Littérature traduite

  • Le prince

    Machiavel

    Ecrit il y a plus de vingt-cinq siècles, l'Arthashâstra propose une véritable doctrine de l'État, moderne, bienveillant et efficace. Kautilya, surnommé le Machiavel indien, porteur d'un conservatisme éclairé y défend autant le bien-être du peuple que l'autorité de son Roi. De cet immense traité, Jean-Joseph Boillot a extrait, traduit et adapté les grands principes de la bonne gouvernance. Parfaitement intemporelles, les questions qu'il aborde sont parfois même d'une étonnante actualité. Comment choisir ses ministres et mettre à l'épreuve leur moralité ? Comment assurer la sécurité des biens et des personnes ? Quel soin porter aux finances publiques et en prévenir les détournements ? Quelle place accorder à la justice ? Qu'est-ce que la souveraineté de l'État ? Alors que les grandes démocraties occidentales souffrent d'une profonde crise de gouvernance, que leurs dirigeants et leurs programmes ne sont plus capables d'enrayer la montée des populismes, le citoyen trouvera peut-être un peu de réconfort et le politique un peu d'inspiration à la lecture de l'un des plus grands traités de l'Inde ancienne.

  • Joumana est le récit du drame intime d'un homme. Comme pour mieux saisir ce je de la confession, le narrateur remonte aux souvenirs de son enfance, une enfance difficile, marquée par les figures autoritaires du père et du grand-père, et la perte trop précoce d'une mère adorée, mais aussi par une forte éducation religieuse chez les jésuites installés dans un Liban encore français. C'est au cours de ses études de droit, que Joseph rencontre Rose, celle qui deviendra sa femme. Avec elle, il partage la même passion pour la culture française. Mais derrière la complicité livresque, l'attrait commun pour cette France, à la fois lointaine et enracinée dans un Liban en pleine mutation, se cache un vide, et rien ne saura combler l'absence de l'amour charnel, la démission du désir, rien excepté l'événement imprévu qui survient dans la vie de Joseph : l'arrivée de la petite Joumana, la nièce de Rose, dont il devient avec Rose le co-tuteur. L'amour de Joseph pour l'enfant que Rose, stérile, n'a jamais pu avoir, finira par dépasser, tragiquement, les frontières de l'amour paternel... Récit d'un amour incestueux, Joumana se déroule dans un pays partagé entre deux mondes : l'Occident et l'Orient, au moment du passage d'un Liban français à un Liban indépendant, où les incertitudes de l'avenir opposent l'optimisme d'une génération nouvelle aux angoisses des tenants du passé.

  • En l'an 40 de notre ère, deux jeunes paysannes à dos d'éléphant ont chassé de leur pays l'occupant Han, le plus grand empire de l'Antiquité. En cette année 1965 du calendrier impérialiste, le masque a encore une fois changé d'empereur et, encore une fois, filles de dragon et fils de fée font face... Nous sommes au Viêt Nam ; Maman Nymphéa a perdu tous ses enfants, l'un après l'autre, dans cette guerre terrible contre la plus grande puissance du monde. Seule survivante, Loriot-du-Saule, la petite soeur, se jette de toutes ses forces dans la bataille. Et si elle est sûre d'y rencontrer la mort, elle ne s'attend certes pas à y découvrir l'amour... Amour et haine, qui jamais ne pourront faire bon ménage ; Salangane et Point-Virgule en feront à leur tour l'amère expérience avant que l'Amérique comprenne enfin qu'elle est vaincue par la ténacité de ce peuple inflexible. Un roman (mais est-ce un roman ?) fascinant, foisonnant, tendre et violent, comme un coup de poing venu de ce Viêt Nam qui ne cesse de résonner dans nos mémoires...

