Plon (réédition numérique FeniXX)

  • Ce ne sont ni des mémoires ni une somme autobiographique. C'est juste un homme qui parle. Mais pas n'importe qui : Daniel Wildenstein, 82 ans, empereur et patriarche des marchands d'art. Basée à New York, la Wildenstein Inc. s'adosse à un stock évalué en milliards de dollars, qui balise près de six siècles de peinture. Petit-fils de Nathan, fils de Georges, « Monsieur Daniel » - c'est ainsi qu'on l'appelle à son institut ou sur les hippodromes - est donc le troisième maillon de la dynastie de marchands de tableaux la plus puissante au monde, et la plus secrète qui soit. Depuis près d'un demi-siècle, et du bout des lèvres, Daniel Wildenstein n'acceptait de parler que de ses chevaux. De rien d'autre. Il ne répondait à aucune question, à aucune attaque, à aucune polémique. Une véritable abstraction vivante. Pour la première fois de son existence, il a brisé son mutisme légendaire. Aujourd'hui, il nous raconte « quelques petites choses vues, entendues ou vécues ». Passent alors dans le paysage : Clemenceau, Picasso, Maurice de Rothschild, Randolph Hearst, Bonnard, Malraux, Paul VI et « quelques » autres... Daniel Wildenstein nous convie à une promenade intime, à travers des instants de sa vie, des portraits, des récits, des éclairages, des révélations, des réflexions. Et promène son oeil aigu de faucon pèlerin sur la fabuleuse planète des arts.

  • Le 10 mai 1940 à 6 heures du matin dans le P.C. du général Gamelin à Vincennes est mis en branle le grand mécanisme de la guerre. Le 14 mai à 3 heures du matin au P.C. du général Georges à La Ferté-sous-Jouarre, parvient la nouvelle - erronée à cette heure - de l'effondrement du front de Sedan. Le 19 mai au même endroit le général Gamelin donne sa dernière directive. Le même jour le général Weygand prend le commandement et tente de redresser la situation. Dans toutes ces circonstances dramatiques, le général Beaufre - alors capitaine - était là. Il devait assister heure par heure à l'incroyable déroute des esprits et des armes qui livra la France aux Allemands. Son récit est d'autant plus précieux que ses fonctions d'alors, en le plaçant au centre nerveux de notre armée, faisaient de lui un des témoins majeurs de cette tragédie. Mais le général Beaufre ne se contente pas de rapporter les faits auxquels il a assisté en ces jours les plus noirs de notre histoire. Il en montre la genèse. Pour lui le désastre avait des racines lointaines, qui remontaient à la conclusion de la première guerre mondiale, et il place la véritable démission de la France en mars 1936, alors qu'il était encore temps d'arrêter l'hitlérisme naissant, sur lequel plus personne ne pouvait se faire d'illusions. Autant qu'une information incomparable, la qualité première de ce livre est la lucidité : celle d'un soldat inquiet de l'avenir et qui souhaite tirer tous les enseignements du tragique passé dont nous sortons à peine.

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • Le récit de l'ascension irrésistible d'une paysanne avide de connaissances et d'une volonté peu commune. Elle est morte en mars 1988, alors que l'auteur finissait ces entretiens.

  • Henri et Adam, émigrés trente ans plus tôt au bout du monde, prennent le vol Sydney-Paris le 19 décembre 1999. Henri, traité jadis comme un bon à rien par sa famille, avait choisi de fuir en Australie. Il revient en France, déterminé à éblouir ceux qui l'ont piétiné et, en utilisant sa fortune pour les faire souffrir, à prendre sa revanche. Adam, informaticien de haut niveau, a été dépossédé d'un programme qui lui aurait assuré la renommée et l'argent. Lui, il rentre à Paris pour s'offrir un séjour de grand luxe. La ville sera à lui pendant deux semaines. Henri va passer quelques jours dans une ancienne maison à Marly. Adam a réservé dans un palace. Or, à la suite d'un changement de place dans l'avion, leurs destins vont s'entrechoquer. Trois femmes se trouveront mêlées à leur sort. Liz - dix-huit ans, délicieuse et roublarde ; Clotilde - vingt-neuf ans ; Eliane, en pleine reconquête de sa vie à quarante-neuf ans. Rien ne leur résiste, et surtout pas les hommes. Une extraordinaire tension nourrit chaque seconde de ce récit, dont l'action psychologique et physique avance au rythme de notre temps. Ce roman est dédié à tous ceux dont on a pillé l'imagination, volé les idées, parfois même l'honneur, donc la dignité, pour un profit sinon pour un malin plaisir. Pourtant, il arrive de récupérer les objets et les rêves dérobés, si l'on a la chance de vivre plus longtemps que le voleur.

