, des mesquineries, des haines larvées mais puissantes : arrivera-t-il trop tard au festin où les deux louves s'affrontent ? Un suspense digne des plus grands romans policiers, où l'on retrouve le commissaire Jardet, héros du précédent roman de l'auteur, Périls en la demeure, Prix du Quai des Orfèvres 1983.

  • À l'âge de vingt et un ans, Georges Coulonges travaillait dans sa natale forêt girondine. Il exerce « tous les métiers des gens sans métier », avant de devenir ce « touche-à-tout-à-succès » qui entre au théâtre pour offrir à Jean-Louis Barrault son triomphal Zadig, donne à la télévision un Pause-café record d'écoute, sans parler des textes de quelque Potemkine chanté par Jean Ferrat, laissés négligemment dans le domaine de la chanson. * Il revenait à cet autodidacte aux oeuvres saluées par la jeunesse de peindre pour nous l'un de ces méconnus Lycées d'Enseignement Professionnel dont les portes s'ouvrent sur la rue, la banlieue, le risque. Mauvaise orientation scolaire, violence, alcoolisme, chômage, délinquance, prostitution sont, pour aujourd'hui ou pour demain, les réalités auxquelles Joëlle Mazart, jeune assistante sociale, est confrontée. Parviendra-t-elle, dans ces difficiles conditions, à sauver ce couple formé avec Lionel, conseiller d'orientation ? * Des personnages, des moeurs, un langage de notre temps. Un regard posé sur ceux que l'on ne veut pas voir. Coulonges leur donne la parole. Et parfois, il gueule avec eux. Pour eux. Joëlle Mazart : un roman qui ne doit pas tomber dans l'oreille d'un sourd.

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