  • En Bretagne, l'Ankou est le moissonneur et le charretier de la mort. Il revient en ce siècle mettre fin à la lente agonie d'un petit pays d'Armor. Un roman sentimental et pathétique nourri d'histoire et de trous de mémoire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'auteur, Camerounais, est un réaliste délirant, convaincu que l'imaginaire est affaire d'illusion.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Violaine Bouvier, une jeune employée d'une importante société financière s'aperçoit que l'ordinateur de son entreprise n'est pas programmé pour le passage de l'an 2000. L'ordinateur qui passe de l'an 99 à l'an 00 va replonger la jeune femme dans le passé. Elle découvre alors avec surprise que son propre grand-père fait partie de ce passé troublant.

  • Après son film Bab El-Oued City, Merzak Allouache poursuit dans ce roman l'exploration du quartier de son enfance. L'écriture donne à l'artiste plus de liberté pour faire sentir, à travers les personnages et les situations du quotidien, les contradictions qui déchirent l'Algérie.

  • De New York à Moscou, de Paris à Sarajevo, l'auteur démonte les rouages d'un monde moderne aux vertus fallacieuses à travers une histoire de rançons, de poursuites, de trafics d'influences, etc.

  • En mars 1703, sur l'ordre de son maître, le duc d'Orléans, Victor de Gironde part en ambassade à la cour pontificale d'Avignon pour défendre, auprès du nonce, les droits de la Princesse Palatine, mère du Duc. Autorisé à se dérouter par le Rouergue afin de revoir sa famille, Victor est mis au courant des projets d'un de ses cousins, l'abbé de la Bourlie. Celui-ci, par haine de Louis XIV, a entrepris d'associer, dans une insurrection générale du Midi, les catholiques mécontents et les protestants camisards en rébellion ouverte depuis août 1702. Parvenu en Avignon, Victor est brusquement appelé dans les Cévennes au chevet de son père mourant. Il entreprend alors de traverser le pays en guerre avec le chevalier de Carresse son ami qui n'est autre que le terrible marquis des Éperviers. À Gironde, sa maison natale, en Provence, puis en Languedoc, Victor devra déjouer bien des embûches, conjurer bien des périls avant d'atteindre « le camp des enfants de Dieu », où son père a trouvé refuge. Guerriers, camisards, dragons et miquelets sans pitié, farouches cavaliers de Camargue, prélats et officiers fanatiques, mais aussi caractères d'exception s'essayant à imposer l'idée de tolérance, voici quelques-uns de ces personnages que Victor de Gironde rencontre tout au long de sa route... Tandis que le coeur du chevalier de Carresse balance entre Sylvie de Soustelles, la catholique sans merci, et Delphine de Mirman, la protestante au coeur pur, Clémire, la fiancée de Victor, pour oublier leur séparation, se plonge à corps perdu dans les préparatifs de leur mariage.

  • Un thriller rigoureux par l'auteur de $$Karl Marx avenue$$.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lorsque Djarbi arrive à l'École Normale de la capitale, il a la vie devant lui : la paix de l'Indépendance à découvrir, les espoirs de la Révolution, l'amitié et peut-être l'amour. Mais l'univers clos d'un lycée destiné aux pauvres lui impose des règles, des désillusions, des petitesses. Rachid Mimouni dresse un tableau impitoyable de l'après-guerre d'Algérie. Les jeunes personnages de ce roman d'apprentissage vont surtout apprendre à regarder le monde d'adultes qui les attend. Leurs guides, encombrés de complexes et d'incertitudes, n'offrent souvent que les caricatures de leurs espoirs. Certains sont pitoyables, d'autres plus héroïques : qui soupçonnerait l'austère demoiselle au visage ingrat d'avoir aidé, pendant la guerre, des rebelles ? Qui pourrait imaginer la solitude désespérée de cet autre qui, les cours finis, se précipite dans les bas-fonds de la ville ? Outre des portraits saisissants d'adolescents décidés à construire l'avenir, Rachid Mimouni trace celui de son héros, guetté par la mort, au moment même où il croit découvrir l'amour.

  • Récit de l'errance d'un écrivain kurde dans la société occidentale contemporaine, tiraillé entre ses racines de poussière et de sang et son univers d'écrivain installé à l'ouest de l'Europe. Premier roman.