  • Je suis une Française parmi d'autres, élevée en province. Des vertus qui m'ont été enseignées dès mon enfance, je crois avoir conservé l'essentiel. Il se trouve que j'ai partagé l'existence d'un homme au destin exceptionnel, ce qui m'a conduite, contre toute attente, sur le devant de la scène. Si je parle aujourd'hui de moi, de mes goûts et de mes amitiés, en particulier dans le domaine artistique, de mes activités à la tête de ma Fondation. si j'évoque des souvenirs, de l'Anjou de mon enfance jusqu'aux palais de la République, c'est dans la fidélité à l'oeuvre et à la mémoire de Georges Pompidou, que les Français, je le sais, gardent au-dedans d'eux-mêmes, et qu'il m'appartient de faire vivre.

  • Le triptyque construction européenne libérale - réduction des dépenses publiques - dérégulation ne peut continuer plus longtemps à former le socle commun de la politique économique, qu'elle soit conduite par la droite ou par la gauche, comme s'il n'y avait qu'une seule politique possible. Il nous faut, au contraire, répondre à l'urgence qui s'exprime : urgence d'un changement, urgence d'une réflexion enfin tournée vers les problèmes concrets du pays et, d'abord, vers l'emploi. Concevoir une politique différente - qui ne soit pas l'autre politique de repli sur la nation seule - exige de mener le débat ouvert en trompe-l'oeil, puis vite refermé par la campagne présidentielle de Jacques Chirac, la plus mensongère, donc la plus décevante de l'histoire de la Ve République. Où en est la France ? Quelles sont ses marges de manoeuvre ? Ses choix européens sont-ils pertinents ? Ses élites sont-elles aptes à conduire le changement ? Quels sont les axes possibles d'une stratégie pour la croissance et pour l'emploi ? Comment la gauche peut-elle proposer une politique économique, à la fois différente de celle qu'elle conduisit lors des dix années où elle exerça le pouvoir sous les deux septennats de François Mitterrand, et de celle conduite par la droite depuis 1993 ? C'est ce à quoi veut répondre ce livre. Il ne s'agit pas ici du programme du parti socialiste, mais de la libre expression d'un jeune responsable politique, qui s'interroge, qui évolue, mais qui conserve la conviction que la transformation sociale exige des analyses, des solutions audacieuses et réalistes, bref une pensée.

  • La révolution d'Octobre et les convulsions de la guerre civile en Russie, l'affrontement de l'Occident avec Staline et les grandes affaires d'espionnage de la deuxième moitié du XXe siècle, l'assassinat de Nicolas II et une Seconde Guerre mondiale fort buissonnière, un portrait insolite du général de Gaulle et une guerre d'Algérie présentée sous un angle entièrement nouveau, tels sont les points forts d'une fresque autobiographique saisissante de puissance et d'ampleur.

    Mais l'auteur est d'origine russe, et des interrogations poignantes sous-tendent ce flot d'événements exceptionnels et cette galerie de personnages hors du commun. Le pouvoir ne s'exerce-t-il pas aux frontières du crime, comme le suggèrent les révélations d' Un espion dans le siècle sur les opérations les plus secrètes des services spéciaux du gaullisme ? L'espionnage n'implique-t-il pas un dédoublement dramatique mais enrichissant de la personnalité ? La littérature consiste-t-elle seulement à fabriquer des feuilletons ou à chasser le prix Goncourt ?

