Ethnologie

  • Les récits d'aventures d'une pionnière du journalisme littéraire qui ont marqué une génération entière au côté des reportages d'Albert Londres et de Joseph Kessel. Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours. Titaÿna, alias Elisabeth Sauvy, née en 1897, est l'une des rares femmes françaises qui accède au statut de grand reporter dans les années 1920. Avide de sensations fortes et d'exotisme, elle parcourt le monde et rapporte de ses voyages des textes insolites et poétiques.

  • Cet ouvrage pour tous publics présente les principales fêtes et traditions du calendrier occidental en Europe et en Amérique du Nord : carnaval, 1er avril, Halloween, Noël, Saint-Valentin... suivies d'un bref rappel des fêtes juives et musulmanes. Leurs origines agraires, religieuses ou historiques, lointaines et parfois obscures, témoignent de la volonté constante de l'homme de vaincre les incertitudes de sa destinée.

  • A partir d'une analyse en profondeur de la production et de la reproduction dans les sociétés agricoles d'autosubsistance, l'ouvrage de Claude Meillassoux apporte à la fois une théorie du mode de production domestique, les éléments d'une critique radicale de l'anthropologie classique et structuraliste et les bases d'une critique constructive de la théorie du salaire de Marx.

  • Analysant les modes d'écriture et discours qui ont été créés par les différents groupes raciaux, culturels, identitaires, et qui se sont succédé depuis le début de la colonisation, cet essai d'anthropologie historique aide à la compréhension des enjeux actuels de la vie politique sud-africaine.

  • L'étrangeté d'un destin unique, celui de ces peuples solidement implantés avant leurs conquérants, réduits par le temps à une minorité peu nombreuse et qui sont réapparus récemment dans le cours de l'histoire.

  • Présente les bases indispensables à la compréhension du continent noir, en soulignant l'importance des liens familiaux et claniques, le rôle joué par les ancêtres et les forces invisibles comme médiateurs avec le transcendant, les rapports existant entre les divers éléments de la nature et de l'histoire africaines.

  • L'hispanisation des Etats-Unis augmente rapidement, au point de susciter des réactions de la part d'une communauté noire, en passe de perdre son statut de minorité la plus importante.

  • Elles sont filles de parents maghrébins immigrés en France. Leurs pères sont ouvriers, artisans, chômeurs ou retraités, l'un fut officier de gendarmerie. Elles sont nées à Nanterre, à Bobigny, Sartrouville, à Paris dans le vingtième, dans la banlieue nantaise ou à Roubaix et y ont grandi. Elles ont de dix-huit à vingt-sept ans, sont lycéennes, étudiantes, animatrice, secrétaires, restauratrice ou "au chômage". Quelques-unes ont un compagnon, l'une est mariée, une autre divorcée, la plupart sont célibataires. Toutes ont parlé sans réticence, contentes d'être écoutées par une auditrice attentive, française, ethnologue, spécialiste de la culture de leurs parents, ainsi à même de comprendre leurs difficiles et douloureux problèmes. En effet, elles sont partagées, parfois déchirées entre leurs aspirations personnelles de jeunes femmes en France et le désir, bien différent, de leurs parents, qui auraient voulu les voir devenir ces "femmes bien", modèle de femme maghrébine. Diverses ont été leurs conditions de vie, divers leurs rapports avec parents et frères, leurs connaissances de la religion, du Maghreb, leurs scolarités, leurs activités et relations éventuelles hors de la maison paternelle, leurs attitudes envers l'autre sexe, leurs propres désirs de famille et d'enfant, leurs problèmes d'identité et de nationalité, enfin, pour certaines d'entres elles déjà, leur participation à la vie active en France. A travers leurs discours sur toutes ces questions - une centaine d'heures d'entretiens -, sont analysées les conditions et les circonstances, les constantes et les variables susceptibles de freiner ou de favoriser leurs dispositions à l'intégration.

  • Le mot ethnie remonte à moins de cent ans. Mais le phénomène ethnique est une donnée fondamentale de nos sociétés, intéressant l'anthropologie, la sociologie, la science politique, le droit, l'histoire et la géographie.