  • Sur la côte istrienne, une villa du début du siècle a été transformée en hôtel de seconde catégorie. À un tir d'obus de la guerre, le temps d'une courte saison estivale, quatre vacanciers étrangers séjournent dans ce lieu de villégiature au charme désuet. Chiara, l'Italienne, le vieux peintre Arnold Altenberg, et un jeune couple, la belle Odile et son ami Friedrich, tous deux oisifs, à peine conscients des drames qui se jouent autour d'eux. Le village où ils passent leurs vacances est aux mains des femmes, les hommes étant partis à la guerre. Un calme apparent règne autour de la villa, mais on sent la tension qui monte, en ce mois d'août chaud et orageux...

  • Tout commence par un voyage à travers les plateaux du Massif Central que le héros et sa petite amie découvrent au volant d'une vieille 4L. Un accident provoque la mort de l'amie. Ce récit détaille les raisons qui vont amener le héros à vivre son amour jusqu'à l'absolu.

  • La vie d'un village algérien dans les années 60, après le départ des Français, à travers les yeux d'un enfant.

  • Née à Tlemcen en 1939, enseignante et membre d'Amnesty international, vivant à Alger, l'auteur raconte le vécu quotidien de ses compatriotes à travers une quinzaine de nouvelles sur l'univers de l'enfance, les femmes, les difficultés de tous les jours.

  • Qui sont les dieux de la religion populaire chinoise ? L'étude de chacun de ces dieux permet d'aborder un sujet général : l'existence d'un même mythe sous des variantes diverses, la création d'un nouveau mythe pour justifier d'anciens rites ou la déification de personnages historiques. Au carrefour du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme.

  • Longtemps, c'est vrai, mes frères ont ressemblé à un livre de chevet que je ne pouvais pas quitter, que je ne me lassais pas de feuilleter, un livre dont les chapitres se succédaient comme ça, sans logique, dans la vraie liberté de l'enfance, pieds nus dans le sable, soleil brouillé qui envahit les yeux, une espèce de promenade, un après-midi d'été. Aucun plan n'a été dessiné dans cet enseignement que m'ont apporté les frères, aucun plan donc ne sera attendu ici, car la loi des frères et soeurs est une loi sauvage, impudique, lumineuse, à la façon des premiers secrets, des premières terreurs. Une loi qui révèle très vite, sans même qu'on ait vraiment le temps de comprendre, ce que sera le destin de la famille tout entière. C'est une loi, c'est vrai, qui a poussé toute seule, dans le désordre de la maison, avec les ronces et les fruits tombés des arbres, près des terrains vagues. Et c'est là aussi que se sont découverts la solitude et le sang. Ni fioritures donc, ni masque ni rhétorique. Quelque chose, pourtant, qui permet de passer brutalement de l'amour à la haine et du mat au brillant, quelque chose qui aurait le goût de ces clichés ordinaires, glissés dans les albums de famille, là où, justement, les moments de brûlure se révélaient à un seul regard, à deux mains très fort serrées, ou encore à ces lourds manteaux d'hiver qui dévoilaient la pâleur d'un visage ou la maigreur des mollets.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ces opinions appelaient une réplique, que précisément les « Lettres corsanes » leur réservent ; mais l'auteur l'a voulue sans acrimonie, appliquant la vertu prêtée à l'ironie par le grand Anatole France : « L'ironie (...) n'est point cruelle... Mais elle me permet de me moquer des sots et des méchants que, sans cela, j'aurais la faiblesse de haïr. » Voilà ce que se veut cet ouvrage : une réponse du berger (corse) à la bergère (continentale), l'auteur y brossant le tableau déformé et réprobateur d'une île vue par le petit bout de la lorgnette d'outre-Méditerranée. Cela dit, le lecteur comprendra sans peine que cet exercice n'est qu'un renvoi de balle insulaire et qu'il ne saurait être interprété comme mettant en cause le principe qu'il n'y a nulle incompatibilité à être corse d'abord et français toujours.

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