    Éditeur et dernier monstre sacré de l'espionnage, « l'une des personnalités les plus influentes, d'après Le Monde, des débuts de la Ve République », Constantin Melnik a réalisé une étonnante prouesse littéraire. Homme de l'ombre et du mystère, il a réussi à donner une forme originale à l'une de ces grandes autobiographies qui, denses et ensorcelantes, se lisent, riches d'histoire, comme le plus passionnant des romans.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La première biographie qui retrace l'itinéraire littéraire, affectif et amical de Paul Valéry. Le poète sensuel de «Charmes» , l'apologue du silence dans «Monsieur Teste» , l'ami de Gide et de Pierre Louys, esprit novateur et inclassable séduit par le symbolisme, a épousé avec génie les contradictions de son siècle.

  • Mais qui est donc Ehud Barak ? Hier encore, personne en France n'avait entendu prononcer son nom ou presque, et voilà qu'aujourd'hui il est partout : dans les journaux, à la radio, sur toutes les chaînes de télévision. Barak, qui veut retirer l'armée israélienne du Liban ; Barak, qui tend la main à la Syrie ; Barak, qui négocie avec Yasser Arafat et parle, comme d'une évidence, d'un État palestinien ; Barak, qui promet que la paix au Proche-Orient sera une réalité à l'aube du troisième millénaire. Son nom en hébreu signifie Éclair, à l'image de sa victoire sur Benyamin Netanyahu, qu'il foudroie par un score sans appel, le 17 mai 1999, lors de l'élection au suffrage universel pour le poste de Premier ministre. Paule-Henriette Lévy et Haïm Musicant lèvent le voile sur la personnalité complexe du fils spirituel d'Itzhak Rabin, assassiné le 4 novembre 1995 pour avoir osé la paix. Ce militaire à la carrière époustouflante, né dans le kibboutz créé par ses parents, désarçonne. Ni franchement à gauche, ni tout à fait à droite, ni vraiment faucon, ni réelle colombe, laïc pétri de culture juive, tacticien de haut vol, tueur politique, pianiste de talent, l'homme est fascinant. Un jour, Amnon Lipkin Shahak, qui fut, à sa suite, chef d'état-major de Tsahal, le comparera à un missile à tête chercheuse, que rien ne peut plus arrêter lorsqu'il est mis à feu. Le missile Barak est lancé ! Pour une fois, il ne s'agit pas d'un engin de guerre, mais d'une arme de paix.

  • En 1852, un jeune homme enthousiaste, Victor Place, est nommé consul de France à Mossoul, au coeur de l'ancienne Mésopotamie. Chargé de défendre les intérêts français, alors que la tension monte avec la Russie, il doit aussi poursuivre les recherches archéologiques entamées par son prédécesseur Émile Botta. Pendant trois ans, en pleine guerre de Crimée, et en dépit d'énormes difficultés matérielles et morales, Victor Place exhume, sur le site de Khorsabad, les vestiges de l'antique Ninive. Parmi eux, de gigantesques taureaux à visage humain qui ornaient le palais du roi Sargon, et qui sont à présent exposés au Louvre. À partir de documents familiaux, Gilles Cosson reconstitue l'aventure romanesque d'un jeune consul aux prises avec les affrontements entre Turcs et Kurdes, la concurrence d'un archéologue anglais, la surprenante amitié d'un aristocrate russe et les sortilèges d'une princesse indigène, sans compter la mauvaise volonté des bureaux parisiens inspirée par Ferdinand de Lesseps. L'isolement, la dureté du climat et les crues du Tigre qui engloutissent une partie de ses fabuleuses découvertes, transforment le séjour irakien de Victor Place en un drame humain.

  • Ce que le lecteur, s'il existe, lira dans cet amas de signes est, et n'est pas, un essai éclaté, est et n'est pas un journal mais, mises à bout, rien que des rêveries d'écritures Or si, ici ou là, il a entendu, roulant, un collier brisé, le bruit de quelques perles, s'il a entendu quelques notes égrenées sur un piano qui, tel jour, à telle page, était par hasard accordé, s'il a, collant son oreille contre une phrase - une seule phrase peut-être et qui, d'apparence, était de bavardage entendu une voix, qu'il sache que, là, le temps fragile d'un frisson, se cachait mon aveu.