  • Un itinéraire évocateur à travers les cafés des pays de la Méditerranée musulmane et leur histoire depuis les origines, au 16e siècle jusqu'à nos jours. Les auteurs nous invitent à revisiter ces hauts lieux de la sociabilité qui, du Maghreb aux Balkans, en passant par l'Egypte, la Syrie et la Turquie, ont joué un rôle multiple dans la vie sociale, culturelle et politique de ces pays.

  • Une réflexion sur la spécificité créatrice en Méditerranée, tant d'un point de vue historique que contemporain.

  • Ce livre est un essai bâti du quotidien d'une vie. La femme qui s'y exprime parle autant de son expérience que de son savoir et c'est cette double dimension qui donne sa force à ce livre. Car, dit-elle, « Corps, esprit, âme... Doit-on fatalement confiner l'Algérienne dans un seul de ces éléments au détriment des deux autres, ou bien lui sera-t-il loisible un jour d'assumer les trois à la fois ? Loin d'être seulement la beauté séductrice, la dynamique compagne ou la dévote austère telles que la perçoivent ou la veulent ses compatriotes masculins, loin d'être la femme soumise, esclave et cloîtrée, ou encore l'odalisque oisive et sensuelle, telles que l'ont vue ou la voient encore des yeux étrangers, la femme algérienne peut vivre tout cela à la fois, ou combiner en elle plusieurs de ces facettes. » Se poser ces questions dans le contexte actuel n'est évidemment pas neutre. Et le travail de Rachida Titah, en nous entraînant dans la poésie algérienne ou la peinture coloniale, dévoile peu à peu cette figure de l'absente qui pèse si lourd sur la société algérienne, et sur les femmes algériennes en particulier. Une contribution forte à un enjeu décisif.

  • Le service militaire n'étant plus obligatoire, il était temps d'en écrire l'histoire et de s'interroger sur les manières dont cette institution a transformé la société française. Depuis toujours, parce qu'il touche à la vie, à la mort, aux libertés, le service militaire a déchaîné passions et polémiques : caserne éducatrice ou avilissante ? Moyen de préserver la paix ou facteur de guerre ? Garantie démocratique ou fantasme d'une armée populaire visant à conjurer la hantise des prétoriens ? Illusions et légendes sont tenaces ; et complexes les relations entretenues entre le citoyen, le soldat et l'idée républicaine. Plus qu'aucune autre institution, le service militaire fut objet de mythologies politiques, investi d'images qui l'ont ancré dans les moeurs. La caserne fut l'une des matrices de l'unité nationale, creuset complémentaire de l'école publique. Mais aussi symbole d'égalité, incarnation du régime républicain. Et consécration de virilité puisque les femmes en étaient exclues. L'imaginaire collectif en a été marqué en profondeur. À la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire culturelle, cet ouvrage retrace, pour la première fois, des origines à nos jours, les fonctions, perceptions et représentations de ce mode de recrutement, de ce rite singulier. À la fois érudit et accessible, cet essai permet de comprendre les mutations d'aujourd'hui et leurs enjeux. Il ouvre à une réflexion sur la société de demain, celle où les jeunes des deux sexes découvriront l'âge adulte de la même manière.

  • Kanake, l'ancêtre, le premier-né, est la parole qui fait exister les hommes. Cet extrait témoigne de l'organisation qui régit les rapports entre les hommes et leurs relations avec l'environnement géographique et mythique parmi les Kanaks de Nouvelle-Calédonie. Edité à l'occasion des 20 ans de Mélanésia 2000.

  • Ce recueil de textes théoriques, polémiques et politiques se divise en trois parties. La première est consacrée à l'examen du projet structuraliste. L'essai qui donne son titre au livre se rapporte à la signification des problèmes de la parenté. Six textes consacrés à l'approche structurale de la magie et de la religion composent la seconde partie, dont un commentaire de la geste du Renard pâle de Marcel Griaule et de Germaine Dieterlen et une exploration systématique de la pensée bantoue. En conclusion, l'auteur témoigne son amitié au peuple de Lumumba, les Tetela du Kasaï chez qui il a vécu en 1953 et 1954.

  • La conflictualité contemporaine est de plus et plus souvent interprétée en termes ethniques. Le mot lui-même est régulièrement associé à des aspects dégradants et rétrogrades de l'humanité. L'apparition du concept d'ethnicité est récente dans la langue française contrairement aux pays anglo-saxons. Cet ouvrage propose aux lecteurs francophones une réflexion sur les différentes approches.