  • A l'été de l'an 1553, Roman Baines débarque du premier navire anglais jeté sur la côte russe. Il a dix-sept ans et rejoint Moscou, fasciné, enthousiaste. Un paradis d'or et de lumière... Mais très vite le destin frappe. Dénoncé comme l'amant d'une belle veuve, Roman est arrêté, roué de coups, enterré vivant dans un cachot. Il en sort pour un autre enfer dont le maître est le puissant seigneur-marchand Anika Stroganov, chargé par le tsar de conquérir la Sibérie ! L'immensité de ce territoire, des rives de l'Arctique aux frontières de Chine, de la Volga au Pacifique, demeure totalement inexplorée. C'est une terre d'épouvante, peuplée de démons impurs, de cannibales et de créatures immondes. Devenu l'homme d'Anika, Roman Baines découvre la Russie du XVIe siècle, celle des boyards crasseux et superstitieux, la Russie ravagée par des bandes cruelles à la solde d'Ivan le Terrible, autocrate illuminé. Il découvre l'amour, et la haine, la folie en même temps. La soif de vengeance lui dévore le coeur, et le lance à la poursuite des derniers descendants de Gengis Khan. Elle le conduit, seul très loin au coeur de la Sibérie, jusqu'à entrer lui-même, en guerrier, dans la légende des conquérants. De ce destin fabuleux, de cette rencontre sur la Terre-qui-dort, est né le plus puissant empire de la planète, celui des tsars.

  • Conçu de manière originale, l'ouvrage d'Édouard Balladur apporte une vision singulière des événements qui, au printemps 68, menacèrent de faire sombrer la France dans le désordre et le chaos. Cette originalité tient sans doute, d'abord, à la personnalité du témoin qui sait toujours raison et humour garder. En aucun moment, il ne s'érige en censeur, ne se veut exemplaire. Elle tient aussi au poste qu'il occupait à Matignon, où il était tout proche de Georges Pompidou. Nous avons affaire ici à un reportage de première main. Elle tient, enfin, à la composition même du récit, au choix délibéré, et de prime abord insolite, d'une chronique alternée. Placé au centre du régime, et de ses appareils de défense, Édouard Balladur aurait pu se contenter de nous faire revivre, heure par heure, la révolte étudiante, les grèves ouvrières, les défilés et les meetings, le tout avec l'oeil du gouvernement. Il n'y manque d'ailleurs pas, et le fait avec le recul nécessaire ; la gravité des nouvelles ne lui cache pas la couleur du soir, ou les ibis des tapisseries. En outre, il mêle aux personnages vrais des personnages inventés, dont on devine qu'ils sont parfois quelqu'un. L'auteur en a imaginé toute une galerie : un étudiant et sa famille, un journaliste, un ancien syndicaliste... attachants et complexes, qui apportent le vent de la rue, le souffle de l'espérance - bientôt détrompée - le flux et le reflux des autres. Ainsi, a-t-on l'impression d'être partout à la fois. Cette démarche de mémorialiste permet, sans déroger au devoir de réserve, de dire davantage, et surtout de dire plus profondément les choses essentielles. On n'oubliera plus le portrait qu'Édouard Balladur trace de Georges Pompidou, sans doute le meilleur qu'il nous ait été jusqu'ici donné de lire. L'arbre de mai avait-il des racines très profondes et, sans ramage, bruissant, multiple ; n'a-t-il pas contribué à nous masquer la forêt ? Au bout d'un mois, tout était rentré dans l'ordre et, cependant, tout avait changé.

  • Une biographie de ce cinéaste qui fit scandale avec le premier film dadaïste Entr'Acte, mais qui sut rallier critique et public avec Un chapeau de paille d'Italie, et qui connut la consécration après la guerre, avec Le Silence est d'or, La Beauté du diable ou encore Belle de nuit. Prix Simone-Genevois 1999 décerné aux meilleurs ouvrages sur le cinéma.

  • Terrorisée, Ingrid gardait les yeux fermés. Une poutrelle lui sciait atrocement le ventre, ses jambes pendaient dans le vide, soixante mètres au-dessus du sol. La voix du bourreau lui parvint dure, tendue : - Rampe ! Sous ses paupières closes, Ingrid eut le sentiment que la Tour Eiffel était prise de folie et qu'elle tournait autour d'elle à une vitesse vertigineuse...

  • Ces trois récits sont trois pierres noires au bord de la route que j'ai suivie. Composés à quelques années d'intervalle, ils peuvent apparaître aussi, au milieu des autres livres que j'ai écrits, comme la triple émergence d'un même courant souterrain. C'est pour cela que j'ai cru pouvoir les grouper, en forme de « suite », de la même façon que je l'avais déjà fait, dans la Suite cévenole, avec les romans consacrés au pays de mon enfance. C'est ce que je pourrais faire aussi légitimement en composant, avec d'autres de mes livres, une Suite guerrière, une Suite voyageuse, comme je propose aujourd'hui cette Suite pathétique. Pathétique ? C'est bien le mot qui m'a semblé définir le mieux la tonalité de cet ouvrage. Est pathétique « ce qui est relatif à la passion, ce qui émeut vivement, excite une émotion intense, souvent pénible (douleur, pitié, horreur, terreur, tristesse), ce qui est émouvant et touchant ». C'est cette tonalité qui unit entre eux les trois romans que l'on trouvera dans ce volume. Chaque fois, sans le vouloir, sans même m'en rendre compte sur le moment, j'ai retrouvé le même thème fondamental, le même pathétique du pathétique, celui d'une vie qui se désagrège, prise aux pièges de ses fatalités intérieures, livrée sans recours aux démons de sa propre nuit.

  • "Virgile, écrit Robert Brasillach, devait toujours sembler faire des confidences, sur un ton tremblé, mystérieux, où passaient le regret, l'amour de la vie, sa sensualité, sa tristesse, son amitié pour la mort. Toujours, il prendrait profondément le coeur par cette incantation à peine chuchotée qui est le propre des très grands poètes, par la confidence où il mettrait ses auditeurs avec ses plus chers secrets, ses rêves, la couleur de ses nuits ou de son enfance, par le geste amical et triste qu'il avait pour prendre le lecteur par les épaules, comme un frère." Virgile dormait dans le tombeau des manuels scolaires. Brasillach lui rend sa jeunesse : son livre est celui d'un jeune homme sur un ami du même âge.

  • « Moins qu'une oeuvre, Barrès nous offre une vie, qui s'est développée, comme toute existence humaine, sur le terreau des possibles manqués, mais une vie riche, faite d'équilibre entre l'intellect et l'affectivité, à la fois une et diverse, qui a prolongé sa ferveur jusqu'à l'instant de mourir ; si, dans sa vie publique, Barrès est resté en-deçà de ce qu'il aurait pu accomplir, le meilleur de son oeuvre est une quête constante du Moi profond. « L'histoire, plus généreuse aux morts que les vivants, reconnaîtra en Barrès l'un de nos écrivains les plus attachants, sinon peut-être l'un des plus grands. » Il était important, nous a-t-il semblé, de republier aujourd'hui ce premier livre de Pierre de Boisdeffre, dont le dessein, selon le mot de l'auteur, n'est « ni de condamner ni d'absoudre, mais simplement d'appeler Barrès à siéger de nouveau parmi nous ». C'est pourquoi figurent, à la fin du volume, des témoignages sur Barrès récemment demandés à des écrivains, représentatifs de la jeune génération, parmi lesquels : Béatrice Beck, Jean-Louis Curtis, Julien Gracq, J.-M.-G. Le Clézio, François Nourissier, René de Obaldia, Michel de Saint-Pierre...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La France a-t-elle commis plus d'erreurs que d'autres nations depuis le début de la crise en 1973? Un essai sans concessions qui s'élève au-dessus des débats politiciens.

  • Les étonnantes déambulations d'un acrobate qui a perdu sa femme dans l'incendie d'un cirque. Un livre presque surréaliste par l'auteur de Le Chasseur de violons.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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