  • L'auteur s'est attaché à confronter les travaux des historiens brésiliens et la réalité ethno-sociologique de l'Afrique noire, de manière à mettre l'accent sur la réelle identité des femmes, des enfants et des hommes, déportés à tout jamais de leur terre natale.

  • Ce livre consacré aux travaux ethnographiques de Jean Rouch sur les Songhay a pour objectif de mettre à la disposition du public l'ensemble des études, souvent inédites, qu'il a effectuées dans la région du moyen Niger. Ainsi rassemblés, ces travaux représentent une synthèse unique, constituée des observations, descriptions et réflexions scientifiques, parfois poétique, réalisés sur plus de cinquante ans. Dès 1943, Jean Rouch décrit minutieusement la religion Songhay aux cultes stupéfiants de possession, ultimes instants de contact entre les « hommes chevaux » et leurs génies, sous l'étrange autorité des magiciens Sohantye, des prêtres Zima et Sorko. Ses enquêtes le conduisent en même temps auprès des pêcheurs Sorko et Sorkawa de la population songhay, qu'il étudie depuis la boucle nord du fleuve Niger, du Mali jusqu'au Nigeria. Ces documents sont un moyen incontournable pour aider à la compréhension de l'évolution de cette région de l'Afrique et constituent une source complémentaire à la projection de ses films ethnographiques tournés au Niger.

  • La pratique de la ville affecte profondément la culture de la famille émigrée. Rapidement, l'exposition à l'espace public, les mots, les objets, les formes de consommation conjuguent leurs effets. Il en résulte l'hybridation des pratiques quotidiennes, urbaines et domestiques. Cette enquête permet de renouveler la compréhension du rapport des immigrés de France à la société et à l'espace.

  • L'homme a soumis à son pouvoir les forces de la nature, mais il n'est pas encore arrivé à contrôler les forces sociales, à maîtriser le changement, et à le planifier selon les lois de sa raison. L'anthropologie appliquée, qui se veut scientifique, s'est donné justement pour tâche cet élargissement du pouvoir de l'homme, de la nature physique à la nature sociale. De là son importance actuelle. Roger Bastide étudie, dans ce livre, les postulats de cette anthropologie appliquée, ses limites et ses méthodes d'action.

  • Pour mieux connaître l'homme, ce livre, fidèle à la méthode ethnologique, dirige le regard vers des sociétés fort éloignées de celle de l'observateur. Mais il se présente aussi comme une réflexion sur un problème très général de la condition humaine : celui des rapports entre la contrainte et la liberté. De quelle marge de manoeuvre disposent la culture - dans les limites que fixe à l'homme sa nature biologique -, l'individu lui-même au sein des unités sociales de base - famille, mariage, parenté - où il est né, et qu'il a charge de maintenir ou de renouveler ? Avec quelle latitude la pensée réagit-elle aux pressions du milieu ? À quelles règles fondamentales doit obéir la langue pour permettre de communiquer ? Quels rapports existent entre la gamme des possibles conçus par l'esprit, et la réalisation de certains seulement d'entre eux ? Frayant sa voie parmi les institutions, usages, mythes, rites et croyances des sociétés les plus diverses, l'auteur se rapproche progressivement de la nôtre. Il montre que, chez nous, comme ailleurs, loin de s'opposer, la contrainte et la liberté s'épaulent. Ainsi, se dissipe l'illusion contemporaine que la liberté ne souffre pas d'entraves, et que l'éducation, la vie sociale, l'art, requièrent pour s'épanouir un acte de foi dans la toute-puissance de la spontanéité : illusion qui n'est pas la cause, mais où l'on peut voir un aspect de la crise que traverse aujourd'hui l'Occident.

  • La voie libertaire, c'est celle que Michel Ragon a choisi, dès sa vingtième année, à laquelle il est toujours demeuré fidèle, et qui est aussi son chemin d'écriture.

  • De la route à l'utopie communautaire, les auteurs, journaliste et chercheur en sciences sociales, illustrent la contre-culture hippie. Musique, arts plastiques, cinéma, sexualité, drogues et mode de vie sont présentés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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